Chronique

1res fois, la deuxième chance de Véro

CHRONIQUE / On le sait, le retour de Véronique Cloutier à la télé l’hiver dernier n’a pas été celui qu’elle aurait espéré. Le concept de «Votre beau programme» a fait bien des mécontents et le public n’était pas au rendez-vous. Rencontrée hier sur le plateau de «1res fois», sa nouvelle émission de variétés diffusée à partir du jeudi 18 janvier à 20h sur ICI Radio-Canada Télé, l’animatrice part cette fois beaucoup plus confiante.

Pourtant, elle n’a pas dit oui d’emblée à 1res fois, un concept que Pierre-Louis Laberge lui a soumis alors qu’elle sortait à peine de Votre beau programme et qu’elle pansait ses plaies, le printemps dernier. Mais le producteur et concepteur s’est montré convaincant. Chaque semaine, deux invités vedettes reviennent sur leurs premières fois: leur arrivée au pays, leur première lettre d’amour, leur premier amour, etc. Un concept parfait pour l’animatrice, qui retrouve le studio 42, sa maison depuis 20 ans à Radio-Canada.

Mais 1res fois ne concerne pas que le passé. On permettra aussi aux artistes de vivre une première fois dont ils rêvent depuis longtemps. Rémi-Pierre Paquin souhaitait chanter devant un grand public dans un aréna. On a profité d’un spectacle de Gregory Charles et Marc Hervieux pour lui bander les yeux et l’emmener sur la scène du Centre Bell, où il a pu réaliser son rêve.

Véronique tenait à ce que 1res fois se distingue de La vraie nature à TVA, où les vedettes reviennent aussi sur leurs premières fois, qui ne sont pas toujours de bons souvenirs. À 1res fois, on veut rire et sourire, même si les larmes viendront par moments. Et si on revient sur des cas humiliants, on s’assure que l’artiste soit capable d’autodérision et qu’il ait fait la paix avec l’incident. On n’est pas non plus aux Enfants de la télé, et on ne sortira qu’au besoin des extraits télévisuels du passé. Par contre, les vidéos d’enfance et d’adolescence seront courantes.

Au début de chaque émission, Véronique sortira d’un coffre des objets qui ont compté pour ses invités. Pour la suite, ce sera chaque fois des surprises. Parmi les invités prévus: Pierre-Yves Lord, Christian Bégin, Mariloup Wolfe, Ricardo, Pierre Hébert, Julie Bélanger, Fabien Cloutier, José Gaudet et Phil Roy. 1res fois ne sera pas en direct, ce qui permettra de tourner un peu plus long et d’élaguer le moins intéressant au montage. Un orchestre mettra de l’ambiance sur le plateau. Coproduites par Notre Compagnie de Production et KOTV, 13 émissions d’une heure sont prévues.

Un an après l’aventure Votre beau programme, Véronique Cloutier n’est pas du tout dans le même esprit. Avec le recul, elle reconnaît que l’émission avait des défauts, que tout n’était pas clair dans le concept. «Mais j’ai fait la paix avec ça», dit-elle. Habitée par le stress l’an dernier à l’approche de la première en direct, elle se sent beaucoup plus d’attaque et rassurée par 1res fois. Un pilote et deux émissions ont déjà été tournées. «Je suis ravie du résultat», affirme Véro.

Télé et radio

Dans l’engrenage de Fugueuse

CHRONIQUE / Fugueuse, la nouvelle série de TVA, illustre bien comment tout peut basculer du jour au lendemain pour une adolescente au portrait familial presque parfait. L’œuvre de 10 épisodes d’une heure, sur l’exploitation sexuelle des jeunes filles, affrontera Les pays d’en haut le lundi à 21h, dès le 8 janvier 2018.

TVA souhaite faire œuvre utile avec ce sujet très d’actualité, comme il l’a fait pour les jeunes et l’alcool au volant avec Pour Sarah, du même trio, composé de l’auteure Michelle Allen, le réalisateur Éric Tessier et le producteur Louis Bolduc chez Encore Télévision. Fugueuse, une idée originale de Québecor Contenu, risque en effet d’interpeller bien des gens, particulièrement les parents d’adolescentes, et de provoquer des discussions dans les chaumières. Parce que ça peut arriver à tout le monde.

Pas besoin de vivre une situation familiale difficile pour être attiré par ce que font miroiter les prédateurs aux victimes. Fanny (Ludivine Reding), 16 ans, vit avec sa famille dans une maison de banlieue, avec son père Laurent (Claude Legault), sa mère Mylène (Lynda Johnson), son frère Mathias (David Poirier) et sa petite sœur Anabel (Mayssa Resendes). Une famille normale, qui n’a ni plus ni moins de problèmes que les voisins.

Mais Fanny veut plus. Plus d’argent, plus de liberté. Quand les sous lui manquent pour accompagner son chum Fred et ses deux meilleures amies à New York, la frustration s’empare d’elle. Son adorable grand-mère Manon (Danielle Proulx) accepte de lui prêter l’argent, mais son père le lui refuse catégoriquement. Par un concours de circonstances, Fanny décide de quitter sa chambre, alors plongée dans un monde attirant, les belles fringues, les beaux gars, les belles voitures, le traitement VIP.

Télé et radio

Face au mur : et quel mur!

CHRONIQUE / En 22 ans de métier, j’en ai vu des plateaux de télévision. Sur celui de «Face au mur», le nouveau grand jeu de TVA, je me sentais comme un enfant qui entre à Disney World. Hallucinant est le seul mot que j’ai trouvé en voyant ce gigantesque mur, pièce maîtresse de cette adaptation d’un concept américain, «The Wall», qui fait fureur sur NBC depuis un an, et exporté dans une douzaine de pays.

À TVA, seul le studio G pouvait contenir ce mastodonte, qui a la taille d’un immeuble de quatre étages. Encore qu’il a fallu décrocher des pièces du plafond pour que ça entre. La construction de cette réplique du mur original est entièrement québécoise. On s’est d’ailleurs inspiré des murs des adaptations américaine, française et polonaise, auxquelles on a ajouté des écrans incrustés au plancher et une caméra aérienne. Rien de trop beau.

«Au début, j’avais le mal de mer sur le plateau», m’a confié l’animatrice Maripier Morin, en m’invitant à vivre l’expérience d’en bas, à moins d’une semaine du début des enregistrements. À l’émission pilote, quand il fut question d’Alcatraz dans une question, elle a vu les flots de la baie de San Francisco s’ouvrir sur les écrans au sol devant elle. Assez pour étourdir l’animatrice, dont la carrière ne cesse de prendre de l’ampleur.

Face au mur prendra la relève de Lâchés lousses dans la case du mardi à 19h, dès le 23 janvier prochain. Les participants, qui viennent en duos, ne sont pas là par hasard, mais ont été sélectionnés pour leurs accomplissements. «Des gens d’exception qui se sont démarqués par leurs bonnes actions», résume la directrice principale chaînes et programmation du Groupe TVA, Suzane Landry. Ça peut être un duo d’enseignants qui ont le feu sacré, impliqués dans de nombreux projets, ou encore des gens qui ont parrainé une famille de réfugiés syriens venus s’installer au Québec. «On veut inspirer les gens à faire une différence autour d’eux», explique Maripier Morin.

Pour accumuler de l’argent, les participants doivent répondre correctement à des questions de connaissance générale, jouer de stratégie et compter sur le hasard. Le mur est construit un peu sur le principe du Plinko, un des jeux les plus populaires de The Price is Right. Au lieu des pastilles, ce sont des balles qu’on laisse tomber au sommet du mur, et qui atterrissent dans une des 15 cases contenant des montants d’argent, de 1 à 200 000 $. Si la réponse est bonne, les balles deviennent vertes et on empoche, sinon, tout devient rouge, et on perd de l’argent. Plus d’un million de dollars peuvent être attribués chaque semaine.

Cinq questions sont posées dans la première manche. Dans les deux suivantes, les duos sont séparés, un devant le mur, l’autre est isolé. Tout se joue dans la troisième manche, alors que le candidat dans la cabine insonorisée doit décider s’il signe ou s’il déchire le contrat, sur lequel apparaît un montant d’argent garanti. Et ce, sans savoir s’il a répondu correctement aux questions, et combien d’argent a été accumulé. «Le mur peut tout donner, mais aussi tout reprendre», résume Maripier Morin, dont le frère Mathieu tourne les vidéos de présentation des candidats.

L’émission est coproduite par TVA Productions et Deux L Productions (Nathalie Laberge et Jean-Marc Létourneau), en collaboration avec Québecor Contenu. Il a fallu 12 semaines et l’expertise de Scène Éthique, Softbox et des ateliers scéniques de TVA pour construire et monter ce mur, qui nécessite 9 millions de lumières LED. Quinze caméras nous retransmettront sa magie, dont une au plafond offrant une vue à donner le vertige.

Comme elle ne croyait jamais faire du cinéma, Maripier Morin n’avait pas planifié animer un jeu télévisé un jour. Mais c’était elle que voulait TVA. Par insécurité, elle n’était d’ailleurs pas certaine d’être la personne désignée pour animer l’émission. «Je me trouvais trop jeune. J’avais peur de brûler des étapes, et je me disais que ce show-là revenait plutôt à quelqu’un qui avait du métier. Aujourd’hui, je suis convaincue que c’est moi qui devais l’animer.» Elle croit que son empathie et son exubérance sont ses meilleurs atouts pour cette expérience.

Contrairement à d’autres jeux, les participants ont le choix de conserver l’argent pour eux ou de le remettre en tout ou en partie à des œuvres de bienfaisance. Porte-parole de la Fondation des étoiles, Maripier Morin souhaite créer un mouvement de générosité à travers l’émission. «Si jamais le mur décide de ne pas être généreux avec les duos, j’ai l’impression que les gens vont vouloir compenser en faisant des dons pour leurs œuvres.»

Autant le jeu est excitant, autant il peut être cruel et laisser les participants repartir avec rien du tout. «C’est comme une série dramatique, avec des courbes émotives hyper intenses. À la fin, c’est l’euphorie ou le scénario catastrophe!»

Chronique

Ruptures: balance ton porc!

CHRONIQUE / Si j’avais besoin d’une boule de cristal fiable, j’emprunterais celle de Daniel Thibault et Isabelle Pelletier, les auteurs de Ruptures. Bien avant la vague de dénonciations qui a marqué notre automne, le duo avait imaginé la chute de Jean-Luc de Vries (Normand D’Amour), pire salaud du moment à la télé, dénoncé par des femmes, victimes du prédateur sexuel. Un coup de théâtre qui a poussé Ariane (Mélissa Désormeaux-Poulin) à rappeler à son ancien patron qu’il l’avait violée.

De Vries n’a pas fini d’en baver, mais le croire vaincu serait sous-estimer sa vilenie. Et Claude Boily (Isabel Richer) pourrait bien en payer le prix, dans cette troisième saison tout à fait d’actualité, diffusée dès le lundi 8 janvier à 20h, sur ICI Radio-Canada Télé. Les trois premiers épisodes, montrés aux journalistes, donnent furieusement envie de voir la suite. Voilà une série qui tient en haleine, aux rebondissements efficaces, aux percutantes répliques, et portée par des comédiens et, surtout, des comédiennes, tous des plus convaincants. François Camirand a aussi coécrit quatre des 12 épisodes, réalisés pour la deuxième année par François Bouvier. Le droit de la famille est toujours au centre de l’oeuvre, inspirée de la longue expérience de l’avocate Suzanne Pringle.

On reprend donc au lendemain de ce fameux gala où des femmes ont dénoncé publiquement leur agresseur. De Vries devient à ce jour persona non grata à son grand cabinet d’avocats, et même Marie Rousseau (Catherine Trudeau), qui lui fut loyale jusqu’à ce jour, veut s’en débarrasser au plus vite. À contrecœur, Anne Lemieux (Geneviève Brouillette) redeviendra l’épouse au bras de son mari, le temps d’un éventuel procès. En parallèle de cette histoire, très présente cette saison, une autre risque de troubler Ariane encore plus : l’enquête sur le meurtre de son père a été rouverte. Un policier joué par Paul Doucet mènera l’enquête.

D’autres causes occuperont le cabinet d’Ariane, qui doit temporairement se départir des services de Claude, toujours accro à l’alcool et aux antidouleurs. On imagine facilement l’avocate impitoyable perdre patience en assistant à des rencontres de Dépendants anonymes. «Lève ton gros cul! […] Appeler sa mère à 40 ans pour chialer, grow up!» dira-t-elle à un homme déjà à terre. Chère Claude.

Chronique

Shania, en français s'il vous plaît!

CHRONIQUE / Je savais qu'elle se débrouillait en français. Mais qu'elle le parlait avec autant d'aisance? C'est dans cette langue, qu'elle a perfectionnée durant ses années en Suisse, que Shania Twain, Ontarienne d'origine, a charmé le public de «Tout le monde en parle» dimanche soir. Et une étoile du match pour Shania.

La reine du country pop, qui a lancé son cinquième album, Now, son premier en 15 ans, a dû réapprendre à chanter. La maladie de Lyme dont elle est atteinte a endommagé ses cordes vocales, mais certainement pas son charisme.

Il a été question de son divorce très médiatisé, et de l'histoire d'amour qui a suivi avec l'ex-mari de sa meilleure amie, qui l'avait trompée son propre ex-mari. «Alors, vous êtes perdus? Vous êtes toujours là?» a-t-elle blagué après l'explication de ce scénario digne des soaps américains.

Come On Over reste l'album le plus vendu de tous les temps par une artiste féminine avec 40 millions d'exemplaires. La chanson That Don't Impress Me Much lui avait entre autres été inspirée par Brad Pitt, qui se montrait dénudé dans les magazines. «Où sont les limites de la vie privée? J'ai trouvé ça triste. Et c'était ça qui était pas impressionnant!» dit-elle.

Les influenceurs de la série de VRAK, Marc Fitt, Elisabeth Rioux et Alicia Moffet, font carrière avec leur image sur le Web. Ceux-ci se font offrir de promouvoir des shakes, du thé pour maigrir et des agents blanchissants pour les dents, mais disent non pour préserver leur crédibilité. Très active sur Instagram, Elisabeth demande néanmoins de 10 000 à 12 000$ pour une publication payée. Après sa participation à La voix, Alicia Moffet a eu une «écoeurantite» du chant. En tournée, des côtés de l'industrie l'ont «turnée off», dit-elle, avant d'avoir repris goût au chant et à son rêve de faire carrière.

Fascinant personnage que le cinéaste des fonds marins, Mario Cyr, qui vulgarise à merveille sa passion. Lors de ses nombreux voyages en Arctique, le Madelinot a constaté les effets de la fonte des glaces sur les déplacements des animaux, à tel point qu'il devient difficile de planifier les tournages. Mario Cyr, qu'on verra durant les Fêtes dans la série documentaire Un homme à la mer à ICI Radio-Canada Télé, a frôlé la mort en 2010, sous la banquise en observant les bélugas. Plongé dans le coma en raison d'une valve gelée, il a été sauvé in extremis.

«Grâce à lui, on pourra enfin se faire les ongles dans l'avion», a dit Guy A. Lepage pour présenter Marc Garneau. Une première visite du ministre des Transports du Canada, qui a défendu la loi permettant d'apporter une lame d'au plus six centimètres en avion, y compris les kirpans. Le ministre plaide que cet objet cérémonial est porté sous le vêtement. Il affirme que coupe-ongles, tire-bouchons et couteaux suisses ne représentent pas une menace, et que la France, l'Allemagne, l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Espagne les admettent déjà dans les avions.

Au sujet des migrants, Marc Garneau affirme que le gouvernement déploie des ressources aux États-Unis pour leur expliquer les règles. Seulement 10% des migrants haïtiens ont été admis comme réfugiés au Canada, rappelle-t-il. La carte du fou du roi: «Lors de votre prochain vol, si vous ressentez la furieuse envie de vous curer les ongles, les petits coins de cette carte sont parfaits.»

Après un cancer des ovaires, Mélanie Renaud est en reconstruction. On la sent fragile et confiante à la fois. La révélation de l'ADISQ en 2002 n'avait pas fait d'albums depuis neuf ans. Des années à se rouler plusieurs joints par jour. Même qu'elle ne se souvient de rien de son expérience «Notre-Dame de Paris» en France, qu'elle a passée gelée. «Je fume encore parce que j'aime ça, mais j'ai trouvé l'équilibre, parce que sinon, je serais pas ici», admet-elle.

Elle n'est plus l'être égocentrique qu'elle a été, de son propre aveu. «J'ai fait de l'abus de pouvoir avec les gens. […] Astheure, j'ai peur des compliments.» Elle préfère finalement que sa carrière en France n'ait jamais levée. «J'aurais tout fait foirer».

Très éloquent, le chroniqueur et animateur Christian Page a réduit en pièces plusieurs théories du complot, dont celle de l'orchestration des attentats du 11 septembre par le gouvernement Bush. Il évite habituellement de se prononcer à la radio sur ce sujet, qui lui vaut souvent des menaces de la part d'auditeurs. L'une des théories les plus farfelues est celle des «chemtrails», ces traînées blanches laissées par les avions, qui seraient en réalité des gaz neurotoxiques envoyés pour rendre les populations malades. Assurément le segment le plus amusant de la soirée.

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Télé et radio

La fin pour Formule Diaz

CHRONIQUE / On le sait : les magazines culturels ont une durée de vie très limitée à la télévision. Sébastien Diaz aura su durer neuf ans dans ce créneau à Télé-Québec, cinq à Voir et quatre à Formule Diaz. Mais voici qu’il annonce vouloir passer à autre chose à la fin de la présente saison en mars prochain.

«Je sentais que j’avais été suffisamment loin dans l’exploration de ce projet et qu’il était temps pour moi d’affronter de nouveaux défis», a-t-il écrit sur sa page Facebook. L’animateur ne quitte pas pour autant Télé-Québec. Il souhaite d’ailleurs que le magazine Format familial, qu’il coanime avec sa femme Bianca Gervais, soit renouvelé, précisant que la décision n’a pas encore été prise par le diffuseur. «On se croise les doigts», écrit-il.

Maintes fois récompensées aux Gémeaux, Voir et Formule Diaz ont permis à Télé-Québec de maintenir une case horaire culturelle durant neuf ans en format hebdomadaire, après plusieurs années de quotidiennes, notamment avec Les choix de Sophie. Formule Diaz obtient cet automne une moyenne de 45 000 téléspectateurs le lundi à 21h, et 49 000 pour les rediffusions. Des chiffres modestes, mais pas inhabituels pour ce type de programmation.

Avec la fin de Formule Diaz, y aura-t-il un magazine culturel à Télé-Québec en 2018-2019? Le directeur général de la programmation, Denis Dubois, répond qu’il est dans le mandat du diffuseur d’avoir du contenu culturel à son antenne, et qu’il y en aura. Sous quelle forme? Ça reste à définir.

De son côté, Sébastien Diaz affirme avoir plusieurs beaux projets sur la table, lui qui s’illustre également comme réalisateur, compositeur et producteur. La diffusion du Premier Gala de l’ADISQ à Télé-Québec, qu’il anime depuis deux ans, n’a pas encore été confirmée pour l’an prochain.

ON N’EST PAS COUCHÉ LE DIMANCHE

L’émission a beau s’intituler On n’est pas couché, il faut veiller bien tard pour voir l’intégrale de l’émission de Laurent Ruquier, à TV5 le samedi soir. À la demande du public, le diffuseur déménage le titre de France 2 à une heure plus décente, le dimanche à 19h, dès le 7 janvier prochain. Gros avantage : l’émission ne sera plus diffusée avec une semaine de retard, mais bien le lendemain de la diffusion en France, donc plus collée à l’actualité. Une alternative, mais pas un véritable compétiteur à Tout le monde en parle, qui commence une heure plus tard sur ICI Radio-Canada Télé.

TVA LARGUE LES GALAS JUSTE POUR RIRE

Après mûre réflexion, TVA a décidé de retirer définitivement les Galas Juste pour rire de sa grille horaire, mais de conserver Les gags et les spectacles d’humour dont il détient les droits. La diffusion des galas, interrompue depuis le scandale Rozon, devait originalement se poursuivre jusqu’à l’été 2018. En ce qui concerne Juste pour rire en direct, le talk-show présenté durant le festival, il n’était déjà plus question qu’il soit diffusé à TVA, le diffuseur n’ayant pas renouvelé son entente avec l’entreprise, avant le scandale.

LA VOIX JUNIOR FRÔLE LES 2 MILLIONS

La finale de La voix junior, remportée par Sydney Lallier de Granby, a attiré l’attention de 1997 000 téléspectateurs dimanche soir à TVA, comparativement à 2331 000 l’année dernière. L’émission de Charles Lafortune a rallié 52 % de l’auditoire disponible. Sur ICI Radio-Canada Télé, la présence de Guy Nantel à Tout le monde en parle a intéressé 979 000 curieux. Sur V, Occupation double Bali continue de captiver 559 000 irréductibles — malgré l’insupportable Joanie! —, et OD+ en direct, 158 000.

Richard Therrien

SNL: même équipe et Magalie en prime

C’est confirmé: ICI Radio-Canada Télé ramènera SNL le temps d’une soirée, le samedi 6 janvier à 21h, en direct, avec l’équipe originale, dans un format de 90 minutes. De joyeuses retrouvailles, avant un possible retour plus régulier. Le titre: Le SNL de… Magalie Lépine-Blondeau avec notre Nadine nationale comme invitée spéciale, et Daniel Bélanger pour le volet musical.

Guy Villeneuve et Michel St-Cyr, qui avaient produit les neuf émissions de SNL Québec, en rêvaient, et la directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, Dominique Chaloult, y réfléchissait depuis la fin de l’émission à Télé-Québec, il y a deux ans. Elle considère que le 6 janvier est une date parfaite pour programmer Le SNL de…. «Les gens sont disposés à regarder ce genre d’émission après tous les partys de Noël», croit-elle.

On a vu Magalie Lépine-Blondeau jouer la comédie dans Boomerang, mais ce sera l’occasion d’apprécier son talent comique dans un contexte de sketchs. «Pour moi, c’est de l’ordre du fantasme», admet la comédienne, qui suit beaucoup l’émission américaine. Si tout se confirme, elle devrait se rendre prochainement sur le plateau de Saturday Night Live à New York pour observer le travail des Américains et s’imprégner de l’ambiance de l’émission de NBC.

Fair-Play n’a pas eu de mal à renégocier les droits de l’émission mythique, puisque les producteurs là-bas ont beaucoup aimé la version québécoise diffusée à Télé-Québec en 2014 et 2015. Le SNL de… respectera le concept original, incluant Les nouvelles SNL, avec le duo Guillaume Girard et Mickaël Gouin. Paidge Beaulieu, le personnage de Katherine Levac, y fera-t-elle un retour? Pas forcément, mais seulement si c’est justifié et qu’on trouve «la» bonne idée pour la ramener.

Rassurez-vous, Phil Roy, Pier-Luc Funk, Katherine Levac et Virginie Fortin ne sont pas sur la photo mais sont de retour, avec Léane Labrèche-Dor et Mathieu Quesnel. Frappant de constater à quel point tous ces noms ont fait le plein de popularité depuis leur expérience à SNL Québec, un tremplin comme c’est le cas aux États-Unis. «Il fallait qu’ils soient tous là, c’était fondamental», ajoute Dominique Chaloult, qui les avait déjà ramenés une première fois dans Le nouveau show à ICI ARTV. Attendez-vous aussi à plusieurs caméos le 6 janvier. Ce serait l’occasion parfaite de voir Louis-José Houde, qui avait été du tout premier SNL Québec, rejoindre son amoureuse sur le plateau en direct. On peut toujours rêver.

Comme SNL fait de la parodie, l’équipe de création, pilotée par Josée Fortier, s’assurera de ne pas répéter ce qui aura été fait au Bye Bye, six jours plus tôt. On espère de bons textes de l’équipe d’auteurs, sensiblement la même, composée de Sébastien Ravary et Éric K. Boulianne, qui ont signé De père en flic 2, LeLouis Courchesne et David Michaël.

Pouvons-nous aussi rêver de revoir l’émission sur une base régulière? Dominique Chaloult ne rejette pas du tout l’idée, même qu’on la sent très favorable.

Télé et radio

ICI Tou.tv, huit ans plus tard

CHRONIQUE / ICI Tou.tv aura huit ans en janvier. Depuis 2010, Netflix lui fait la vie dure, comme à toutes les plateformes de vidéo en ligne, sans payer de taxes. Néanmoins, le nombre de visionnements sur ICI Tou.tv a augmenté de 30 % durant la dernière année, pendant que la télé, elle, a 18 % moins d’auditoire depuis le début de l’automne.

En huit ans, le contenu d’ICI Tou.tv s’est multiplié, concurrence oblige. La plateforme, qui dévoilait sa programmation mardi, offre pas moins de 25 webséries originales, dont sa plus fréquentée, L’âge adulte, de retour pour une deuxième fournée en avril prochain. La toute première websérie de son histoire, En audition avec Simon, reviendra le 27 février dans de nouveaux épisodes après une absence de six ans, aussi dans la section gratuite. Marc Labrèche, Guylaine Tremblay et Antoine Olivier Pilon passeront l’audition. Une curiosité parmi les nouveautés : Le band et Sébastien, une comédie prévue pour janvier avec Julien Lacroix en gagnant de concours de chant télévisé, en pleine déchéance, qui décide de sortir du moule de chanteur pop et propre qu’on lui a accolé.

Il n’y a pas si longtemps, pour un créateur, voir sa série disponible exclusivement sur Tou.tv était presque reçu comme une punition. «On est encore à expliquer aux producteurs qu’aller sur Tou.tv n’est pas un déshonneur. Au contraire, c’est une bonne affaire, ça crée un buzz», affirme la directrice générale de la télévision de Radio-Canada, Dominique Chalout. Elle cite le cas de Trop, offerte sur Véro.tv au printemps, avant d’arriver à la télé cet automne. «Ça n’a pas du tout nui à la diffusion télé, Trop attire en moyenne 733 000 téléspectateurs le lundi soir.» Une deuxième saison vient d’être tournée et arrivera en ligne au printemps. Trop est la série la plus visionnée sur Véro.tv, devant Les Simone et Les Morissette et moi.

La section Extra d’ICI Tou.tv, qui héberge Véro.tv, coûte toujours 6,99 $ par mois. À ce prix, les usagers ont le privilège de voir des épisodes de séries en primeur. J’admets que j’étais bien content de voir la finale de Faits divers une semaine avant sa diffusion à la télé. Vous pourrez en faire autant pour les trois premiers épisodes des Pays d’en haut dès le 7 décembre et de Lâcher prise dès le 12 décembre. Parmi les nouveautés internationales, je vois la quatrième saison de Sherlock et la série Masters of Sex, sur le duo de chercheurs Masters & Johnson, que j’ai beaucoup aimée.

Si l’on en croit Radio-Canada, Véro.tv va très bien. Même que ses usagers comptent pour 25 à 44 % de tout le trafic de l’Extra. Les nouveautés qui m’apparaissent les plus intéressantes sont Le bulletin, où des enfants de vedettes comme Mariloup Wolfe et Les Denis Drolet donnent des notes à leurs parents sur divers aspects de leur vie. Neuf épisodes à partir du 21 décembre. Puis en avril, une nouvelle fiction intitulée Papa épique avec Jean-Philippe Perras et Guillaume Cyr en pères au foyer. Aussi à surveiller : Une étape à la fois, sur l’évolution des rénos de la nouvelle cuisine de Marilou; Karaoké, où deux accros à ce loisir, Martin Proulx et Léane Labrèche Dor, parcourent la province à la recherche des plus passionnés; et Cheerleading, docu-réalité sur ce phénomène en croissance au Québec.

Véronique Cloutier conserve une présence sur sa plateforme, pour de nouvelles émissions de Rétroviseur, avec entre autres Guylaine Tremblay, Sophie Prégent, Stéphane Rousseau et Micheline Lanctôt. Il reste aussi un épisode de Les Morissette et moi, et une captation des Morissette en spectacle sera en ligne juste à temps pour Noël, le 22 décembre.

En rattrapage, District 31 est toujours la série la plus visionnée sur ICI Tou.tv, devant Unité 9, Les Simone, Mémoires vives et Olivier. Une deuxième saison de Cheval-serpent, réalisée cette fois par Rafaël Ouellet, sera mise en ligne l’été prochain sur l’Extra. Il était déjà prévu que Sylvain Archambault ne soit pas de retour derrière la caméra, en raison d’un conflit d’horaire.

TÉLÉ-QUÉBEC SE DÉBARRASSE DE HOUSE OF CARDS

Télé-Québec, qui avait annoncé en grandes pompes avoir fait l’acquisition de House of Cards, n’avait plus le choix et annule la diffusion de la série de Netflix, prévue à partir de janvier 2018. La décision était prévisible, étant donné les allégations de harcèlement sexuel à l’endroit de Kevin Spacey, qui ont jeté de l’ombre sur cette série maintes fois primée. Netflix a d’ailleurs interrompu le tournage de la sixième saison, qui devait être diffusée au cours de 2018. À Télé-Québec, on annonce que la cinquième saison de la série britannique SOS sages-femmes, présentée en primeur, occupera la case horaire prévue pour House of Cards, à partir du mardi 9 janvier à 21h. L’histoire ne dit pas si le diffuseur a perdu de l’argent en renonçant à diffuser la série, dont il avait acquis les cinq premières saisons. «En ce moment, nous évaluons nos options», répond Catherine Leboeuf aux communications.

Télé et radio

Bye Bye Rozon

CHRONIQUE / L’image était parlante : Martin Petit, entouré d’une dizaine d’humoristes, qui lancent leur propre Festival du rire de Montréal. Une bande d’insoumis motivée qui prépare une petite révolution dans le monde de l’humour québécois. Parmi eux, Michel Barrette, Marie-Lise Pilote, Maxim Martin et le plus drôle d’entre tous hier, Julien Lacroix. Il y en avait du monde sur le plateau de Tout le monde en parle, dimanche.

En tout, une quarantaine d’humoristes ont déjà embarqué dans l’aventure avec Petit. Personne n’a dit non. Et pourtant, «fédérer des humoristes, c’est comme montrer des tours de magie à des chats», blague Martin Petit. Appuyé par la ministre Dominique Anglade et le Mouvement Desjardins, le projet semble solide. Pas encore de dates pour l’événement, mais une rencontre prévue lundi avec la ministre Mélanie Joly.

Comme plusieurs de ses collègues, Petit s’est senti trahi par Rozon, qui produisait sa série Les pêcheurs. Il lui a parlé au téléphone la dernière fois trois semaines avant la sortie du scandale. Et comme chaque fois, Rozon a terminé la conversation en lui disant : «Merci Martin pour ta confiance.» Quelle ironie ! Petit a décroché de Juste pour rire en apprenant que Rozon allait vendre son entreprise au plus offrant. Pas question qu’il participe à ces enchères, s’est-il dit avec d’autres humoristes autour d’une bière. Le projet est né.

La valeur de Juste pour rire a sérieusement chuté depuis, mais ce n’était pas le but, plaide Réal Béland, qui voulait d’un festival partageant de meilleures valeurs. Il souhaite que les techniciens soient mieux payés et que les billets soient moins chers que pour Juste pour rire. «Si on met l’argent à la bonne place, je pense qu’on va réussir à le faire», dit-il. Cathy Gauthier, Les Denis Drolet, Phil Roy, Mike Ward et Louis-José Houde font aussi partie du collectif.

Seconde visite de Margaret Atwood sur le plateau de Guy A. Lepage, pour le nouveau roman C’est le cœur qui lâche en dernier. Un moment de grâce avec cette romancière d’une grande sagesse, à qui je décerne mon étoile du match. La Canadienne a surtout parlé de La servante écarlate, en raison du succès de la série, sur des femmes esclaves de fondamentalistes religieux. L’auteure s’est assurée que tout ce que raconte son histoire s’est déjà produit quelque part dans le monde. Une règle que devra suivre la deux­ième saison, qui n’est plus son histoire, mais pour laquelle elle agit comme conseillère.

Elle admet que l’élection de Donald Trump a eu un effet sur l’équipe de tournage. «Rien n’avait changé dans la série, mais le contexte autour avait changé. La série allait être perçue autrement.» Le Prix Nobel de littérature lui a encore échappé. Assez pour la contrarier? Jamais. «Il faut comprendre ceci : les prix hommage pour l’ensemble d’une œuvre sont des jalons sur le chemin de la mort», répond-elle.

Pierre Thibault, Ricardo Larrivée et Pierre Lavoie ont eu à défendre leur Lab-École, décrié entre autres par les enseignants et les syndicats. Thibault affirme tout de même que le trio est accueilli à bras ouverts lors de ses passages dans les écoles. L’architecte souhaite des cours de récréation avec des arbres, des potagers, que «l’école soit l’endroit le plus attractif».

Valérie Plante n’allait certainement pas abandonner son sens de l’humour en entrant en politique. «On ne devrait pas se sentir coupable de sourire», affirme la première mairesse de Montréal. «Je pense que ça donne envie à ben du monde d’avoir du fun dans la vie!»

Bien sûr, le virage de Richard Bergeron, qui renie soudainement Denis Coderre, la fait sourire. «M. Bergeron est très flexible, idéologiquement parlant. C’est quand même assez drôle à voir.» Ce qui a inspiré à Martin Petit cette nouvelle expression : «Y’a juste Richard Bergeron qui change pas d’idée.»

Valérie Plante promet de ne pas augmenter les taxes, d’envoyer la Formule E au Circuit Gilles-­Villeneuve, n’est pas contre le retour des Expos, mais demandera aux Montréalais s’ils sont prêts à payer. Et elle promet aussi d’éliminer ces chantiers inactifs durant plusieurs jours, qui ajoutent au stress des automobilistes.

Tâche ingrate pour Jonathan Roberge d’arriver après Margaret Atwood, avec les gags de son Petit Roberge un petit peu illustré, qu’il qualifie lui-même de «livre de jokes de toilettes». «Tu vas gagner un prix Nobol», a blagué Martin Petit. Ça ne riait pas beaucoup, avant que l’humoriste sorte ses blagues sur Tout le monde en parle, «un phare pour les radios de Québec, qui sont pendues à leurs lèvres le dimanche soir pour savoir sur quoi bitcher le restant de la semaine».

La toute discrète Jain a fait bon effet sur le plateau. La Française qui chante en anglais n’avait que 16 ans lorsqu’elle a écrit la chanson Come, dont la vidéo a été vue 70 millions de fois sur YouTube. Douée en graphisme, elle a finalement choisi de gagner sa vie avec la musique. Le second album s’en vient, toujours en anglais.

Télé et radio

24CH devient une émission de jasette

CHRONIQUE / Je ne connais rien au hockey, mais quand je tombe sur la série 24CH à RDS, je reste toujours scotché. Une série bien faite, qui fait réellement voir l’équipe de l’intérieur. Mon intérêt risque toutefois de s’étioler avec la nouvelle formule, 24CH hors glace, qui commence samedi à 18h30 à RDS, et à partir du mercredi 22 novembre à 18h30, à Canal D.

Pour la sixième saison de 20 épisodes, oubliez le vestiaire des joueurs, on a choisi d’abandonner la formule docu-réalité pour en faire une demi-heure de jasette autour de rondelles d’oignon et d’ailes de poulet à la Taverne 1909 du Centre Bell. Marc Denis y reçoit deux joueurs du Canadien et une personnalité publique. Pour la première, on a jumelé Jonathan Drouin et Phillip Danault à l’humoriste Rachid Badouri. Et honnêtement, on n’apprend rien de bien transcendant.

Parmi les invités confirmés, Marc-André Grondin sera jumelé à Paul Byron et Torrey Mitchell, amateurs du film Goon. Louis Morissette, Chuck Hughes et d’autres y seront, et on tente d’arranger une rencontre entre Jay Baruchel et son ami Carey Price, à laquelle se joindrait Shea Weber. En plus d’être de la première, Badouri s’improvise 24e joueur du Canadien et fait des capsules d’humour avec un des invités, à raison de deux par semaine. Les premières avec Phillip Danault ne sont pas particulièrement drôles.

Pourquoi avoir abandonné l’ancienne formule des coulisses? Claude Julien aurait-il maugréé à l’idée de voir entrer des caméras dans son vestiaire? Pas du tout, jure le vice-président à la production de RDS, Domenic Vannelli. Julien a même vécu une expérience similaire à Boston. On considère seulement qu’après cinq saisons, un rafraîchissement de la formule s’imposait. Et on devine que ça coûte aussi beaucoup moins cher.

Il ne sera pas question de l’actualité du CH dans cette nouvelle formule, plusieurs émissions le font déjà. Mais si un joueur est échangé et que l’émission a déjà été enregistrée, c’est dommage, mais on la jette au panier. Comme pour le défenseur suisse Mark Streit, qui avait tourné des capsules avec Rachid Badouri, mais que l’équipe a soumis au ballottage.

RDS a aussi renouvelé 24CH le valet pour une troisième saison, disponible uniquement sur Télé Fibe à la chaîne TV1. Maxim Martin est de retour au volant, accompagnant les deux mêmes joueurs pour la première, Drouin et Danault, à bord d’une camionnette. Encore là, de la jasette sur tout sauf le sport, mais sur qui fait le lavage à la maison. Et on ne sort pas des lignes machos du genre : «Laisser traîner notre linge, c’est une façon de marquer notre territoire».

Ça tombe un peu mal, parce que l’intérêt pour le Canadien n’est pas à son meilleur. Même que la moyenne d’écoute a baissé les soirs de matchs, passant de 686 000 l’automne dernier à 527 000 cet automne.

SYLVAIN ARCHAMBAULT S’EN VA

Sylvain Archambault ne réalisera plus la série Mensonges. Visé par des allégations de harcèlement et d’inconduite sexuelle, il a finalement décidé de quitter la production, qui devra se trouver un nouveau réalisateur. Dimanche, sur sa page Facebook, le réalisateur reconnaissait avoir commis certains faits relatés dans l’article de La Presse, quelques jours après les avoir niés formellement. Dans ce même message, il s’excusait et demandait qu’on lui donne une seconde chance, avec l’intention de poursuivre son travail sur la série Mensonges. Visiblement, les choses ne se sont pas passées comme il l’espérait.

DEUX FINALES ENLEVANTES

Deux bonnes séries prenaient fin lundi soir. Une pour toujours, L’imposteur, et Faits divers, dont le retour est plus qu’incertain. Dans le cas de L’imposteur à TVA, je suis satisfait de la fin qu’a donnée le trio Piérard-Dansereau à son histoire. Ils m’ont bien eu, j’ai cru un instant à la véritable mort de Philippe/Youri (Marc-André Grondin). J’ai moins aimé la deuxième que la première saison, plus lente à démarrer. Mais j’attends déjà la prochaine série de ces auteurs. Je vais m’ennuyer de Faits divers, mon coup de cœur de l’automne sur ICI RC Télé, et de ses personnages hors du commun, particulièrement l’avocate Anne Dupuis (Marie-Ève Beaulieu), qui risque de passer une bonne partie de sa vie derrière les barreaux. Et si on lui donnait une série dérivée comme on l’a fait avec l’avocat de Breaking Bad aux États-Unis? Une deuxième saison de Faits divers est en développement, mais le retour n’est pas assuré.

CANAL+ À 10 DOLLARS

Il faudra débourser 10 $ par mois pour s’abonner à Canal+ International, en débrouillage pour un mois chez Vidéotron à partir de mercredi, aux positions 628 HD et 28 standard. Cette chaîne française relaiera les contenus les plus prisés du Groupe Canal+, dont les émissions Salut les Terriens! avec Thierry Ardisson et Touche pas à mon poste avec Cyril Hanouna. Le jour sera consacré aux 3 à 15 ans, on promet du cinéma français, du foot et rugby pour les amateurs, mais aussi des séries françaises, dont la comédie Catherine et Liliane. Enfin une chaîne française de plus, même si ce n’est pas donné. On espère que Bell, Cogeco et les autres distributeurs suivront.

LES MILLIONNAIRES DU DIMANCHE

Tout le monde en parle a renoué avec le million dimanche, ralliant 1119 000 téléspectateurs sur ICI RC Télé. TVA avait aussi trois titres millionnaires : La Voix junior (1781 000), Vlog (1043 000), et La vraie nature (1035 000), beau succès de l’automne, dont c’était la dernière avant les Fêtes.