La pianiste Marimuz (Marie-Josée Choquette) composera la trame sonore d’un documentaire soulignant les 25 ans du génocide du Rwanda produit par la grosse maison de production Avanti. Sur la photo, on la voit aux côtés d’Alain Stanké, qui réalise le documentaire dont la diffusion est prévue pour avril 2019 aux Grands reportages de Radio-Canada.

Un gros contrat pour Marimuz

Marimuz était tout sourire lorsqu’elle est débarquée à La Voix de l’Est mardi matin. Et avec raison, puisque les portes du petit écran s’ouvrent enfin à elle.

« J’ai vraiment l’impression que j’entre par la grande porte », réagit celle qui vient de signer un contrat avec nul autre qu’Avanti, l’une des grosses maisons de production au Québec œuvrant principalement en télévision.

« C’était écrit dans le ciel qu’un jour j’allais faire ça. Moi aussi, je le savais. On m’a souvent dit que je faisais de la musique cinématographique et demandé quand on m’entendrait à la télévision... Eh bien voilà ! »

Il aura juste fallu être patiente, travailler fort et faire confiance à la vie, fait remarquer la pianiste et compositrice de 48 ans.

Cette dernière signera donc, sa première trame sonore sous peu, celle d’un documentaire soulignant les 25 ans du génocide du Rwanda, produit par Avanti, réalisé par le grand Alain Stanké et qui sera diffusé en avril 2019 aux Grands reportages de Radio-Canada. « C’est la première fois que je compose sur image », indique Marie-Josée Choquette. « J’adore ça ! Je suis une compositrice à la base, donc c’est facile, je me sens à ma place. Je m’amuse énormément. »

Musiques africaines

Pour la première fois également, elle ne travaille pas au piano, fait remarquer celle qui est derrière la trilogie Ezperanto. « Parce qu’il n’y a pas de piano en Afrique. Ça ne fitterait pas. Je fais plutôt des musiques africaines, avec des percussions, des flûtes, des chants... J’ai même rencontré une Rwandaise qui a survécu au génocide et à qui j’ai fait fredonner une berceuse que sa mère lui chantait. »

« La musique d’un documentaire, c’est presque du remplissage. Elle n’est là que pour appuyer le propos, véhiculer l’émotion. Même si ça reste du Marimuz, c’est beaucoup moins chargé que ce que je fais d’habitude », ajoute-t-elle.

Pour ce premier contrat, la Granbyenne peut compter sur l’aide du compositeur d’expérience Pierre Laurendeau (Subito Texto, Enfants tyrans), qui lui ouvre les portes de ses studios de Montréal et Sutton et l’épaule dans cette nouvelle aventure, dit-elle. « Il m’a téléphoné il y a un an et m’a offert de collaborer sur certains projets. »

Déjà, un deuxième documentaire est en branle, toujours avec Avanti, assure-t-elle. « Sur la vie de l’architecte Roger Taillibert, le père du Stade olympique. » Et d’autres projets sont dans les cartons. « Je ne manquerai pas mon coup », avertit-elle, confiante et sereine.