Quelques membres du GAM, dans l’installation qui trône sur la partie surélevée dans le fond de la salle Boréart: Françoise Bédard, Jeanne Baillargeon, Ginette Morissette, Catherine Trudeau, Martine GauTier du Balzac et Hazel, ainsi que Marc Hébert à l’avant.

Place à «Chaise» chez Boréart

Des chaises, il y en a de toutes sortes : berçantes, en bois, rembourrées, à haut dossier, Adirondack, de jardin, pliantes... De même, les œuvres de la troisième exposition du collectif d’artistes GAM, qui a pour thématique cet objet à la fois usuel et décoratif, se déclinent en autant de styles.

Acrylique, huile, aquarelle ou photographie, œuvres abstraites ou figuratives, 2D ou 3D, la dernière exposition présentée cette année chez Boréart permet en une visite de constater la variété de talents de la quinzaine d’« artistes du 3e étage » du Centre culturel France-Arbour, regroupés au sein du Groupe d’art multidisciplinaire (GAM).

Parmi eux : Renée du Rocher, Monique Forgues, Martine GauTier du Balzac, Monique Genest, Marc Hébert, Yvan Lapalme, Sophie Rozenn, Catherine Trudeau ainsi que le collectif O’Aqua-R-Elles.

Après Espace temps en 2015 et Clé l’an dernier, ils se sont donné comme thématique de leur troisième exposition commune la chaise. « On essaie toujours de trouver quelque chose de concret plutôt que trop abstrait pour retrouver une certaine unité dans notre proposition, pour éviter que ça parte dans trop de directions et que le visiteur ne puisse pas s’y retrouver », explique Martine GauTier, rencontrée sur place mercredi en compagnie de quelques autres membres du GAM.

Choisir sa place

En plus de son œuvre « expérimentale », comme elle qualifie sa toile réalisée grâce à des techniques mixtes sur le thème de la stabilité et l’instabilité, celle-ci a créé avec Monique Genest l’impressionnante installation qui trône sur la partie surélevée au fond de la salle et est composée d’une quinzaine de chaises de différents styles. Une phrase accroche l’œil : « Si j’étais une chaise, je serais... » Le visiteur est appelé à la compléter grâce aux choix de qualificatifs accolés à chacune des chaises. 

« Notre idée est partie de la réflexion que choisir sa place, dans un endroit public, en dit long sur la personnalité d’une personne. On ne choisit pas le fauteuil le plus confortable, le siège le plus reculé dans le coin ou la place du milieu au hasard », expose l’artiste.

Marc Hébert, lui, raconte ne pas s’être senti interpellé par la thématique annuelle du regroupement, au départ. « C’est une autre artiste qui m’a fait remarquer que mes toiles cadraient parfaitement dans le sujet de notre exposition, dit-il. Je ne m’en étais même pas rendu compte. » Ses trois tableaux mettent en scène sa femme — sa muse, comme il l’appelle — assise ou debout à côté d’une chaise berçante, devant une fenêtre. « Une chaise berçante, c’est synonyme de réconfort », fait-il remarquer.

Ginette Morissette, du collectif O’Aqua-R-Elles, présente pour sa part un triptyque coloré. « Les trois tableaux représentent en quelque sorte le passé, le présent et l’avenir autour de l’équilibre versus le déséquilibre », explique-t-elle. « Ils sont un peu le fruit d’une improvisation puisque je ne savais pas du tout où je m’en allais avec ça. J’y allais au fur et à mesure, selon l’inspiration du moment. »

L’exposition Chaise est présentée chez Boréart jusqu’au 23 décembre. Le vernissage aura lieu ce dimanche 3 décembre, de 13 h à 16 h en présence des artistes.