C’est grâce à l’un de ses portraits d’éléphants que l’artiste bromontoise exposera au Carrousel du Louvre en décembre prochain.

Natali Martin au Carrousel du Louvre

En Inde, on considère que l’éléphant apporte la chance et la prospérité. Pour la Bromontoise Natali Martin, c’est aussi, en quelque sorte, un animal porte-bonheur puisque c’est grâce à un portrait de ce pachyderme qu’elle exposera une de ses toiles au prestigieux Carrousel du Louvre, en décembre prochain, lors du 147e Salon des Beaux-Arts de la Société nationale des Beaux-Arts (SNBA).

« Il y a tellement d’artistes de talent qui ne seront jamais reconnus ! Je savoure vraiment ce qui est en train de m’arriver », s’exclame l’artiste-peintre, bien consciente de sa chance.

Tout a commencé il y a environ un an. Pour la toute première fois de sa carrière, Mme Martin remportait un prix décerné par un jury lors de l’expo-concours annuelle du Cercle des artistes peintres et sculpteurs du Québec (CAPSQ). Un 1er Grand Prix, qui venait entre autres avec un laissez-passer pour la 47e exposition internationale de la CAPSQ en France.

C’est ainsi que deux de ses toiles — un rhinocéros et un éléphant — ont été exposées, du 30 avril au 11 mai dernier, à l’Abbaye de Fontdouce, un ancien monastère du XIIe siècle classé monument historique situé en Charente-Maritime. L’éléphant a remporté la médaille d’argent, et l’artiste s’est fait remarquer par une agente artistique qui lui a souligné son désir de la représenter auprès de la SNBA. Vous devinez la suite : son dossier a été retenu auprès de l’un des plus réputés salons des beaux-arts dans le monde, créé en 1861, et l’une de ses toiles se joindra à celles représentant le Canada.

« Ils m’ont demandé un éléphant, raconte l’artiste bromontoise dont la technique de craquelure étonne. Je leur en ai soumis quatre, ils doivent faire leur choix dans les prochains jours. »

En primeur à Bromont
Mais toute cette belle aventure a un prix. Le simple fait d’envoyer sa toile de l’autre côté de l’Atlantique et de débourser les frais d’inscription au Salon s’élève à plusieurs milliers de dollars, indique Natali Martin.

Pour compenser ces frais importants, la dame de 44 ans organisera une exposition de ses toiles au Centre culturel St-John les 8 et 9 septembre prochain, de midi à 17 h. « J’espère que certaines toiles trouveront preneur », glisse-t-elle, pleine d’espoir. Des billets pour un tirage seront également en vente, certains au coût de 5 $ pour une chance de gagner un de ses tableaux, d’une valeur de 180 $, d’autres au coût de 25 $ pour courir la chance de remporter un certificat-cadeau de 1000 $, échangeable à l’achat d’une de ses œuvres au choix.


«  Il y a tellement d’artistes de talent qui ne seront jamais reconnus ! Je savoure vraiment ce qui est en train de m’arriver.  »
Natali Martin

L’entrée à l’exposition est, quant à elle, gratuite. « Quand la Ville a accepté de me prêter la salle gratuitement, je me suis dit qu’à mon tour, j’allais redonner à la population locale en leur ouvrant les portes pour leur montrer ce qu’une artiste de chez eux, qui représente leur ville, est capable de faire », fait valoir Mme Martin.

Elle dévoilera à ce moment-là, en primeur aux gens d’ici, la toile qui voyagera jusqu’à Paris.

A-t-elle l’impression que tout ne fait que commencer pour elle ? « Je ne sais pas trop si je veux penser à ça, répond-elle en riant. Je ne veux pas m’emballer, ni avoir peur pour la suite. »

Chose certaine : sa collection des Porteurs d’ivoire sait se faire remarquer.

Le Salon des Beaux-Arts de la SNBA se déroulera au Carrousel du Louvre du 13 au 16 décembre 2018. Plus de 600 artistes en provenance d’une dizaine de pays y participeront.