La compétition de danse hip-hop Spotlight avait lieu samedi à Granby. Quarante et une troupes de danse ainsi que 90 danseurs solos ou en duo y ont participé.

Spotlight: plus de 400 danseurs et 1500 spectateurs

La compétition de danse Spotlight a été victime de son succès, samedi à Granby. Ils ont été plus de 400 danseurs de hip-hop à se mesurer les uns aux autres et quelque 1500 spectateurs se sont présentés au cours de la journée.

Le succès a été tel que l’organisation a dû refuser des gens à la porte, parfois même des parents venus de l’extérieur pour encourager leurs enfants. Samantha Desmarais, du Freak Studio à Granby et coorganisatrice de la compétition, se promet de changer de salle l’an prochain pour pouvoir doubler le nombre de places. La compétition avait lieu dans un gymnase du Collège Mont-Sacré-Coeur. 

Au-delà de ces désagréments, les commentaires sont tous très positifs sur la page Facebook de la compétition. On y souligne le niveau relevé des compétiteurs et le talent de l’animatrice, qui a su garder la foule en éveil durant... neuf heures!

En 2017, la compétition avait accueilli 17 troupes de danse. Cette année, elles étaient plutôt 41, en plus des 90 danseurs solos ou en duo.

« Cette année, on a collaboré [avec la compétition de hip-hop Fantasia] et on [s’était davantage préparé], indique Mme Desmarais­ pour expliquer ce succès exponentiel. Souvent, dans le monde de la danse, ça va se parler. C’est beaucoup de bouche à oreille. Une école de danse amène une troupe une année, puis amène les autres troupes l’année d’après. » 

L’émission de danse urbaine Danser pour gagner a certainement joué son rôle auprès du grand public venu découvrir le talent des troupes qui se sont déplacées d’aussi loin que de la Gaspésie.

Samantha Desmarais, du Freak Studio à Granby et coorganisatrice de la compétition

Juges spécialisés

Les danseurs précompétitifs et compétitifs ont envahi la scène les uns après les autres. Les niveaux les plus relevés étaient attendus en fin de journée. Les danseurs étaient non seulement répartis par groupe d’âge, mais aussi par catégorie.

La troupe Majesty, de Lachine à Montréal, était l’une des dernières à performer, dans la catégorie Compétitif senior 16 ans et plus. « On est nerveuses, mais on est super excitées. C’est un bon stress, souligne Agatha Kowalski, l’aînée de la troupe (29 ans). On danse ensemble depuis longtemps — entre 3 et 10 ans selon les filles. On a une bonne synergie, une belle complicité. »

Le fait que la compétition soit axée uniquement sur le hip-hop lui plaisait particulièrement puisque les juges, spécialisés dans ce style, peuvent donner des commentaires plus précis et pertinents.

Le panel de juges était composé du danseur de renommée internationale Handy « Monsta Pop » Yacinthe, de Laurence Brière, membre de la troupe C4 et connue pour son passage à Danser pour gagner, et de Tommy Tremblay, coach de la troupe MARVL, qui avait aussi participé à l’émission télé.

2500 $ de bourses

Les juges ont été appelés à noter les participants selon leur créativité, le niveau de difficulté, l’originalité, la performance, la musicalité et le style.

Des trophées et des rubans ont été remis aux gagnants, de même que des bourses totalisant 2500 $.