À peine P-A Méthot vient-il de faire les premières à Montréal et Québec de son deuxième spectacle que déjà plus de 75 000 billets ont trouvé preneur.

P-A Méthot: plaire sans pirouettes

Ce samedi 16 février, P-A Méthot montera sur la scène du Palace de Granby deux fois plutôt qu’une. Devant deux salles quasi combles, l’humoriste offrira une double représentation de son nouveau spectacle, Faire le beau, une en après-midi et l’autre en soirée.

« C’est la nouvelle mode ! , lance celui qui nous a auparavant servi Plus gros que nature. Il y a tellement de spectacles d’humour qu’il est difficile de se booker des supplémentaires. Donc, on fait des doublés. Honnêtement, c’est pas si exigeant. J’en ai même fait trois par jour à Rimouski. Le plus difficile est de me rappeler de dire “bonjour” au lieu de “bonsoir”. Et puis la deuxième représentation est vraiment écœurante parce que je suis encore sur l’adrénaline de la première. »

Il faut dire que l’homme de 45 ans est en grande forme depuis quelque temps. Après l’installation d’un stimulateur cardiaque l’an dernier, il fait davantage attention à sa santé et a perdu près de 75 livres. Mais c’est surtout psychologiquement que se sont effectués les plus gros changements, ceux qui ont inspiré le titre de son deuxième one man show — déjà arrêté avant sa perte de poids, précisons-le.

« Je m’assume beaucoup plus maintenant. S’il y a une constante à relever dans ma vie, c’est ma peur de ne pas déranger, de déplaire et de décevoir. Dans mon premier show, je sentais en quelque sorte, comme tout le monde, que je devais faire mes preuves. Maintenant, je suis plus établi, en quelque sorte, je peux m’en permettre plus, parler de sujets dont j’ai le goût de parler et comment je veux en parler », dit-il.

Bien-aimé

Bref, il a arrêté de faire le beau par désir de plaire à tout prix. « Je ne vais plus sur les tapis rouges pour me faire demander qui m’habille ce soir. J’ai 45 ans, c’est moi qui m’habille tout seul comme un grand », mentionne-t-il à la blague.

Les mariages, les déjeuners de parents, les salons funéraires, bref « toutes les places où on ne veut pas vraiment aller et où beaucoup trop de gens sont hypocrites » subissent le même sort dans son spectacle, dont la première partie s’attarde longuement sur sa santé et son poids — étant donné que c’est ce qui a occupé une bonne partie de son année 2018.

Et ironiquement, c’est depuis qu’il a arrêté de faire des pirouettes pour être aimé que le public l’apprécie le plus. Découvert « sur le tard » après avoir longtemps fait des corpos et des premières parties, il a écoulé plus de 300 000 billets en 495 représentations de son premier one man show, Plus gros que nature, présenté aux quatre coins du Québec entre 2013 et 2017.

À peine vient-il de faire les premières à Montréal et Québec de son deuxième spectacle que déjà plus de 75 000 billets ont trouvé preneur, ce qui n’est pas sans plaire à P-A Méthot, qui craignait de se faire oublier durant sa convalescence. « Je pense que les gens apprécient qu’on mette de côté le fake, qu’on soit vrai. Ce qui me distingue des autres, je pense, c’est que je ne suis pas menaçant parce que je ne vise personne en particulier. Quand je ris de quelqu’un, c’est essentiellement de moi-même. Je pense que ça me donne un petit côté amical et attachant, comme si je racontais des anecdotes à une gang de chums. »

Il recevra sans conteste une bonne dose d’amour à Granby samedi puisque sa gang comptera quelque 1800 amis.

ENVIE D'Y ALLER ? 

Quoi : Faire le beau, de P-A Méthot

Quand : ce samedi 16 février à 15 h et 20 h

 : au Palace de Granby

Billets : www.ovation.qc.ca