Lisanne Côté et Pascal Simoneau forment l’entreprise Pink Colibri.

Pink Colibri: une expérience soyeuse

Si vous allez faire votre tour au Marché de Noël LOKO cette fin de semaine au Complexe sportif Artopex, il y a fort à parier que vous ne pourrez résister à la tentation de vous attarder au kiosque de Pink Colibri. Car le duo formé de Lisanne Côté et Pascal Simoneau fera plus que vous proposer ses articles en vente : il vous invitera à vivre votre propre expérience de création unique.

Depuis quelques mois à peine, le couple dans la vie comme en affaires s’adonne au marbrage. À l’aide d’eau, de peinture et de bouts de tissus, il fabrique des foulards de soie dignes d’étoffes obtenues à partir de techniques ancestrales de la Turquie et de l’Asie du sud-est.

Elle est infographiste de formation, il œuvre dans le domaine du transport. Vivant à Ayer’s Cliff, tous deux sont travailleurs autonomes dans leur domaine respectif depuis plusieurs années, et ont donc la fibre entrepreneuriale bien développée.

L’idée de lancer leur propre entreprise artisanale est venue de Lisanne, il y a à peine un an. «J’ai toujours aimé le Do It Yourself et je rêvais de lancer ma petite business, mais je voulais quelque chose d’unique, qui n’existe pas encore au Québec», raconte-t-elle.

«L’hiver dernier, j’ai vu une vidéo sur le Net qui est venue me chercher, et au fil de mes recherches, je suis tombée sur une formation américaine qui se donnait en ligne et je l’ai suivie au printemps.»

Cette technique dont elle parle, c’est le marbrage sur l’eau. La tradition remonte aux XIIe et XIIIe siècles, d’abord au Japon (le suminagashi), puis en Turquie (l’ebru). Elle consiste à imprimer divers motifs sur du papier ou du tissu organique (soie, coton, etc.) à partir de teintures qui flottent sur l’eau.

Dans les mains du couple, il en résulte de magnifiques créations allant du petit foulard de poche à l’écharpe sophistiquée, toujours 100% soie. «C’est relativement facile à réaliser, admet le duo d’une seule voix. Et tellement l’fun à faire!»

Marche à suivre

Dans un grand bassin rempli d’environ 2 pouces d’eau «visqueuse» obtenue grâce à l’ajout d’un produit particulier qui aide à faire flotter les teintures, on dépose, au gré de notre fantaisie, quelques gouttes des différentes teintes d’acrylique choisies pour réaliser notre création.

«La peinture va s’étendre, et grâce à divers instruments, on pourra créer différents motifs allant des cœurs aux fleurs, en passant par le feuillage, les bulles, les lignes, etc.», expliquent Lisanne et Pascal à tour de rôle.

«Grâce au produit, les couleurs ne se mélangent pas, elles se repoussent, et c’est ce qui fait la magie de la chose! Noir et blanc ne donneront jamais gris.»

Lorsqu’on est satisfait du résultat, il suffit de déposer le tissu préalablement apprêté sur le tout pour qu’il y ait impression instantanée du motif créé. «Ensuite, on rince pour enlever l’excédent de produits, on laisse sécher, puis on repasse pour fixer la couleur. C’est lavable, durable et permanent.»


« On offre la chance de vivre une expérience en même temps que d’offrir ou de s’offrir un cadeau unique, car il n’y en aura jamais deux pareils. Et les gens peuvent repartir immédiatement avec leur création. »
Lisanne Côté

La technique est à la fois si simple et si impressionnante que Lisanne Côté et Pascal Simoneau ont eu la brillante idée de proposer, en salon ou lors d’événements corporatifs ou privés, l’expérience de création aux visiteurs.

Ils trimballent donc leur équipement, et n’importe qui peut se livrer au jeu. «C’est super accessible, pas besoin d’aucune compétence artistique particulière. Notre plus jeune client avait trois ans, et avec l’aide de sa grand-maman, il a réalisé un foulard pour sa maman tout en s’amusant», raconte Lisanne.

«On propose même des kits de base pour ceux qui voudraient s’y initier à la maison avec du papier, plutôt que de la soie», ajoute son conjoint.

Et les prix restent très abordables : entre 20 et 49 $. «Pour un cadeau unique, fait main, avec des produits 100% naturels, personnalisé et qui relève presque de la magie!» prennent-ils la peine de souligner.

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Après seulement quatre ou cinq mois d’existence et à peine plus de salons, Pink Colibri commence à susciter l’enthousiasme du public. Granby, ce week-end, sera son dernier arrêt avant la pause des Fêtes.

Si pour l’instant seuls des foulards sont proposés, il n’est pas exclu, dans un futur rapproché, de voir d’autres produits s’ajouter à son offre, affirme Pascal. «On est à explorer la meilleure façon de faire des cravates et des nœuds papillon. Et peut-être aussi des paréos, si on peut se procurer des bassins plus grands.»