Vêtu d’un kilt, sa marque de commerce, le jeune homme de 22 ans présente un univers unique, où la musique dance électronique puise dans les sonorités indiennes, égyptiennes et celtiques pour créer des ambiances théâtrales et cinématographiques, bien loin des omniprésents hip-hop et reggaeton actuels.

Phoenix Lord: unique en son genre

Renaître de ses cendres. Tel l’oiseau légendaire qui porte le même nom, Phoenix Lord l’a fait, il y a quatre ans. Un premier album en main, le DJ et producteur est maintenant prêt à prendre son envol et à entrer dans la légende.

Il faut dire qu’il a de quoi se faire remarquer. Vêtu d’un kilt, sa marque de commerce, le jeune homme de 22 ans présente un univers unique, où la musique dance électronique puise dans les sonorités indiennes, égyptiennes et celtiques pour créer des ambiances théâtrales et cinématographiques, bien loin des omniprésents hip-hop et reggaeton actuels.

Dès la sortie de son album The Mass of Phoenix au début du mois d’avril, le protégé de Sylvain Lachapelle (un gars de Granby qui a notamment géré la carrière de MC Mario pendant plus de 20 ans) s’est fait remarquer par l’ADISQ, qui l’a classé Artiste à découvrir. Son album s’est également hissé jusqu’au 6e rang du palmarès iTunes devant de gros noms comme David Guetta, Daniel Desnoyers et Deadmau5.

Grâce à une collaboration avec la grande Carol Jiani — qui a connu beaucoup de succès avec Hit N Run Lover dans les années 80 — sur sa chanson A Deeper Love, il s’est fait connaître jusqu’en Angleterre, et sa Prophecy a été remixée en Inde par le DJ no1 du pays.

Rise up permet par ailleurs à Phoenix Lord d’effectuer une entrée radiophonique au Québec, en Ontario et même au Nouveau-Brunswick.

«C’est encourageant», réagit modestement le principal intéressé devant tous ces succès récents.

Il faut dire qu’il travaille depuis quatre ans à ce projet, et que ses efforts commencent à peine à payer.

Une grande quête spirituelle
Phoenix Lord est originaire de Saint-Hyacinthe. Il a baigné dans le disco durant son enfance avant de bifurquer vers le heavy métal et le rock à l’adolescence. Mais lorsqu’il a découvert «les possibilités infinies» que lui offrait l’EDM (musique dance électronique), il s’y est jeté tête première.

«Pendant deux ans, c’était surtout expérimental mon affaire. Puis j’ai composé Over the Madness, ma première toune plus structurée. C’était le chaos dans ma tête. Pour voir la lumière, il faut souvent passer par l’ombre. C’est ce que cette chanson-là raconte», indique-t-il.

«Disons que je n’étais vraiment pas le même gars que je suis aujourd’hui», dira-t-il simplement lorsqu’invité à en dévoiler un peu plus sur ce qui se passait à ce moment-là.

Une grande quête spirituelle s’est alors amorcée. Et elle se traduit par 11 autres chansons qui se trouvent sur The Mass of Phoenix, invitant les gens à un voyage en eux-mêmes pour renaître de leurs cendres, «se prendre en main, se relever après n’importe quelle épreuve, et changer pour vivre dans un monde d’amour et d’harmonie en étant plus unis les uns aux autres».

«Je veux toucher les gens directement», ajoute-t-il. «Tout le monde a le droit de faire des erreurs et de recommencer.»

C’est du moins ce que lui a fait. Et il entend bien continuer dans cette nouvelle avenue.

Le DJ et producteur a entamé vendredi une tournée estivale dans sa ville natale, et son prochain arrêt se fera à Granby le 15 juin.

Il présentera également cet été un tout nouveau single, I Believe, mettant en vedette la chanteuse Robin S, célèbre pour son méga succès Show Me Love — qui fête ses 25 ans cette année.

Et il songe déjà à préparer un deuxième album, en plus de faire connaître encore plus sa musique à l’extérieur du pays.

Pas de doute: Phoenix Lord entame une seconde vie.

ENVIE D’Y ALLER ?

Quand : le vendredi 15 juin de 22 h à 3 h

 : au resto-pub St-Ambroise de Granby