Pierre Fortier

Revue artistique de 2018

L’année qui s’achève a été fertile en événements de toutes sortes. En voici cinq qui ont retenu notre attention dans le domaine des arts.

Congédiement du dg du Festival de la chanson

La nouvelle est tombée juste avant le lancement du 50e Festival international de la chanson de Granby. Le 14 septembre, on annonçait que le directeur général et artistique de l’événement, Pierre Fortier, était suspendu à la suite d’une « dénonciation relative à des commentaires et comportements inadéquats en milieu de travail ». Celle-ci n’impliquait pas, avait-on précisé cependant, des actes à caractère sexuel.

Devant ces allégations, le conseil d’administration du Festival avait renvoyé M. Fortier chez lui, avec solde, le temps qu’une enquête soit menée par une firme de ressources humaines. Un mois plus tard, les résultats de cette enquête avaient incité les administrateurs à mettre un terme définitif au contrat de Pierre Fortier, qui dirigeait le Festival depuis 12 ans. À ce jour, l’organisme n’a toujours pas fait connaître la personne qui lui succédera.

L’OSM à Granby

L’OSM au Palace de Granby

Cette 50e édition du Festival de la chanson aura néanmoins été spectaculaire. En marge du traditionnel volet concours, l’organisation avait convié les Granbyens à une multitude de spectacles intimes et à grand déploiement, tenus durant 12 jours aux quatre coins de la municipalité. Avec un nombre estimé de 72 000 spectateurs, le FICG a battu tous ses records d’assistance.

Le clou des célébrations : le concert de l’Orchestre symphonique de Montréal présenté devant un Palace rempli. Portées par une cinquantaine de musiciens et un chœur d’adultes, les voix de Fabienne Thibeault, Luce Dufault, Marie-Denise Pelletier, Isabelle Boulay, Safia Nolin, Joanie Roussel et Émie Champagne ont ravi le public.

Présente sur place ce soir-là, la collègue Marie-Ève Lambert n’avait pas tari d’éloges ni d’épithètes sur la qualité du spectacle, le qualifiant d’«unique», «majestueux», «grandiose» et «somptueux». Combien de mélomanes ont amèrement regretté d’avoir raté ce rendez-vous ? Beaucoup.

Faire danser un village

Faire danser un village

C’était le rêve un peu fou de deux filles amoureuses de la danse et de la région de Brome-Missisquoi. À travers le projet « Faire danser un village », elles souhaitaient produire une vidéo de qualité professionnelle mettant en vedette des citoyens de Dunham, Frelighsburg et Cowansville en train de se trémousser sur une chanson originale de l’auteur-compositeur-interprète Amos J. L’idée ? Révéler au grand jour la fierté et le bonheur qu’avaient les gens à vivre et à travailler dans la région.

Leur démarche, purement artistique et réalisée par la boîte Flamant, a fait fureur. Et le résultat a été à ce point charmant que le nombre de visionnements du clip sur les réseaux sociaux a dépassé les 185 000 !

L’effet d’entraînement aidant, Faire danser un village s’est ensuite arrêté à Lac-Brome pour une nouvelle vidéo, encore portée par la musique d’Amos J. Le succès ne s’est pas fait attendre, avec près de 284 000 visionnements ! Difficile de rester de glace devant tant de candeur et de bonne humeur. Quelque chose nous dit que le concept fera des petits.

Édouard Lagacé

Édouard Lagacé de passage à La Voix

On l’a connu alors qu’il était tout jeune, mais c’est un Édouard Lagacé mûr et en pleine possession de ses moyens qui s’est présenté à La Voix 6, le printemps dernier. Après avoir essuyé un refus en 2016, le chanteur de Cowansville s’est bien repris à sa seconde tentative.

Son interprétation de Dancing On My Own lors des auditions à l’aveugle a fait son effet sur les quatre juges de l’émission, mais c’est Alex Nevsky qu’Édouard a choisi pour le coacher.

Au fil des semaines, le jeune homme a fait son chemin jusqu’en demi-finale, mais son parcours a été stoppé par le public qui, par un dimanche soir de la fin avril, lui a préféré Yann Brassard pour représenter l’équipe Nevsky à la finale du concours. Au lendemain de son élimination, Édouard avait déjà remis les deux pieds sur terre, soucieux de passer le dernier examen de son bac en finances et marketing. Mais l’idée d’enregistrer un album continuait néanmoins de le faire rêver...

Jean-François Ruel, alias Yes McCan

 Jean-François Ruel, le vilain de Fugueuse 

Oh qu’il était détestable, le Damien créé de toutes pièces par Jean-François Ruel, alias Yes McCan, dans l’émission coup-de-poing Fugueuse, en début d’année. Le Granbyen d’origine, surtout connu comme chanteur de la formation hip-hop Dead Obies, y a révélé ses talents de comédien dans un premier rôle au petit écran, salué tant par le public que la critique. Le jeune homme a d’ailleurs été sacré «méchant de l’année» au gala des Zapettes d’or, en avril dernier.

Après cette expérience à la télévision, les événements se sont bousculés pour l’artiste. La sortie de la chanson Désirée, entendue dans la télésérie, l’annonce de son départ de Dead Obies et le lancement de son premier album solo intitulé OUI (tout, tout, tout, toutttte), suivi d’une tournée québécoise, ont notamment marqué son année 2018.

Si TVA a confirmé qu’il y aurait une deuxième saison à Fugueuse, aucune date n’a été confirmée. Ni le retour de Damien.