Musique

Roger Waters critique le concert humanitaire pro-Guaido

CARACAS — Le musicien britannique Roger Waters, un des fondateurs du mythique groupe de rock Pink Floyd, a critiqué mardi le concert humanitaire prévu en Colombie, à la frontière avec le Venezuela.

Dans une vidéo diffusée sur Twitter, le musicien parle d'un «truc» qui «n'a rien à voir avec l'aide humanitaire».

Musique

Triplé d’Ariana Grande au sommet des ventes, une première depuis les Beatles

NEW YORK - La chanteuse américaine Ariana Grande s’est adjugée les trois premières places du dernier classement des ventes de disques aux États-Unis, publié mardi, une première depuis les Beatles, en 1964.

Le titre «7 Rings», qui reprend le thème de «My Favorite Things» de la comédie musicale «La Mélodie du bonheur», est arrivé en tête du classement, suivi par «Break Up With Your Girlfriend, I’m Bored» et «Thank U, Next».

Les trois titres sont issus de l’album «Thank U, Next», qui s’est lui aussi hissé au sommet des ventes dès la première semaine de sa sortie, selon le classement de Billboard, publié mardi.

C’est la première fois qu’un artiste ou un groupe prend le contrôle du podium depuis les Beatles en 1964. Les quatre de Liverpool y étaient parvenus, cette année-là, durant cinq semaines différentes.

Le 4 avril 1964, le groupe anglais avait même réussi à occuper les cinq premières places du classement des «singles».

Aucun autre artiste ou groupe n’a réussi à monopoliser le podium depuis la création du classement, en 1955.

«Thank U, Next» a passé sept semaines en tête des ventes de titres musicaux aux États-Unis, tandis que «7 Rings» vient d’enchaîner sa quatrième semaine en n°1.

Ariana Grande a reçu, il y a quelques jours, son premier Grammy Award, récompense de l’industrie du disque aux États-Unis, dans la catégorie meilleur album pop, pour son précédent opus, «Sweetener».

À 25 ans seulement, Ariana Grande a déjà vu 13 de ses chansons intégrer le top 10 et quatre de ses albums atteindre la première place.

Durant sa première semaine, l’album «Thank U, Next», a été écouté sur des plateformes musicales 307 millions de fois, un record pour un album pop.

Pour tenir compte des usages, les classements de Billboard intègrent les ventes physiques, les téléchargements et le streaming.

Musique

L’ADISQ annonce la création du Félix Artiste autochtone de l’année

MONTRÉAL - Un nouveau prix Félix récompensant un artiste autochtone sera décerné l’automne prochain.

L’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) a en effet créé le Félix Artiste autochtone de l’année. Ce prix vise à récompenser l’artiste autochtone ayant le plus rayonné sur la scène musicale.

Les candidats devront être membres des Premières Nations ou de la nation inuite du Québec. La catégorie sera ouverte aux artistes s’exprimant en français, en anglais ou dans une langue autochtone. Le nouveau Félix sera présenté dans le cadre des Galas de l’ADISQ, qui seront diffusés en octobre.

En annonçant mardi la création de ce prix, l’ADISQ a expliqué qu’elle travaillait depuis un an à cette initiative en collaboration avec des organisations oeuvrant dans le domaine de la musique autochtone, dont la SOCAM. Le président de l’ADISQ, Philippe Archambault, a souligné que son organisation espérait ainsi promouvoir davantage le travail des artistes autochtones et avoir encore plus d’impact sur leur rayonnement.

La création de cette nouvelle catégorie est également appuyée par l’Assemblée des Premières Nations, Québec-Labrador (APNQL). Son chef, Ghislain Picard, a soutenu que les artistes autochtones jouaient un rôle inestimable dans la démarche de réconciliation et du vivre ensemble.

Musique

RIDEAU: courtiser le Québec

S’ils nous arrivent d’Europe, le Québec ne leur est pas étranger pour autant. Et voilà qu’ils bravent l’hiver pour creuser leur sillon auprès des spectateurs et des diffuseurs d’ici. Les Français Joe Bel et Radio Elvis et ainsi que le Belge Témé Tan sont de ceux qui ont traversé l’Atlantique pour prendre part au volet international de RIDEAU, la grande foire des arts de la scène qui se déploie cette semaine dans la capitale. Le Soleil les a rencontrés lundi.

TÉMÉ TAN: DÉJÀ CHEZ LUI

En écoutant parler Témé Tan des artistes d’ici, on ne peut s’empêcher de penser que le Belge pourrait en apprendre à bien des Québécois aux oreilles moins curieuses que les siennes… 

La liste de Tanguy Haesevoets (de son vrai nom) commence avec Jean Leloup, qu’il a écouté lorsqu’il était ado. Il cite Alaclair Ensemble, puis Karim Ouellet et Men I Trust, découverts en creusant un peu plus loin. Le Belge d’origine congolaise tend une perche à Jérôme 50, avec qui il aimerait bien collaborer. Il évoque aussi Les Louanges, lui qui a fait le voyage jusqu’à Paris pour voir le Lévisien en concert. Et si tout va comme prévu, son prochain disque pourrait bien compter sur l’apport de Pierre Kwenders et d’Elisapie...

Lauréat en 2018 du prix Rapsat-Lelièvre pour les airs métissés de son premier album, Témé Tan a déjà eu quelques occasions de se produire en sol québécois. Mais ce grand voyageur ne cache pas sa volonté de nouer des liens durables avec les mélomanes d’ici. «Ce que je trouve intéressant avec le Québec, c’est l’apport de toutes ces nations qui ont créé la nation québécoise et canadienne, avance-t-il. [...] C’est comme si ça réunissait toutes mes envies artistiques et mes affinités culturelles dans un pays.»

Réglons finalement le dossier de son nom. Non, Témé Tan n’a rien à voir avec Demetan, la grenouille du dessin animé des années 80. Son nom d’artiste s’est plutôt forgé au fil de ses périples. D’une part à Grenade, où il étudiait la littérature et l’histoire du flamenco et où ses amis peinaient à prononcer son prénom, Tanguy. Est donc resté le «Tan». 

Quant au «Témé», l’homme-orchestre le doit autant à sa myopie qu’à une amie japonaise : celui qui préfère laisser ses mains le guider et jouer sans ses lunettes a choisi un mot qui amalgame les traductions nippones des mots «main» et «œil». Tant pis pour le batracien et sa flûte!

Musique

Dutronc: «On m’a tellement dit désinvolte que j’ai failli y croire»

MONTICELLO — Lanzmann, Johnny, Eddy, Gainsbourg, Godard, Pialat, Van Gogh, et lui, et lui, et lui : le rare Jacques Dutronc se raconte dans une interview sans filtre accordée à l’AFP à l’occasion de la sortie de sa compilation «Fume!... c’est du Best».

Cigare à la bouche (mais pas d’alcool, il ne boit plus depuis deux ans), lunettes noires sur le nez, sourire éclatant, il reçoit chez lui, à Monticello, village corse dont il est tombé amoureux, «après Françoise» Hardy, un été 1966. Le soleil est à son zénith, et lui d’humeur bavarde pour revisiter sa riche carrière musicale et cinématographique.

Q  Quelle fut votre éducation musicale ?

R  Classique. Avant la guitare, j’ai appris le piano avec mon père. Puis il y a eu le jazz. Mais ce qui compte en musique, ce sont les harmonies. Pour moi, le seul vrai musicien, c’est Ravel que tout le monde connaît pour Le Boléro. Souvent, ce qu’on retient d’un artiste n’est pas ce qu’il a fait de mieux.

Q  Pour vous y compris ?

R  Je ne sais pas... Quand les gens m’abordent, c’est pour me dire «il est 5 heures, Paris s’éveille». Ça va.

Q  Vos copains Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ne juraient que par l’Amérique. Pas vous...

R  Non. La preuve c’est que j’ai gardé mon nom pour la scène. Quand mon producteur Jacques Wolfsohn sort Et moi, et moi, et moi, il va le faire écouter à Lucien Morisse, patron d’Europe 1, qui dit «pas mal, mais le coup de génie c’est le nom! Où t’as pu trouver un nom pareil?»

Q  C’est le début de votre collaboration avec Lanzmann...

R  Une rencontre formidable. Wolfsohn l’avait enfermé dans mon bureau pour qu’il écrive. Je venais l’aider avec la guitare, parce Jacques ne savait pas mettre en musique. On était sur la même longueur d’onde autant que dans l’économie de mots.

Q  Dans «Il est 5 heures Paris s’éveille», d’où vient la flûte traversière ?

On n’arrivait pas à trouver ce petit truc aérien qu’on recherchait. Roger Bourdin, qui passait par là, trouvait ça plutôt joli. Wolfsohn lui a dit de jouer quelque chose. Il nous a fait ses solos en une prise.

Q  «L’opportuniste» en 1968, c’était votre façon de régler la chose politique ?

R  Pas vraiment, mais je dois reconnaître que ça fonctionne encore bien à notre époque.

Q  Aviez-vous le trac sur scène ?

R  Sûrement un peu, mais je n’ai plus ce souci depuis longtemps. Alors qu’au cinéma, il est resté à cause de la peur de ne pas me souvenir des dialogues. Du coup, c’est terrible, on ne joue plus.

Q  Côté cinéma, justement, avez-vous des projets?

Non... Mais si Albert Dupontel me propose un truc, même comme assistant, j’y vais. Lui, c’est le plus fort actuellement.

Q  Votre premier rôle marquant c’est dans «L’important c’est d’aimer» de Zulawski...

Andrzej n’était pas commode. Mais comme je ne suis pas un combattant, ça s’est passé à peu près bien. Il me disait : «fais ce que tu as envie», alors qu’à Romy [Schneider], il lui a imposé cette scène de masturbation. Andrzej savait manipuler les gens. C’était dur de sortir de ce tournage.

Q  Et de «Sauve qui peut la vie» de Godard ?

C’était totalement différent. Il parlait peu et moi pareil. On recevait un papier nous disant d’aller sur le plateau. Je m’y pointais... Personne. «Il ne vient pas Jean-Luc?» On me répondait : «Non, il est au cinéma. Il apprend».

Q  Et le tournage de «Van Gogh», plutôt éprouvant, non, avec Pialat?

Lui, c’était le plus dangereux et le plus attachant en même temps [...]. Il a essayé de me déstabiliser. Il cassait près de moi des chaises en bois pour voir si je réagissais. Rien. Chacun jouait son jeu. Mais à cette période, j’étais déprimé, car j’avais arrêté l’alcool. Je ne mangeais que des yaourts le midi. Pour Van Gogh, c’était bien d’avoir l’apparence que j’avais, mais j’ai eu du mal, oui.

Q  On vous a souvent qualifié de désinvolte, cela vous a-t-il affecté ?

Non. Je l’ai tellement entendu, que j’ai failli y croire. Au début, on disait même «je-m’en-foutiste». Mais quand on s’en fout, on ne fait rien. Or, j’ai fait pas mal de choses.

Q  Vous avez 75 ans, y a-t-il un âge où il faut s’arrêter ?

R  Oui, même si d’une certaine façon continuer maintient en vie.

Haut-parleurs

Pascale Picard en français, LP en rappel

LE CLIP À VOIR

La tempête de Pascale Picard

L’automne dernier, Pascale Picard a lancé The Beauty We’ve Found, un album sur lequel elle signait une chanson en français, La tempête. Inspirée par le décès de sa belle-mère, emportée par un cancer fulgurant, la pièce, très personnelle, évoque le deuil et ce sentiment d’injustice qui vient avec le départ prématuré d’un être cher. Réalisé par Olivier Duval Laberge avec la participation de la danseuse Silvia Sanchez, le clip de La tempête a été dévoilé cette semaine. 

Musique

Sept femmes reprochent à Ryan Adams des comportements inappropriés

NEW YORK — Selon un article du «New York Times», sept femmes soutiennent que l’auteur-compositeur-interprète Ryan Adams a offert de les aider dans leur carrière musicale, avant que le sujet ne tourne autour de la sexualité. Il serait parfois devenu émotif et injurieux.

Dans le reportage publié mercredi, une musicienne âgée de 20 ans affirme que Ryan Adams, 44 ans, a eu des conversations inappropriées avec elle alors qu’elle avait 15 et 16 ans. Identifiée par son deuxième prénom Ava, elle soutient que le chanteur s’est dévêtu au cours d’un appel vidéo.

Musique

Le chanteur R. Kelly de nouveau accusé de relation pédophile

NEW YORK — Un avocat américain a déclaré jeudi être en possession d’une nouvelle vidéo montrant la vedette du R&B R. Kelly, déjà accusé de pédophilie dans le passé, ayant une relation sexuelle avec une mineure.

Dans un communiqué publié sur son compte Twitter, le très médiatique avocat Michael Avenatti --qui défend notamment l’actrice porno Stormy Daniels dans son litige l’opposant au président Donald Trump-- explique avoir fait suivre «cette nouvelle preuve vidéo établissant la culpabilité» du chanteur à la procureure du comté de Cook à Chicago, où habite R. Kelly.

Musique

Se souvenir de Pauline Julien

Vingt ans après sa mort, Pauline Julien revient en force dans notre mémoire collective, même si certains diront qu’elle n’a jamais vraiment été oubliée. Dans la foulée du documentaire «Pauline Julien : intime et politique», et des pièces «Colonisées» et «Je cherche une maison qui vous ressemble», voilà qu’un spectacle hommage et un album sont lancés pour perpétuer l’œuvre de la grande dame de la chanson québécoise.

Lors de la soirée d’ouverture des Francofolies, à Montréal, en juin dernier, le spectacle La Renarde, sur les traces de Pauline Julien avait séduit le public. À la demande de l’instigatrice du projet et metteure en scène Ines Talbi, une brochette d’artistes féminines, 14 au total, était montée sur scène pour revisiter le répertoire de la chanteuse, actrice et militante qui, atteinte d’une aphasie dégénérative, s’est enlevé la vie en octobre 1998.

Musique classique

Jordi Savall : pour la musique et pour l'histoire

Pour Jordi Savall, la musique, comme l’histoire, sont deux matières vivantes, à recréer et à rejouer pour susciter des vagues d’émotions. L’illustre musicien catalan est de retour à Québec avec son ensemble Le concert des nations à l’invitation du Club musical pour jouer un programme tiré de la trame sonore du film «Tous les matins du monde», dont il a assuré la direction musicale.

Ceux qui ont encore en mémoire ce film d’Alain Corneau, sorti en 1991, se souviendront du violiste Marin Marais, qui souhaite devenir élève de Monsieur de Sainte-Colombe, qui s’est isolé du monde. Cette collaboration avec le 7e art est singulière dans le parcours de Jordi Savall, qui se dévoue depuis plusieurs décennies à l’interprétation et l’enregistrement de musiques allant de l’époque médiévale à celle du XIXe siècle.