Le rappeur granbyen, Julien «SENE» Senécal

SENE: le rappeur de bonne famille

Dans quelques-unes de ses chansons, Julien Senécal, alias SENE, se qualifie de « casseur local ». Assoiffé de succès, le jeune rappeur rêve de percer le milieu avec son style bien à lui. Après tout, il a « nothing à perdre ».

À 23 ans, SENE (prononcez Séné) rappe depuis déjà sept ans. La chose lui est venue tout naturellement, raconte-t-il. « Je rappais avec mes amis et ils me disaient que mes lignes étaient les meilleures et que je devrais essayer de percer. »

« J’ai essayé plein de styles. Au début, c’était en anglais, puis je suis tombé amoureux de la langue française en écoutant des rappeurs de la France. Lefa, Niska, Ninho... ce sont trois sources d’inspiration pour moi », explique le Granbyen qui — rap oblige — insère néanmoins des touches de franglais dans ses compositions.

Ce n’est qu’en février dernier que Julien Senécal a décidé de faire le grand saut. « Je suis plombier et je gagne bien ma vie. Le rap est mon plan B, mais il pourrait devenir mon plan A. Si j’ai l’opportunité de vivre de ma musique, je vais me lancer à fond. Il me reste juste à travailler fort pour atteindre mon but. »

Suffit d’écouter ses chansons pour comprendre à quel point ses aspirations le consument. Il chante son désir de performer, de voir le monde danser sur sa musique, de rendre ses parents fiers, de faire taire ses détracteurs... Force est d’admettre qu’il a de l’ambition et de l’aplomb.

Celui qui écrit tous ses textes se dit d’ailleurs convaincu de son potentiel. Parce que son rap est unique au Québec, ajoute SENE. « J’ai réussi à faire quelque chose à ma manière. Ma force, c’est d’être à la fois rappeur et chanteur. Certains bouts de mes tounes sont chantés. »

Image propre

Ce qui le distingue de plusieurs autres rappeurs, c’est aussi et surtout l’image qu’il souhaite dégager. Une image positive et « propre », loin du discours dévalorisant à l’égard des femmes, loin de l’apologie de la drogue, du « cash » et des armes. En lieu et place, SENE aborde plutôt l’importance de se faire confiance, de ne pas se décourager, de bien s’entourer, de ne pas avoir peur d’aimer et de réaliser ses projets sans crainte.

« Je veux que les gens se reconnaissent dans mes textes. Je veux les inspirer », dit-il encore, en confiant provenir d’une famille « aux valeurs fortes ».

Spectacle clé

La date du 11 janvier 2020 est encerclée en rouge dans son calendrier. Il fonde de grands espoirs en cette soirée où il sera tête d’affiche pour la première fois. Durant près d’une heure, SENE proposera ses meilleures créations au Pub du Village. Avec son DJ et meilleur ami Antoine « Make Feelz » Page Maheu, il s’y prépare depuis déjà quatre mois.

« Là, je suis satisfait et confiant du résultat. Je compte tout donner. J’ai beaucoup à prouver et j’ai hâte que les gens voient ça, dit-il. Ils ne seront pas déçus. Je vais les surprendre. En show, mon énergie est incroyable ! »

En première partie, le public pourra entendre le rappeur montréalais Stunnin.


« Je veux que les gens se reconnaissent dans mes textes. Je veux les inspirer. »
SENE

Quand on lui demande s’il rêve d’endisquer, le Granbyen fait toutefois preuve de sagesse. « Je n’envisage pas de CD pour l’instant. Je publie des tounes sur le web et j’attends que ça explose. Je suis content ; ça commence à monter tranquillement. »

Et pour mousser sa popularité naissante, il compte multiplier les apparitions, notamment dans les festivals de musique. « Et j’attends l’ouverture de la période d’inscription du prochain Festival international de la chanson de Granby. »

Déterminé, le garçon !

ENVIE D'Y ALLER ?

Quand : le samedi 11 janvier à partir de 20 h

 : Pub du Village à Granby

Billets : lepointdevente.com ou à la porte le soir du spectacle