Oliver Jones a semblé emballé par le piano Bösendorfer installé au Musée des communications­ de Sutton.

Oliver Jones de passage à Sutton

Il semblerait que la présence d’un piano Bösendorfer au Musée des communications et d’histoire de Sutton attire de plus en plus de curieux. Après quelques concerts intimistes dans les dernières semaines, ce sont les mains du grand jazzman Oliver Jones qui se sont posées sur l’instrument viennois jeudi dernier.

Quelques mélodies tout aussi improvisées qu’inspirées ont résonné jeudi après-midi au Musée des communications de Sutton, au cœur de l’exposition consacrée à François Dompierre.

Le légendaire jazzman Oliver Jones était de passage à Sutton pour essayer le piano Bösendorfer appartenant à la mélomane Diane Cormier, et logé au musée depuis quelques mois.

C’est un heureux « concours de circonstances », pour employer les mots de Richard Leclerc, qui a amené le jazzman originaire du quartier de la Petite-Bourgogne, à Montréal, au musée suttonais.

Son directeur explique avoir un ami œuvrant pour Piano Esmonde White, une entreprise montréalaise spécialisée dans la réparation de pianos Yamaha (Yamaha possède désormais Bösendorfer).

Le propriétaire, Oliver Esmonde White, est un proche d’Oliver Jones et a voulu faire son tour à Sutton à la suite d’un article portant sur le musée paru dans le quotidien La Presse en début de semaine.

Il était accompagné du célèbre pianiste qui, avant de se rendre au Centre d’art d’Orford, a fait un détour pour l’occasion.

Selon le directeur du musée Richard Leclerc, le pianiste octogénaire a semblé apprécier l’instrument malgré son usure et ses quelques réparations à effectuer.

« Il a vraiment été emballé! Il croit que le piano a un potentiel extraordinaire », s’est réjoui le directeur du musée.

Sa performance de quelques minutes, d’autant plus rare depuis que le musicien s’est officiellement retiré en 2016, a été immortalisée par M. Leclerc qui en a partagé un extrait sur la page Facebook du Musée des communications de Sutton.

On peut y voir Oliver Jones prendre un malin plaisir avec le piano de Mme Cormier.

Oscar Peterson
Si l’on a souvent répété que le parcours d’Oliver Jones empruntait parfois la route tracée par la légende du jazz Oscar Peterson, né lui aussi dans la Petite-Bourgogne, l’amour des pianos Bösendorfer est un autre élément qui rapproche les deux hommes.

Pour la petite histoire, Oscar Petterson se serait exclamé en anglais après un concert à Vienne : « Moi aussi je veux un de ces trucs! », en parlant du célèbre piano hongrois.

Pour ce qui est de celui qu’abrite le musée de Sutton, de nouvelles estimations des réparations devant être effectuées devraient être faîtes prochainement.

Selon les dernières informations, les dommages causés par la vermine s’élèveraient à 50 000 $, empêchant ce piano d’être accordé.