Émile Proulx-Cloutier animera le spectacle de samedi soir, Beau comme on s’aime, qui soulignera les 50 ans de l’Office franco-québécois pour la jeunesse.

Spectacles gratuits du FICG: une façon de dire merci

Bien que le volet concours du 50e Festival international de la chanson se soit terminé mercredi avec le triomphe du Saskatchewanais Lord Byrun, la fête n’est pas terminée pour autant. Depuis, quatre spectacles uniques ont été ou restent à être présentés sur la grande scène Desjardins érigée au parc Daniel-Johnson, sans compter la venue de l’OSM il y a deux jours au Palace et la douzaine d’autres spectacles présentés sur la scène Artopex. Bref, Granby n’est pas zoo par les temps qui courent, elle est Festival de la chanson.

Cette dense programmation musicale est d’ailleurs une belle façon de dire « merci » aux citoyens de Granby, qui accueille depuis cinq décennies le FICG chez eux.

« C’est une façon de les remercier d’être là, année après année. Le Festival leur appartient beaucoup. On veut qu’ils soient fiers et qu’ils aient envie d’y participer encore longtemps », confirme le directeur adjoint du Festival, Érick-Louis Champagne.

Alors, pour célébrer 50 ans de loyauté, l’organisation a désiré faire les choses en grand. D’où l’ajout d’une quatrième journée de festivités gratuites et d’une deuxième scène au parc Daniel-Johnson, qui permet davantage de spectacles extérieurs. D’où l’ajout de deux spectacles jeunesse, Brimbelle (samedi, 14 h) et Les Petites Tounes (dimanche, 14 h) pour rejoindre les tout-petits. D’où l’ajout d’une grande roue et d’une place Chansons à boire avec dégustation de bières de microbrasseries.

« On ignore si tout ça va revenir dans le futur. Dans notre tête, c’était vraiment juste pour le 50e », glisse M. Champagne.

Il en était de même pour la présence de l’Orchestre symphonique de Montréal, jeudi, pour accompagner sept grandes interprètes. « On voulait souligner le 50e de façon unique, avec un orchestre qui a quand même une réputation mondiale. Eux, c’est sûr qu’on ne les aura pas tous les ans. C’était donc une chance unique de les voir ».

C’est aussi le cas des quatre spectacles extérieurs sur mesure qui défilent au parc Daniel-Johnson depuis jeudi. « Pour les 50 ans, il y avait une volonté [au sein de l’organisation] de donner un plus value au Festival. Les quatre spectacles vont en ce sens puisqu’ils ont tous une raison d’être différente », explique le DG adjoint.

Luc De Larochellière se chargera de l’animation du spectacle de clôture, Fou de toi, présenté dimanche soir.

Une imposante brochette d’artistes
On le sait, ce n’est pas la première fois que le Festival de la chanson prépare des spectacles-concepts uniques où est réunie sur scène une brochette d’interprètes. On n’a qu’à penser à 30 succès, 16 voix, à la Messe à Dédé Fortin ou aux hommages à Robert Charlebois et Jean Leloup. « Quand on a des idées, on y va ! » dit Érick-Louis Champagne.

Et des idées, ils en ont eu !

Le spectacle de jeudi, OK on part ! avec Vincent Vallières et ses invités, est parti de la volonté de l’organisation de souligner son partenariat avec Secondaire et Cégeps en spectacle. « On a donné le mandat à Vincent de monter un show avec des artistes qui y ont déjà participé », souligne M. Champagne.

Musique de notre monde, présenté vendredi, se voulait une « façon de faire connaître des artistes néo-québécois. On souhaitait qu’ils puissent être vus et entendus d’un maximum de gens parce qu’ils font aussi partie de nous et ont à coeur la chanson francophone. »

Dix d’entre eux ont donc été parrainés par dix artistes québécois bien établis et, ensemble, ils ont repris des classiques de la chanson québécoise en ajoutant quelques épices de leur pays natal aux succès de leur artiste parrain.

Samedi et dimanche
Le spectacle de ce samedi, Beau comme on s’aime, se veut quant à lui un hommage à l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) qui, depuis 50 ans, permet à des artistes d’ici de se faire valoir en France, et vice-versa. Y seront réunis neuf auteurs-compositeurs-interprètes ayant déjà bénéficié de ce programme : Émile Proulx-Cloutier — qui se chargera également de l’animation —, Yann Perreau, Daniel Boucher, Loco Locass, Valaire, Alexandre Désilets, Alfa Rococo, Catherine Major et Foray, de France.

Puis, pour terminer cette grandiose 50e édition, un « gros show de clôture » s’est avéré un must. « On a réuni 14 artistes qui sont passés par le Festival pour faire un clin d’oeil à l’histoire du FICG », dit Érick-Louis Champagne.

Parmi eux, il y en aura des récents — Caroline Savoie, Klô Pelgag, Karim Ouellet —, mais aussi de moins récents — Luc De Larochellière (qui animera et signe la direction artistique), Jean-François Breau, Pierre Lapointe ou encore Robert Paquette.

Ce dernier verra d’ailleurs sa chanson Bleu et blanc officiellement intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens dimanche, sur scène.

Rendre l’art disponible
En tout et pour tout, ce sera donc une cinquantaine d’artistes qui auront défilé sur scène durant ces quatre jours. À tous ceux et celles qui se le demandent : oui, une bonne partie du budget de la 50e édition du Festival de la chanson de Granby est allée dans ces spectacles, admet Érick-Louis Champagne.

« Mais on l’a fait dans un but de partage. Dans la volonté de rendre l’art, la chanson francophone, disponible au plus de monde possible. »

De ce fait, il mentionne qu’entre 10 000 et 12 000 personnes sont attendues sur le site chaque soir. « On annonce beau ; c’est ce qu’on espère. »