Ancien finaliste du Festival de la chanson de Granby, Marc-Antoine Beaudoin nous présente Déséquilibre, son premier album, disponible sur toutes les plateformes numériques à compter du 7 juin.

Premier album pour Marc-Antoine Beaudoin, finaliste du FICG 2017

En 2017, Marc-Antoine Beaudoin nous avait éblouis avec sa maturité musicale, ce qui l’avait amené jusqu’en finale du Festival international de la chanson de Granby. Avec la sortie imminente de son premier album, Déséquilibre, l’auteur-compositeur-interprète de 21 ans prouve qu’il est, malgré son jeune âge, fin prêt à se lancer dans l’univers musical québécois.

Non, le p’tit gars originaire de Thetford Mines n’a pas à rougir de la première offrande qu’il nous offre, une proposition résolument rock aux influences folk voire parfois pop. Il faut dire qu’il y travaillait depuis belle lurette, avant même de participer au FICG et après avoir récolté maints honneurs.

Il avait notamment gagné Le Tremplin de Dégélis et Ma Première Place des Arts.

« Granby a été mon dernier concours. Après, j’ai signé avec une maison de disques (Les disques de la Cordonnerie, qui travaille notamment avec Andrea Lindsay et Marie-Denise Pelletier, NDLR), et on a poussé la préparation de mon album », dit-il au bout du fil, à trois jours du lancement de Déséquilibre.

Désordre interne

Marc-Antoine Beaudoin a composé 100 % du matériel qui figure sur ce premier album. Paroles et musiques. Il s’est essentiellement inspiré de l’instabilité sous toutes ses formes qu’il a vécue après le Festival de la chanson, époque de beaucoup de changements pour lui, raconte-t-il.

« Déséquilibre, c’est un désordre dans mes idées, dans mes chansons, dans mes humeurs. C’est des textes thérapeutiques qui font du bien », explique-t-il d’ailleurs dans le communiqué de presse annonçant la sortie de l’album.

« Le titre de l’album est le mot qui représente le mieux mes deux dernières années, ajoute-t-il en entrevue. C’est le désordre interne qui m’a habité, aussi le clash que j’ai vécu lorsque j’ai quitté ma ville natale pour la grande ville de Montréal. Ça a bougé beaucoup pour moi, pour le meilleur, mais aussi pour le pire. »

Le pire, ce sont tous ces moments où il n’avait pas l’impression d’avancer. « Même si je me sentais prêt depuis que j’avais 18 ans, on m’a obligé à prendre mon temps, ce qui par moments a énormément joué sur mon moral », avoue-t-il. « Mais je reconnais aujourd’hui que c’était nécessaire, et avec le recul, je suis content de comment tout ça s’est fait. »

Il s’est entouré du vétéran Marc Pérusse à la réalisation, et de grands musiciens pour l’enregistrement, notamment le batteur José Major, qui fait partie de l’orchestre-maison du FICG, et d’André Papanicolaou à la guitare.

Il a assuré les premières parties de Luc De Larochellière dans la dernière année, et poursuivra l’aventure cet été lors de la tournée Amère America avant d’amorcer sa propre tournée à l’automne.

Et même si son premier album n’est pas encore lancé — il le sera ce vendredi 7 juin au Festival L’Alternative de son patelin —, le jeune auteur-compositeur-interprète a hâte de sortir le deuxième. « J’ai déjà quelques compositions », laisse-t-il entendre, enthousiaste.