L’artiste peintre Renée duRocher et l’impresario Pierre Gravel ont tous deux été nommés ambassadeurs de la culture de Granby.

Renée duRocher et Pierre Gravel, des décennies de passion

L’artiste peintre Renée duRocher et l’impresario Pierre Gravel ont tous deux été nommés ambassadeurs de la culture de Granby. Une cérémonie en leur honneur s’est tenue dimanche matin au Centre culturel France-Arbour.

Le programme de reconnaissance des Ambassadeurs de la culture prévoit la remise du titre d’ambassadeur, aux deux ans, à deux personnes qui ont fait rayonner la culture à Granby. L’un des ambassadeurs doit être choisi à titre d’artiste, et l’autre à titre d’intervenant culturel.

Pierre Gravel a été nommé en lien avec le volet intervenant culturel, la communauté soulignant ainsi sa longue carrière d’impresario qu’il a menée à partir de Granby.

Rappelons qu’il a fondé sa propre agence artistique, Pierre Gravel international (PGI), en 1962. « Je suis impresario depuis 54 ans. Je m’occupe de développer des carrières d’artistes partout au Canada, plus particulièrement au Québec, explique-t-il en entrevue. J’envoie des artistes partout dans le monde. J’ai de grands noms que je représente. À l’époque, je représentais les Pierre Lalonde et les Nicole Martin, il y a même René Angélil qui a été un de mes artistes à l’époque. Aujourd’hui, je pratique toujours la même profession. »

Et il dit la pratiquer avec autant de passion. Il avoue avoir toujours aussi hâte de rentrer au bureau, où une grande équipe travaille.

Son agence représente 70 artistes, dont Marc Hervieux, Grégory Charles et Alain Choquette, qui ont tous trois félicité leur impresario par vidéo.

Ses amis Jean-Marc Chaput, conférencier représenté par M. Gravel, et l’ancien maire de Granby Guy Racine, qui est impliqué dans ses projets, ont aussi pris la parole. Durant une heure, ils ont partagé des anecdotes concernant M. Gravel, que ce soit au niveau de la gérance d’artiste ou de sa passion de collectionneur d’armes à feu de toutes sortes.

« Je n’aime pas les armes à feu, tient à préciser le principal intéressé. Ce qui m’allume, c’est la conservation et l’histoire. » Il a même fondé le Musée de l’arme et du bronze, rue Dufferin, à Granby.

Fière, mais gênée
Lorsque l’artiste peintre René duRocher a appris la nouvelle, « sur le moment j’ai été très fière, très contente de cette nomination-là, et un peu troublée, confie-t-elle en entrevue. C’est un peu gênant de recevoir cet hommage-là. Mais le fait d’avoir une reconnaissance de ma ville et de mon milieu culturel, c’est quelque chose qui fait très plaisir ».

Mme duRocher fait partie du paysage culturel de Granby depuis plus de 40 ans. Selon sa fille Sophie, un atelier improvisé avait même pris place dans la salle de lavage familiale pour concilier le travail et la famille. « La fierté que nous éprouvons pour toi est immense, a-t-elle dit à sa mère, sur scène. D’une passion, tu en as fait une extraordinaire carrière. »

L’artiste expose sur la scène nationale et internationale depuis des décennies. Elle s’inspire de ses voyages pour créer des œuvres uniques. Sa prochaine présence à l’extérieur du pays sera à l’ambassade canadienne à Washington, aux États-Unis, dès le 1er août, où elle présentera son projet Quand duplicité devient unicité.

Renée duRocher a aussi démontré qu’elle était engagée dans sa communauté culturelle, notamment lors de la création de la salle d’exposition Boréart.

« Au fils du temps, je me suis impliquée sur des conseils d’administration qui avaient pour but de faire rayonner la culture de Granby, ajoute la nouvelle ambassadrice. J’ai été en mesure de voir le grand progrès qu’on a fait en culture à Granby, surtout depuis l’adoption de la politique culturelle. On a un centre culturel, maintenant — qui est magnifique, dynamique —, des animateurs culturels et une relève artistique talentueuse. Il y a aussi le GAM, les artistes du troisième étage [du centre culturel]. Je pense qu’on a maintenant une ville qui est vibrante de culture. »

France Arbour et la peintre Murielle Faille ont aussi pris parole lors de la cérémonie.

Les deux nouveaux ambassadeurs ont reçu une œuvre numérotée, le Pilier d’art, réalisée par le sculpteur Roger Lapalme. Leur nom se retrouve également sur une plaque dans le couloir du rez-de-chaussée du Centre culturel France-Arbour et une autre a été installée à l’extérieur, près de l’escalier de l’entrée principale.

Ce programme de reconnaissance fonctionne par un appel public de mise en candidature.