Johnny Mercer  et Margaret Whiting
Johnny Mercer et Margaret Whiting

La liste: chanter les «joies» de l'hiver

Baby, It’s Cold Outside, Margaret Whiting et Johnny Mercer (1949)

Plusieurs duos femme-homme se sont frottés à cet air du milieu du siècle dernier (parmi eux Norah Jones/Willie Nelson et Betty Carter/Ray Charles), mais c’est celui formé de Margaret Whiting et Johnny Mercer qui a marqué les esprits. Lauréate de l’Oscar de la meilleure chanson originale en 1950, la composition de Frank Loesser a été rattrapée par le mouvement #MoiAussi qui y a vu une incitation au harcèlement sexuel. Normand Provencher

Demain l’hiver, Robert Charlebois (1967)

Il laisse derrière lui bien des choses, Charlebois, en décidant de se pousser en paix vers le sud, au soleil : les pieds gelés ben dur dans la sloche, le but du Canadien compté par Jean Béliveau sans aide, la petite glace dans l’escalier tournant, «Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver» chanté par les charrues… Normand Provencher

Hiver maudit (J’haïs l’hiver), Dominique Michel (1979)

Existe-t-il une autre chanson qui clame de façon aussi radicale la haine que vouent certains Québécois à l’hiver? On ne croit pas. Dominique Michel le fait de façon si convaincante que l’envie de s’acheter un billet pour un tout inclus à Cayo Coco nous prend sur-le-champ... «Maudit hiver /Les dents serrées, les mains gercées, les batteries à terre /J’haïs l’hiver /Maudit hiver» Normand Provencher

Février, Vincent Vallières (2009)

«P’tit maudit mois qui n’en finit pas, je t’aime au fond quand t’es plus là...» lance Vincent Vallières dans cette énumération défouloir dédiée au «malfaisant» février : le compte d’Hydro, les gants perdus, la «fête des airs bêtes», la dépression. On souligne bien quelques aspects positifs qui ne font pas vraiment le poids. Préparez-vous, on en a pour 29 jours cette année… Geneviève Bouchard

Cruel (il fait froid, on gèle), Daniel Bélanger (1996)

Ce désormais classique de Daniel Bélanger a le mérite de remettre en perspective les désagréments hivernaux qui nous font geindre. Il y a bien pire : la guerre, la famine, l’indélicatesse, la violence, le manque d’amour, etc. «Il fait froid, on gèle...» Certes. Mais «Y’a pas que l’hiver qui est cruel». Geneviève Bouchard