Les auteurs Danielle Malenfant, Anne-Marie Desbiens et Louis-Philippe Hébert donneront vie à la Nuit de la lecture ce samedi à Dunham.

Nuit de la lecture : rendez-vous d’hiver à Dunham

L’événement français Nuit de la lecture fait des petits. Après une première présentation au Québec en 2019, le concept revient en force cette année un peu partout en province. Chez nous, la bibliothèque municipale de Dunham y participe à travers une soirée joliment baptisée Lecturnes, voix d’hiver.

Bon, on ne parle pas ici d’une nuit proprement dite. C’est plutôt d’une soirée dont il sera question ce samedi 18 janvier. Dès 16 h, un peu après le coucher du soleil, trois rencontres d’auteurs se succèderont à la bibliothèque.

Les 8 à 11 ans pourront d’abord rencontrer Danielle Malenfant. L’écrivaine, réviseure et formatrice de Dunham partagera avec son jeune public un extrait de son roman Les petites misères de Meghan Barrière. Les enfants seront ensuite invités à participer à un quiz et des saynètes en compagnie de l’autrice.

À 19 h, une autre écrivaine locale, Anne-Marie Desbiens, présentera aux lecteurs adultes son nouveau roman La femme de personne, en confiant ses influences et ses lectures, tout en expliquant son processus de création. Mme Desbiens lira par la suite un extrait de son ouvrage.

La soirée se terminera par la présence de l’auteur, poète et éditeur Louis-Philippe Hébert. De 20 h à 21 h, le Sheffordois offrira aux personnes présentes un bouquet de courts poèmes et leur présentera ses coups de cœur littéraires.

Animées par l’artiste dunhamienne France Bergeron — qui a aussi proposé l’idée —, ces rencontres se veulent intimistes et conviviales.

« C’est une soirée qui ne se prendra pas pour une autre. Ce sera authentique, avec des rencontres d’humains à humains qui aiment les livres. En plein mois de janvier, ça réchauffera le cœur ! », affirme la coordonnatrice art, culture et projets spéciaux à la bibliothèque de Dunham, Ève Sano-Gélinas.

« On voulait organiser quelque chose à saveur très locale pour mettre nos auteurs en valeur. On voulait aussi créer des liens entre le public, les livres et les auteurs. »

Selon elle, il est primordial pour la municipalité de Dunham que la bibliothèque ne soit pas uniquement un lieu pour emprunter des livres. « Il doit également être un lieu de rencontre, de jeu, de partage, de discussion, de découverte, de création et d’appartenance pour la communauté », dit-elle.

Un parmi 31

À l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), qui contribue à la présentation de cette seconde Nuit de la lecture au Québec, on rappelle que 31 projets se tiendront samedi dans les grandes villes et en région. Que Dunham soit la seule municipalité du coin à y prendre part s’explique par « quelques petits soucis à l’allumage de cette édition », explique Laurent Dubois, directeur général de l’UNEQ. « On a pris un peu de retard dans les appels de projets. Pour la troisième édition, l’an prochain, on devrait passer à 70 projets, ce qui correspondrait davantage à la réalité. »

La Nuit de la lecture, ajoute-t-il, vise à valoriser le fait de lire, peu importe le genre choisi et le support utilisé. « Dans nos vies rapides et stressantes, il faut prendre le temps de lire, de continuer à avoir une espèce d’hygiène de vie fondamentale à travers la lecture. »


« Ce sera authentique, avec des rencontres d’humains à humains qui aiment les livres. En plein mois de janvier, ça réchauffera le cœur ! »
Ève Sano-Gélinas, coordonnatrice art, culture et projets spéciaux à la bibliothèque de Dunham

M. Dubois souligne par ailleurs que le troisième samedi de janvier tombe à point nommé pour un tel événement. Parce que ce mois est un peu creux dans l’industrie du livre et qu’aucun salon du livre ne se déroule au Québec à cette période de l’année. Un bon moment, donc, pour inciter les gens à fréquenter bibliothèques, librairies et lieux culturels de tout acabit.

La soirée Lecturnes, voix d’hiver est gratuite. Suffit de se présenter sur place.