Les créateurs doivent faire preuve d’ingéniosité pour se distinguer.

Promenade des arts de Cowansville: une vitrine pour les créateurs d’ici

La Promenade des arts de Cowansville a permis aux amateurs de faire de belles découvertes, dimanche, à Cowansville. De la peinture à la sculpture en passant par le vitrail et le travail du bois, le rendez-vous artistique a attiré des créateurs de tous les horizons.

Le temps était idéal pour fureter dimanche, prendre le temps d’admirer les œuvres et discuter avec les artistes dont plusieurs étaient venus de loin pour exposer à Cowansville.

Installée à quelques pas de l’église Emmanuel United (la Scène Davignon), Lucie Nadeau était occupée en après-midi.

La sculptrice de pierre a intéressé bien des passants avec ses kits d’introduction à la sculpture.

« Ça comprend tout le nécessaire pour débuter, une pierre à savon, les outils, le papier à sabler. C’est une bonne façon d’essayer puisque ça représente bien la façon de travailler », explique l’artiste qui donne également des cours de sculpture.

Si ses propres œuvres n’ont pas forcément trouvé preneur, l’artiste basée à Saint-Basile-le-Grand se dit tout de même satisfaite de sa présence au sein de la 10e Promenade des arts.

Même son de cloche du côté de l’artiste-peintre Natali Martin. La nouvelle Cowansvilloise a profité de la journée pour faire connaître ses créations auprès d’un nouveau public. « J’ai revu des gens qui venaient me voir à Bromont, mais une bonne partie des gens étaient simplement des passants qui se sont arrêtés par hasard. C’est plutôt positif », s’est-elle réjouie.

Rayonnement et originalité

La Promenade des arts se veut une vitrine pour les créateurs de la région, mais après 10 ans, le rayonnement de l’événement dépasse Brome-Missisquoi.

Diane Rossignol, une artiste-peintre de Laval, a ainsi accepté volontiers d’installer ses toiles en trois dimensions à Cowansville. « Je commence toujours en créant l’arbre avec du mortier, c’est l’arbre qui définit l’histoire dans la toile. Ensuite je peins le reste et je termine en ajoutant la couleur à l’arbre. C’est une façon de faire originale qui interpelle les gens », confie-t-elle.

Établis ou non dans la région, les artistes doivent fait preuve d’originalité pour attirer les regards distraits des visiteurs.

Marc Tanguay, créateur installé à Dunham, a une approche artistique plutôt originale. « Je crée en assemblant du papier imprimé, des photos de magazines et même le papier des pièces de casse-têtes. Ce qui m’intéresse avant tout ce sont les couleurs », explique Marc Tanguay.

Un peu plus loin, Pierre Gervais se présente sur sa carte professionnelle comme « sculpteur de lumière ». Si le titre peut paraître pompeux, l’homme qui travaille le vitrail est plutôt humble.

« Je suis souvent le seul à travailler le verre dans des événements comme ça. Les peintres sont nombreux et de la compétition naît la qualité. Dans le vitrail, il faut que les gens aient vraiment un coup de cœur pour acheter de grosses pièces. Je fais beaucoup de créations plus petites et plus accessibles pour les gens », explique M. Gervais.

Filon

En plus des artistes installés à l’extérieur sur la rue Principale, une dizaine de créateurs accueillaient les visiteurs à l’intérieur de l’église Emmanuel United. Le bâtiment religieux célèbre cette année son 175e anniversaire et se joignait à la Promenade des arts en abritant une exposition de l’Atelier de récup.

Le musée Bruck a également été de la partie en ouvrant les portes de son exposition Tel un filon d’or présenté jusqu’au 12 octobre.