« J’aime ça, parler au monde », affirme la Granbyenne Sydney Lallier, qui s’est pliée de très bonne grâce à une séance d’autographes et de photos, mercredi au Palace.

Sydney Lallier comble ses fans au Palace

Certains restaient muets, d’autres n’avaient aucun mal à lui dire comment ils la trouvent. La Granbyenne Sydney Lallier a pris un bain de foule, mercredi soir, au Palace de Granby. Un rendez-vous sans spectacle, où la lauréate de La Voix Junior s’est rendue à la rencontre de son public.

Dans le foyer, des dizaines de fans attendent en file dans un serpentin de rubans jaunes. Puis, famille par famille, ils entrent dans l’espace avant la grande salle. C’est là que Sydney les attend, tuque sur la tête et sourire contagieux. 

« Il y a des gens qui sont venus de Montréal, de Sherbrooke... Il paraît qu’il y a des gens qui ont appelé pour dire qu’ils s’en viennent de Québec, énumère son professeur de chant, Olivier Chagnon. Il y a des articles qui disaient que personne n’avait gagné un concours en faisant du rap à travers l’Amérique ! Il y en a qui ne veulent pas manquer leur chance de rencontrer Sydney. »

Réalise-t-elle à quel point sa victoire, en tant que rappeuse, inspire et pose un pavé sur la voie de ce style musical ? 

« Maintenant, je le réalise. Quand je suis à la maison, ça ne change rien. C’est quand je sors et que les gens me reconnaissent que ça change vraiment quelque chose [dans ma vie]. J’aime ça parler au monde. Ce sont des personnes qui... m’admirent, dit-elle en hésitant sur le mot. C’est le fun d’être la joie de quelqu’un. C’est la moindre des choses de prendre une photo. »

Si elle se fait maintenant arrêter dans la rue, sa réalité à l’école — elle étudie à Parkview en 6e année — n’a pas vraiment changé. La rappeuse de 11 ans raconte que, la semaine dernière, on lui en parlait beaucoup, mais la situation est revenue à la normale depuis. 

Sydney sera toutefois appelée à manquer un peu d’école, car les répétitions débutent en vue du spectacle qui sera présenté au Centre Vidéotron, le 9 décembre, et au Centre Bell, le 16.

Rencontres

Il est temps d’inviter une nouvelle famille dans le hall. Son père, Sylvain, place les cheveux et la tuque de Sydney, impatiente de rencontrer les admirateurs suivants. Plusieurs portent d’ailleurs une tuque comme elle ; deux jeunes filles ont adopté la même coiffure qu’elle portait pour certaines entrevues télé, soit un demi-chignon sur le haut de la tête.

Ariane, 11 ans, est l’une d’elles. À l’école, elle porte aussi une tuque. Granbyenne elle aussi, elle aime de Sydney « son style, comment elle chante. Elle est talentueuse. » Elle est venue la rencontrer avec sa sœur, Laurie-Ève, âgée de 6 ans, coiffée elle aussi du demi-chignon, et d’une amie.

Mélodie, pour sa part, n’était pas fan de rap avant de la voir à la télé. Mais depuis, elle n’écoute plus que ça. Mercredi soir, elle avait fait la route depuis Saint-Jean-sur-Richelieu avec sa sœur Marilou, son père et sa grand-mère, qui a eu vent de la séance d’autographes et de photographies.

« Aujourd’hui, elle ne me croyait pas quand je suis allée la chercher en lui disant qu’on allait voir Sydney, relate pour sa part Dominik, la mère d’Allianna. Quand Sydney a gagné, on pleurait et lui pleurait au téléphone, ajoute-t-elle en pointant son ami Jimmy. Elle est unique. »

Allianna aime danser et y allait avec entrain lorsque la rappeuse était sur scène pendant l’émission. Jamais, auparavant, sa grande fille de 6 ans n’avait autant admiré une personnalité, raconte Dominik. Avec Sydney, elle a aujourd’hui sa première idole.

La jeune fille a par ailleurs reçu la visite d’un confrère rappeur, Carl « Brainew » Lévesque, qui y est allé de commentaires et de conseils. 

« Je suis content de te rencontrer !, lui a-t-il dit. Je sais ce que tu sens quand tu fais du rap, parce que j’en fais. J’ai aimé tes performances. T’as gardé ton authenticité, et ça, c’est important. T’es arrivée avec un style, et tu l’as gardé. Change pas. »