Une scène du film L’arbre de l’enfance.

Quelle enfance pour quels adultes?

Quels sont les impacts de l’éducation reçue dans l’enfance sur le rôle de parent, d’enseignant, d’éducateur ? Comment donner aux enfants la possibilité de devenir­ des adultes heureux ?

Avec son film L’arbre de l’enfance, la réalisatrice Anne Barth ne souhaite pas tant apporter des réponses à ces questions qu’elle s’est posées, il y a sept ans, que susciter la réflexion autour de ce qui se joue dans le temps crucial qu’est l’enfance.

« J’ai constaté, chez d’autres comme chez moi, qu’on est tous, adultes, encore aux prises avec des blessures qui remontent à notre enfance. On en est plus ou moins conscients, mais nombre de nos comportements de fuite, nos colères, nos difficultés avec notre conjoint, etc. en découlent », fait-elle valoir.

Pendant sept ans, la psychologue de formation a suivi Juliette, de ses 11 à 17 ans. « Je l’avais rencontrée lors de mon précédent film, Quels enfants laissons-nous à la planète ? , et je m’étais beaucoup identifiée à elle. Moi aussi, à une époque, je m’étais réfugiée dans un arbre, dans la nature pour me retrouver », glisse la Franco-Québécoise. « En plus, elle s’exprime vraiment très bien. Elle crève l’écran », ajoute-t-elle.

À travers sa lentille, donc, on voit la jeune fille grandir, s’interroger sur le monde, tenter d’y trouver sa place.

On fait également la connaissance de Béatrice, mère d’une petite fille, et de Daniel, père de cinq enfants. Tous deux « témoignent de ce qui, depuis leur enfance, continue à vivre dans leur vie d’adulte et par quelles transformations passer afin de vivre plus en harmonie ».

Le tout est amené de façon poétique, dit la réalisatrice. « Ce n’est pas un documentaire traditionnel, pas un reportage. Ce pourrait presque être de la fiction parce que j’y raconte une histoire », fait-elle valoir.

Présenté au Québec

Depuis septembre, L’arbre de l’enfance est en tournée partout en France. La semaine prochaine, il s’amène au Québec le temps de quatre représentations. Il sera notamment présenté à Granby, à l’auditorium du Cégep, le mardi 28 novembre à 19 h. Les billets sont en vente au coût de 10 $ à la porte ou à l’Atelier 19.

Le film s’arrêtera également à Sutton, à la salle Alec et Gérard Pelletier, le jeudi 30 novembre à 20 h. On peut se procurer des billets pour cette soirée via
lepointdevente.com.

Dans les deux cas, le film, d’une durée de 78 minutes, sera suivi d’un échange avec la réalisatrice, qui sera sur place. À noter qu’une représentation a également lieu à Sherbrooke le dimanche 26 novembre ainsi qu’à Montréal le dimanche 3 décembre.