«J’aime les gags, les mises en situation, les malaises. J’aime que les gens se disent : ‘‘y’a tu vraiment dit ça?’’ C’est un show drôle, niaiseux, mais pas imbécile, avec de l’émotion et sans préjugé. En fait, c’est un mélange de plein de choses», résume Stéphane Fallu.

Stéphane Fallu: décousu... et fier de l’être!

Soyons honnêtes. Si Stéphane Fallu est aussi déjanté sur scène qu’en entrevue, les spectateurs ne devraient pas s’ennuyer. Il leur suffira de plonger tête première dans son univers et de se laisser porter.

C’est lui-même qui le dit : son nouveau spectacle, qu’il a intitulé Pus d’signal, ne suit pas de fil conducteur précis. Pourquoi s’en soucier?

« C’est très ludique. C’est le spectacle le plus déconstruit que j’ai jamais écrit. J’arrive sur scène et je commence à jaser avec le public. C’est interactif; j’emmène les gens dans mon monde », dit-il.

Mais encore? « C’est de l’improvisation... placée. Ce sont des textes que j’ai travaillés en tabarnouche, mais je bouge mes numéros. Je me promène. C’est très flyé, très l’fun à faire. Les gens sont à la fois témoins et ils ont droit de parole », ajoute l’humoriste.

Bref, mieux vaut être sur place pour comprendre... Ce qui est clair, cependant, c’est que Stéphane Fallu est en mode stand-up pur. Sans personnage, sans fioritures, il monte sur scène avec comme seuls arguments sa bouille sympathique et son humour décalé.

« J’aime les gags, les mises en situation, les malaises. J’aime que les gens se disent : ‘‘y’a tu vraiment dit ça?’’ C’est un show drôle, niaiseux, mais pas imbécile, avec de l’émotion et sans préjugé. En fait, c’est un mélange de plein de choses », lance-t-il au sujet de cette production qu’il a créée de bout en bout et qu’il présente ce soir à Waterloo.

Pressé... ou pas
Il y a d’abord eu Les théories de Fallu, puis Bon deuxième — dix ans plus tard! — en 2015. Pour cette nouvelle offrande, les choses sont allées plus vite. Beaucoup plus vite.

« J’ai fini la tournée de Bon deuxième et trois jours plus tard, je faisais une heure et demie de nouveau matériel. J’avais déjà écrit des choses et testé des numéros. Je voulais le faire tout de suite. Et en un mois, j’avais une cinquantaine de shows bookés. C’est une belle surprise! »

Quand on lui demande pourquoi il a baptisé ce spectacle Pus d’signal, Stéphane Fallu parle de sa présence dans un chalet isolé sans connexion internet, puis relate une panne de courant de plusieurs heures. Tout cela, raconte-t-il, a fait popper plein de bonnes idées dans son imaginaire foisonnant. Des réflexions du genre : « Peut-on prendre un peu le temps? » « Peut-on juste décrocher, s’amuser et ne pas trop se prendre au sérieux? »

L’aguiche de son spectacle le présente d’ailleurs comme « un Fallu plus confiant, plus confident, plus mordant, qui se pose de grandes questions sur la performance à tout prix, la famille, la difficulté de respecter les conventions ainsi que sur son désir de se réaliser et de concrétiser ses rêves ».

« Beaucoup de gens se préoccupent de beaucoup de choses. Ça fait du bien de sortir de sa vie. Je raconte des histoires et j’aime que les gens s’abandonnent. »