Le scénariste et réalisateur Emmanuel Tardif
Le scénariste et réalisateur Emmanuel Tardif

Un film d’Emmanuel Tardif tourné à St-Paul-d’Abbotsford

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
Pour la deuxième fois en autant d’étés, Karine Gonthier-Hyndman tourne au Manoir Yamaska, situé à St-Paul-d’Abbotsford. Après avoir accueilli l’équipe de tournage de la série C’est comme ça que je t’aime, la somptueuse résidence héberge ces jours-ci le plateau du long métrage Au grand jour, d’Emmanuel Tardif.

L’équipe de comédiens est complétée par David Savard, Amaryllis Tremblay, Élijah Patrice-Baudelot — l’excellent Eliot dans Alerte Amber —, Jean-Simon Leduc, Marianne Fortier, Gabrielle Forcier et Xavier Huard.

Drame surréaliste «avec un certain mysticisme», tel que le décrit Emmanuel Tardif, Au grand jour raconte l’histoire d’une famille recluse dont l’adolescente de 17 ans a donné naissance en catimini après un long déni de grossesse.

«Le film commence huit mois après l’accouchement, alors que tout le monde tente encore de cacher ce bébé-surprise, quand la cousine de la jeune maman apprend à cette dernière qu’elle sait qui est le père du bébé», raconte le scénariste et réalisateur de 26 ans.

Le Manoir Yamaska, à St-Paul-d’Abbotsford, est l’hôte du tournage du film Au grand jour, d’Emmanuel Tardif, jusqu’au 17 août.

Troisième projet

Au grand jour est le troisième long métrage d’Emmanuel Tardif, qui nous avait offert Speak Love en 2019 et qui nous servira Soumissions en janvier 2021.

Le premier, qui mettait notamment en vedette Pier-Luc Funk, était surtout un film expérimental qui a connu un beau succès en festival. Il sera d’ailleurs présenté prochainement au Festival des Percéides, en formule virtuelle cette année pour des raisons évidentes, le mardi 18 août prochain.

Le second, quant à lui, a été tourné l’an dernier avec des amis avec lesquels le cinéaste s’est isolé en forêt durant quelques jours. «On a fait un film assez improvisé, que les Films du 3 mars ont pris sous leur aile [tout comme ils l’ont ensuite fait pour Speak Love, ndlr]», indique Emmanuel Tardif.

Avec ces amis — Léa Roy et Marie-Élaine Bédard —, le diplômé de Concordia en «Film Production» a fondé sa propre boîte de production, Les Rapailleurs. Leur premier projet est ce troisième long métrage dont il a entamé le tournage le mardi 11 août 2020.

«Je crois que ce film-là est plus accessible, affirme Emmanuel Tardif. Il aborde les mêmes questions métaphysiques que je me pose dans Speak Love, mais il est plus narratif. On suit une histoire, et les personnages sont ancrés dans la réalité. Mon obsession de l’exploration esthétique se fait aussi moins sentir, même si l’esthétisme reste pour moi très importante.»

Jusqu’au 17 août, la petite équipe filmera plusieurs scènes au Manoir Yamaska. Elle mettra ensuite le cap sur Rimouski, avant de revenir dans la région du 29 au 31 août pour capter des scènes extérieures. «Près d’une école privée, notamment. Donc, je vais probablement m’enligner sur Granby pour ces séquences-là», laisse-t-il entendre.

À cause de la COVID-19, les médias ne pourront avoir accès au plateau de tournage.

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