Le réalisateur américain James Gray, très apprécié en France, s’emparera des «Noces de Figaro» de Mozart pour monter son premier opéra en novembre au Théâtre des Champs-Élysées (TCE) à Paris.

Le réalisateur James Gray va monter son premier opéra en France

PARIS — Le réalisateur américain James Gray, très apprécié en France, s’emparera des «Noces de Figaro» de Mozart pour monter son premier opéra en novembre au Théâtre des Champs-Élysées (TCE) à Paris.

C’est Christian Lacroix qui sera chargé de créer les costumes.

La nouvelle production de ce joyau du répertoire lyrique par l’auteur de «The Immigrant» et de «La nuit nous appartient», sera l’un des évènements phares au TCE, tout comme Gérard Depardieu qui va chanter Barbara en avril 2020.

«“Les Noces de Figaro” par James Gray, c’est mon challenge et ma plus grosse excitation pour la prochaine saison», a dit à l’AFP Michel Franck, directeur artistique qui fête ses 10 ans à la tête du théâtre.

«C’est un de mes réalisateurs favoris et j’ai découvert dans un livre que sa passion dans la vie, c’était l’opéra, qu’il y allait tout le temps et que sur un tournage, il a toujours un casque et de l’opéra dans ses oreilles», a-t-il ajouté.

Il confie avoir mis un an pour pouvoir convaincre James Gray, un habitué du Festival de Cannes et un réalisateur beaucoup plus aimé et connu dans des pays européens que dans son propre pays et en Grande-Bretagne où il a été souvent malmené par la critique.

«En le rencontrant, j’étais bluffé par sa connaissance du répertoire. Il est capable de chanter des phrases entières de “De la maison des morts” de Janaceck et pas seulement de “La Traviata” ou de “Carmen”», dit encore M. Franck.

Pour «Les Noces de Figaro» - un opéra-bouffe avec en filigrane une histoire de classes entre le comte Almaviva et son valet Figaro - James Gray «va l’ancrer dans le monde d’aujourd’hui, mais avec des décors s’inspirant du XVIIIe siècle, soit de l’époque de Beaumarchais».

Des vedettes de la scène lyrique française comme Sabine Devieilhe, Stéphane Degout, et la révélation Vannina Santoni, ovationnée en 2018 dans La Traviata au TCE, font partie de la distribution de cet opéra qui se jouera du 26 novembre au 7 décembre prochain.

Michel Franck prône une plus grande collaboration entre les disciplines artistiques dans ce théâtre créé en 1913: «On fait en sorte que les genres se mélangent; cela donne une ouverture importante».

La saison apportera son lot de grands chefs d’orchestre. Ainsi Andris Nelsons dirigera l’intégrale des symphonies de Beethoven, à l’occasion du 250e anniversaire de la naissance du compositeur qui sera célébrée en 2020 dans le monde entier.

Des vedettes internationales lyriques comme Jonas Kaufmann, Elina Garanca, Rolando Villazon ou Renée Fleming seront au rendez-vous.

Côté danse, le Ballet du Théâtre Stanislavsky de Moscou, troisième plus importante compagnie de danse en Russie, dirigée par le Français et ex-étoile de l’Opéra Laurent Hilaire, se produira pour la première fois à Paris.

Les habitués Angelin Preljocaj avec sa compagnie et Benjamin Millepied avec la L.A. Dance Project présenteront également leurs chorégraphies.