Télé et radio

Luc Bellemare, à la barre de «L’antichambre»

CHRONIQUE / Luc Bellemare devient l’animateur principal de «L’antichambre», de retour cet automne pour une 11e saison à RDS. À l’emploi de la chaîne sportive depuis bientôt 20 ans, il prend la relève de Stéphane Langdeau, du lundi au jeudi à 21h30 (ou après le match), alors que Pierre Houde et Chantal Machabée se relaieront dans le même siège, le vendredi et le samedi.

Depuis le départ de Langdeau, qui était là depuis le début, Luc Bellemare est celui qui a animé le plus souvent ce rendez-vous des amateurs de hockey. Le diffuseur considère qu’il a fait ses preuves pour piloter une émission, notamment à Entre deux matchs avec Gaston Therrien et Benoît Brunet, sur RDS Info.

Même si on procédera à d’autres changements mineurs, la formule de L’antichambre demeure la même. RDS répète tenir à cette franchise, émission phare de l’antenne depuis 2008. Rappelons que Stéphane Langdeau avait dû quitter RDS en mars dernier, après avoir été la cible d’une plainte à la Sûreté du Québec de la part de l’ancien animateur de radio Gary Daigneault. Il n’est pas question d’un retour pour Langdeau à RDS.

Par ailleurs, RDS annonçait hier l’arrivée d’Avec pas d’match, un nouveau rendez-vous coanimé par les comédiens Nicolas Pinson et Salomé Corbo sur RDS Info, RDS.ca et l’application RDS. Maîtres de l’improvisation, ceux-ci commenteront en temps réel 20 matchs du Canadien en compagnie d’invités. Derrière eux, on pourra voir le match en cours sur un écran géant, mais sans le son de RDS. Gildor Roy, Sophie Cadieux, Pier-Luc Funk, Rémi-Pierre Paquin et Pierre-Yves Lord ont confirmé leur présence, mais on souhaite avoir plus de femmes dans la liste. Des panellistes de L’antichambre pourront aussi apporter leur contribution à cette émission, qui fera beaucoup appel aux réseaux sociaux. RDS souhaite ainsi élargir l’auditoire du hockey, particulièrement chez une clientèle jeune. Les dates de diffusion seront déterminées à partir du calendrier de la LNH, dévoilé jeudi.

Télé et radio

«Les Chefs!»: Antoine gagnant, Laurent deuxième

CHRONIQUE / «Ça va être chaud», avait prédit Laurent. Et ce fut le cas. Après la seule femme, Ann-Rika Martin, à l’avoir emporté l’an dernier, Antoine Baillargeon, de Montréal, devient le septième homme vainqueur des «Chefs!» Laurent Matte-Boily, du restaurant Chez Saint-Pierre, au Bic, a terminé deuxième, alors qu’Andrée-Ann Lachance, du Ciel Bistro Bar à Québec, a été éliminée après les entrées.

C’est avec du pigeonneau, un de ses produits préférés, et un pouding chômeur réinventé qu’Antoine, sous-chef chez Maison Boulud, a séduit les trois juges. Preuve qu’il ne faut jamais se décourager, Antoine s’était déjà inscrit aux auditions des Chefs! il y a quatre ans, sans être choisi. «C’était l’année de Jérôme Rouault, avec qui je travaillais, qui a gagné, et j’étais très content pour lui», se souvient Antoine, joint au téléphone après sa victoire. C’est son patron, le chef exécutif Riccardo Bertolino, qui l’a convaincu de se réessayer, et le voilà gagnant.

Pour cette finale, qui se tenait pour la première fois à la fin du printemps plutôt qu’en septembre, les trois finalistes disposaient de cinq heures pour préparer un menu gastronomique de quatre services, inspiré des saveurs de leur enfance ou de moments marquants de leur vie. Tous les plats donnaient l’eau à la bouche.

Je dois dire que, jusqu’au dernier instant, je n’aurais pu prédire la victoire d’Antoine. Parce que le menu de Laurent, portant la signature du Bas-du-Fleuve, récoltait davantage d’éloges des juges. Le concurrent lui-même était pleinement confiant, donnant un bon spectacle durant toute l’heure. Son entrée de cerf au poivre sauvage avec son espuma d’oignons et soya «frisait la perfection», au dire de Jean-Luc Boulay. Ça s’est donc joué sur le plat principal. «Le niveau technique d’Antoine était supérieur», a souligné le juge, préférant le pigonneau à la morue noire vapeur de Laurent. «Ça prend du croustillant, ça prend une tuile!» a lancé M. Boulay, au sujet du parfait à l’érable de Laurent, sûrement très bon, mais trop peu garni. Une tuile pour l’aspirant-chef, qui s’était dit dès le départ : «Do your best, forget the rest» («Fais de ton mieux, oublie le reste»).

Par contre, l’élimination d’Andrée-Ann après les deux entrées n’a pas été une surprise. Pas que ses assiettes ne semblaient pas appétissantes, mais les juges s’entendaient pour dire qu’elle avait choisi des plats plus faciles à cuisiner que ses deux compétiteurs. Sa deuxième entrée, les champignons en trois façons, «manquait de finesse et de raffinement», a commenté Normand Laprise.

Laurent, qui aime le risque, on le sait, semblait prendre plaisir à augmenter le niveau de stress, en garnissant au tout dernier instant, et en laissant brûler sa cuillère de bois. «Il aime ça jouer avec le feu», a blagué Normand Laprise. Même un champion commet des erreurs; Antoine a oublié d’ajouter ses chips de peau de poulet à son entrée, et a servi un pouding chômeur qui ressemblait à un dessert aux fraises. «C’était un clin d’œil à ce dessert rustique, que je voulais alléger», explique le gagnant. On a craint un moment que l’oubli des chips lui coûte la victoire, mais ça n’a pas été le cas. «C’est vraiment une erreur de stress. Elles étaient juste à côté de moi en plus! Je les ai quand même servies aux juges après l’émission.»

Antoine, qui a remporté 20 000 $ en bourse, ignore encore ce qu’il en fera. «Je vais juste le placer pour l’instant, peut-être voyager.» Il se réjouit du voyage à Londres qui complète le prix, une destination qu’il n’a jamais visitée. À plus long terme, comme la plupart des gagnants des Chefs!, Antoine souhaite ouvrir son propre restaurant. «J’attends la bonne opportunité. Je suis chez Maison Boulud depuis six ans, je suis prêt à passer à la prochaine étape.»

«L’EFFET WOW» DE SÉBASTIEN DIAZ

Après cinq ans de Voir et quatre ans de Formule Diaz à Télé-Québec, Sébastien Diaz animera un nouveau magazine culturel, l’hiver prochain sur ICI ARTV et ICI Radio-Canada Télé. Ne vous attendez pas à entendre de la critique à L’effet wow, qui se nourrira des coups de cœur artistiques de l’animateur. L’émission d’une heure sera tournée dans différents endroits chaque semaine. Sébastien Diaz y mènera des entrevues, mais permettra aussi au public de poser des questions aux artistes invités. On donnera même la parole à des aînés dans un segment intitulé «La ligue du vieux poêle». L’animateur parle d’«un gros paquet de gomme balloune qui va plaire à tout le monde». Diaz n’est pas en froid avec Télé-Québec, où il poursuivra la coanimation de Format familial avec sa femme, Bianca Gervais. L’effet wow ne compromet en rien Esprit critique, autre magazine culturel d’ICI ARTV, de retour à l’automne.

Chronique

Un décor en «odorama»

CHRONIQUE / Je ne vous mens pas : même le décor de la nouvelle comédie «Discussions avec mes parents» sent l’humidité des vrais sous-sols de banlieue, restés figés dans les années 80. La moquette partout, les divans «chesterfields», les teintes d’orange et de brun, on s’y croirait. En mettant le pied en studio à Ville Lasalle, où on a recréé la maison de son enfance, François Morency a rapidement pu s’imprégner de son rôle de fils qui rend visite à ses parents. Comme dans la vraie vie.

Diffusée cet automne sur ICI Radio-Canada Télé et réalisée par Pascal L’Heureux (Les pêcheurs), la série de 13 demi-heures, actuellement en tournage, est inspirée du livre Discussions avec mes parents, fruit de conversations cocasses au téléphone.

Sur le plateau, où on tourne encore pour une trentaine de jours, plusieurs journalistes avaient l’impression de revivre leur enfance, tellement l’endroit leur semblait familier. Le décor n’est pas une réplique parfaite de la maison d’enfance de Morency, mais presque. L’équipe a pu compter sur les images de Viens-tu faire un tour?, dans laquelle l’humoriste a revisité cette maison, qu’il a habitée de sa naissance à 24 ans, et que ses parents ont vendue il y a 20 ans. Sur les murs, des cadres montrent les photos d’enfance des vrais acteurs et actrices.

En voyant Morency et ses parents d’adoption, Vincent Bilodeau et Marie-Ginette Guay, tourner une scène, j’y ai vraiment cru. François arrive à la maison, s’assoit avec son père, les deux se regardent sans savoir quoi se dire, en espérant que la mère arrive au plus vite pour meubler les discussions. J’avais l’impression d’avoir mon père au téléphone, qui me passe ma mère après m’avoir rapidement demandé comment j’allais.

Entre les rires, certaines scènes viendront émouvoir le public. Comme celle où François découvre que son père, qui ne l’a jamais complimenté sur sa carrière, accumule dans des scrapbooks des coupures de journaux sur son célèbre fils. «C’est la seule personne que j’avais l’impression de ne pas parvenir à satisfaire. Les scrapbooks, c’était sa façon de me dire qu’il s’intéressait à moi. Ça m’a un peu chamboulé quand on a tourné cette scène», reconnaît-il.

À peine 20 % du livre se retrouve à l’écran, tout le reste ayant été créé pour la série. Dans une autre scène, François arrive à la maison avec une boule intelligente, réplique du Google Home, à qui on peut demander la météo ou de faire jouer une chanson. Le cadeau est plutôt mal reçu. «Ça n’est jamais arrivé mais ça aurait pu. Tout ce que j’invente doit respecter la logique de ce que sont mes parents.» On a aussi joué sur l’âge des personnages; les parents de François, qui ont en réalité 90 ans, ont été rajeunis de 15 ans; François a cinq ans de moins et devient l’aîné de son frère et de sa sœur, joués par Blaise Tardif et Caroline Bouchard.

Dans l’histoire, la maison est située dans Saint-Sacrement, mais seules quelques scènes de transition ont réellement été tournées à Québec. Les scènes extérieures sont tournées dans le Vieux-Longueuil, alors que tout le reste est tourné en studio. On verra aussi Morency dans un condo montréalais, et dans ses rencontres amoureuses, qui tournent inévitablement au désastre, dont une avec une femme mariée. Tirée de la vraie vie? «Oui, et d’aplomb à part ça!» répond Morency. Quelques flashbacks nous montreront le petit François, enfant.

Comme les lecteurs du livre, vous risquez de reconnaître des membres de votre famille. «C’est universel. Nos parents nous exaspèrent tous un peu mais on les aime», affirme le producteur Guillaume Lespérance. Chez les Morency, tout le monde, à un moment ou à un autre, devient le souffre-douleur du reste de la famille. Mais on sent toujours beaucoup d’affection dans ce clan tissé serré. «Ce n’est pas une famille déchirée, il n’y a pas de chicanes.»

LE BEAU DIMANCHE LE PLUS REGARDÉ

La présence de Luc Lavoie, Martine Ouellet, Antoine Bertrand et Robin Aubert a permis au Beau dimanche d’obtenir son plus gros score depuis ses débuts avec 600 000 téléspectateurs sur ICI Radio-Canada Télé. Mais c’est le talk-show Les poilus qui arrive premier dimanche soir, suivi par 653 000 amoureux des animaux. Michel Barrette arrive troisième avec Viens-tu faire un tour?, regardée par 586 000 fidèles.

Télé et radio

Luc Lavoie à Radio-Canada: pourquoi pas?

CHRONIQUE / Luc Lavoie se retrouvera-t-il à Radio-Canada cet automne? «Évidemment que ça me tenterait», a-t-il dit sans hésiter à l’émission Le beau dimanche. Le commentateur des deux dernières années à «La joute» à LCN a une hypothèse pour expliquer son «renvoi» de TVA : «Je servais de leçon aux autres». Selon lui, le diffuseur se serait servi de son cas pour dire à ses autres vedettes que c’est ce qui les attendait s’ils choisissaient de résister à leur exigence d’exclusivité. Malheureusement, l’animateur Jean-Philippe Wauthier n’a pas relancé son invité sur cette étonnante réponse, peut-être trop pressé par un agenda chargé dimanche.

Le Soleil annonçait mercredi que Luc Lavoie avait accepté de faire de la radio avec Bernard Drainville au 98,5 à partir du mois d’août. TVA lui a demandé d’y renoncer, mais il a refusé. «Je tiens ma parole», a-t-il dit. Depuis ses dernières discussions avec TVA, Luc Lavoie n’a pas reparlé à Pierre Karl Péladeau, dont il a longtemps été le bras droit et ami. Après 20 ans chez Québecor, il reconnaît avoir été déçu de cette décision. «Un peu, un peu. Mais les affaires sont les affaires», reconnaît-il. De là à se laisser aller au découragement, quand même pas. «Il y a des émotions qui viennent en jeu, mais il faut retomber sur ses pieds et continuer.» Ne lui reste maintenant que Radio-Canada pour s’exprimer à la télé, diffuseur qu’il a pourtant maintes fois pourfendu, alors qu’ICI RDI bâtit justement l’équipe de sa nouvelle émission de 16h, contre La joute.

«On va passer à l’histoire pour une chose, toi et moi: on s’est fait sacrer à la porte en même temps, le même jour!» a-t-il blagué au sujet de Martine Ouellet. Quelques jours après avoir obtenu un faible vote de confiance de 32%, la bientôt ex-chef du Bloc québécois était tout sourire dimanche. On était loin de la mine déconfite à Tout le monde en parle, l’hiver dernier. Si Martine Ouellet se reproche une chose, c’est d’avoir cru que les membres du Bloc assumaient leur mandat de faire la promotion de l’indépendance. Selon elle, le fait que «les démissionnaires ne reviendront pas» est bien la preuve qu’elle n’était pas le principal problème. Elle croit aussi que le fait qu’elle soit une femme a joué contre elle.

Luc Lavoie, qui n’a jamais épargné Martine Ouellet à La joute, s’est retenu cette fois. «En politique, on attaque les idées, pas les personnes», a-t-il dit, rappelant être allé manger au restaurant avec elle. Antoine Bertrand a questionné la politicienne en sabbatique forcée sur le faible appui à la souveraineté, particulièrement chez les jeunes. «La jeunesse était de votre bord [autrefois]», a-t-il rappelé. Ouellet est plutôt convaincue que les luttes intestines au sein du mouvement indépendantiste ont torpillé le concept d’indépendance, pourtant tout aussi pertinent, croit-elle.

En début d’émission, Antoine Bertrand a raconté être parti trois mois en voyage, notamment au Sénégal, où il a assisté à un combat de lutte avec frappe, le sport national. Il s’est retrouvé le seul Blanc de l’assistance, à devoir accorder des entrevues à des médias sénégalais, étonnés par sa présence!

On ne peut qu’aimer la franchise de Robin Aubert, dont le film Les affamés a remporté huit trophées du Gala Québec Cinéma. Il se surprend qu’on ait qualifié sa sortie sur la distribution déficiente de son film de «coup de gueule». Il considère n’avoir dit que la vérité. «Qui va m’empêcher de faire des films?» a-t-il demandé à l’animateur, qui soulignait le courage de sa franchise.

Aubert n’a pu s’empêcher de ridiculiser le propriétaire de salles de cinéma, Vincent Guzzo, convaincu qu’il s’agit d’un personnage inventé. «Chu sûr que le soir, y est en Speedo, y regarde Tu dors Nicole, pis y’aime ça. […] On dirait un personnage de Pierre Falardeau», a-t-il imagé. Aubert, qui tourne une série policière en anglais à Montréal pour CBC, a aussi raconté que Michel Côté l’avait texté, froissé par un commentaire dans son discours de remerciement. Les deux ont fini la conversation en se disant qu’ils s’aimaient.

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Télé et radio

Québecor et la radio: d'autres départs

CHRONIQUE / Mario Dumont et Luc Lavoie ne sont pas les seules personnalités de Québecor à devoir choisir entre un employeur ou un autre; j’ai appris que d’autres noms comme Richard Martineau, Antoine Robitaille, Jonathan Trudeau et Kevin Raphael doivent aussi renoncer à des contrats chez la concurrence, ou pourraient avoir à le faire très prochainement.

Quelques explications sont possibles. Parmi elles, La Presse+ révélait mercredi que Québecor montrait beaucoup d’intérêt pour l’acquisition de stations de radio, un marché qui se porte assez bien, en comparaison avec la télé et les journaux. Des sources rapportent aussi que l’entreprise lancera sa propre radio sur Internet dès l’automne, en attendant d’acquérir une «vraie» station et d’obtenir une licence en bonne et due forme. On souhaiterait que les animateurs et chroniqueurs maisons privilégient cette nouvelle radio plutôt que celles de la concurrence. À suivre.

Ainsi, des sources soutiennent que Richard Martineau quitte son micro de CHOI Radio X, où il anime une émission quotidienne depuis août 2015, de même que son coanimateur Jonathan Trudeau. Les deux écrivent dans les quotidiens de Québecor et apparaissent à LCN et à TVA. Le chroniqueur politique du Journal de Montréal et du Journal de Québec, Antoine Robitaille, qui participe à l’émission Drainville PM avec Alec Castonguay au 98,5, mettra fin pour de bon à cet engagement cet été. En comptant ses années avec Benoît Dutrizac, voilà 10 ans qu’il commentait l’univers politique à l’émission du midi de cette station montréalaise. On peut aussi l’entendre à Première heure sur ICI Radio-Canada Première à Québec. Enfin, Kevin Raphael, qui avait confirmé sa participation à la nouvelle émission Véronique et les Fantastiques cet automne à Rouge FM, a dû y renoncer à la demande de Québecor. L’animateur a sa propre émission à TVA Sports, Le Kevin Raphael Show. Pour sa part, Ève-Marie Lortie, qui a quitté le FM93 hier, a bien précisé qu’elle ne le faisait pas à la demande de Québecor.

Déjà, Mario Dumont abandonnera dans quelques semaines sa participation à la commission Curzi-Dumont, le matin avec Paul Arcand au 98,5, pour se consacrer à sa quotidienne à LCN et à d’autres projets, qui n’ont pas été dévoilés. Impossible toutefois de confirmer qu’on lui a vraiment laissé le choix. Rappelons que son épouse, Marie-Claude Barrette, anime aussi Deux filles le matin à TVA.

Pour l’instant, de tous ces noms, seul Luc Lavoie a préféré honorer son contrat de radio avec Cogeco, plutôt que de poursuivre à La joute et à Mario Dumont; il participera dès le mois d’août à l’émission Drainville PM au 98,5 à Montréal et à d’autres émissions du réseau. Selon plusieurs sources, il semble peu probable que Bernard Drainville reste parmi le panel de La joute à LCN, tout en poursuivant son travail au 98,5. Il n’a pas retourné les appels du Soleil. On peut dire que le portrait de Drainville PM, qu’il anime de midi à 15h à la radio, changera passablement. En plus d’Antoine Robitaille, l’émission perdra un autre collaborateur, Alec Castonguay, qui a d’autres projets pour l’automne.

Ce n’est pas la première fois que Québecor tenterait une expérience de radio sur Internet. En 2013, le site du Journal de Montréal s’était prêté à l’exercice, notamment avec Gilles Proulx et Sophie Durocher. L’expérience fut de courte durée.

J’ai reçu de très nombreux messages depuis hier, la plupart déplorant le départ de Luc Lavoie de La joute. Celui-ci pourrait-il être repêché par Mordus de politique, la nouveauté de Sébastien Bovet sur ICI RDI, qui affrontera celle de LCN à 16h cet automne? Encore trop tôt pour le dire, même s’il est permis d’y croire.

Télé et radio

La fin du «Grand journal», il y a 10 ans

CHRONIQUE / Nous sommes le 30 mai 2008. Au jardin de Saint-Roch, devenu le parc Jean-Paul-L’Allier, Bruno Savard et Lisa-Marie Blais présentent le dernier «Grand journal» de TQS Québec, dans son format d’une heure. Le ton est solennel, les larmes coulent, c’est la fin des nouvelles chez le mouton noir, telles qu’on les a connues durant deux décennies. Dix ans plus tard, qu’est-il resté de l’info à la TQS? Et où sont allés les fidèles du «Grand journal»?

La décision des nouveaux propriétaires de TQS, les frères Rémillard, d’abandonner l’information a résonné comme un coup de tonnerre dans le monde de l’information au Québec. La réaction a été épidermique, laissant un maire Labeaume furieux lancer en pleine conférence de presse : «Remstar, allez-vous-en chez vous, on ne veut pas vous voir ici!» Ça vous donne une idée de l’ambiance. Depuis, les esprits se sont calmés, plusieurs anciens employés ont obtenu des sommes d’argent qui leur étaient dues après une longue bataille, mais plusieurs, surtout des techniciens, n’ont pas retrouvé d’emploi.

«À Québec, le choc a été encore plus grand, parce que la station a toujours fait ses chiffres. J’ai même entendu qu’on fournissait de l’argent au reste du réseau, tellement on était rentable», raconte Bruno Savard, qui coanimait Le grand journal avec Josée Turmel, deuxième après TVA dans les sondages. En présentant son dernier bulletin après six ans à cette station, il n’avait toujours pas baissé les bras. «J’étais plein d’espoir qu’on puisse refaire de l’information à TQS. J’avais eu des échanges très intéressants avec les propriétaires. J’étais pressenti pour plusieurs projets.» Il se souvient d’une visite très encourageante des frères Rémillard, «pleins de bonnes intentions», dans les locaux de TQS à Québec. «Quand ils te serrent la main et disent : «On va tellement faire des affaires ensemble!», tu y crois. Mais tout s’est écroulé par la suite.»

Télé et radio

Papa Guy et Bébéatrice dans une série

CHRONIQUE / Les abonnés du compte Twitter de Guy A. Lepage connaissent bien Bébéatrice. C’est le surnom qu’il a donné à sa fille, dont il relaie les remarques et réflexions, tantôt adorables, parfois irrévérencieuses. Après avoir inspiré un livre, publié en 2015, voilà que ces phrases glanées dans le quotidien de la fillette, se retrouveront dans une série d’animation, intitulée «Bébéatrice».

C’est la première fois qu’ICI Tou.tv initie une œuvre d’animation, qui sera disponible gratuitement, et non sur l’Extra. Bébéatrice se déclinera d’abord en 20 capsules de quatre à cinq minutes, disponibles dès l’automne. Celles-ci seront ensuite réunies en quatre demi-heures, qui seront présentées sur ICI Radio-Canada Télé en décembre.

Bébéatrice est vraiment une affaire de famille, parce que Mélanie Campeau, conjointe et bientôt épouse de Guy A. et mère de Béatrice, coproduit la série avec Luc Châtelain, chez Écho Média et Les productions Mélomanie. Celui-ci parle de «la première téléréalité en série d’animation au monde». Parce que l’œuvre s’inspire effectivement de la vraie vie de cette famille, bien qu’elle emprunte aussi les histoires des autres.

On parle d’une série comique qui s’adresse à toute la famille, mais qui aura aussi ses moments touchants. «Il y a des gags et des commentaires plus heavy», prévient Guy A. La jeune Béatrice Lepage est capable de réflexions profondes sur des sujets aussi sérieux que le féminisme, la mort et le terrorisme. Comme celle-ci, partagée à son père, le jour de la tuerie de Charlie Hebdo : «Quand on aime pas un dessin, il faut pas tuer les gens, il faut retourner le dessin, c’est tout.» Et plus récemment : «Quand tu vas mourir, qui va te remplacer?»

Alors qu’elle a maintenant huit ans, Béatrice n’a encore que quatre ans et demi dans la série. En plus d’initier le projet avec l’auteur et illustrateur Éric Godin, Guy A. Lepage prête sa voix au personnage de Papa Guy, au menton démesurément long, Mélissa Désormeaux-Poulin incarne la mère, Mamanie, Guillaume Lambert est Théo, le grand frère de 18 ans, né de l’union avec Louise Richer, et qui en a maintenant 26 dans la vraie vie, alors que Muriel Dutil joue Grand-maman Suzanne. Le chien Attaque, un caniche miniature, complète le portrait de famille.

Comme il se doit, le nom de Béatrice Lepage apparaîtra au générique en tant qu’auteure, ce qui en fait la plus jeune scénariste du Québec. «Elle est membre de la SARTEC [Société des auteurs de radio, télévision et cinéma] et reçoit des droits. Je suis le script-éditeur de ma fille», insiste son père.

Guy A. Lepage est toujours resté discret sur sa vie familiale, mais était prêt pour le compromis du dessin. D’ailleurs, Béatrice Lepage, qu’il faut maintenant surnommer «Béactrice», n’était pas présente au lancement de la série, mercredi. La jeune Élia St-Pierre, qui joue Coralie dans le téléroman O’, lui prêtera sa voix. On en dit le plus grand bien sur le plateau, puisque les voix sont enregistrées avant que l’équipe d’animation y juxtapose les images, alors qu’on procède à l’inverse habituellement.

En plus d’être à l’origine des personnages animés et de figurer parmi l’équipe d’auteurs, Éric Godin agit comme directeur artistique, et Didier Loubat, comme réalisateur. Laurent Paquin participe aussi aux textes. Comme vous le verrez, on a opté pour une illustration minimaliste, question de mettre l’accent sur les textes. Toute l’animation est réalisée ici.

TROIS RETOURS CONFIRMÉS

On avait fait tout un mystère du retour de La voix, que n’avait pas annoncé Charles Lafortune à la dernière émission. Voilà que TVA s’est entendu avec le détenteur du format néerlandais, Talpa, pour une septième saison. Après avoir laissé plané le doute, le diffuseur a aussi confirmé le retour de Charles Lafortune à l’animation. ICI Radio-Canada Télé confirme aussi le retour d’Ouvrez les guillemets, l’émission d’humour de François Morency, qui aura en plus sa série de fiction, Discussions avec mes parents, la saison prochaine sur le même réseau. Enfin, le Club illico vient de donner le feu vert à une deuxième saison de La dérape, cette série produite entièrement à Québec par Parallaxes, qui a connu un succès fulgurant à sa sortie en février dernier.

Télé et radio

«La fureur», pour un soir seulement

CHRONIQUE / À la simple idée de ramener «La fureur», ne serait-ce qu’un soir, on réentend le thème, «chantez, dansez», on revoit la chorégraphie de l’ouverture, on se replonge dans l’ambiance survoltée du studio 42. Vingt ans après la première et plus de 10 ans après la fin d’une émission qui a marqué notre télévision, Véronique Cloutier et son équipe reprendront du service pour un soir seulement, le samedi 5 janvier prochain sur ICI Radio-­Canada Télé.

C’est en reprenant le concept pour Mariloup Wolfe à 1res fois cet hiver que l’idée est venue de faire revivre La fureur. «Sur le plateau, c’est comme si on était revenu 20 ans en arrière», confie Véronique Cloutier. Ce soir-là, les réseaux sociaux se sont emballés, réclamant le retour de l’émission. Le diffuseur a saisi l’occasion pour exaucer les fans.

Cette spéciale de 90 minutes sera présentée en direct du même studio, comme à l’époque. Quatre équipes se disputeront la victoire, deux composées de vétérans, et les deux autres, de recrues, trop jeunes à l’époque. Pour l’instant, on sait que deux joueurs étoiles de La fureur, Sébastien Benoit et Élyse Marquis, agiront respectivement comme capitaines des équipes des gars et des filles. Quant aux recrues, on peut s’imaginer que des Phil Roy, Jay Du Temple et Mariana Mazza auraient un plaisir fou à vouloir répondre aux questions.

Née à l’été 1998, La fureur était une adaptation d’un concept français. La version québécoise est celle qui a duré le plus longtemps parmi toutes les adaptations du concept dans le monde. Véronique Cloutier avait animé les cinq premières saisons, avant de céder son siège à Sébastien Benoit. Au moment de l’enregistrement de l’émission-pilote, les concepteurs français étaient convaincus qu’il était impossible de présenter l’émission en direct. Au bout de 274 émissions, on peut dire que l’équipe québécoise les a fait mentir.

Le 5 janvier 2019, les fans retrouveront avec plaisir les chants de ralliement, les danseurs et danseuses, et les jeux qui ont fait la renommée de l’émission, dont la chanson arrêtée, la «fausse» aux chansons, Carmen et la chanson à étages, peut-être aussi «Va t’asseoir» et «Je l’ai eu, tu joues pus», créés pour neutraliser Sébastien Benoit, devenu trop fort.

Véronique Cloutier, qui a visionné de vieilles émissions de La fureur, affirme que le concept a bien vieilli. «À part les looks!» blague l’animatrice, qui ajoute qu’aucune autre émission du genre à laquelle elle a participé n’est arrivée à la cheville de l’ambiance de La fureur. «C’était comme 700 bouteilles de 7 Up qui s’ouvrent en même temps», affirme Ève Déziel, qui était là dès le début, et qui revient comme productrice au contenu, tout comme le réalisateur Alain Chicoine. KOTV a racheté les droits, qui appartiennent maintenant à Endemol. Je garde pour ma part un souvenir impérissable de La MégaFureur au Colisée en 2002, que j’ai couvert de la passerelle, et qui avait attiré près de 12 000 spectateurs. C’était phénoménal.

L’an dernier, ICI Radio-Canada Télé avait fait renaître SNL Québec, le premier samedi de janvier. «Ça avait été un gros succès et ça nous a conforté d’utiliser cette case pour profiter de la disponibilité du public quelques jours après les Fêtes», affirme la directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, Dominique Chaloult. Un second retour de SNL n’est cependant pas prévu.

Ceux qui rêvent d’un retour hebdomadaire de La fureur devront se faire à l’idée : 1res fois va trop bien pour que Véronique Cloutier pense à laisser tomber cette formule, de retour l’hiver prochain pour une deuxième saison.

LE CHIFFRIER DU DIMANCHE

La première du Beau dimanche a attiré l’attention de 453 000 téléspectateurs dimanche soir sur ICI Radio-Canada Télé, une baisse par rapport à la première de l’an dernier, qui en avait retenu 542 000. Pas convaincu de la place occupée maintenant par Rebecca Makonnen, à droite de l’animateur plutôt que du côté des invités, où on la sentait plus impliquée, moins en retrait. On verra à l’usage. Plus tôt sur le même réseau, la première du talk-show animalier Les poilus a été vue par 482 000 curieux, et celle de Viens-tu faire un tour?, par 531 000. Mais c’est Conversation secrète avec Mike Ward qui a obtenu le plus gros score de la soirée, avec 694 000 téléspectateurs à TVA. Avec des chiffres pareils, ça paraît que l’été s’en vient.

Télé et radio

«M’entends-tu?», la série qui grafigne

CHRONIQUE / «Une crisse de drôle d’affaire!» s’exclame Florence Longpré en parlant de sa nouvelle série, «M’entends-tu?», entre le tournage de deux scènes. Une sorte d’OVNI télévisuel qui devrait nous faire rire autant que nous déstabiliser, l’hiver prochain à Télé-Québec. On nous prévient : c’est un monde dur, un langage extrêmement cru, des parcours explosifs. Ça va grafigner.

Les trois personnages principaux de la série sont des anti-­héroïnes, trois grandes amies unies par la musique, qui vivent dans la pauvreté. Pas seulement la pécuniaire, mais aussi la pauvreté intellectuelle et émotive, celle qui empêche de faire les bons choix, de bien s’entourer. Ada (Florence Longpré) a un grand cœur, mais de gros problèmes d’agressivité. Telle une tigresse, elle défend ses amies farouchement. En conflit perpétuel avec sa mère, jouée par Isabelle Brouillette, sa principale façon d’entrer en contact avec les autres est la sexualité. «Ça frise la prostitution», explique son interprète.

Ève Landry risque de nous surprendre avec son personnage de femme timide et silencieuse, Carolanne, qui a très peu de répliques. On est très loin de Jeanne d’Unité 9. Plus isolée et alcoolique que jamais, cette assistée sociale passe le plus clair de son temps à lire chez elle. Tout le contraire, le personnage de Mélissa Bédard, Fabiola, employée d’un casse-croûte, est exubérante et colle beaucoup à la personnalité de son interprète. «C’est la maman du trio», très protectrice, illustre Mélissa Bédard.

Télé-Québec effectue un retour à la fiction pour adultes avec cette série qui devrait plaire aux 18-34 ans. Une œuvre singulière, du jamais vu au Québec, d’après ce qu’en dit le directeur général de la programmation, Denis Dubois, en admiration devant l’écriture de Florence Longpré, toujours sur la frontière entre le drame et la comédie. «85 % des rôles-clés de la production sont confiés à des femmes, des personnages principaux jusqu’à la réalisation et à la production», dit-il avec fierté. Racisme, solidarité, résilience et amour sont autant de thèmes abordés dans les 10 épisodes d’une demi-heure, réalisés par Miryam Bouchard (L’Échappée) et produits chez Trio Orange.

Il est rare au Québec qu’une série porte autant la signature de son auteure que de l’une de ses interprètes principales, comme c’était le cas pour Lena Dunham avec Girls. Florence Longpré s’est beaucoup fait connaître par le personnage de Gaby Gravel dans Like-moi! sur la même antenne, mais écrit déjà pour le théâtre, notamment la pièce Sylvie aime Maurice. Elle trouvait notre télé trop propre et en avait assez des beaux condos modernes. Issue de la classe moyenne, elle a néanmoins frayé avec le monde qu’elle décrit dans M’entends-tu?, comme préposée aux bénéficiaires. Elle a rencontré des gens de milieu défavorisé et volé de petits bouts de leurs histoires.

Mélissa Bédard, de la cuvée 2012 de Star Académie, ne se destinait pas au jeu, mais s’est laissée tentée en passant une audition pour M’entends-tu? Florence Longpré avait quelqu’un d’autre en tête pour jouer le rôle de Fabiola, mais Mélissa a changé ses plans à l’audition. La chanteuse admet que le rôle lui rappelle des événements qu’elle a elle-même vécus avec sa propre fille. La pauvreté, elle connaît; elle s’est déjà confiée sur cet épisode de sa vie, alors qu’elle n’avait même pas assez d’argent pour manger, et qu’elle devait se sustenter chez les religieuses, près du Patro Roc-Amadour, dans Limoilou. «Cette série va ouvrir le regard des gens sur les autres. On a envie d’aider ces filles-là», dit-elle.

La musique, qui permet aux trois filles de s’épanouir, occupe une place importante dans la série, qui se situe quelque part «entre Minuit le soir et Rock’n nonne, affirme Florence Longpré. «Et un peu de Michel Tremblay», complète Denis Dubois. Le trio chantera de vraies chansons dans le métro, des reprises, mais aussi des titres originaux, signés Florence Longpré et son complice de Sylvie aime Maurice, Nicolas Michon, qui contribue aussi aux textes de la série avec Pascale Renaud-Hébert. «Pour les trois filles, la musique devient une arme pour exprimer ce qu’elles vivent», explique l’auteure.

Florence Longpré n’avait pas l’intention de jouer dans sa propre série au départ, pas plus qu’elle croyait un jour avoir à chanter, mais la chose s’est imposée assez rapidement. Guy Jodoin, Sophie Desmarais, Christian Bégin, Patrick Goyette, Mehdi Bousaidan, Fayolle Jean Jr et Marie-France Marcotte font aussi partie de la distribution, de même que plusieurs nouveaux visages.

LES CHEFS! EN BAISSE

Difficile d’expliquer pourquoi Les chefs! attire si peu d’auditoire cette saison sur ICI Radio-Canada Télé. Lundi, à peine 470 000 téléspectateurs ont regardé l’émission, dans laquelle les aspirants-chefs devaient préparer un repas pour 25 convives, en équipes de deux. À la même heure, Ma maison bien-aimée, une rediffusion de CASA, en a attiré 473 000 à TVA. Est-ce le choix de devancer la diffusion au printemps qui a déstabilisé l’auditoire? Ou alors l’usure de la formule? Dommage, parce que cette saison est particulièrement relevée.

Télé et radio

France Beaudoin revient à l'entrevue

CHRONIQUE / France Beaudoin fait un retour aux grandes entrevues. «Pour emporter» sera le titre de sa nouvelle émission d’une heure par semaine, diffusée sur ICI ARTV dès le vendredi 17 août à 20h. Pour l’instant, 20 rencontres sont prévues à la grille. Aucun nom d’invité n’a été dévoilé, mais on dit que la réponse est bonne jusqu’à maintenant. Ces personnalités proviendront de tous les horizons, mais la discussion tournera forcément autour de la vie culturelle.

«Le fil de conducteur de cette émission, ce sont les mots. Dans la vie, on est la somme des mots qu’on a entendus, lus, dits, ou même tus par moments», explique France Beaudoin, qui parle d’un concept «ludique, rigolo, très profond et confrontant».

Le public pourra assister aux enregistrements et possiblement repartir avec des œuvres dispersées dans le décor, dont il aura été question durant l’émission, que ce soit des livres, des partitions ou des textes de théâtre. De là le titre Pour emporter. «On veut vraiment partager la culture», souhaite l’animatrice. Au piano, Antoine Gratton accompagnera l’entrevue chaque semaine en plus de signer le thème de l’émission. Guillaume St-Arnaud signe la réalisation.

La directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, Dominique Chaloult, souhaitait depuis longtemps que l’animatrice d’En direct de l’univers revienne à l’entrevue. Il fallait seulement trouver le bon projet. Pour emporter sera produite par France Beaudoin et Nancy Charest chez Pamplemousse Média. Dominique Chaloult précise que l’émission est destinée uniquement à ICI ARTV et qu’elle ne sera pas rediffusée sur ICI Radio-Canada Télé.

En quelque sorte, Pour emporter comble le vide laissé par la fin des Grandes entrevues, animées de 2005 à 2016 par Stéphan Bureau, et toujours diffusées en reprises. France Beaudoin promet un heureux dosage entre les gros noms et les invités à découvrir.

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Bébés en danger

Après De garde 24/7 à Télé-Québec, Canal Vie annonce pour l’automne L’unité des naissances, un nouveau docu-réalité en 10 épisodes d’une demi-heure, tourné au CHU Sainte-Justine à Montréal. Plus de la moitié des grossesses sont à risque élevé au département d’obstétrique-gynécologie et au service de néonatalogie de cet hôpital. Dans cette série produite chez Attraction Images, la caméra suivra jour et nuit le personnel médical, tenter de soutenir du mieux qu’il peut des parents inquiets.

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