Pierre Harel, Martin Deschamps, George Papafilys, Johnny Gravel, Pat Martel, André Bisson et Breen LeBoeuf seront à l’église St-George ce samedi pour un spectacle de SOS R’N’R.

SOS R’N’R: dans la continuité d’Offenbach

C’est parce qu’il était « enragé noir », selon ses propres dires, que Pierre Harel a fondé SOS R’N’R, en 2015, 30 ans après la dissolution officielle d’Offenbach. Et il ne mâche pas ses mots pour décrier ce qui l’avait choqué.

« Je venais de voir à la télévision le spectacle À grands coups d’amour pour Gerry : 25 ans plus tard, présenté lors des Francofolies, et j’ai trouvé ça dégueulasse. C’était un manque total de respect pour Gerry et même pour nous [les autres membres d’Offenbach]. C’était d’une vulgarité énorme, on avait fait appel à des auteurs-compositeurs-interprètes qui savaient à peine chanter... Même Gerry a dû se retourner dans sa tombe ! » lance-t-il au bout du fil, quasi d’un trait.

« Je me suis dit qu’il ne fallait pas laisser passer ça, qu’il fallait trouver une façon pour que les nouvelles générations sachent c’était quoi, Offenbach, poursuit-il. C’était les années 70, l’expansion du rock’n roll pas juste au Québec, mais partout... Ça fait que j’ai reparlé à John McGale, à qui ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé, et à plusieurs autres ex aussi, et SOS R’N’R est né. »

Le club des ex

Ce n’est pas un groupe hommage, se défend-il, davantage une « entité ouverte » qu’un groupe de musique à proprement parler, mais ça va dans la continuité d’Offenbach. La formation compte dans ses rangs d’anciens musiciens, paroliers et compositeurs ayant transité par Offenbach, dont Johnny Gravel, Martin Deschamps, Breen LeBoeuf, George Papafilys, Michel « Willie » Lamothe, Roger « Wézo » Belval, Denis et Justin Boulet, Michel Rivard, Plume Latraverse et bien d’autres. « L’objectif est de permettre la réunion fraternelle d’anciens membres du groupe Offenbach », est-il écrit sur la page Facebook de SOS R’N’R.

Et c’est en fait ce que promet Pierre Harel pour samedi soir, alors qu’il s’arrêtera à Granby avec six autres musiciens pour un des rares spectacles qu’ils ont donnés en deux ans — on peut probablement les compter sur les doigts d’une main ! « Ça va être un festival de souvenirs, une belle commémoration de notre jeunesse, à nous et au public », dit-il, conscient qu’il y aura fort probablement beaucoup de têtes blanches dans la salle.

Bien sûr, l’église St-George résonnera à travers les « 10 000 watts de sons » que cracheront plusieurs grands classiques d’Offenbach — Câline de Blues, Faut que j’me pousse, Ayoye et autres La voix que j’ai ou Chu un rocker —, et « si la muse passe », laisse entendre le chanteur, il y aura peut-être place à une bonne vieille improvisation musicale « comme dans le temps ».

Si ses acolytes sont d’accord, Harel aimerait également passer l’entracte sur scène pour que le public puisse partager avec eux leurs « histoires comiques de vieux chums qui se retrouvent ».

Il y aura en outre une captation vidéo de la soirée. « On aimerait peut-être la vendre à la télévision », glisse le rockeur.

Plusieurs articles promotionnels seront par ailleurs en vente sur place, dont des enregistrements hors circuit « qui n’existent plus », fait savoir Pierre Harel.

Envie d’y aller ? Malheureusement, l’événement affiche complet depuis plusieurs semaines déjà... Meilleure chance la prochaine fois !