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Télé et radio

Mort de l’ancien animateur sportif Jean Pagé

MONTRÉAL - L’ancien animateur et commentateur sportif Jean Pagé est mort à l’âge de 73 ans des suites d’un cancer incurable de la prostate.

Sa conjointe Brigitte Bélanger, ainsi que ses enfants, Isabelle, Alexandra, Elisabeth et William, ont confirmé l’information mardi matin.

Des gens de tous les milieux ont réagi dans les minutes qui ont suivi l’annonce de sa mort, dont l’ex-journaliste et descripteur de la Soirée du hockey René Pothier.

«Jean Pagé a été évidemment très connu comme personnalité à la télé, entre autres, a-t-il déclaré. Son immense talent a été salué par ses pairs. Il est récipiendaire notamment de nombreux prix Gémeaux. Mais pour nous, cet animateur de très grand talent était l’animateur des équipes avec lesquelles il travaillait. Moi, je veux rendre hommage aujourd’hui à l’homme qu’il était derrière les caméras: toujours de bonne humeur, cordial, sympathique, mais surtout, il avait très à coeur le bien-être de tout un chacun.

«Là-dessus, je pense qu’on doit également souligner ce que j’appelle son grand souci du bien commun, qui s’est bien entendu manifesté par son implication auprès de la société Procure, entre autres, a-t-il ajouté. Et aussi dans son désir constant d’inciter les hommes à éviter qu’ils fassent face au grand naufrage que le cancer de la prostate représente, car il peut vous frapper à n’importe quel moment. C’est le Jean Pagé que j’ai connu, celui extrêmement soucieux du bien-être des autres. Il va énormément nous manquer.»

M. Pagé avait combattu une première fois un cancer de la prostate en 1996, mais la maladie est réapparue l’an dernier. Et cette fois, la guérison était impossible.

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Laurent Proulx, président-directeur général de Procure, un organisme de bienfaisance dans la lutte contre le cancer de la prostate, lui a d’ailleurs rendu hommage mardi.

«Jean, ça faisait plus de 10 ans qu’on se connaissait. C’était un homme qui a donné beaucoup pour la cause, qui invitait les hommes à se faire diagnostiquer. Jean est parvenu à passer le message aux hommes que c’est important de prendre soin de sa santé, car le cancer de la prostate tue 12 hommes par jour. Il a sensibilisé les Québécois à cette cause-là.»

M. Proulx en a aussi profité pour vanter la grande soif de vivre de M. Pagé.

«J’étais avec sa famille hier (lundi), à son chalet, et c’est quelqu’un qui demandait toujours aux autres comment ça allait, a-t-il confié. Il était en fin de vie, mais il avait choisi de ne pas avoir recours à l’aide médicale à mourir, et je crois que ça dénote beaucoup son côté humain.

«Il voulait absolument profiter de la vie, a-t-il ajouté. Pas plus tard que mercredi dernier, il regardait son chien courir dans la neige, à partir de la véranda, lorsqu’il s’est retourné avec un grand sourire. Il a voulu vivre jusqu’au bout à la maison, et il est décédé entouré de sa conjointe Brigitte et de ses proches.»

M. Pagé a entrepris sa carrière dans le monde des communications à la station CJMT de Chicoutimi avant d’être embauché par Radio-Canada à Québec en 1972.

Pendant une trentaine d’années à la SRC, il a relevé plusieurs défis, agissant comme chef d’antenne de plusieurs éditions des Jeux olympiques. Il a aussi été à l’animation de «La Soirée du hockey» pendant 17 ans.

«La seconde où je me suis installé devant un micro, la toute première seconde, j’étais accro et j’ai su que c’était ça que je voulais faire dans la vie», a-t-il récemment confié à son ami et chroniqueur Réjean Tremblay.

Au fil de sa carrière, il a également assuré la couverture de grands événements comme des Coupes du monde de soccer, la Formule 1, la Formule Atlantique et le patinage artistique avec l’analyste Alain Goldberg.

Mais c’est la populaire émission de débats de fin de soirée, «110 pour cent», qu’il a animée pendant huit ans à TQS, qui lui a laissé les meilleurs souvenirs.

«110 pour cent, ç’a été le trip total! Des cotes d’écoute invraisemblables et un plaisir fou avec les débatteurs» a-t-il rappelé à Tremblay.

Ces dernières années, il avait ralenti ses activités professionnelles.

En novembre dernier, on lui a décerné la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale du Québec pour son implication au sein du monde des communications. Il a aussi remporté huit trophées MétroStar et deux prix Gémeaux.

À la suite de son premier cancer, il était devenu porte-parole pour la fondation Procure, qui sensibilise les hommes à l’importance du dépistage et de la prévention du cancer de la prostate.

La première Marche du Courage Jean Pagé, rebaptisée en son honneur, s’est déroulée le 16 juin dernier en son absence.

Au cours des prochains jours, la famille communiquera les informations détaillées sur ses funérailles.

Télé et radio

Conseils à suivre... ou pas

CHRONIQUE / Vous tombez sur le journal intime de votre ado, le lisez-vous? Parleriez-vous de votre vie sexuelle avec votre fille de 20 ans? Vous achetez un beigne, laissez-vous un pourboire? Huit duos de vedettes se sont penchés sur ces questions un peu futiles, et bien d’autres, dans la nouvelle série «Conseils d’amis», à l’horaire de Canal Vie à partir du lundi 6 janvier à 20h. Un genre de «Code F» et «Code G», mais plus adulte.

La série de huit demi-heures est une adaptation d’un format britannique intitulé Celebrity Advice Bureau, beaucoup plus axé sur la vie professionnelle. Conseils d’amis se consacre davantage à la vie familiale. La première que j’ai vue comprend trois duos : Ève Landry et Geneviève Schmidt, Patrice Robitaille et Fabien Cloutier, et Marie Soleil Dion et Louis-Olivier Mauffette, qui lisent des questions sur des cartons, à propos de tout et de rien. C’est souvent très drôle, même si plusieurs questions finissent sans véritables réponses. Ma femme ronfle, qu’est-ce que je fais? Les artistes y réfléchissent à voix haute sans en tirer de conclusions. Même chose pour : je veux partir de Québec, quelle ville me suggérez-vous? Au fond, les réponses importent peu, c’est la façon dont les duos réfléchissent aux questions qui rend le concept intéressant. Parce qu’il ne ressort aucune philosophie bien profonde de tout ça; on reste dans la légèreté. Je ne me fierais pas trop là-dessus pour prendre une décision importante.

Ève Landry semble avoir adoré l’expérience. «Ça faisait longtemps que je n’avais pas ri comme ça», confie la comédienne, qui n’avait lu aucune question avant l’enregistrement, comme tous ses collègues. Chacun improvise les réponses comme ça lui vient. Le tiers est emprunté à la version britannique, les deux autres sont des questions créées de toutes pièces par l’équipe de Datsit Sphère. Les autres duos sont formés d’Antoine Vézina et Tammy Verge, Mélanie Maynard et Rosalie Bonenfant, Rosalie Vaillancourt et Pierre-Yves Roy-Desmarais, Sylvie Léonard et Sophie Cadieux, ainsi que Pierre-Yves Lord et Karine Gonthier-Hyndman. Au fait, Louis-Olivier Mauffette admet avoir déjà brassé un peu de monnaie dans le pot de pourboires au comptoir pour faire croire qu’il en donnait un. Pas très généreux, mais honnête.

Télé et radio

Jeu de chaises musicales dans la grille-horaire du FM93

Arrivée de Stephan Dupont à la barre de l’émission du matin, déménagement de Sylvain Bouchard en après-midi et d’Éric Duhaime le midi. La station FM93 a procédé lundi à un remaniement de sa grille-horaire en vue de la rentrée d’hiver, dans une volonté manifeste d’adopter un ton différent pour se mettre au diapason d’un public en mutation.

En entrevue au Soleil, le directeur général Pierre Martineau explique que même si la station du quartier Saint-Sacrement demeure une radio d’«info divertissement», une réorientation s’imposait au regard de ce qu’il observe chez les auditeurs.

«Des fois, je trouve que la radio d’opinion de Québec se prend un peu au sérieux. De toute évidence, je crois que la population souhaite un changement de ton, mais pas nécessairement radical. La société est en train de changer et le ton de la station est appelé à s’adoucir. On ne changera pas du tout au tout, mais je pense que l’époque des grandes revendications à coups de poing sur la table est appelée à s’amenuiser.

«Je pense qu’il y a moyen de faire de la bonne radio d’opinion et d’information sans trop se prendre au sérieux et en le faisant de façon divertissante», ajoute le patron qui a officialisé lundi matin, en ondes, l’embauche de Stephan Dupont pour remplacer Sylvain Bouchard, en poste dans ce créneau horaire au FM 93 depuis 14 ans.

L’arrivée de l’ancien animateur du matin chez Énergie, qui a quitté la station de Bell Média le mois dernier, à quelques semaines de l’expiration de son contrat, s’inscrit dans un désir de «changement de vie» démontré il y a un an par Sylvain Bouchard. De toute évidence, se lever en plein milieu de la nuit lui pesait de plus en plus.

Le déménagement de Bouchard dans l’émission du retour nécessitera une approche d’animation différente, reconnaît Pierre Martineau. «Ce ne sera pas le même ton ni la même fréquence d’invités», dit-il.

Se qualifiant en ondes lundi matin de «gars ben ordinaire, très proches de ses chums de gars», Stephan Dupont ne devrait pas dépayser ses fidèles auditeurs qui l’ont suivi au gré de ses déplacements à CHOI Radio X et Énergie. «Ce sera pas mal le même show, mentionne Martineau. Je ne pense pas qu’on puisse réinventer Stephan Dupont. Ce serait une grossière erreur.»

Dupont amène avec lui ses collaborateurs Raynald Cloutier et Pierre Blais, qui avaient quitté Énergie en même temps que lui. Leur départ n’avait rien à voir, a-t-on confirmé lundi, avec une entrevue ponctuée de mots d’église, menée à la mi-novembre avec le commentateur de RDS, Marc Denis.

Six employés touchés

Cette «réorganisation globale» a causé un électrochoc dans la station du chemin Sainte-Foy. Six employés ont vu leur poste «directement touché» par ce remaniement, confirme Pierre Martineau. «Il y a des gens qui vont devoir se trouver autre chose, comme c’est fréquent à la radio […] Il a fallu réajuster le tir au niveau des besoins.» L’arrivée de Duhaime dans la case horaire du midi provoque la disparition de l’émission Deux hommes en ondes, animée par Paul-Raphaël Charron et Jean-François Blanchet.

Au récent sondage Numeris d’automne, dévoilé la semaine dernière, Bouchard en parle s’est classé en troisième position des émissions du matin, derrière ICI Radio-Canada Première et WKND. Celle de Stephan Dupont, chez Énergie, est arrivée pour sa part au cinquième rang. Dans le créneau du retour à la maison, Éric Duhaime a pris la quatrième place.

Télé et radio

Big Bird en deuil de son animateur

HARTFORD — Caroll Spinney, qui a si brillamment animé pendant près de 50 ans deux des plus célèbres marionnettes de la série pour enfants «Sesame Street» s’est éteint à l’âge de 85 ans, a annoncé la maison de production Sesame Workshop.

Le marionnettiste souffrait depuis un certain temps de dystonie, un trouble du mouvement neurologique qui provoque des contractions musculaires, a ajouté Sesame Workshop.

M. Spinney a été la voix de Big Bird, un sympathique oiseau format géant et d’Oscar the Grouch, un monstre grincheux, dès la création de ces personnages en 1969. Il n’a cessé d’interpréter presque exclusivement ces deux rôles pendant tout le reste de sa carrière, sur les ondes de PBS et de HBO.

Il avait pris sa retraite en 2018 à l’âge de 84 ans.

«Avant d’être engagé pour Sesame Street, je pensais que ce que je faisais n’était pas très important, avait-il déclaré à ce moment-là. Big Bird m’a aidé à trouver ma voie.»

Par l’entremise de ces deux personnages, Caroll Spinney a pu entreprendre des tournées internationales, écrire des livres, enregistrer des disques, jouer au cinéma et même visité la Maison-Blanche.

«Caroll était un génial artiste dont les idées généreuses sur le monde ont aidé à définir Sesame Street depuis le début de l’émission en 1969, et ce pendant cinq décennies. Il laissera tant à Sesame Workshop que dans le firmament culturel un héritage inépuisable», a souligné la maison de production.

Télé et radio

«SNL» reprend les railleries de Trudeau et compagnie à l’endroit de Trump

La populaire émission du réseau NBC «Saturday Night Live» («SNL») a parodié le récent incident au cours duquel le premier ministre Justin Trudeau s’est moqué du président américain Donald Trump.

Dans ce sketch réunissant Jimmy Fallon (Justin Trudeau), Paul Rudd (Emmanuel Macron), James Corden (Boris Johnson) et Alec Baldwin (Donald Trump), on peut voir les trois premiers dirigeants se moquer du chef du gouvernement américain dans son dos. Lorsque M. Trump tente de se joindre à eux, il est encore l’objet de leur raillerie. 

Trudeau, Macron et Johnson refusent que Trump s’assoie avec eux. Ils vont jusqu’à placer un morceau de papier «IMPEACH ME!!!» dans son dos. 

Le personnage de Johnson plaisante sur le fait que Brigitte Macron est plus vieille que son mari. Celui de Trump réplique : «C’est bon. J’aime ça quand c’est vache, mais pas à mes dépens.» 

La semaine dernière, lors du sommet de l’OTAN, les vrais hommes d’État avaient été filmés pendant qu’ils se moquaient des longues et impromptues conférences de presse de Donald Trump. Le président américain a réagi en traitant Justin Trudeau, d’hypocrite. 

La vidéo a aussi été portée à l’attention du candidat à l’investiture démocrate en vue de l’élection présidentielle de 2020, Joe Biden. Celui-ci en est servi dans une publicité voulant démontrer que le monde entier rit au nez de Donald Trump.

Richard Therrien

Janie et Marcio: la danse qui envoûte

CHRONIQUE / Leur ultime révolution faisait penser à l’œuvre d’un grand peintre. Et résumait parfaitement leur prodigieux parcours au rendez-vous dominical de l’automne à TVA : volupté, pureté et grâce. Janie et Marcio ont ébloui les Maîtres comme le public, finissant vainqueurs de la deuxième saison de «Révolution» dimanche dernier, devant Adriano et Samantha, qui avaient pourtant obtenu la meilleure note à leur première prestation de la soirée.

«Il fallait que ce soit efficace, on ne voulait pas aller dans les paillettes et le fla-fla, parce qu’on n’a jamais fait ça de toute façon», me confie Janie Richard, encore sur un nuage, deux semaines après le tournage de cette finale. Et dire que cette dernière révolution, son partenaire et elle l’ont modifiée à la dernière minute, un choix risqué qui aurait pu leur être fatal.

Elle a 32 ans, vient de Terrebonne, lui en a 29, est originaire du sud du Brésil. Marcio Vinicius Paulino Silveira s’est installé au Québec il y a déjà neuf ans, alors qu’il ne parlait ni français ni anglais, ce à quoi il a joliment remédié depuis. Après avoir évolué au sein de la troupe de danse La La La Human Steps et contribué à la dernière production de cette compagnie montréalaise, dissoute en 2015, il a depuis enchaîné les contrats, en plus de donner des ateliers. Après avoir changé de partenaire à cinq reprises dans une production, Janie a fait appel à lui, et ça a tout de suite cliqué entre eux. C’était le bon.

Ils ont souri quand un des Twins leur a fait remarquer qu’ils fakaient bien le rapport amoureux. «On n’a jamais joué la relation amoureuse. On est des amis, et on a encore plus développé notre symbiose avec Révolution, en étant chaque jour ensemble depuis neuf mois», souligne Janie, qui a dû se montrer convaincante pour qu’ils participent ensemble à l’émission. Marcio n’était pas chaud à l’idée. «Même moi, je n’étais pas confiante à 100 %. Mais Révolution, on ne sait pas pour combien d’années c’est là encore. On s’est laissé prendre au jeu. Après notre première performance, c’était magique. On n’avait jamais rien vécu de tel, avec des gens tout autour de nous qui réagissent. Ce n’est pas du tout commun. On était comme dans un rêve.»

Il s’en est fallu de peu pour que les choses tournent au drame. À deux jours du tournage de cette deuxième saison, au cours de la toute dernière répétition, une blessure a failli mettre fin au rêve du duo : «mon biceps a lâché durant un porté vraiment simple», raconte Marcio. «Je pensais que j’avais déchiré son chandail, tellement le bruit était fort», poursuit Janie, qui admet avoir pleuré toutes les larmes de son corps, persuadée devoir annuler leur participation. Aussi horrible que la blessure puisse paraître, et malgré un premier pronostic pessimiste d’une physiothérapeute, aucune chirurgie n’a été nécessaire et Marcio n’a éprouvé aucune douleur récurrente. «Ça arrive fréquemment aux joueurs de football, qui laissent les choses comme ça», explique Janie. Et Marcio est un combattant, de sorte que rien n’a jamais paru à l’écran.

Janie ne se serait pas imaginé devoir danser en solo, comme Alex Francœur, qui a dû s’y résigner à la finale, son partenaire ayant abandonné la compétition pour dire oui à un important contrat. «Je n’ai jamais aimé danser en solo. Lydia [Bouchard, une des Maîtres] l’a dit à Alex : “c’est tellement intime, les gens sont tellement rivés sur toi, ça prend beaucoup de courage pour danser seul.” Il y a une chimie, une énergie à deux qui m’interpellent beaucoup plus que de performer pour performer», me dit cette maman d’une fille de six ans.

Depuis leur première apparition à Révolution, Janie et Marcio n’ont jamais dévié de leur nature profonde, alliant poésie et simplicité. «On ne veut pas juste danser pour danser, on veut transmettre un message, laisser une trace», confie Janie. Le duo a su tirer profit du concept très rassembleur de l’émission de TVA. «On voyage dans des pays où les gens paient très cher pour voir des spectacles de danse, et de savoir qu’on a l’opportunité de partager notre passion avec un si large public, de rendre cet art plus accessible, c’est une grande satisfaction. C’est pour ça qu’on a choisi la simplicité, pour que les gens puissent connecter avec nous», affirme Marcio.

Non seulement le duo a-t-il eu carte blanche dans l’orientation de ses chorégraphies, mais il a pu imposer certaines contraintes à la production, comme l’installation d’un escalier en colimaçon pour le numéro de la demi-finale. «J’étais rushante avec la production! On proposait des idées, ils ont accepté tout ce qu’on a voulu faire», admet Janie. Le duo se retrouvera avec les autres finalistes lors d’une tournée qui l’amènera dans cinq villes québécoises. La mise en scène est assurée par Serge Denoncourt, et Team White, duo gagnant de l’an dernier, se charge des chorégraphies. Les spectacles commencent le 20 février à Montréal, avant de passer par le Capitole en mars, puis Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières. «On est passé de 21 spectacles à 33, et il y a déjà plus de 5000 billets vendus», se réjouit Marcio.

En plus d’avoir été renouvelée pour une troisième saison à TVA, Révolution commence à s’illustrer sur la scène internationale, puisque le concept original de Fairplay et Québecor Contenu est adapté en Lituanie, en Russie, de même qu’en Chine, où il a rallié plus de 20 millions de téléspectateurs dès sa première diffusion. D’autres territoires ont déjà manifesté leur intérêt pour ce format québécois.

Télé

HBO produira une minisérie sur le scandale du Watergate

La chaîne câblée américaine HBO a donné son feu vert à la production d’une minisérie sur le scandale du Watergate, qui fit tomber le président Richard Nixon, avec les acteurs Woody Harrelson et Justin Theroux en tête d’affiche.

The White House Plumbers (Les plombiers de la Maison-Blanche) a été imaginé et écrit par deux scénaristes à l’œuvre sur une autre série de HBO, Veep, Alex Gregory et Peter Huyck.

Un autre ancien de Veep, David Mandel, assurera la réalisation, selon des éléments transmis jeudi par HBO à l’AFP sur cette minisérie, annoncée alors que Donald Trump est sous le coup d’une procédure de destitution, 45 ans après Richard Nixon.

La minisérie aura pour acteurs principaux Woody Harrelson, vu notamment dans Three Billboards Outside Ebbing, Missouri ou la série True Detective, et Justin Theroux, remarqué dans la série de HBO The Leftovers.

Les deux comédiens seront également producteurs exécutifs de la minisérie.

L’histoire sera centrée sur la cellule clandestine créée par l’administration Nixon, souvent appelée « The White House Plumbers » car ses responsables avaient initialement choisi de se faire passer pour des plombiers.

Ce sont des hommes de ce groupe qui ont pénétré par effraction dans les locaux du siège national du parti démocrate, situé dans un immeuble appelé Watergate, en mai et juin 1972, notamment pour y poser des micros.

La minisérie s’intéressera particulièrement à E. Howard Hunt et G. Gordon Liddy, les deux responsables qui ont coordonné cette opération.

Après l’interpellation de cinq de leurs hommes le 17 juin 1972, Howard Hunt et Gordon Liddy ont tous deux été poursuivis et condamnés à des peines de prison ferme.

Ce sont les suites de cette affaire et les tentatives de Richard Nixon de faire obstruction à l’enquête qui ont valu au président américain une procédure parlementaire en destitution. Avant même la fin de la procédure, Nixon avait choisi de démissionner, en août 1974.

Le scandale du Watergate a déjà donné lieu à plusieurs téléfilms et longs métrages, le plus célèbre étant All the President’s Men (1976), d’Alan Pakula, couronné par quatre Oscars.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Y'a du monde à messe, Télé-Québec à 20h

Invités : Ève Christian, Martin Cloutier, Geneviève Jodoin, Maxence Parrot et Mani Soleymanlou.

Samedi: Tout simplement country, ICI ARTV à 19h

Pour la première, Guylaine Tanguay accueille Annie Blanchard, Zachary Richard et Paul Hébert.

Dimanche: Gala des Olivier 2019, ICI Télé à 20h

Pierre Hébert et Philippe Laprise animent la grande soirée de l’humour.

Télé et radio

Sondages Numéris automne 2019: WKND 91,9 cause des surprises

ICI Radio-Canada Première qui demeure la station favorite chez les auditeurs de Québec, CHOI Radio X qui bat la concurrence dans le marché élargi, WKND en première place dans l’émission du retour et en seconde position le matin. Les sondages Numeris de l’automne, dévoilés jeudi matin, ont permis à plusieurs joueurs de l’industrie de faire la fête, malgré une perte globale d’auditoire depuis un an.

Dans le marché central, ICI Radio-Canada Première laisse la concurrence loin derrière avec ses 170 700 auditeurs, devant le FM93 (148 900), Rouge (136 200), CHOI Radio X (134 200) et WKND (133 100). À l’exception de cette dernière station, qui maintient son total d’auditeurs, toutes les autres accusent des baisses de fréquentation par rapport à l’automne 2018. 

Dans le rayon élargi, c’est-à-dire le rayonnement total de diffusion d’une station, CHOI Radio X conserve sa première position de l’automne 2018, avec 241 100 auditeurs. ICI Radio-Canada Première (230 200), Rouge (223 500), le FM 93 (214 200) et Énergie (189 500) suivent dans l’ordre. Encore là, à l’exception de la Première chaîne qui conserve ses acquis, toutes les stations accusent un recul d’auditoire comparativement à l’année dernière.

Déclassé par Midi Info, de la Première chaîne à l’automne 2018, Jeff Fillion reprend la tête sur l’heure du midi. L’animateur de CHOI Radio X voit même son auditoire grimper à 25 700 auditeurs au quart d’heure. Midi Info (Première chaîne) et Deux hommes en ondes (FM93) suivent au classement.

Au FM 93, le directeur général Pierre Martineau qualifie de «bon sondage dans l’ensemble» ce coup de sonde. «À Québec, le FM 93 demeure la station privée la plus écoutée», mentionne-t-il, ne cachant pas aussi sa joie de voir «décoller avec un nouveau son» sa station sœur M 102,9.

Premier dans le retour

La plus grosse surprise de ce sondage revient certainement à WKND 91,9 qui voit son émission matinale (Dalair le matin) — pilotée par Martin Dalair —, quatrième au classement l’an dernier, grimper de deux échelons dans le marché central, derrière Première heure (ICI Radio-Canada Québec), animée par Claude Bernatchez, et devant Bouchard en parle (FM93), avec Sylvain Bouchard

La station du quartier Lebourgneuf, propriété des frères Jean-François et Nicolas Leclerc, cause une autre surprise en fin de journée, alors que l’émission Les retours, animée par le quatuor formé de Mathieu Marcotte, Sylvie Goulet, Gab Marineau et Nathan Meilleur, se classe en tête du peloton devant C’est encore mieux l’après-midi (ICI Radio-Canada Première) et Gravel dans le retour (CHOI Radio X).

Radio positive et authentique

«C’est la consécration, c’est extraordinaire. C’est le résultat d’un mélange de travail, de patience et de passion», lance le directeur de la programmation de WKND, Steven Croatto. L’heure est d’autant plus à la réjouissance chez ses troupes que la station se classe première chez les 25-54 ans, un public particulièrement prisé des annonceurs. 

Steven Croatto attribue à la «stabilité» de son équipe ces résultats inespérés. «Ça fait sept ans qu’on travaille là-dessus, sept ans que les mêmes talents sont en ondes. Martin Dallair demeure un pilier hors pair.» 

Son animateur du matin, ajoute-t-il, travaille avec une approche différente de ce qui se fait en radio parlée à Québec. «Ça démontre qu’il y a de la place pour de la radio positive et authentique.» La formule «hybride», mi-parlée mi-musicale, semble porter ses fruits, estime M. Croatto. «Je crois qu’il y a de place (pour cette formule) dans le marché de Québec.

Télé et radio

Hélène Florent mène l’enquête

CHRONIQUE / Elle a joué une procureure aux assises, une écrivaine, une soigneuse au hockey, une détenue pédophile... mais jamais d’enquêteuse. Dans «Eaux turbulentes», une minisérie tournée dans le nord de l’Ontario, Hélène Florent y remédie avec le personnage de l’enquêteuse Marianne Desbiens, de retour dans sa ville natale avec avoir commis une bavure policière.

«C’est une force tranquille, une femme qui ne parle pas beaucoup, mais très intuitive, très sensible. Elle a une grande empathie, les gens ont une facilité à se confier à elle. Elle s’investit beaucoup, parfois trop», me confie l’actrice, à quelques jours de la diffusion des quatre épisodes sur ICI ARTV, le vendredi à 19h à compter du 13 décembre. L’œuvre signée Marie-Thé Morin, une autrice franco-ontarienne, est réalisée par Lyne Charlebois et coproduite par une boîte ontarienne, Bliktv, et par KOTV. Nul doute qu’ICI Télé la diffusera dans un avenir rapproché.

Hélène Florent commence à bien connaître les tournages en dehors de Montréal, elle qu’on a vue à travers les années dans Belle-Baie et Conséquences, deux productions du Nouveau-Brunswick, de même que dans La dérape, dont la troisième et dernière saison vient d’être tournée à Québec, où elle revient régulièrement puisqu’elle en est originaire. Pour Eaux turbulentes, c’était la première fois qu’elle mettait les pieds à Sudbury et dans la région de Onaping. «Les acteurs du coin jouent rarement en français, même s’ils sont francophones. Ils étaient contents de pouvoir le faire avec nous. En plus, ils ont de beaux personnages, pas des faire-valoir», précise la comédienne, qui parle de conditions de tournage bien particulières où elle côtoie beaucoup d’acteurs locaux. «Si loin de chez nous, il se crée une plus grande disponibilité, on est là uniquement pour ça. Le soir, on retourne à l’hôtel, sans les soucis et les responsabilités du quotidien. Il y a une belle proximité au sein de l’équipe.»

Alors qu’on a tendance à sous-estimer certaines régions de l’Ontario, Hélène Florent n’a retenu de son séjour là-bas que des paysages fantastiques. «Les rivières, les lacs, les forêts, mais aussi les mines, les cheminées. Les lieux sont magnifiques et on en voit beaucoup dans la série. J’ai été étonnée de constater à quel point les lacs, les forêts sont vraiment tout près de la ville.»

Bien entendu, la réalité autochtone fait partie intégrante de la série, comme c’est le cas dans cette région de l’Ontario. Mais aussi parce qu’à son retour à Queensbury (ville fictive), Marianne Desbiens doit enquêter sur la mort d’une jeune autochtone, dont le corps est retrouvé près de la rivière. Pour Marianne, qui a quitté Ottawa un peu dans l’humiliation, cette enquête prendra la forme d’une quête de rédemption. Avec ses deux collègues, joués par le Québécois Gabriel Sabourin et l’Ontarien Jean-Michel Le Gal, elle voudra aller au fond des choses, non sans découvrir que l’affaire la concerne beaucoup plus qu’elle ne l’aurait soupçonné. «L’enquête va bouleverser la communauté mais aussi sa famille», me dit-elle. En parallèle de l’enquête, on suivra les retrouvailles du fils adolescent de Marianne, Billy (Jacob Whiteduck-Lavoie), avec son père, Joe Naveau (Charles Bender), qu’il n’a pas vu depuis longtemps. L’occasion de découvrir des visages peu familiers ou même inconnus du public québécois.

Hélène Florent a aussi apprécié le caractère très réaliste du bureau d’enquêteurs. «J’avais l’impression qu’on ne jouait pas à la police. On n’est pas du tout dans une série américaine, on est dans le nord de l’Ontario, le bureau est un peu improvisé dans le sous-sol à cause de rénos. C’est une petite équipe, ils font ce qu’ils peuvent. Nous formons un beau trio.»

Ce rôle est arrivé dans la carrière d’Hélène Florent quelques mois après celui de Macha Vallières dans Unité 9, qui prenait fin le printemps dernier. Un rôle certainement marqué d’une étoile dans son parcours, qu’elle aurait volontiers joué plus longtemps. «J’ai été chanceuse, j’ai eu de très beaux rôles, mais des personnages qui t’amènent aussi loin comme actrice, c’est rare.» Traiter de pédophilie au féminin avait pourtant sa part de risques. «C’est un tour de force de la part de l’auteure. Elle réussissait à donner de l’humanité à des personnages qui semblaient inaptes à en recevoir. Quand j’ai commencé, on me tirait des roches [au figuré]; à la fin, on pleurait avec elle. L’auteure voyait l’humain au-delà du crime, elle n’était pas intéressée tant par ce qu’elles avaient commis que par ce qui se passe après.»

Difficile de parler à Hélène Florent sans évoquer le décès récent d’Andrée Lachapelle, qui jouait Mme Baer dans La galère, un personnage qui a eu recours au suicide assisté. «C’est une icône pour moi. On voudrait toutes être Andrée Lachapelle», affirme la comédienne, qui l’a côtoyée durant cinq saisons sur le plateau de la série de Renée-Claude Brazeau. «Quand elle était avec nous, elle était comme la cinquième de la gang. Elle avait l’air d’une gamine avec nous, elle n’avait pas d’âge. Mon personnage était très attaché à cette femme-là, qu’elle considérait comme sa mère plus que sa propre mère. Ça m’a marquée aussi comme actrice.»

L’automne a aussi permis à Hélène Florent de faire son retour au cinéma en tournant Les oiseaux ivres d’Ivan Grbovic et Sara Mishara (Roméo Onze) avec Claude Legault, Marine Johnson et Jorge Antonio Guerrero, un acteur mexicain qui a joué dans Roma. Ses dernières apparitions au grand écran remontaient à Sarah préfère la course et surtout Café de Flore. La comédienne enchaînera d’ailleurs cet hiver avec un autre long métrage, qu’elle préfère tenir secret pour le moment.

Télé et radio

Prix Écrans canadiens: Alex Trebek parmi les lauréats des Prix spéciaux 2020

TORONTO — Alex Trebek, David Suzuki, Tina Keeper et Daniel Levy recevront des honneurs extraordinaires de la part des organisateurs des prix Écrans canadiens l'an prochain.

L'Académie canadienne du cinéma et de la télévision a annoncé qu'elle honorera ces quatre personnalités publiques ainsi plusieurs autres au cours de la Semaine du Canada à l'écran, qui se déroulera du 23 au 29 mars.

Télé et radio

«Le 422»: un Noël fantastique à Télé-Québec

CHRONIQUE / Les thrillers fantastiques ne sont pas légion à la télé québécoise, forcée de garder les pieds sur terre en raison de ses budgets modestes. Il y a bien eu «Grande Ourse», mais il y a combien d’années? Aussi bien en profiter avec celui que nous proposera Télé-Québec durant les Fêtes.

Rien de ce que vous découvrirez derrière la porte du 422 de la rue Sauvé ne vous sera familier, même si la prémisse veut vaguement rappeler Stranger Things, le succès de Netflix.

Présentée en rafale à 18h à partir du lundi 23 décembre, Le 422 servira chaque soir de préambule à Ciné-cadeau. Dès le premier soir, on déposera l’intégrale des 13 épisodes sur telequebec.tv. Un test pour cette première saison, alors que les habitudes d’écoute évoluent.

C’est durant les Fêtes que Télé-Québec obtient ses meilleurs auditoires de l’année. Le diffuseur compte ainsi réunir les familles sur leurs divans à ce moment propice. Parce que Le 422 n’est pas tout à fait une série jeunesse comme on l’entend habituellement. Oui, les 9-10 ans y accrocheront, mais on souhaite que leurs parents soient aussi captivés.

En général, les amateurs de séries fantastiques n’ont pas peur des histoires compliquées, même qu’ils adorent ces détails discrets, plantés ici et là, comme autant d’indices pour découvrir la vérité. Et il y en a un tas dans Le 422, d’une étrange sphère dont il vaut mieux ne pas s’approcher, jusqu’au tableau d’un grand peintre, truffé d’indications.

Trois adolescents, Lou, Sacha et Luc (Alexandre Perreault, Adam Moussamih et Lowik Drouin), cherchent un endroit pour s’amuser en paix. Le 422, rue Sauvé, un bungalow de banlieue en apparence désaffecté, serait le lieu idéal. Tout un mystère entoure l’endroit, qui abritait jadis une enfant disparue, et dont les parents, partis à sa recherche, n’auraient jamais plus été revus.

Pris en flagrant délit d’invasion de domicile par deux sœurs, Sophie et Lucie (Élizabeth Tremblay-Gagnon et Emma Bao Linh Tourné), les garçons découvriront une mystérieuse porte cadenassée qu’ils finiront par ouvrir. De l’autre côté, un trou noir, ou ce qu’on appelle «la huitième dimension». Là commence leur périlleuse aventure.

Tout un monde existe au-delà de cette porte, dominé par la méchante reine Holka (Mylène Mackay), prête à sacrifier des vies humaines pour mettre la main sur un trésor inestimable. Le seul moyen de s’y retrouver : suivre les indications d’une précieuse carte, sur laquelle le valeureux Lou mettra la main. Kevin Houle, l’infâme Tristan Rabeau des Honorables, joue ici un autre méchant, Kazimir, bras droit de la reine.

Dans le monde des humains, les Guerriers de l’ombre tentent de fermer le dernier passage donnant accès à cet univers parallèle, avec à leur tête Ray (Normand D’Amour). Mais l’harmonie ne règne pas entre ses trois fils, joués par Marc Beaupré, Mathieu Baron et Noah Parker. Et il y a bien sûr les parents des enfants disparus, qui cherchent à retrouver leur trace.

Avec Le 422, Blachfilms produit sa première série télé, après avoir donné dans la websérie, notamment avec Marc-en-peluche. Les deux cerveaux derrière ces 13 épisodes, Benoît Lach et Vincent Lafortune, y travaillent depuis 2015, avant la sortie de Stranger Things, qui met aussi en scène des enfants, dont un nerd, et un univers parallèle. Le duo mise davantage sur les enjeux psychologiques que sur les effets spéciaux, même si Le 422 en contient plusieurs.

On est à des années-lumières de la série de Netflix en termes de budget; il ne faut pas s’attendre au même calibre visuellement, mais l’histoire met en scène des personnages d’ici, en qui le public pourra se reconnaître.

Les auteurs ont pris le pari de faire parler les jeunes personnages comme les ados parlent aujourd’hui, quitte à irriter les pauvres oreilles des défenseurs de la langue française. Les man, nice et chill se glissent au travers de toutes les conversations pour que les plus jeunes se reconnaissent le plus possible, ce qui jure nettement avec le langage châtié de la reine et de ses sujets. Les jeunes acteurs, qui ont de 10 à 15 ans, sont d’ailleurs très crédibles et attachants.

Au fait, combien font 4 + 2 + 2? Huit, comme dans huitième dimension. «Tout est dans tout», et rien n’est laissé au hasard dans cette histoire.

Télé et radio

Après les films, les dessins animés et les séries, «Star Wars», le jeu télé

NEW YORK — La nouvelle plateforme de vidéo en ligne Disney+ va diffuser à partir de 2020 un jeu télévisé inspiré de «Star Wars», nouvelle déclinaison de cet univers qui a déjà donné lieu à des films, séries télévisées et dessins animés.

Star Wars: Jedi Temple Challenge sera réservé aux enfants, qui pourront seuls participer à la compétition, a indiqué le site officiel Star Wars dans un communiqué mardi.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Y'a du monde à messe, Télé-Québec à 20h

Invités : Anne-Marie Beaudoin-Bégin, Mathieu Bock-Côté, Fanny Britt, Maxim Martin et Michel Rivard.

Samedi: Le vrai nouveau monde - Tout est possible, ICI Télé à 19h

Gregory Charles rencontre des gens qui, comme lui, illustrent la mixité culturelle pour connaître leurs défis.

Dimanche: Révolution, TVA à 19h

Soir de grande finale. Un grand prix de 100 000$ attend celui ou celle qui éblouira le plus les maîtres.

Télé et radio

«Léo»: nouvelle administration

CHRONIQUE / Léo, le gars qui trouvait qu’il ne faisait rien de bon de sa vie, est sur une bonne lancée. Même qu’il s’apprête à prendre épouse, ce qui n’est pas rien dans son cas. Et avec Cindy (Marie-Laurence Moreau), la plus belle fille du canton.

Léo, la comédie de Fabien Cloutier déposée sur le Club illico il y a un an, et que diffusera TVA cet hiver, a été un de mes coups de cœur de la dernière saison. Si vous trouvez que nos comédies sont généralement très réalistes, c’est que vous n’avez pas encore vu Léo, ancrée dans la vraie vie de région, avec ses personnages, son langage, ses habitudes particulières, ce qu’il y a de plus vrai dans nos fictions du moment. Je ne le dis pas avec mépris, bien au contraire, c’est même tout ce qui fait l’attrait de cette comédie. Quand la fille du dépanneur parle, c’est la fille du dépanneur qu’on entend, pas une actrice. Au fait, si vous n’avez pas vu les 12 premiers épisodes, je vous suggère de ne pas lire ce qui suit.

Les deux premiers épisodes de la deuxième saison, toujours coécrits avec Steve Laplante et Érika Soucy, réalisés par Jean-François Chagnon et disponibles dès aujourd’hui sur le Club, ne m’ont pas déçu. Même si les noces approchent, Léo est encore loin de se passer la bague au doigt. Il devra avant cela conquérir le père de la mariée, ce qui n’est pas une mince tâche. Maurice (Daniel Gadouas) est un être froid, méprisant, qui n’a jamais accepté que sa fille quitte son Guillaume, le gendre parfait, dont il ressort le nom chaque fois qu’il en a l’occasion. Pour accueillir Léo, il lui ordonne de ne pas stationner son camion dans son entrée. Faudrait pas abîmer son beau pavé uni. Alors, imaginez quand Léo dit «jousent» au lieu de «jouent», il saute sur l’occasion pour l’humilier. Le premier souper de rencontre déborde de malaises.

À travers deux rires et trois absurdités comme on les aime, des moments plus touchants, il y en a dans Léo. Les oublis de plus en plus fréquents de la mère de Cindy, Ginette (Micheline Bernard), éminemment sympathique et qui adore Léo dès le départ, viendront brasser cette famille, qui n’aura pas le choix de se rapprocher si elle veut passer au travers. La force d’une bonne comédie est de pouvoir intégrer ces aspects plus dramatiques, et «Léo» en est le parfait exemple.

À l’usine Dubeau Gâteaux, c’est le branle-bas de combat avec l’arrivée d’une nouvelle administratrice, la fille du boss qui prend sa retraite, Jacynthe Dubeau, jouée par Catherine Chabot, révélée par le film Menteur. Là où on fait toute une histoire pour une place de stationnement — la nouvelle venue a osé emprunter celle de Perreault (Guillaume Cyr) —, ce changement en est un de taille. Surtout pour Couture (Marc Labrèche), à l’usine depuis 30 ans, qui part en guerre contre les objectifs de rentabilité de la patronne, pourtant remplie de bonnes intentions.

Ma seule déception de cette deuxième saison : l’absence d’Anne Dorval, qui n’a pu reprendre son rôle de mairesse et coiffeuse, un des éléments comiques les plus forts de la première saison. On explique qu’elle est partie parfaire ses talents de coiffeuse à Cincinnati. L’excellente Sandrine Bisson prend la place dans le rôle de Chantale, la sœur de Jessica, venue du Lac-Saint-Jean. Autre nouveau personnage : Reynald, le «mononc’» de Léo, un vieux garçon amateur de motos, joué par Pierre Lebeau. Même si Léo a en quelque sorte fait un «X» sur son ancienne vie, son chemin croise à nouveau celui de Chabot (Steve Laplante) et de Pouliot (Hubert Proulx), ce qui ne favorisera pas ses rapports avec le père de Cindy.

Ça n’arrête plus les bonnes nouvelles : voilà qu’on apprend qu’une troisième saison est déjà en chantier pour Léo. Compréhensible, quand on pense que la première a engendré deux millions de visionnements uniques. C’est Léo qui serait fier.

Télé et radio

M. Night Shyamalan au service d’Apple TV+

NEW YORK — Rare à la télévision, M. Night Shyamalan offre à Apple TV+ la série «Servant», à l’ambiance décalée et angoissante typique du réalisateur, qui pourrait rester comme la première série marquante de cette nouvelle plateforme.

Le réalisateur du Sixième sens, de Verre ou d’Incassable ne cache pas ses ambitions pour cette série dont les trois premiers épisodes seront mis en ligne le 28 novembre, le reste étant étalé, à l’ancienne, jusqu’au 17 janvier.

Alors que seuls dix épisodes ont déjà été tournés, M. Night Shyamalan en prévoit 60, avec une conclusion déjà en tête.

«Quand on pense aux séries, combien sont excellentes du premier au dernier épisode? Est-ce qu’on peut en trouver dix? Je ne suis pas sûr», a-t-il lancé lors d’une table ronde avec des journalistes à New York.

«C’est parce qu’il y a tellement de contenus [disponibles], de vitesse, et on ne sait pas où l’on va. Si ça marche, on continue! Eh bien non. Ce n’est pas comme ça qu’on raconte une histoire.»

Alors que Apple TV+ cherche à s’imposer face à Netflix ou Disney+, qui proposent une offre de séries plus abondante que jamais, le quadragénaire veut se différencier par son savoir-faire. «Je fais le pari du sushi», dit-il, se comparant à un chef du célèbre mets japonais dont la cuisine se démarquerait d’une offre moins raffinée.

Il se présente en artisan de l’image, capable de créer de toutes pièces des univers immédiatement identifiables, comme dans Sixième sens ou Le village, qui lui ont valu un succès mondial.

«Si je bouge la caméra à cette vitesse, à ce moment, avec cette lumière, avec cet angle, c’est réfléchi, et vous le sentez. Donc quand on vous propose 500 séries, mais une seule faite avec cette intégrité, vous allez vous arrêter» sur celle-là, avance-t-il.

«Traumatisme enfoui»

Scénariste habituel de ses films, ce qui lui a permis d’imposer encore davantage sa patte, M. Night Shyamalan n’est pas, cette fois, l’auteur du script de Servant, signé du Britannique Tony Basgallop.

«C’est rare que quelque chose m’arrive qui corresponde [à ma vision], dit M. Night Shyamalan. Je peux toujours le remanier, mais là, ça s’inscrivait naturellement dans mon monde.»

Producteur exécutif et réalisateur de deux épisodes, il a installé d’entrée l’atmosphère qu’il affectionne : étouffante, empreinte d’une gravité permanente, entretenue par une musique anxiogène et un travail sur l’obscurité.

Au centre, un couple, Dorothy et Sean, ravagés par la mort de leur bébé, événement inacceptable pour la mère, qui fait basculer son foyer dans le déni.

Entre alors en scène Leanne, embauchée comme nourrice d’un enfant qui n’est plus, contribuant à cet arrangement avec la réalité, au point de l’emmener beaucoup plus loin que nul n’aurait pu l’imaginer.

Tout en faisant progresser lentement l’intrigue, la série parvient à tenir le spectateur par sa tension sous-jacente et des personnages mouvants, tantôt inquiétants, tantôt rassurants. «J’ai essayé de trouver un équilibre entre être flippante, troublante et être accessible, a expliqué Nell Tiger Free, qui joue Leanne. Parce que vous voulez [...] ressentir quelque chose pour elle.»

Autre élément distinctif, le cadre unique d’une maison de ville de la région de Philadelphie, dont est originaire le réalisateur, unité de lieu qui rappelle le théâtre. «J’avais davantage l’impression d’être une scène que sur un plateau», confirme Toby Kebbell, qui interprète le mari, Sean.

Avec M. Night Shyamalan, «nous aimons tous les deux raconter des histoires un peu dérangeantes, qui ne vont pas systématiquement à la facilité», dit Tony Basgallop.

«On est diverti, mais il y a quelque chose de plus sombre dessous», poursuit le metteur en scène, qui flirte de nouveau avec le surnaturel, un thème qui lui est cher. «Il est question de traumatisme enfoui que l’on essaye de gérer.»

Plus que d’autres séries lancées ce mois-ci pour les débuts d’Apple TV+, Servant, série décalée, pourrait aider à définir le style de la nouvelle plateforme, avec une originalité qui a longtemps contribué au succès des produits Apple.

«Avant même qu’Apple ne se lance dans le streaming, avance M. Night Shyamalan, je me disais que si je pouvais faire une série pour quelqu’un et ainsi contribuer à le définir, ce serait un rêve.»

Télé et radio

«Discussions avec mes parents»: et de trois

CHRONIQUE / Quand je regarde «Discussions avec mes parents», j’ai l’impression de voir les miens. Comme Jean-Pierre, mon père s’installait devant sa télé pour nous voir arriver chez lui, par la caméra du hall d’entrée de sa résidence. Il pouvait rester de longues minutes à fixer l’écran silencieux pour ne surtout pas nous manquer. Et je trouvais ça aussi absurde que François!

Reconnaître sa famille a certainement contribué à l’engouement pour Discussions avec mes parents, qui a vu son auditoire augmenter de 40 % depuis le premier épisode à l’automne 2018. La série surpasse régulièrement Boomerang, sa rivale de TVA, le lundi à 19h30. Je peux maintenant vous annoncer qu’ICI Télé a commandé une troisième saison à François Morency.

Si vous avez perçu un meilleur rythme dans la deuxième saison, vous n’avez pas rêvé. «On a vraiment fait nos devoirs, en passant de 15 à 16 scènes par épisode à 18 à 20 scènes. Elles sont donc plus courtes, et c’est plus rythmé», explique François Morency, qui signe les textes avec une équipe d’auteurs.

Là n’est pas la seule raison de l’engouement pour cette comédie, à part bien sûr l’interprétation de Vincent Bilodeau et Marie-Ginette Guay, délicieux dans les rôles des parents. «Le bouche-à-oreille nous a beaucoup aidés, et on l’a vu dès la première saison. La rediffusion durant l’été nous a aussi permis de gagner de nouveaux téléspectateurs.» L’auteur attribue également le succès de la série au fait que les scènes peuvent facilement être partagées sur le Web. «Tu peux voir une scène de 1 minute 20 entre deux réunions. Tu ris, parce que tu n’as pas besoin de voir ce qui venait avant.»

Au départ, l’humoriste croyait surtout attirer les gens qui avaient vécu des situations similaires à la sienne, dont celle d’une famille traditionnelle. Il a été surpris de constater qu’il en est tout autrement. «Je reçois des messages de gens qui ont vécu des mariages éclatés, des familles reconstituées, des immigrants. J’ai été invité dans une école secondaire de Ville Saint-Laurent, très multiethnique. Dans une classe de secondaire 3, il y avait deux Blancs dans la classe : moi et la prof. Ils m’ont dit qu’ils regardent en famille Discussions avec mes parents. Le rapport parent-enfant, peu importe la génération ou l’origine, c’est toujours un mélange de confrontation et d’amour. Le choc des valeurs transcende tout le reste.»

Déjà pour la deuxième saison, il s’est détaché du livre qui a inspiré la série, publié en 2017. «La vaste majorité des scènes de la deuxième saison sortent de ma tête. La caméra dans l’entrée, mon père n’a jamais fait ça, mais il aurait été le genre le faire.» Par contre, un personnage du livre apparaîtra dans la troisième saison. «Chaque quartier a son monsieur bizarre que tout le monde aime, mais qu’on ne sait pas d’où il sort. Dans la troisième saison, il va prendre vie. Aussi, les épisodes ne commenceront plus systématiquement par un appel à mes parents.»

Dans la vraie vie, le père de François Morency est décédé au début de l’année, une triste nouvelle qui ne changera pas sa façon d’écrire, mais lui a inspiré un clin d’œil dans l’épisode de Noël, diffusé le 9 décembre. «J’étais préparé à ça. L’image de mes parents dans la série les représente à une autre époque, où ils étaient actifs et heureux. Ça s’est mal terminé pour mon père, ma mère est présentement dans un CHSLD et ne nous reconnaît plus. Nous, on choisit de s’accrocher à l’image de ce qu’ils étaient à l’époque, et ça m’aide à vivre tout ça.»

François Morency revient aussi pour une troisième saison à l’animation d’Ouvrez les guillemets, le vendredi 10 janvier à 21h sur ICI Télé. On a eu la très bonne idée d’inviter Vincent Bilodeau et Marie-­Ginette Guay. Sonia Vachon, Jean-Philippe Wauthier, Pierre-Yves Lord et Les Denis Drolet sont aussi conviés. On a aussi laissé tomber l’idée des collaborateurs, pour plutôt inviter des gens significatifs pour l’invité principal de l’émission. Quatre émissions ont déjà été enregistrées.

Télé et radio

Gregory Charles: une mission à poursuivre

Fils d’immigrant qui s’est beaucoup impliqué pour la cause, Gregory Charles reprend le flambeau de son défunt père, Lennox. Par une série documentaire et un tutoriel qui sera mis en ligne au début de l’année prochaine, l’artiste touche-à-tout souhaite faire sa part pour favoriser l’intégration des nouveaux arrivants.

Avec l’école de musique en ligne l’Académie Gregory, le musicien a voulu honorer la mémoire et la méthode de sa mère. Avec Le vrai nouveau monde, diffusée dès samedi à ICI Radio-Canada Télé, et la série de capsules Web Je suis Québécois, attendue au début de l’année prochaine, c’est l’héritage et la mission de son père qu’il poursuit.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: C'est juste de la TV, ICI ARTV à 21h

Le quatuor revient sur la finale d’Alerte Amber et la troisième saison de The Crown sur Netflix.

Samedi: Cette année-là, Télé-Québec à 20h

Avec Pierre Curzi, on retourne en 1969 pour observer l’humour féminin et la représentation de la communauté LGBTQ+.

Dimanche: Le défilé du père noël - destination centre-ville, TVA À 17h

Marie-Ève Janvier et Patrice Bélanger commentent l’arrivée de ce personnage, qui fascine toujours les enfants.

Télé et radio

Mosquée: l’ampleur des dommages

CHRONIQUE / Ils sont encore nombreux à refuser de qualifier la tuerie de la Grande Mosquée de Québec d’acte terroriste. «Je pense pas qu’il y ait de l’islamophobie au Québec», a dit notre premier ministre, François Legault. Pour plusieurs, Alexandre Bissonnette n’était qu’«un pauvre type», un être malade, qui n’a pas commis ces six meurtres par idéologie, mais dans un accès de folie.

Bien difficile de nier l’existence d’islamophobie au Québec après avoir vu La mosquée : une communauté menacée, que diffuse Canal D jeudi soir à 22h. Suivre le quotidien des proches des victimes de la tuerie, comme le fait Ariel Nasr dans ce documentaire, permet de mesurer l’ampleur des dégâts, de voir comment la tragédie du 29 janvier 2017 a bousillé leur vie. Et ça arrache le cœur.

Le sentiment d’insécurité de cette communauté à Québec ne s’est jamais atténué. Elle déplore que les discours haineux aient repris de plus belle, que des groupes d’extrême droite décomplexés soient sortis en public en lançant des propos racistes, dans l’impunité la plus totale. «Comment voulez-vous que je ne sois pas inquiet?» demande Rachid Rafah, né en Algérie, et qui est arrivé au Québec en 1975. «La police ne nous protège pas», dénonce-t-il.

Les témoignages sont lourds de sens. Mohamed Hafid, qui a survécu à l’attaque de la mosquée, s’est fait dire par son fils de 10 ans : «Papa, je sais pas comment faire si je t’avais perdu. Pourquoi ils ont fait ça?» Le père ne sait que répondre, et la question tire les larmes. La douleur est encore vive pour Najat Naanaa, veuve d’une des victimes, Azzeddine Soufiane, qui confie à la caméra : «Ce jour-là, moi aussi, je suis morte.»

Placée au centre de tous ces témoignages, l’affirmation du premier ministre François Legault sur l’absence d’islamophobie au Québec choque et paraît absurde. C’est la force du documentaire : nous mettre au visage nos contradictions.

Au lendemain de la tragédie, l’ancien agent du SCRS, Michel Juneau-Katsuya, a affirmé que certains animateurs de radio de la région de Québec avaient «du sang sur les mains». Le documentaire ne va pas aussi loin, mais pointe du doigt, sans les nommer, certaines stations de la capitale qui attiseraient les discours haineux. Outre Sylvain Bouchard, qui avait estimé ne pas en avoir fait assez pour faciliter le dialogue avec la communauté musulmane, un geste noble, bien peu ont reconnu quelque tort que ce soit. Est-ce si difficile de faire preuve d’empathie envers des concitoyens qui ont vécu un drame sans nom et en portent toujours les séquelles, peu importe leur religion?

Ceux qui ont suivi de près le dossier, notamment dans les pages du Soleil, n’apprendront pas tant de choses en regardant La mosquée : une communauté menacée, qui date un peu — les dernières images ont été tournées en février. Mais l’œuvre est nécessaire pour saisir tous les dommages causés. Plusieurs visages vous seront même familiers, dont celui d’Aymen Derbali, survivant pris en charge par l’Institut de réadaptation en déficience physique après avoir reçu plusieurs balles, et qui suscite l’admiration par son courage et sa persévérance.

Le nom d’Alexandre Bissonnette ne sera prononcé qu’en fin de documentaire, alors que les familles apprennent le verdict de la cour, qu’elles trouvent infiniment trop clément et qu’elles reçoivent comme une claque au visage. Heureusement, on conclut l’heure sur une note d’espoir. Tout n’est pas noir : on souligne l’élan de solidarité et de sympathie de nombreux Québécois de souche à l’égard de la communauté musulmane de Québec. Il ressort toutefois de l’œuvre d’Ariel Nasr le sentiment qu’ils ont été abandonnés depuis, et qu’une commémoration annuelle ne suffira pas à apaiser leur peine et leur insécurité.

Télé et radio

Une série documentaire de Netflix sur la traque Internet pour retrouver Magnotta

Netflix offrira avant Noël une minisérie documentaire sur les «détectives citoyens en ligne» qui ont contribué à remonter jusqu’au meurtrier Luka Magnotta.

Le service de diffusion en continu annonce que la série, en trois épisodes, suivra les traces de ces internautes du monde entier qui sont entrés en jeu après la diffusion en ligne d’une vidéo qui montrait un homme tuant deux chatons.

Télé et radio

La reine Elizabeth II récompense Attenborough pour sa série «Planète bleue»

LONDRES — Le naturaliste britannique David Attenborough, a appelé mercredi à une mobilisation internationale pour lutter contre la pollution en recevant des mains de la reine Elizabeth II une récompense prestigieuse pour le rôle joué par sa série télévisée «Planète bleue» dans la sensibilisation à ce problème.

Le prix Chatham House 2019 a été décerné à Londres à David Attenborough ainsi qu'à Julian Hector, chef des studios Histoire naturelle de la BBC, pour «l'impact galvanisant» sur l'opinion publique de la série «Blue Planet II» («Planète bleue») consacrée à la pollution des océans par le plastique.

Télé et radio

La Julie Snyder que je préfère

CHRONIQUE / Le 6 janvier, le public retrouvera Julie Snyder, l’animatrice de talk-show. Celle qui pose des questions inattendues, qui trouve des invités à qui personne n’aurait pensé, même à l’autre bout du monde, qui se jette littéralement dans la fosse aux lions. Cette Julie-là, c’est la Julie que je préfère.

Je serai donc un bon public pour La semaine des 4 Julie, qui marque son grand retour au quotidien. Pourquoi ce titre? Parce qu’il y a quatre émissions par semaine, du lundi au jeudi à 21h sur V. Que le talk-show reflétera les multiples facettes de l’animatrice — la curieuse, l’audacieuse, la blagueuse et la gaffeuse. Et qu’on fait référence à l’expression consacrée, parce que «Julie ne va jamais là où on l’attend», rappelle Stéphane Laporte, complice de la première heure.

Il y a des choses qui ne changent pas, dont son goût pour le déguisement. Mardi, elle s’est présentée devant les journalistes vêtue d’une robe-lit, avec couette et oreillers, signée Viktor & Rolf, qu’elle conservait précieusement dans son garage avant de la retourner à Amsterdam, où elle sera exposée. La mode aura d’ailleurs une place de choix dans l’émission puisque Thierry-Maxime Loriot viendra en parler, en plus d’avoir contribué au décor, conçu par le réalisateur Daniel Laurin.

On savait déjà qu’elle avait décroché une entrevue avec Ellen DeGeneres, mais elle rencontre aussi le duo de rap français Big Flo et Oli, Antoni Porowski de Queer Eye, la secrétaire particulière de Nelson Mandela, Zelda la Grange. Julie n’a rien perdu de son sang-froid : durant la saison, elle affrontera les lions du zoologiste sud-africain Kevin Richardson. On ne peut pas dire qu’elle a lésiné sur les moyens pour marquer son grand retour. La vice-présidente exécutive contenu de Groupe V Média, Brigitte Vincent, confirme que La semaine des 4 Julie bénéficie d’un budget sans précédent pour un talk-show à V. «Ce n’est pas un show cheap. Tout est là pour en mettre plein la vue, avec une armée de collaborateurs», explique-t-elle. 

Ils sont une vingtaine, mais trois y apparaîtront plus régulièrement : Marie-Lyne Joncas, qui se proclame «reine des coulisses», Olivier Niquet, qui adaptera son bêtisier de La soirée est (encore) jeune au format télé, ainsi qu’Arnaud Soly, qui s’improvisera Monsieur Gadget. Parmi les autres trouvailles, on ira filmer le quotidien de Mélissa Bédard, de ses trois filles et des trois garçons de son conjoint à Québec, pour un feuilleton à la manière des Kardashian. 

Julie a aussi réchappé Khate Lessard, exclue d’Occupation double Afrique du Sud et première femme trans à participer à une téléréalité au Québec. On assistera au processus habituellement très privé de vaginoplastie. Julie avait remarqué son talent de communicatrice dès le début d’OD, d’où sa présence parmi l’équipe du talk-show. D’autres noms : Dominic Paquet, Véronique Claveau, Pierre-Yves Roy-Desmarais, Sam Breton, Marième. Ça m’apparaît beaucoup de collaborateurs à première vue. Espérons que les entrevues en studio, la matière première d’un talk-show, ne seront pas noyées parmi des chroniques.

Les émissions du lundi et du mercredi seront présentées en direct à 21h, alors que celles du mardi et du jeudi seront enregistrées la veille, tout ça du MTL Grandé, un studio dans Pointe-Saint-Charles. Plus tard en décembre, l’animatrice recevra la presse sur son nouveau plateau, qui se veut très design et différent des plateaux habituels de talk-shows. Chaque soir, l’émission recevra autour de cinq invités, dont trois en studio. Comme l’a toujours fait Julie, l’émission sera un mélange d’entrevues en studio et de topos à l’extérieur.

Un certain scepticisme persiste au sujet de l’heure de diffusion, 21h, alors que les grands réseaux diffusent leurs séries les plus coûteuses et rassembleuses. Brigitte Vincent dit avoir fait ses devoirs, convaincue que le public est disponible à cette heure. «21h, c’est le nouveau 22h», dit-elle. V mise depuis sa naissance sur un public plus jeune, mais on semble vouloir élargir le groupe-cible cette fois-ci. «Des anti-conformistes, il y en a de tous les âges, et c’est ce public-là qu’on vise», explique Julie Snyder, qui ne lève pas le nez sur les boomers.

Stéphane Laporte croit toujours que Julie est à son meilleur dans un talk-show, et rêvait de l’y revoir un jour. Le concepteur admire en elle la capacité de mener des entrevues sérieuses et fouillées tout en faisant les pires folies, sur le même plateau. De tout temps, Julie n’a jamais laissé la banalité s’introduire dans un de ses projets, ne serait-ce qu’un instant. Vous êtes chez Julie, il se passe forcément quelque chose.

Chronique

«Fragile»: un duo solide

CHRONIQUE / Félix et Dominic n’ont rien en commun. Le premier, issu d’un milieu aisé, traîne un passé criminel et tente de reconstruire sa vie. Le second, issu d’un milieu modeste, est propriétaire d’un garage et est un adepte de motoneige. «Fragile», la nouvelle série de Serge Boucher, commence avec le décès de ces amis improbables dans un accident de voiture, avant de nous ramener cinq mois plus tôt, au moment de leur rencontre.

Des questions, vous vous en poserez mille et une dans chacune des scènes de ces 10 épisodes, en quête d’un indice, d’un signe pouvant résoudre cette tragédie. Comme dans Aveux, Apparences et Feux, ses précédentes séries, l’auteur crée un univers propice aux secrets, aux non-dits, si caractéristiques de son œuvre. De multiples morceaux d’un casse-tête que son complice, le réalisateur Claude Desrosiers, parvient à merveille à mettre en place, plan par plan.

Depuis qu’il est sorti de prison pour un crime grave, Félix Bachand (Marc-André Grondin), 35 ans, semble errer dans la maison de sa mère Mireille (Isabelle Vincent), qui s’apprête à se lancer en politique, et de son beau-père Jean-Charles (Christian Bégin), à la tête des Papiers Lanthier. Le frère de Félix, Emmanuel (Maxime de Cotret), ne comprend pas toute l’attention qu’on lui porte et ne lui fait pas du tout confiance. Félix s’entend beaucoup mieux avec sa demi-sœur Camille (Monia Chokri), qui pourtant, ne lui dit pas tout. C’est le moins que l’on puisse dire.

À 21 ans, Dominic Couture (Pier-Luc Funk) possède son propre garage dans une petite ville qu’on situe à une demi-heure de Drummondville, en milieu rural. Sa mère Cynthia (Sandrine Bisson) et sa tante Nancy (Valérie Blais) tiennent un petit resto, où travaille Kim (Juliette Gosselin), la blonde de «Dom». Son oncle Bazou (Martin Drainville) sert de lien entre les deux clans, étant l’homme à tout faire des Lanthier, et jetant un œil suspicieux sur Félix, depuis son retour en société. Il l’épie jusque dans son bac de récupération.

La rencontre fortuite entre Félix et Dominic fait naître une relation singulière, qu’on sent puissante dès le début. Il se passe quelque chose entre ces deux-là qu’on ne parvient pas à expliquer, du moins pas après les deux premiers épisodes, mais qui suscite une sorte de fascination. Comme dans toute l’œuvre de Boucher, Fragile transpire la vérité. On reconnaît les gens de ce petit restaurant de région, adeptes de danse en ligne le samedi soir, et tricotés serrés. La relation entre Dominic et sa mère est presque malsaine tant elle est étroite. Même que le fils montre des signes de jalousie quand sa mère se met à fréquenter un policier qui la courtise de près.

Chose rare : vous verrez beaucoup l’hiver dans Fragile. La série avait pourtant été conçue pour l’été — on faisait du camping et du quatre-roues plutôt que de la motoneige —, mais les contraintes de temps pour déposer la série entière sur l’Extra ont changé les plans, et c’est tant mieux. «C’est payant pour l’histoire et le récit», croit Serge Boucher, et je suis d’accord. Tourner l’hiver coûte plus cher; la lumière du jour se fait plus chiche et on doit produire moins dans le même temps. Sans parler du froid qui engourdit les comédiens et l’équipe technique — en plus de la motoneige, Marc-André Grondin avait à conduire à vélo dans la neige. Mais ne pas voir l’hiver dans nos séries relève de l’absurdité. Et ça donne des images absolument superbes.

Après Mémoires vives, Pier-Luc Funk exploite avec beaucoup de justesse son registre dramatique; ses échanges avec Marc-André Grondin sont chargés, intenses. Fragile prouve encore que Claude Desrosiers sait tirer le meilleur des acteurs, que ce soit avec Christian Bégin en riche homme d’affaires ou Sandrine Bisson en mère poule, altruiste. Les allers-retours dans le temps sont habiles, l’été faisant contraste avec l’hiver.

Ce qui constitue un avantage pour plusieurs : nous n’aurons pas à attendre une semaine entre chaque épisode pour connaître la suite. Dès jeudi matin, l’intégrale des 10 épisodes sera disponible sur l’Extra d’ICI Tou.tv. À moins que vous préfériez attendre la diffusion sur ICI Télé, dont la date n’a pas encore été dévoilée. Parce qu’il se pourrait que vous ayez à prendre une pause entre les épisodes, le temps d’assumer la charge émotive qui en ressort. Le plus beau, c’est que vous avez le choix.

Une suite à «Alerte Amber»

La série Alerte Amber n’est pas terminée : une suite intitulée tout simplement Alertes sera diffusée à partir de l’automne 2020, à raison de 24 épisodes par saison au lieu de 10. Elle passe donc de série saisonnière au format de série annuelle. Cette nouvelle mouture reprendra l’histoire laissée en plan au dernier épisode, en plus de suivre de nouvelles enquêtes menées par l’Escouade de la capitaine Stéphanie Duquette, jouée par Sophie Prégent. Alerte Amber a été un gros succès cet automne, ralliant en moyenne 1535 000 téléspectateurs le lundi à 21h à TVA.

Télé

L'actrice Mo’Nique poursuit Netflix pour discrimination salariale

LOS ANGELES — L’actrice américaine oscarisée Mo’Nique a annoncé jeudi avoir déposé une plainte pour discrimination salariale contre la plateforme de vidéo à la demande Netflix, qu’elle accuse de lui avoir proposé un contrat « au rabais » parce qu’elle est femme et noire.

Dans sa plainte, l’artiste, également chanteuse et humoriste, estime que Netflix lui offrait début 2018 pour une émission spéciale dédiée au stand-up la somme « discriminatoire » de 500 000 dollars US.

«Je devais faire un choix : je pouvais accepter ce que je considérais comme de la discrimination salariale ou je pouvais défendre ceux qui m’ont précédé et ceux qui me suivront», a-t-elle écrit sur son compte Instagram.

«J’ai choisi de les défendre», dit l’actrice de 51 ans.

Des accusations vigoureusement démenties par Netflix. «Nous sommes profondément attachés à l’inclusion, l’équité et la diversité, et nous prenons très au sérieux toute accusation de discrimination», a déclaré à l’AFP un porte-parole du géant du streaming.

«Nous croyons que notre offre initiale à Mo’Nique était équitable, raison pour laquelle nous allons nous défendre contre cette plainte», a ajouté le porte-parole.

Mo’Nique, Monique Hicks pour l’état-civil, a reçu l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour le film Precious en 2009. La même année, elle avait pris les commandes de son propre talk-show, qui fut stoppé en 2011.

D’après la base de données IMDB, le dernier film dans lequel elle figure est Almost Christmas, sorti en 2016.

La plainte qu’elle a déposée jeudi auprès d’un tribunal de Los Angeles considère que l’offre de Netflix « perpétue les différences de salaires imposées aux femmes noires », qui selon le document ne gagnent en moyenne aux États-Unis que 61 % des sommes versées aux hommes blancs.

«Il semble y avoir une limite à la volonté de Netflix de rémunérer le talent de certaines catégories de population, en l’occurrence les femmes noires», accuse la plainte, qui se réfère à des offres bien supérieures qui auraient été faites à des humoristes masculins, comme Jerry Seinfeld,  Eddie Murphy et Ricky Gervais.

Télé et radio

Stephan Dupont perd son micro au 98,9

L’animateur de l’émission du matin à Énergie 98,9, Stephan Dupont, et ses collaborateurs Raynald Cloutier et Pierre Blais, ont perdu leur micro. Ces départs surviennent dans la foulée d’une entrevue corsée menée en ondes avec l’analyste des matchs du Canadien, Marc Denis.

Vendredi, la station de Place d’Youville a fait disparaître toute mention du trio sur son site. La journaliste Caroline Dumont est la seule membre de l’équipe à demeurer en poste. 

Ce remue-ménage serait relié à un entretien que l’ancien gardien de but Marc Denis a accordé cette semaine à Raynald Cloutier. Le vétéran chroniqueur sportif a reproché à l’analyste de RDS de s’être moqué du gardien Elvis Merzlikins, des Blue Jackets, d’analyser sous toutes les coutures les performances du gardien substitut du Canadien Keith Kinkaid, afin de le prendre en défaut, et d’en avoir seulement pour Carey Price. Après une dizaine de minutes, Denis a fini par perdre patience et a lancé quelques mots d’église pour mettre fin à la discussion.

Sur sa page Facebook, vendredi après-midi, Stephan Dupont a publié une courte vidéo où il confie, sous le sceau de la dérision, qu’il «prend des vacances jusqu’en 2020». L’animateur en profite pour remercier ses auditeurs pour leur soutien au cours des cinq dernières années. «P.S. : en passant Ray (Cloutier) et Pierre (Blais), vous êtes en vacances aussi.»

Raynald Cloutier n’a pas retourné l’appel du Soleil vendredi. La direction de la station Énergie 98,9 s’en est pour sa part remis au département des communications de Bell Media, à Montréal. En fin de journée, Mélanie Sylvestre, directrice des communications et des relations publiques, a laconiquement répondu par courriel que Stephan Dupont n’«était plus associé à Bell Media», refusant de commenter davantage «les questions qui concernent (notre) personnel».

Aux derniers sondages Numeris, Dupont le matin s’est classé au quatrième rang des émissions matinales les plus populaires, avec 20 600 auditeurs au quart d’heure dans le marché central, derrière Radio-Canada, le FM93 et CHOI Radio X.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Vendredi: Pour emporter, ICI ARTV à 20h

Magalie Lépine-Blondeau se confie sur le pouvoir des voyages en solo et les dangers insoupçonnés du champagne.

Samedi: En direct de l'univers, ICI Télé à 19h

France Beaudoin reçoit la Nancy Riopelle de District 31, Geneviève Schmidt.

Dimanche: Révolution, TVA à 19h

Pour le quart de finale, les 14 derniers candidats doivent travailler en équipe.

Télé et radio

«Pour toujours, plus un jour»: un an à vivre

CHRONIQUE / Pier-Luc Funk n’a rien de l’acteur ténébreux. Sur le plateau de «Pour toujours, plus un jour», série prévue l’automne prochain à VRAK, il accueille les journalistes couvert d’une simple serviette de bain, tout sourire, loin d’être embarrassé. Son personnage sort de la douche, pourquoi se couvrirait-il autrement? On sait déjà qu’on aura affaire à un tournage agréable et pas compliqué.

À 25 ans, il est l’un des acteurs les plus en demande. On l’a vu au grand écran dans Matthias et Maxime, le dernier long métrage de Xavier Dolan, et il sera l’une des têtes d’affiche de Fragile, la nouvelle série de Serge Boucher dont je vous parlerai prochainement. Dans Pour toujours, plus un jour, il incarne Chuck, atteint d’une maladie orpheline, qui n’a plus qu’un an à vivre. Aussi bien en profiter à fond et réaliser ses rêves, avec sa blonde Delphine, jouée par Catherine Brunet.

«Par contre, on n’est pas du tout dans la bucket list de vœux à réaliser avant de mourir, confie le comédien. Sa façon de voir le risque change, et il fait des choix sans penser aux conséquences.» Victime d’étourdissements, de maux de tête et d’engourdissements, Chuck devra toutefois se buter à des obstacles.

La série de 14 demi-heures émane de l’équipe du Chalet, produite par Passez Go. Un gros succès de VRAK, qui demeure une référence dans cette nouvelle vague de séries jeunesse plus adultes. Par contre, Pier-Luc Funk ne voit absolument pas Pour toujours, plus un jour comme une série jeunesse. «On va beaucoup plus dans les tabous, la liberté. Je ne mets aucun filtre, je la vois juste comme une bonne série. Ça veut toucher tout le monde.»

La série est aussi une histoire d’amitié. Catherine Brunet fait partie du clan rapproché de Pier-Luc, tout comme une bonne partie de l’équipe de production. «J’ai la chance de les côtoyer tous les jours sur le tournage. La gang de Passez Go, on va vraiment dans un chalet en fin de semaine et dans le Sud chaque année tous ensemble», confie Pier-Luc Funk. L’acteur est convaincu que cette forte intimité facilite grandement le travail. «On oublie qu’on est sur un plateau. La prise de risques entre comédiens est tellement plus forte. Je ne peux pas rêver d’une meilleure partenaire de jeu que Catherine. On se connaît tellement. Si je veux essayer quelque chose, elle ne va pas m’en tenir rigueur. Elle lit en moi.» Je le confirme : en les voyant lovés sur le divan, on croit tout de suite à l’intimité de ce couple fictif.

Dans cette série qui nous fera réfléchir à notre propre existence, «on va rire et pleurer dans la même scène», annonce la réalisatrice Marie-Claude Blouin, à qui on doit entre autres Le chalet et L’Académie, et qui a voulu donner une touche nostalgique à cette comédie dramatique. Parmi les autres personnages, Karl-Antoine Suprice joue le meilleur ami de Chuck, Junior, Isabelle Brouillette incarne sa mère très protectrice, Rémi Goulet est Benji, le petit frère de Chuck, et enfin, Victoria Diamond, la meilleure amie de Delphine. Guillaume Girard signe les textes en compagnie de Kristine Metz, Patrick Dupuis et Erika Soucy.

DENIS DUBOIS: DE TÉLÉ-QUÉBEC À TVA

Pas une semaine ne se passe sans qu’on annonce du mouvement à la direction de nos grands réseaux de télévision. Aujourd’hui, au tour de Québecor Contenu d’annoncer la nomination de Denis Dubois à titre de vice-président des contenus originaux. Celui-ci vient à peine de quitter son poste de directeur des programmes à Télé-Québec après cinq ans. Cette nouvelle arrive deux semaines après l’annonce du départ de Ginette Viens, jusqu’ici vice-présidente Marques et Contenu, et une semaine après celui de Suzane Landry, directrice principale chaînes et programmation de Groupe TVA, que des rumeurs envoient du côté de Bell Média. Il s’agit d’un retour à TVA pour Denis Dubois, qui avait notamment vu aux destinées des chaînes spécialisées, dont Yoopa et Mlle (devenue Moi et cie), de 2008 à 2013. Il hérite cette fois-ci d’un mandat beaucoup plus large, celui de choisir et de développer le contenu original de TVA, des chaînes spécialisées et du Club illico. Il aura sous sa gouverne deux directeurs généraux qui seront nommés au cours des prochaines semaines.

Télé et radio

Don Cherry congédié par Sportsnet [VIDÉO]

TORONTO - Impertinent, cinglant, fermeté des opinions; le vétéran commentateur sportif Don Cherry n’a jamais eu peur de mettre le feu aux poudres pendant le segment «Coach’s Corner» sur les ondes de «Hockey Night in Canada».

Sa plus récente sortie lui a coûté son emploi.

Dans une déclaration de deux paragraphes lundi après-midi, le réseau Sportsnet a confirmé qu’il coupait les ponts avec Cherry.

«Les sports rassemblent les gens - ils nous unissent plutôt que de nous diviser. À la suite de discussions additionnelles avec Don Cherry après l’émission de samedi soir, il a été décidé que le temps est venu pour lui de quitter son poste immédiatement, a déclaré le président de Sportsnet, Bart Yabsley. Pendant l’émission, il a émis des commentaires qui sèment la division et qui ne correspondent pas aux valeurs qui nous représentent ou à ce que nous croyons.

«Don est synonyme de hockey et a joué un rôle intégral dans la croissance du sport au cours des 40 dernières années. Nous aimerions remercier Don pour ses contributions au hockey et à la diffusion de sports au Canada.»

Le départ de Cherry fait suite à un segment qui a généré une indignation généralisée autant de l’intérieur que de l’extérieur du monde du hockey. Dimanche, le réseau s’est excusé pour les propos de Cherry selon lesquels les nouveaux immigrants ne portent pas le coquelicot et, du coup, n’appuient pas les anciens combattants.

Lundi, jour du Souvenir, le réseau a effectué un pas de plus.

Cherry, qui est âgé de 85 ans, avait ciblé les nouveaux immigrants à Toronto et à Mississauga, ville ontarienne où il vit, qui, selon lui, ne rendent pas hommage aux anciens combattants canadiens et aux soldats décédés.

«Vous ... vous aimez notre mode de vie, vous aimez notre lait et notre miel. Vous pourriez, à tout le moins, verser quelques dollars pour un coquelicot ou quelque chose du genre», a déclaré Cherry samedi soir.

«Ces gens ont payé pour le mode de vie que vous appréciez au Canada, ces gens ont payé le prix le plus élevé.»

Pas seulement les immigrants visés

Lundi soir, Don Cherry a téléphoné à La Presse canadienne pour affirmer qu’il avait été congédié et pour lire une déclaration dans laquelle il refuse de s’excuser. Il a insisté pour dire que ses commentaires de samedi dernier ne s’adressaient pas qu’aux nouveaux immigrants, mais à tout le monde.

«Coach’s Corner» et «Hockey Night in Canada» sont diffusés au réseau CBC en vertu d’une entente de sous-licence avec Rogers Media, le propriétaire de Sportsnet, à qui appartiennent les droits de télédiffusion des matches de la LNH au Canada anglais.

Budweiser, commanditaire de «Coach’s Corner», a publié un communiqué condamnant les propos de Cherry après la décision de Sportsnet.

«Les commentaires prononcés samedi à ‘Coach’s Corner’ étaient clairement inappropriés et semaient la division, et ne reflètent aucunement la vision de Budweiser», peut-on lire dans le communiqué de Todd Allen, vice-président marketing des Brasseries Labatt du Canada, dont Budweiser est l’une des marques.

«À titre de commanditaire de l’émission, nous avons immédiatement manifesté nos inquiétudes et nous respectons la décision prise par Sportsnet aujourd’hui.»

Sur son site internet, le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) dit avoir reçu un grand nombre de plaintes très similaires concernant «Coach’s Corner», au point de dépasser ses capacités de traitement technique.

«Par conséquent, bien que le CCNR traite cette émission dans le cadre de son processus habituel, il ne peut accepter aucune autre plainte», a ajouté l’organisme.

Ron MacLean, l’acolyte de Don Cherry pendant le segment «Coach’s Corner», a présenté des excuses sur Twitter dimanche.

«Don Cherry a exprimé des commentaires blessants, discriminatoires, qui étaient carrément erronés. (...) Je vous dois des excuses, aussi. J’étais assis là, je n’ai pas saisi, je n’ai pas réagi», a déclaré MacLean.

Des appuis

Les critiques à l’endroit de Cherry sont venues rapidement alors que circulaient sur internet des extraits vidéo du segment. Personnage très controversé tout au long de sa longue carrière à la télévision, Cherry a aussi eu droit à des appuis de partisans sur les médias sociaux au cours des deux derniers jours.

Joueur combatif qui a passé sa carrière de hockeyeur dans les ligues mineures, Cherry a été nommé entraîneur-chef par excellence dans la LNH en 1976 avec les Bruins de Boston. Il est passé à la télévision en 1980.

Reconnu pour ses tenues vestimentaires extravagantes et son habitude de lever le pouce en l’air en guise d’approbation, Cherry était susceptible de dire n’importe quoi lors de son populaire segment, présenté entre les première et deuxième périodes des matchs du samedi. Au fil des ans, il lui est arrivé d’émettre des propos sur les joueurs européens, les francophones et sur la politique - entre autres sujets - qui l’ont souvent placé dans l’eau chaude.

Après de nombreuses années sur les ondes de la CBC, «Hockey Night in Canada» s’est retrouvée au réseau Sportsnet lorsque Rogers a obtenu les droits nationaux de diffusion pour une période de 12 ans et pour une somme de 5,2 milliards $, à compter de 2014.

Personne n’était en mesure de dire, lundi, qui allait remplacer Cherry à «Coach’s Corner» ou si ce segment allait continuer dans son format actuel.

Télé

Les choix télé de Richard Therrien

Un zoo pas comme les autres, TVA à 19h

On nourrit deux alligators américains et on donne le biberon à Betty, le bébé yack.

Ruptures, ICI Télé à 21h

L’audience au sujet du dossier de Christelle Piazza (Mahée Paiement) tourne drame quand le juge Ravarie (Germain Houde) tombe inconscient.

Zone franche, Télé Québec à 21h

La pornographie est-elle trop banalisée? Isabelle Maréchal et Raed Hammoud posent la question.