Comme l’an dernier, Élyse Marquis, Daniel Vézina et nos trois juges préférés arrivent plus tôt au printemps, dès lundi à 20h sur ICI Radio-Canada Télé.

Fish’n Chefs!

CHRONIQUE / Pour entreprendre la neuvième saison des Chefs!, on met au défi les 13 aspirants de concocter le meilleur fish’n chips. À la clé, deux billets pour Londres. C’est concept. Ça tombe bien, j’adore les fish’n chips et j’adore Les chefs!

Comme l’an dernier, Élyse Marquis, Daniel Vézina et nos trois juges préférés arrivent plus tôt au printemps, dès lundi à 20h sur ICI Radio-Canada Télé. Les aspirants-chefs devront non seulement cuisiner, mais aussi pêcher, dans l’un des deux viviers en studio. Truite arc-en-ciel ou omble chevalier, bien vivants, qu’ils devront assommer et préparer sous nos yeux, sans laisser d’arêtes. Attention au plancher glissant et au risque de coupures, ces prises sont très gluantes.

Comme c’est souvent le cas, certains aspirants veulent en faire trop, de sorte que certains fish’n chips ont l’air de tout, sauf de fish’n chips. «Où sont les chips?» demandera un juge. De grâce, laissez tomber le sous-vide pour ce classique anglais.

Deux candidats sont de Québec : Alex, 26 ans, de L’Initiale, et Pierre-Alexandre, 26 ans aussi, des 3 Brasseurs. Enfant, Alex ne regardait pas les dessins animés le samedi matin, mais les émissions de cuisine. Son assurance en cuisine pourrait cependant ressembler à de l’arrogance pour certains, surtout lorsqu’il est appelé à travailler en équipe. Ses «je-me-moi» ont fait friser les oreilles du juge Vari, mais jamais autant que son «j’y fais confiance à ma petite!», en parlant de sa partenaire. Un autodidacte, Jules, 26 ans, de Montréal, fait partie de la brigade. Seulement quatre femmes sur 13 composent le groupe. Certains d’entre eux sont d’origines allemande, suisse, laotienne et hongroise. Surveillez Chloé, 23 ans, de Saint-Léonard d’Aston, qui s’illustre particulièrement bien. J’en ai déjà trop dit.

Tout en respectant le produit original, on a trouvé le moyen de pimenter la formule, particulièrement au deuxième épisode, alors que le duel prend une tournure tout à fait inattendue. Les aspirants-chefs avaient les yeux gros comme ça en apprenant le sort qui leur était réservé. Moi aussi, je l’avoue.

Mais il y a des choses qui ne changent pas, comme Élyse Marquis qui joue les trouble-fête, à quelques minutes du début du défi. «Elle a anéanti leur espoir de faire leur beau plan de travail», s’amuse Jean-Luc Boulay après que l’animatrice eut lancé son fameux «je vous demanderais de tout arrêter s’il vous plaît, j’ai une annonce à vous faire». Il y aura même un «bip» pour cacher une des réactions. Daniel Vézina arrive toujours à la fin avec sa bière et son incontournable atelier, qui permet à tout le monde de décompresser, y compris le public.

Encore une fois, j’adore les commentaires tranchés de Jean-Luc Boulay, Pasquale Vari et Normand Laprise, qui n’ont pas une once de suffisance. Ces chefs-là veulent seulement bien manger, et sont exigeants, ça se comprend. Les aspirants saisissent dès le premier duel qu’il n’y en aura pas de facile, avec trois duels en un. Savez-vous «tourner» un artichaut à la perfection? Impressionnez-nous!