Angèle Dubeau et La Pietà interprètent les œuvres de leur plus récent album, Pulsations, au Palais Montcalm, samedi prochain.

Trois questions à Angèle Dubeau

Angèle Dubeau et ses complices de La Pietà seront au Palais Montcalm le samedi 9 novembre pour porter à la scène les pièces de leur plus récent album, Pulsations. L’offrande post-minimaliste rassemble 13 pièces et presque autant de compositeurs. À la longue liste des récompenses reçues par la violoniste s’ajoutera cette semaine le prix Denise-Pelletier 2019, la plus haute distinction attribuée à une personne pour sa contribution remarquable aux arts d’interprétation au Québec.

1- Vous avez dit adieu à la tournée depuis un an. Comment profitez-vous de ce changement de rythme?

«Ça change complètement ma vie de ne pas être toujours dans mes valises. Moi qui n’avais jamais réussi à suivre un cours à cause de mes horaires, je fais maintenant du Pilates et je peux me joindre plus souvent à mon groupe de ski, à Tremblant. Nous y avons passé un mois cet été, dans notre résidence secondaire, ça m’a fait un bien immense. Cela dit, même si je me fais beaucoup plus rare, il y aura encore des concerts, des visites à l’étranger et des enregistrements.»

2- Vous avez rassemblé des œuvres de plusieurs compositeurs contemporains sur Pulsations, dont Nostos de Jean-Michel Blais. Comment avez-vous fait vos choix?

«J’ai cherché à faire un portrait de la mouvance actuelle en musique. Les compositeurs que j’ai choisis ont tous des signatures uniques. J’en connaissais déjà certains pour les avoir déjà visités, comme Ludovico Einaudi et Max Richter, mais je n’avais jamais joué de musique d’Olafur Arnalds et de Peter Gregson. Margot, d’Alex Baranowski, est tirée d’un film sur Noureev et comme la pièce de Yann Tiersen, c’est de la musique à images. La pièce de Jean-Michel, écrite pour un piano, a été recréée avec d’autres couleurs, d’autres textures, en amenant d’autres strates d’instruments. Il y a versé une petite larme quand il est venu l’écouter pour la première fois en répétition. C’était un beau moment de bonheur.»

3- Quels sont vos prochains projets musicaux?

«En décembre, je jouerai dans un important festival à Campeche au Mexique. Je choisis mes destinations, disons! J’ai aussi un autre beau projet que j’aimerais vraiment pouvoir réaliser. L’église qui était à côté de l’Ospedale della Pietà il y a 300 ans existe toujours. C’est le lieu où ont été jouées pour la première fois la majorité des œuvres de Vivaldi et dont je me suis inspirée lorsque j’ai nommé mon ensemble, mais nous n’y avons jamais donné de concert. J’aimerais vraiment que La Pietà puisse jouer à La Pietà de Venise!»