Le populaire groupe Dead Obies était très attendu par la foule de 2000 jeunes, samedi à Granby.

Pas moins de 2000 spectateurs au Party du 2

Le stade Napoléon-Fontaine n'a jamais été aussi rempli qu'en ce #Partydu2, samedi soir. Et le mot party y prenait tout son sens. Il y avait de l'énergie dans l'air, comme en témoigne l'organisation du spectacle des Dead Obies, d'Alaclair Ensemble et de Brown.
Le mot <i>party</i> prenait tout son sens samedi...
Il y avait de l'énergie dans l'air pour le spectacle des Dead Obies, d'Alaclair Ensemble et de Brown.
Avec la remise de bracelets à l'entrée, l'organisation a comptabilisé 2000 spectateurs, sensiblement le même nombre que l'an dernier lors de la soirée indy-folk proposée par Vie culturelle et communautaire au parc Daniel-Johnson. Cette fois-ci, VCC avait misé davantage sur le post-rap et le hip-hop pour plaire aux jeunes de 14-29 ans. C'est mission­ accomplie. 
Avec les quelque 1000 places assises dans les estrades, le stade aurait pu accueillir jusqu'à 5000 personnes. « Je ne pense pas qu'on aurait voulu avoir 5000 personnes, laisse tomber Jean-Olivier Grégoire Fillion, chargé de projets. Si je regarde l'énergie qu'on avait, ça m'aurait pris cinquante fois plus d'agents de sécurité. C'est une programmation qui incite les jeunes à bouger beaucoup. On a même doublé les clôtures en avant de la scène. Quand il arrivait une chanson plus populaire, c'était l'apogée ! On n'est pas habitués à ce genre de spectacle là, les gens n'étaient pas assis sur une chaise à regarder un show. Si j'avais eu Michel Louvain, j'aurais pu avoir 5000 personnes, ça aurait été tranquille. »
Comme l'heure d'entrée en scène du groupe principal, les populaires Dead Obies, n'avait pas été précisée, les trois quarts des jeunes étaient arrivés pour la première partie de Brown. 
« Il y avait du monde dès le début. C'était parfait. [...] Il y avait des ballons lumineux, des bracelets et des lunettes phosphorescents, ça mettait de la vie. C'est un party, c'est vraiment ça », lance Jean-Olivier Grégoire­ Fillion. Certains ont même fait le pied de grue dès 15 h pour être certains d'être bien à l'avant.
Pas de dommages
Malgré la présence de 2000 personnes sur le site, le terrain de baseball sur lequel les Guerriers disputeront mardi un match de séries n'a pas trop souffert. 
« Les jeunes ont été beaucoup plus respectueux qu'on pensait, relève le chargé de projets. On croyait que les gens allaient fumer n'importe où. En grande partie, ils reculaient pour ne pas être proches des foules. On avait obtenu une dérogation au conseil pour une zone fumeurs à l'arrière du 3e but. J'ai fait la zone quand même grosse avec 3 cendriers du pied. »
Les employés des travaux publics seront à l'oeuvre mardi matin pour remettre le terrain en ordre à temps pour le match en soirée. VCC souhaiterait d'ailleurs s'assoir à l'avance avec l'organisation des Guerriers pour trouver une date qui conviendrait mieux à l'équipe, si le prochain #Partydu devait se tenir au stade. La tenue d'une telle soirée sur le terrain de baseball avait profondément déplu aux Guerriers, confie M. Grégoire-­Filion, même s'ils lui ont avoué le soir même que c'était moins pire qu'appréhendé.
Seul incident : un nez cassé accidentellement. 
Statistiques
À l'entrée, quatre personnes prenaient des statistiques. On notait le sexe, l'âge et le lieu de résidence des spectateurs, on leur demandait s'ils auraient pris une option de transport en commun s'il y en avait eu une et quel groupe ils aimeraient retrouver à l'affiche l'an prochain. 
Jean-Olivier Grégoire Fillion ira également chercher des propositions ailleurs pour sonder et plaire à un plus grand bassin de jeunes.
Il espère que l'initiative prendra de l'ampleur. Déjà cette année, des jeunes d'un peu partout dans la région et d'ailleurs en province se sont pointés, même si la foule était majoritairement granbyenne. 
« Le mot va se passer, le spectacle va revenir, assurément. Les orientations politiques sont d'offrir quelque chose pour les jeunes aussi. Bientôt on va se pencher sur la prochaine édition. Le style musical m'importe peu pourvu que ça réponde à ce qu'aime la clientèle. Ça peut être du country l'année prochaine ! » ajoute-t-il, en proposant en riant le nom de Taylor Swift.