La Troupe Musicophonie présente un spectacle-bénéfice au profit de la Fondation Louis-Philippe Janvier les 8 et 9 novembre. ­

Spectacle-bénéfice de la Troupe Musicophonie : «Il est là le bonheur, il est là»

C’est autour du thème du bonheur que gravite le spectacle-bénéfice mis sur pied par la Troupe Musicophonie au profit de la Fondation Louis-Philippe Janvier. Cette année, l’événement musical sera présenté les 8 et 9 novembre au Palace de Granby.

« Le chant sécrète des hormones de bonheur », insiste Johanne Lussier, directrice musicale de la Troupe Musicophonie et mère de Louis-Philippe Janvier, décédé du cancer à l’âge de 26 ans.

Le spectacle Le bonheur, il est où ? aura pour artistes invités Patrice Michaud le vendredi, et Andréanne A. Malette le samedi. Tous deux ont accepté de bon cœur d’offrir quelques chansons de leur répertoire.

Au nom de Louis-Philippe

La Fondation Louis-Philippe Janvier, qui a pour but d’aider les jeunes adultes atteints du cancer, gère le Fonds Louis-Philippe Janvier, créé en avril 2018 en partenariat avec la Fondation du Centre hospitalier de Granby. Ce fonds permet d’apporter une aide financière directe aux jeunes âgés entre 18 et 35 ans et aux prises avec le cancer. Une tranche d’âge « où il y a un grand vide au niveau de la recherche », mentionne Mme Lussier.

Depuis sa création, le fonds est venu en aide à 13 jeunes adultes et leur famille. Un peu plus de 38 000 $ ont été distribués à ces jeunes adultes atteints du cancer. De l’argent qui sert à subvenir aux besoins de base de la famille, par exemple, pour l’achat de nourriture ou de fournitures scolaires.

« C’est ce que Louis-Philippe souhaitait et nous poursuivons la mission qu’il s’était fixée », indique Benoit Janvier, président de la fondation qui porte le nom de son fils parti trop tôt.

Thématiques reliées

« Après le départ de mon Louis-Philippe, curieusement, les thématiques des spectacles ont suivi le cours de ma vie », souligne Johanne Lussier. Ainsi, les thèmes ont été « Debout », « En famille » et « Le bonheur, il est où? ».

« C’est une suite logique avec le deuil. Quand tu vis un deuil, il faut que tu te tiennes debout. Juste ça, ça prend toute l’énergie. Ensuite, ça te prend ton entourage et ta famille pour t’aider. Après, tu te rends compte qu’il y a de petits bonheurs qui arrivent », poursuit Mme Lussier.

La Troupe Musicophonie a été fondée par Johanne Lussier et Benoit Janvier il y a 32 ans, lorsque Louis-Philippe a été frappé par le cancer à l’âge de 9 mois. Ce dernier a assuré l’animation des spectacles qui ont suivi « avec tout l’humour qu’on lui connaissait », et ce, jusqu’en 2012. À présent, ce sont ses sœurs, les chanteuses Marie-Ève et Émilie Janvier, qui ont pris le relais. La chorale était l’occasion pour Johanne Lussier de se battre, elle aussi, et d’amasser des fonds servant à alimenter la recherche contre « ce fléau qui osait s’attaquer à [son] fils et à d’autres enfants ».

Au dernier spectacle de Musicophonie, il y a deux ans, la Fondation Louis-Philippe Janvier avait remis 106 000 $ au Fonds du même nom.

Une grande famille

« Musicophonie, c’est une thérapie pour plusieurs. Beaucoup viennent chanter pour le plaisir de se retrouver ensemble », souligne la directrice musicale.

« C’est comme une grosse gang. Une grosse bulle. On se soutient tout le temps les uns les autres », relate Stéphanie Hébert, membre et chorégraphe de la troupe.

Lorsqu’on demande à cette dernière la raison de son implication dans Musicophonie, elle réitère à quel point sa mission d’aider les jeunes adultes dans la région est importante.

« C’est encore plus motivant de savoir que tout ce qu’on fait, ça va aller directement aux jeunes adultes atteints de cancer. Ça peut être mon voisin, mon chum qui, demain matin, peut être malade et qui peut avoir besoin de cette aide financière ».

Pour le « doyen » de la troupe, Denis Couture, présent depuis le début, il importe de ne pas laisser de côté cette tranche d’âge.

« Ce sont nos jeunes d’aujourd’hui. C’est vraiment désolant qu’ils tombent entre deux chaises », rapporte-t-il.

M. Couture se rappelle également avec affection le fils de Johanne Lussier.

« Louis-Philippe, c’était l’idole de la troupe. Quelqu’un qui ne le connaissait pas n’avait qu’à lui parler cinq minutes et il était déjà accroché », raconte-t-il.

Pour lui, « Musicophonie, c’est une grande famille. On chante ensemble, on pleure ensemble et on a des émotions ensemble. On est tous des frères et sœurs. »

« Après la mort de Louis-Philippe, ça a été une grande tristesse. Mais là, il faut passer à autre chose, il faut la joie. Il faut donner de l’espoir », conclut Denis Couture.

Lors du spectacle, la Fondation Louis-Philippe Janvier annoncera le montant remis dans le Fonds Louis-Philippe Janvier grâce aux activités-bénéfice qui se sont déroulées durant l’année.

Les membres de Musicophonie invitent les citoyens à venir danser, chanter et s’amuser avec eux les 8 et 9 novembre, à 20 h. Les quelques billets restants sont au coût de 40 $ et disponibles sur ovation.qc.ca.