"Sous la poussière" veut divertir les jeunes et stimuler leur imaginaire.

Première production «à la maison» pour Fortuit Théâtre

Vous connaissez Fortuit Théâtre? Cette compagnie théâtrale pour jeune public fait doucement sa place au soleil et s’apprête à présenter ici sa première production familiale, "Sous la poussière".

Natif de Granby, Joakim Lamoureux a pris le pari de fonder, en 2014, Fortuit Théâtre dans sa ville d’origine. Avec Audrey Janelle et Dominique Laniel, deux autres diplômées de l’École de Théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe comme lui, il s’est lancé dans le créneau jeunesse. «En région, les théâtres jeunesse sont plus rares qu’à Montréal», fait-il remarquer pour expliquer sa décision.

Depuis sa création, le groupe a mis au monde et peaufiné sa première pièce, sans subvention, mais avec beaucoup de détermination et d’imagination.

«Le décor a été fabriqué par nous de A à Z, les costumes ont été faits à la main, les textes ont été travaillés et retravaillés... C’est du théâtre professionnel de qualité. J’en suis extrêmement fier», affirme le jeune comédien, en précisant que le Fortuit Théâtre «a pris le temps de bien faire les choses».

Présentée dans le cadre de la Série Shows Choux du Palace de Granby, Sous la poussière met en scène Gabrielle, qui passe l’été à la campagne chez sa tante Aline. Alors qu’elle s’attend à passer des vacances ennuyantes sans télé, sans ordinateur, ni jeu vidéo, ce sera tout le contraire qui se produira. Des choses fascinantes surviendront dans le grenier de tante Alice, où des personnages colorés sortiront de leurs toiles poussiéreuses pour prendre vie.

Le nom de la troupe n’est d’ailleurs pas... fortuit. Il fait référence à l’imprévu, à ce qui surprend les spectateurs et les fait réfléchir à leurs habitudes et leur conception des choses.

«Même si on est encore jeunes, on voit une différence entre les enfants d’aujourd’hui et ceux d’avant. Il y a eu des changements technologiques flagrants. On trouvait important de ramener les enfants dans la réalité, de leur montrer qu’ils peuvent s’amuser sans ces objets. On voulait éveiller leur imaginaire».

Pas question, cependant, de leur faire la morale, ajoute Joakim. «Jamais dans le spectacle, ces choses sont nommées. C’est suggéré, tout simplement.»

D’abord créée sous forme de laboratoire, la pièce a été présentée l’automne dernier à Notre-Dame-des-Prairies et à Valleyfield. Pouvoir la présenter à Granby est un beau cadeau pour le comédien, qui joue dans Sous la poussière avec Marie-Ève Sansfaçon et Julie de Lafrenière.

Le public cible? «Les 7 à 11 ans en milieu scolaire, mais cela peut aussi rejoindre les plus jeunes et les plus vieux.»

Il espère maintenant que la pièce accroche les jeunes et intéresse les diffuseurs. «On espère faire une tournée. Mais on travaille aussi sur un plus petit projet de théâtre pour les parcs durant l’été. Les gens vont entendre parler de nous à Granby!»