Le commissaire de PHOS, John Blouin, devant le Complexe culturel Joseph-Rouleau, enveloppé des impressions numériques d’Anaïs Lelièvre.

PHOS à Matane

MATANE — Pour une septième année consécutive, Matane vibrera au rythme de PHOS événement photo + art. Dans sept lieux différents de la ville, PHOS présente le travail de plus de trente artistes du Québec, mais aussi de New York et de Paris. Expositions, projections, performances, productions scéniques, ateliers et soirées DJs ou VJs sont autant de déclinaisons des œuvres présentées du 3 au 22 septembre.

La programmation du 7e PHOS gravite autour des vases communicants de l’analogique et du numérique. «Il y a un moment donné où ça se touche, ces deux types de matières, ces deux façons d’appréhender l’art», décrit le commissaire de l’événement, John Blouin, un ancien projectionniste de l’Office national du film. Quand j’ai commencé, c’était la pellicule qui était le fer de lance de la projection. Avec le temps, ça a été de plus en plus le numérique. J’ai vécu ce changement-là de l’intérieur. C’est quelque chose qui a teinté ma vie.»

Pierre Hébert occupe une place prépondérante au sein du 7e PHOS. Avec son installation Scratch 2 — Polyphonie de clignotements, il renoue avec la gravure sur pellicule, technique qu’il avait abandonnée en 2001 au profit de la technologie numérique. Il offrira une performance en direct avec John Hollenbeck aux percussions.

Le réalisateur André Forcier viendra présenter son film Le vent du Wyoming, qu’il considère comme son préféré. La projection sera suivie d’une rencontre avec «l’enfant terrible du cinéma québécois». 

Notons également la présence des deux artistes françaises Anaïs Lelièvre et Sabrina Ratté. La première enrobe la façade vitrée du Complexe culturel Joseph-Rouleau de ses impressions numériques illustrant une vue microscopique de silice. Quant à la deuxième, elle présente une vidéo inspirée des photomontages de Superstudio, un groupe architectural des années 1960.

Parmi les autres participants, nommons Michael Flomen de Mont­réal, dont il s’agira de la première exposition entièrement consacrée d’œuvres en couleur ainsi que de Claudie Gagnon de Québec qui mettra en scène des photopeintures. 

Pour découvrir la programmation complète : www.espacephos.net