Lou-Adriane Cassidy honorée par l’Académie Charles Cros

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Lou-Adriane Cassidy honorée par l’Académie Charles Cros

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Dix-huit ans après sa mère, Lou-Adriane Cassidy a été honorée samedi en France par l’Académie Charles Cros, qui lui a remis son prix Coup de cœur pour son premier album, C’est la fin du monde à tous les jours.

N’eût été la pandémie de COVID-19, l’autrice-compositrice-interprète de Québec aurait dû se trouver dans l’Hexagone, où elle devait notamment se produire à L’Estival de Saint-Germain-en-Laye. La mention Coup de cœur de l’Académie Charles Cros — qui défend la diversité musicale depuis 1947 — lui a été décernée dans le contexte de ce festival.

En 2002, la mère de Lou-Adriane Cassidy, Paule-Andrée Cassidy, avait aussi été récompensée par l’Académie Charles Cros pour son album, Lever du jour. L’an dernier, c’était au tour de son ami et collaborateur Hubert Lenoir de retenir l’attention de l’institution pour Darlène. Au fil du temps, des artistes comme Richard Desjardins, Ariane Moffatt, Louise Forestier, Pierre Lapointe et Marie-Nicole Lemieux ont figuré parmi les lauréats.

Si tout va bien, Lou-Adriane Cassidy devrait reprendre sa tournée en Europe et au Québec en mars 2021. 

Khatia Buniatishvili, la «musique classique pour tous» [VIDÉO]

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Khatia Buniatishvili, la «musique classique pour tous» [VIDÉO]

Rana Moussaoui
Agence France-Presse
PARIS — D’un prélude de Chopin au Deborah’s Theme»de Morricone: traversant les époques dans son dernier album, la pianiste franco-géorgienne Khatia Buniatishvili aime parler de musiques classiques au pluriel et à la portée de tous.

Celle qui est parfois surnommée «la pop star de la musique classique» assume le côté éclectique de l’album, nommé à juste titre Labyrinth.

Peter Peter : Réconfortante mélancolie

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Peter Peter : Réconfortante mélancolie

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
«Sous les masques les visages nus se révèlent les uns aux autres aveuglément», chante Peter Peter dans sa nouvelle chanson Répétition. «Combien de jours fus-je coincé chez moi?» demande-t-il un peu plus tard. Réaction à la pandémie? Eh bien non. Le Québécois désormais établi à Paris a signé ces vers bien avant que la COVID-19 ne se pointe le bout du nez...

«J’ai halluciné quand j’ai vu ça. Mais ça n’a rien à voir, c’est ça qui est très drôle. On peut y lire ce qu’on veut», observe au bout du fil l’auteur-compositeur-interprète, qui a posé ses valises dans l’Hexagone il y a sept ans et qui a dévoilé vendredi Super comédie, son quatrième album.

Grimskunk, Ghostly Kisses et Steve Hill au Palais Montcalm

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Grimskunk, Ghostly Kisses et Steve Hill au Palais Montcalm

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Même en «zone orange», le Palais Montcalm annonce une programmation automnale qui permettra à des artistes de se montrer sous un jour différent, à la fois en salle ou à travers votre écran.

Le 7 novembre, les vétérans punk-rockeurs montréalais de Grimskunk seront invités à se produire dans la capitale en formule acoustique. 

L’autrice-compositrice-interprète Margaux Sauvé, alias Ghostly Kisses, fera escale à la salle de place d’Youville le 20 novembre, accompagnée de sa formation et d’un quatuor à cordes. 

La guitare sera reine le 4 décembre alors que Steve Hill célébrera le répertoire de Jimi Hendrix, en cette année qui marque le 50e anniversaire du décès du célèbre musicien. 

D’autres annonces seront faites, nous dit-on, cet automne. 

Les billets pour les spectacles en salle et pour la retransmission en ligne sont en vente au www.palaismontcalm.ca.

Le Metropolitan Opera de New York annule toute sa saison 2020-21

Musique

Le Metropolitan Opera de New York annule toute sa saison 2020-21

Agence France-Presse
NEW YORK — Le Metropolitan Opera de New York a annoncé mercredi l'annulation de sa saison 2020-21, pour cause de pandémie, une décision à l'impact financier colossal. 

Après consultation des autorités de santé publique, l’opéra a décidé qu’il ne serait «pas sûr pour le Met de reprendre ses activités» tant que le vaccin contre le coronavirus n’aura pas été largement administré au sein de la population.

L’icône de la chanson française Juliette Gréco est morte [VIDÉO]

Musique

L’icône de la chanson française Juliette Gréco est morte [VIDÉO]

La Presse Canadienne
L’une des grandes dames de la chanson française, appréciée autant sur le vieux continent qu’ici, au Québec, et ailleurs dans le monde, est décédée. Juliette Gréco s’est éteinte à l’âge de 93 ans, selon ce que rapportent de nombreux médias français.

La petite Juliette s’était découvert très jeune un amour des arts. Dès 1939, elle est petit rat à l’Opéra de Paris. Mais la réalité de la guerre la frappera de plein fouet. Sa mère devient membre actif de la résistance et la famille est capturée. Juliette évite cependant la déportation en raison de son jeune âge, contrairement à sa mère et à sa soeur aînée, Charlotte, qui ne reviendront de Ravensbrück qu’en 1945.

Elton John reviendra à Montréal... en 2022! [VIDÉO]

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Elton John reviendra à Montréal... en 2022! [VIDÉO]

La Presse Canadienne
Après avoir dû reporter plusieurs spectacles en raison de la pandémie de coronavirus, Elton John annonce de nouvelles dates pour sa tournée nord-américaine, notamment à Montréal.

Les admirateurs de l'excentrique chanteur devront toutefois s’armer de patience, puisque son retour n’est pas prévu avant 2022.

Des manuscrits de Brassens adjugés cinq fois leur estimation

Musique

Des manuscrits de Brassens adjugés cinq fois leur estimation

Agence France-Presse
PARIS — Vingt-deux manuscrits originaux du chanteur français Georges Brassens ont été adjugés aux enchères à Paris devant une salle bien remplie pour un total de 377 650 euros frais inclus (587 000 $), soit cinq fois leur estimation globale, a annoncé la maison de ventes Artcurial.

Neuf préemptions ont été exercées lors de cette vente qui a fait l’objet d’une belle bataille d’enchérisseurs. 100% des lots ont été vendus, a précisé Artcurial mardi.

Shawn Mendes remporte cinq prix de la SOCAN [VIDÉO]

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Shawn Mendes remporte cinq prix de la SOCAN [VIDÉO]

David Friend
La Presse Canadienne
TORONTO — Rien ne pouvait empêcher Shawn Mendes de passer à l’histoire lors de la remise des prix de la SOCAN de cette année.

Le chanteur ayant grandi à Pickering, en Ontario, a remporté cinq trophées lors de la célébration des auteurs-compositeurs canadiens, qui s’est déroulée en ligne pour la toute première fois.

Un nouvel album double de Gord Downie lancé en octobre

Musique

Un nouvel album double de Gord Downie lancé en octobre

La Presse Canadienne
TORONTO — Près de trois ans après la mort de Gord Downie, un nouvel album double de son matériel solo sera lancé le mois prochain.

Away is Mine est une collection de 20 chansons que l’étiquette torontoise Arts & Crafts décrit comme étant «les derniers enregistrements solos» de Gord Downie.

Jimi Hendrix: mythes et légendes marocaines, 50 ans après sa mort

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Jimi Hendrix: mythes et légendes marocaines, 50 ans après sa mort

Hamza Mekouar
Agence France-Presse
ESSAOUIRA — Certains assurent l’avoir croisé, d’autres disent lui avoir parlé... Cinquante ans après la mort du guitariste légendaire Jimi Hendrix, le petit village de Diabat, battu par les vents de l’Atlantique dans le sud du Maroc, vibre à son souvenir.

«Je l’ai vu ici, il était jeune et portait sa guitare sur le dos», jure Mohammed Boualala, un sexagénaire qui a grandi à Diabat avant de s’engager dans l’armée.

À l’été 1969, le musicien de génie fit un passage éclair à Essaouira, une cité fortifiée très touristique située à 5 km de là. De ce voyage, il ne reste pas d’image ni de bande son, mais d’innombrables mythes qui nourrissent la légende de l’enfant vaudou.

«Il a rendu visite à des amis qui séjournaient dans le village, C’est la dernière fois qu’on l’a vu. On dit qu’il est mort, mais Dieu seul sait», soupire Mohamed Boulala, dans son traditionnel qamis marron.

Son hameau aux maisons blanches est indissociable du musicien américain, disparu tragiquement à 27 ans à Londres après avoir ingurgité un cocktail de somnifères et de vin rouge.

Avec son «café Jimi» et son auberge «Hendrix», Diabat a des airs de sanctuaire, mi-rock mi-flower power. À coups de tags et de portraits hauts en couleurs, on y célèbre le «passage historique» du «guitar hero» peu avant son passage à l’iconique festival de Woodstock, alors au sommet de sa gloire.

«Hendrix avait l’air en forme. Il était entouré de ses gardes du corps, des blonds baraqués. Il portait un collier avec trois diamants et une veste en jean fourrée», se souvient Abdelaziz Khaba. Cet homme de 72 ans dit avoir posé avec lui, mais a «perdu la photo».

«Mystiques»

Si les visites au Maroc de Jim Morrison, Paul McCartney ou Robert Plant, dans les années 1960/1970, sont parfaitement documentées, le mystère entoure le séjour d’Hendrix et alimente les rumeurs les plus folles.

Sa «courte visite pendant l’été 1969 a produit une montagne d’informations erronées et d’histoires fictives», constate un de ses biographes, Caesar Glebbeek, dans un article paru sur le site Univibes.

Selon une légende vivace, le flamboyant gaucher se serait même inspiré de Dar Soltane, une forteresse en ruine, presque ensevelie au pied du village, pour composer son célèbre titre Castle Made of Sand. Problème: la chanson est sortie en... 1967, soit deux ans avant son séjour au Maroc.

Cela n’empêche en rien le petit café de Diabat parsemé de portraits de la star d’évoquer triomphalement ce titre sur une pancarte en bois clouée au mur.

Les récits sur les péripéties marocaines de Jimi Hendrix abondent: il aurait sillonné le pays à bord d’une camionnette, tenté d’acheter une île au large d’Essaouira, ou bien tout le village de Diabat, avant de se rabattre sur la forteresse ensablée...

«Jimi Hendrix était parti à Essaouira, sur la côte atlantique (...). Il y avait beaucoup de choses mystiques qui se passaient là-bas», confiait en juin 2019 Robert Plant, le chanteur du groupe Led Zeppelin, dans un podcast.

Lui aussi avait préféré se «rapprocher du Sahara» en allant à Marrakech plutôt que de séjourner au nord, comme Brian Jones, le fondateur des Rolling Stones et d’autres, dans les montagnes du Rif, célèbres pour leurs plantations de cannabis.

«Nostalgiques»

Le mythe Hendrix enchante Abdelhamid Annajar, un vendeur de disques installé à l’ombre des remparts d’Essaouira. «De nombreux touristes viennent sur ses pas et ils veulent tout savoir. Il y a aussi des nostalgiques qui viennent se rappeler du bon vieux temps», souffle le gérant de Bob Music.

Laurence De Bure fait partie de ces nostalgiques. «Tout était fou à l’époque», dit cette Française de 68 ans qui a passé deux mois à Essaouira au début des années 1970 «avec toute une bande d’Américains».

«Je n’ai jamais vu Hendrix, mais je connaissais une femme marocaine qui lui cousait velours et gilets sous ses vêtements flamboyants», murmure cette «ancienne hippie» installée à Essaouira depuis janvier.

Caesar Glebbeek, le biographe du guitariste de Seattle, s’amuse dans ses écrits à démêler le vrai du faux: oui, Jimi Hendrix est bien venu à Essaouira où il a séjourné dans un quatre étoiles, mais quoiqu’en disent les guides touristiques et les fans nostalgiques, il n’a «jamais visité Diabat».

Des objets personnels du <em>Pianiste</em> de Polanski mis en vente à Varsovie

Arts et spectacles

Des objets personnels du Pianiste de Polanski mis en vente à Varsovie

Bernard Osser
Agence France-Presse
VARSOVIE — Une montre à gousset en argent, un stylo plume et d’autres objets ayant appartenu au compositeur juif-polonais Wladyslaw Szpilman, immortalisé dans Le Pianiste de Roman Polanski, seront mis en vente la semaine prochaine dans la capitale polonaise.

«Cette montre et ce stylo achetés lors d’un voyage à Paris en 1937 ont survécu avec lui à toute la période du ghetto, puis l’ont accompagné dans les ruines de Varsovie», explique à l’AFP son fils Andrzej, qui a organisé la vente aux enchères avec son frère Krzysztof.

Là où tout a commencé pour Jimi Hendrix [PHOTOS]

Arts et spectacles

Là où tout a commencé pour Jimi Hendrix [PHOTOS]

Sylvain Peuchmaurd
Agence France-Presse
LONDRES — Derrière la porte au bouton de porcelaine orné d’une rose, des tapis, couleurs chaudes, une ambiance de chambre d’étudiant. Jimi Hendrix a décrit l’endroit comme sa première «vraie maison», à Londres, ville qui a vu ce génie de la musique du XXe siècle exploser, puis s’éteindre il y a 50 ans, le 18 septembre 1970.

Dans le quartier de Mayfair, au 23 Brook Street, le petit immeuble blanc a abrité en 1968 et 1969 le guitariste de légende, né à Seattle en 1942.

Les cheffes d’orchestre, une visibilité en crescendo

Musique

Les cheffes d’orchestre, une visibilité en crescendo

Rana Moussaoui
Agence France-Presse
PARIS — «Les femmes peuvent diriger du Mozart mais pas du Malher» : un exemple parmi d’autres, des préjugés qui persistent envers les cheffes d’orchestres et qu’un concours inédit et exclusivement féminin entend balayer.

«La Maestra», premier concours international de cheffes d’orchestre qui remet ses prix vendredi à la Philharmonie de Paris, a pour ambition d’être plus qu’une compétition: elle accompagnera pendant deux ans, à travers une académie, les trois finalistes dans un milieu hautement compétitif et encore largement dominé par les hommes.

Depuis 20 ans, les cheffes s’affirment, avec des noms comme la Finlandaise Susanna Mälkki, la Canadienne Barbara Hannigan, la Lituanienne Mirga Grazinyte-Tyla, la Mexicaine Alondra de la Parra et avant elles l’Australienne Simone Young ou encore l’Américaine Marin Alsop.

En France, on retrouve entre autres Laurence Equilbey, Emmanuelle Haïm, Nathalie Stutzmann, Zahia Ziouani ou la pionnière Claire Gibault, qui ont toutes en commun le fait d’avoir fondé leur propre ensemble pour pouvoir exercer. Et ce n’est qu’en 2019 qu’une femme, Debora Waldman, a été  nommée directrice musicale d’une formation permanente dans l’Hexagone.

Six pour cent 

Le fossé est encore large : sur les 778 orchestres professionnels symphoniques permanents recensés dans le monde, 48 ont à leur tête une directrice musicale ou une cheffe principale, soit 6,2 %, selon le concours La Maestra. Une amélioration par rapport à 2018 (4,3 %).

«Les hommes dirigent jusqu’à 95 ans, mais moi ça fait 15 ans qu’on me demande si je vais prendre ma retraite», sourit Claire Gibault, instigatrice du concours.

Sur les 220 candidatures venues de 51 pays, 12 cheffes ont été sélectionnées pour le concours La Maestra. «On a décidé de ne pas garder de limite d’âge... on a eu des candidates jusqu’à 71 ans et je trouve ça magnifique», ajoute pour  l’AFP Claire Gibault, première femme à avoir dirigé l’Orchestre de la Scala de Milan et les musiciens de la Philharmonie de Berlin.

Aux éliminatoires, chacune des candidates avait 30 minutes pour se surpasser.

«Pouvez-vous me donner plus d’étincelles ? Je veux que ça soit enflammé!», s’adresse Rebecca Tong, Indonésienne d’origine chinoise de 36 ans, aux musiciens du Paris Mozart Orchestra, l’ensemble fondé par Mme Gibault. «Je veux plus de joie de vivre», lance la Colombienne Lina Gonzalez-Granados. Toutes les deux figurent parmi les trois finalistes.

Plus qu’une compétition, «c’est surtout une occasion pour grandir et expérimenter», assure à l’AFP Marin Alsop, l’une des six membres du jury, qui avait créé l’évènement en 2013 en devenant la première femme à diriger un concert lors des Proms, évènement musical à Londres, qui se tient tous les étés depuis 1895.

«J’espère que cela permettra à de jeunes femmes de commencer tôt. Moi, je n’ai commencé à acquérir de l’expérience qu’une fois devenue trentenaire, car il n’y avait pas assez d’opportunités».

«Tu vas devenir maman»

Jiajing Lai, Chinoise de 29 ans, se rappelle des propos de son professeur lorsqu’elle décide d’étudier la direction d’orchestre.

«Pendant une heure, il m’a expliqué […] “tu vas devenir maman, si ton enfant tombe malade...tu dois réfléchir sérieusement à tout ça”», raconte-t-elle en riant.

Des propos qui rappellent la polémique suscitée par l’ex-directeur du Conservatoire de Paris Bruno Mantovani, en 2013, lorsqu’il a affirmé qu’«une femme qui va avoir des enfants va avoir du mal à avoir une carrière de chef d’orchestre».

Autre obstacle : l’image du chef autoritaire et tout-puissant qui domine encore l’imaginaire collectif. Les femmes par contraste sont qualifiées de «trop émotionnelles», «incapables de gérer un ensemble» ou d’avoir un jeu «trop agressif», selon des témoignages recueillis par l’AFP.

«Il ne faut pas de l’autorité, il faut de l’expérience», argue Laurent Bayle, directeur général de la Philharmonie.

Un ou une chef(fe) «qui dirige du Beethoven depuis des décennies a quelque chose plus profond à dire. Mais la difficulté en ce moment pour les femmes est qu’elles ne sont pas nombreuses à avoir une expérience aussi longue....  Avec la génération qui arrive, il y aura toutefois un équilibre».

Il balaie l’idée qu’un tel concours serait «discriminatoire» envers les hommes. «Cela fait 40 ans qu’on dit qu’il faut faire évoluer le système, mais il ne se passe rien».

«Le concours est un acte volontariste, mais temporaire et ne vise aucun quota. Faut-il le maintenir jusqu’à 2030 ? Pour avoir une situation saine, il faudrait qu’on passe de 6 à 30 % de cheffes d’orchestre», dit-il.

FEQXP : De l’émotion en vrai, un beau compromis virtuel

Musique

FEQXP : De l’émotion en vrai, un beau compromis virtuel

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Milk & Bone en personne, Matt Holubowski à travers l’écran en spectacle virtuel. Pendant que le mini festival FEQXP s’ouvrait jeudi soir à l’Impérial, Le Soleil a eu envie de faire l’essai des deux volets de l’expérience proposée en ces temps de pandémie par l’équipe du Festival d’été de Québec (FEQ). Compte rendu.

Le duo électropop Milk & Bone était chargé jeudi de briser la glace à 18h30, une heure où plusieurs en sont encore au stade de l’apéro. En temps normal, celles qui ont déjà foulé la scène des plaines d’Abraham — où elles ont même momentanément partagé le micro avec Cyndi Lauper — auraient hérité d’un créneau plus tardif. Idem pour Louis-Jean Cormier et Bleu Jeans Bleu, qui s’exécuteront à la même heure vendredi et samedi. Mais nous ne sommes pas en temps normal. Dans un événement qui présente deux prestations par soir et avec la nécessité de désinfecter la salle entre celles-ci, pas le choix de s’ajuster. 

Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin n’ont vraiment pas eu l’air de s’en formaliser, trop contentes d’être là. L’une toute de blanc vêtue, l’autre en noir, elles étaient belles à voir sautiller derrière leurs machines ou lâchant leur fou à l’avant-scène. Il faisait surtout bon de retrouver en vrai leurs beats envoûtants et leurs grisantes harmonies vocales. 

«Vous n’avez aucune idée de combien ça fait du bien», a à un moment lancé Lafond-Beaulne, ajoutant plus tard dans un lapsus révélateur que sa complice et elle n’avaient «pas fait de shows depuis six ans… Euh, plutôt six mois».

Le public aussi a trouvé le temps long depuis mars, si l’on se fie à l’accueil réservé aux Montréalaises. On aurait pu croire que 140 spectateurs disséminés dans un théâtre qui peut en accueillir quelque 900, ça mine un brin l’ambiance. Ça n’a pas été le cas jeudi en début de soirée. Même si les lieux ont l’air un peu vides, même si les règles sanitaires auxquelles nous nous sommes malgré tout habitués — les masques, les visières, le désinfectant à mains, les flèches au sol, les deux mètres… — ont tout pour casser le party. Mais quand la musique a commencé, tout était oublié. À entendre les acclamations et les applaudissements sentis et bien sonores, on avait presque l’impression d’une salle pleine.

Clins d’œil au FEQ 

Il faut dire que l’équipe du FEQ s’est munie d’une arme redoutable pour mettre la table. À titre de première partie du spectacle, on projette (pour le public en salle seulement) une vidéo rappelant certains grands moments du festival dans les dernières années : de Metallica à P!nk en passant par Loud, Slipknot, Neil Young, Shawn Mendes, The Chainsmokers, Twenty One Pilots ou les Foo Fighters. Les fans qui se ruent vers la scène quand les barrières s’ouvrent sur les Plaines, les foules compactes de gens qui tripent ensemble sans avoir aucune notion (les chanceux!) du concept de distanciation physique... De quoi donner des frissons et mesurer l’ampleur de tout ce qu’on a manqué à cause de cette satanée COVID. 

Une nouvelle plateforme de diffusion pour le classique

Musique

Une nouvelle plateforme de diffusion pour le classique

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Le guitariste-luthiste David Jacques, l’organiste Marc D’Anjou, la soprano Jessica Latouche et plusieurs autres diffuseront leurs prestations sur la nouvelle plateforme du site web lesconcerts.ca. Dès samedi et dans les semaines à venir, les amoureux d’art lyrique et de musique classique pourront y louer vidéoclips et concerts exclusifs à prix modique.

«C’est sûr que la pandémie nous a poussés à réaliser le projet plus rapidement, mais l’horizon est beaucoup plus large. Je suis persuadé que la plateforme conservera sa grande pertinence dans les années à venir, même après la pandémie», affirme Gaston Gagnon, producteur de concerts classiques et créateur de la plateforme.

Lesconcerts.ca existe depuis une dizaine d’années sous forme de calendrier afin de rassembler tous les spectacles de musique classique offerts à Québec. Selon M. Gagnon, il était nécessaire de proposer aux artistes un nouvel outil de diffusion rémunérée. La plateforme web, hébergée sur lesconcerts.ca, laissera donc le choix à ceux-ci quant au type de captation utilisée, au format de leur vidéo et au prix de location de celle-ci.

Les vidéoclips, prestations et concerts devraient être offerts à un prix allant de 3$ à 15$, estime toutefois M. Gagnon. Les vidéos seront disponibles pour une période de quatre heures et pourront être vues plusieurs fois, lors de cette période, si leur durée le permet. Une rotation d’artistes et de prestations sera effectuée au fur et à mesure des semaines à venir.

En offrant des concerts en différé, enregistrés dans des églises, des salles de spectacles ou des studios, M. Gagnon souhaite répondre aux enjeux de la pandémie, mais aussi donner une vitrine rémunérée aux artistes un peu moins connus du grand public. 

Jessica Latouche, une soprano de Québec, a diffusé gratuitement ses prestations sur les réseaux sociaux durant le confinement. «C’est un projet important puisqu’il nous donne un moyen de diffusion pour partager notre art et notre passion, mais de façon rémunérée. […] Souvent, les gens ne le savent pas, mais la plupart des artistes ont étudié pendant plusieurs années avant de pratiquer leur métier», explique celle qui poursuit actuellement un doctorat en interprétation-chant classique à l’Université Laval.

Le clip à voir : <em>Sayonara</em> d’AUTOMAT

Musique

Le clip à voir : Sayonara d’AUTOMAT

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Avec un nouveau mini-album dévoilé ce vendredi, le groupe de Québec AUTOMAT marque le coup en lançant un fort joli vidéoclip d’animation pour sa chanson Sayonara.

Illustrée et animée par l’artiste montréalais Bjorn Feldman, la vidéo nous amène dans l’imaginaire d’une jeune fille qui fuit un jour pluvieux en s’évadant dans un monde fantastique, tout en douceur, peuplé de sympathiques créatures. Dans des traits plus minimalistes à l’aspect soyeux, les enfants des années 80 y reconnaîtront un hommage au film L’histoire sans fin de Wolfgang Petersen et à son sympathique dragon.

Habituée aux succès radio, la formation AUTOMAT propose ce vendredi le mini-album ERA, sur lequel on pourra notamment entendre la nouvelle chanson Sayonara, mais aussi les pièces Dans le noir et Acapulco, qui ont déjà fait leur chemin sur les ondes. 

La couronne en plastique à 6 $ de Biggie vendue 595 000 $

Arts

La couronne en plastique à 6 $ de Biggie vendue 595 000 $

Agence France-Presse
NEW YORK — Une couronne en plastique achetée 6 $ dans le commerce et portée lors d’une séance photo par le rappeur new-yorkais Notorious B.I.G. a été vendue aux enchères chez Sotheby’s pour 594 750 $ à New York.

L’objet était resté en possession de Barron Claiborne, le photographe de cette séance historique pour le magazine Rap Pages, qui s’est déroulée à Manhattan le 6 mars 1997, trois jours avant la mort de Biggie, assassiné à Los Angeles.

Le temps des choix douloureux à Broadway

Arts

Le temps des choix douloureux à Broadway

Maggy Donaldson
Agence France-Presse
NEW YORK — Pour les vedettes de Broadway qui ont joué dans les plus grands spectacles musicaux, l’heure est aux choix douloureux alors que le secteur est asphyxié par la pandémie de COVID-19.

Comme tous les secteurs culturels, le célèbre quartier des théâtres a fermé ses portes lorsque New York est devenu l’épicentre américain du nouveau coronavirus au printemps.

Toots Hibbert, figure historique du reggae, est mort

Musique

Toots Hibbert, figure historique du reggae, est mort

Agence France-Presse
WASHINGTON — Le chanteur jamaïcain Toots Hibbert, figure historique du reggae, est mort vendredi à l’âge de 77 ans dans un hôpital de Kingston où il avait été admis pour des symptômes respiratoires.

«C’est avec le cœur lourd que nous annonçons le décès Frederick Nathaniel “Toots” Hibbert ce soir, entouré de sa famille, à l’hôpital universitaire des Antilles à Kingston, en Jamaïque», a annoncé son groupe Toots and the Maytals sur les réseaux sociaux.

La cause du décès n’a pas été précisée, mais son entourage avait fait savoir fin août, sur le compte Facebook du groupe, que Toots Hibbert avait été admis à l’hôpital où il «attendait les résultats d’un test de COVID-19». Il avait ensuite été plongé dans un coma artificiel, à la suite de «complications respiratoires».

Bien qu’il soit moins connu que son compatriote Bob Marley, c’est à Toots Hibbert que l’on attribue l’origine du reggae avec une chanson sortie en 1968, Do the Reggay.

Le genre musical indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié et promeut l’usage de la ganja, ou marijuana, a connu un grand succès mondial grâce à des classiques de Bob Marley (1945-1981) et son groupe The Wailers.

Le fils de Bob Marley, Ziggy, a aussitôt rendu hommage à Toots Hibbert, qui était devenu un deuxième père pour lui.

«Je lui ai parlé il y a quelques semaines et je lui ai dit à quel point je l’aimais», a-t-il tweeté. «Son esprit est avec nous, sa musique nous remplit d’énergie et je ne l’oublierai jamais».

Mick Jagger a lui aussi rendu hommage au chanteur jamaïcain. «Très triste d’apprendre le décès de Toots Hibbert», a tweeté la vedette des Rolling Stones. «Il avait une voix tellement puissante, et sur scène il donnait toujours toute son énergie. Une grande perte pour le monde de la musique».

Dans un portrait du chanteur jamaïcain publié l’an dernier dans la revue Rolling Stone, le guitariste du mythique groupe de rock Keith Richards s’émerveillait de la voie de Toots Hibbert. «Comme chanteur, il est incroyable», disait-il. «Sa voix me rappelle beaucoup celle d’Otis Redding».

Né à May Pen, en Jamaïque, en 1945, Toots Hibbert était le dernier d’une famille de sept enfants. Il avait grandi en chantant de la musique gospel dans la chorale d’une église baptiste. Véritable homme-orchestre, il pouvait jouer de tous les instruments utilisés dans son groupe.

Il venait juste de sortir un album, Got To Be Tough, qui signait le retour attendu de son groupe Toots & The Maytals, et il donnait encore des concerts en janvier 2020.

Rentrée classique aux saveurs d’ici

Musique

Rentrée classique aux saveurs d’ici

Emmanuel Bernier
Collaboration spéciale
La pandémie de COVID-19 a complètement rebrassé les cartes pour la sphère classique à Québec. Vu la difficulté de faire venir des solistes et des chefs de l’étranger, les sociétés de concerts ont été obligées de se tourner vers des musiciens d’ici. Un aperçu de ce qui attend les mélomanes de la capitale cet automne.

Début en force aux Violons du Roy

25 septembre (14h et 19h30) 26 septembre (14h) - Salle Raoul-Jobin, Palais Montcalm

La rencontre entre les Violons du Roy et le pianiste Charles Richard-Hamelin prévue initialement en mai a heureusement été reportée cet automne. Médaillé d’argent au légendaire Concours Chopin de Varsovie, le jeune musicien interprétera le Concerto no 23 de Mozart sous la direction du chef Jean-François Rivest. À noter que le pianiste sera de retour les 19 et 20 octobre au Club musical pour un concert solo autour de Chopin et Medtner.

Tovey et Tétreault dans Brahms à l’OSQ

28 octobre (20h) 29 octobre (10h30) - Salle Louis-Fréchette, Grand Théâtre

L’Orchestre symphonique de Québec pourra profiter de la présence au Canada de Bramwell Tovey. Celui qui a longtemps dirigé l’Orchestre symphonique de Vancouver et qui est maintenant à la tête du BBC Concert Orchestra à Londres n’en est pas à sa première présence à Québec, sa dernière venue remontant à février 2019. Pour les concerts des 28 et 29 octobre, il sera entouré du violoniste Kerson Leong et du violoncelliste Stéphane Tétreault dans le Concerto pour violon et violoncelle de Brahms.

Dance Laury Dance: plus sages... Mais pas trop!

Musique

Dance Laury Dance: plus sages... Mais pas trop!

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Depuis 2007, la formation Dance Laury Dance a forgé son rock pesant, célébré des excès en tous genres et cultivé des ambitions internationales dans la langue de Metallica. Six ans après leur dernier album complet et une pause qui leur a permis de «faire du ménage» dans leur vie, les cinq musiciens sont de retour sous des airs (faussement?) assagis avec C’est ça, leur premier album en français.

Si le groupe brasse la cage en musique, il n’a certainement jamais manqué d’humour. Le visuel qui a précédé la sortie de son nouvel album n’a pas fait mentir sa réputation. Ici, des allures d’enfants de chœur, là des looks de papa arborant des polos pastels. «On est allé au Village des valeurs et on s’est acheté pour 3-400 $ de linge», rigole au bout du fil le chanteur Max Lemire.

Les ventes de vinyle dépassent le CD au premier semestre

Arts et spectacles

Les ventes de vinyle dépassent le CD au premier semestre

Agence France-Presse
NEW YORK — Les ventes de CD ont quasiment baissé de moitié au premier semestre aux États-Unis et sont désormais sensiblement inférieures à celles des disques vinyle, selon des chiffres publiés jeudi par l’association professionnelle RIAA, ce qui ne s’était plus produit depuis 1986.

Durant les six premiers mois de 2020, 8,8 millions de disques vinyle se sont écoulés aux États-Unis, pour un chiffre d’affaires de 232,1 M$ US, en hausse de 3,6% par rapport à la même période de 2019.

Un «concert solennel» pour le <em>death</em> métal à Québec

Musique

Un «concert solennel» pour le death métal à Québec

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Cent fans auront la chance d’assister à un spectacle rassembleur, vendredi soir, au D’Auteuil. Dans le respect des règles sanitaires en vigueur, Spirit of Rebellion, The Flaying et Agony se regroupent afin de souligner respectivement leur 20e, 10e et 25e anniversaire. 

«Tout a été pensé», indique rapidement Me Didier Samson, avocat, producteur et guitariste pour The Flaying, en entrevue au Soleil

Le concert, qui débutera à 20h et se terminera vers 23h30 pour la fermeture des bars, est divisé en trois parties. Agony, The Flaying et Spirit of Rebellion se succéderont donc sur scène, un orchestre à la fois, explique Me Samson. Les éléments partagés seront désinfectés entre chaque groupe, mais les guitares, micros et autres instruments «personnels», eux, suivront leurs propriétaires jusqu’à la loge.

Puisque 2020 est une année difficile pour les musiciens, il était capital pour Me Samson d’organiser ce type d’événement : «C’est un concert un peu solennel lors duquel on souligne l’effort des groupes.» 

En effet, pour les trois groupes, la soirée au D’Auteuil mettra en lumière un moment marquant de leur carrière. Agony remontera sur scène, après 13 ans, pour célébrer le 25e anniversaire de son disque culte Apocalyptic Dawning. The Flaying fêtera, quant à lui, son 10e anniversaire d’existence. «On était en pleine tournée pour notre album qui a gagné un prix au GAMIQ. On était sur une lancée, mais avec la pandémie tout s’est arrêté», indique d’ailleurs le guitariste. En ce qui a trait à Spirit of Rebellion, qui fête cette année ses 20 ans de carrière, le groupe proposera un tout nouvel album, Time for Global Refusal. 

Tant pour les artistes que pour les spectateurs, le but de l’événement est de « divertir, d’oublier ce qui se passe et de vivre un bon moment». Tout cela, sans faire l’impasse sur les mesures sanitaires en vigueur, insiste Me Samson, qui souligne qu’il n’y aura pas de passe-droit. 

«On fait le spectacle en type cabaret donc les gens seront tous assis à table. Il y aura du service aux tables et le masque est obligatoire pour tout déplacement. La sécurité sanitaire est là. C’est un événement qui va être ultra encadré. […] Le D’Auteuil l’a fait avec des spectacles un peu plus jazz. Je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas avec une autre formule», souligne-t-il.

Projet-pilote

C’est la première fois que trois groupes joueront sur la même scène à Québec depuis la pandémie. Un concert que Me Samson qualifie lui-même de «projet-pilote». 

Selon l’avocat, étant donné que le plan de déconfinement gouvernemental permet ce genre d’événement, «il faut avancer». 

«On nous a permis de faire des choses et, quand on parle de relancer l’économie, il faut relancer aussi les activités et les événements. On est les premiers à mettre une brique par terre pour commencer», assure-t-il.

Confiant malgré les cas qui s’accumulent dans la Capitale-Nationale, l’avocat insiste : «Tout est prévu pour limiter le potentiel de risque». Habité par l’envie de faire bouger les choses, Didier Samson souhaite, par ce genre d’événement, divertir la population de façon sécuritaire pour que la peur quitte tranquillement les esprits et que l’industrie de la musique tourne à nouveau.

Un nouvel album surprise de Bruce Springsteen [VIDÉO]

Arts et spectacles

Un nouvel album surprise de Bruce Springsteen [VIDÉO]

Agence France-Presse
NEW YORK — Le chanteur américain Bruce Springsteen a annoncé jeudi la sortie, le 23 octobre, d’un nouvel album surprise, enregistré avec ses partenaires historiques du E Street Band en cinq jours seulement.

Intitulé Letter to You, il s’agit du vingtième album studio du chanteur et auteur de 70 ans, aux plus de 50 ans de carrière. Il comprend 9 nouveaux titres et 3 reprises de chansons enregistrées avant la sortie du premier album studio du «Boss», en 1973.

Décès de Ronald Bell, cofondateur de Kool and the Gang

Arts et spectacles

Décès de Ronald Bell, cofondateur de Kool and the Gang

Agence France-Presse
NEW YORK — Ronald Bell, cofondateur du groupe de musique Kool and the Gang célèbre pour des tubes comme Celebration, Jungle Boogie et Ladies’ Night, est mort mercredi à l’âge de 68 ans.

Il est décédé à son domicile dans les Îles Vierges américaines, a dit a l’AFP un proche du groupe, Angelo Ellerbee, sans préciser les raisons du décès.

Un piano en or pour le Diamant

Musique

Un piano en or pour le Diamant

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
L’équipe du Diamant a dévoilé mercredi un nouvel atout pour le moins flamboyant: un piano Steinway de 1919 recouvert de feuilles d’or qui trônera dans le foyer du théâtre de Place d’Youville.

L’instrument de style Louis-XV a appartenu au compositeur et pédagogue Gilles Tremblay. Ce piano unique a été légué à la Fondation des Violons du Roy par le petit-fils de M. Tremblay, le violoncelliste Raphaël Dubé. 

Le nouveau résident du Diamant offrira l’occasion de bonifier une programmation réduite pour cause de pandémie d’une série de prestations intimes présentées en collaboration avec les Violons du Roy. Les règles sanitaires de distanciation physique s’appliqueront lors de celles-ci. 

Le concert inaugural aura lieu le 16 septembre à 19h30. La pianiste québécoise Louise Bessette sera de la partie, accompagnée de cinq musiciens des Violons du Roy, dont Raphaël Dubé. Des œuvres de Bach, de Debussy, de Mozart, de Messiaen et bien sûr de Gilles Tremblay seront à l’honneur. Cinquante billets au coût de 75 $ seront mis en vente vendredi à lediamant.ca.

La tournée <em>Courage </em>de Céline Dion ne reprendra qu'en 2021

Musique

La tournée Courage de Céline Dion ne reprendra qu'en 2021

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Les fans de Céline Dion qui s’ennuient de la voir sur scène devront s’armer de patience, puisqu’il faudra attendre 2021 pour la voir reprendre sa tournée mondiale Courage. La chanteuse québécoise a annoncé mercredi les nouvelles dates de sa tournée. Les spectacles initialement prévus pour 2020 en Amérique du Nord et en Europe sont toutes reportées en 2021 en raison de la COVID-19.

Ainsi, si les conditions le permettent, la tournée mondiale Courage sera présentée dans 16 villes de l’Amérique du Nord, en commençant par Winnipeg au Manitoba le 16 août 2021.

Les spectacles reportés en Europe seront repris à compter du 19 mars 2021 à Paris, en France, pour ensuite se poursuivre dans 32 villes jusqu’en juillet 2021.

Aucune date au Québec n’avait dû être reportée.

«Je sais à quel point cette année a été difficile pour beaucoup d’entre nous, et nous attendons tous avec impatience des jours meilleurs», a déclaré Céline Dion par communiqué.

«Je tiens à vous remercier d’avoir été si patients ces derniers mois pendant que l’équipe travaillait à reprogrammer nos dates nord-américaines. (...) J’ai hâte de chanter pour vous et danser avec vous de nouveau.»

Les billets achetés pour les dates originales de la tournée 2020 seront valides pour les dates de spectacles reportées en 2021.

Les spectacles reportés en Amérique du Nord:

16 août: Winnipeg, Bell MTS Place

18 août: Saskatoon, SaskTel Centre

20-21 août: Edmonton, Rogers Place

24 août: Portland, Moda Center

26 août: Tacoma, Tacoma Dome

28-29 août: Vancouver, Rogers Arena

1 septembre: Sacramento, Golden 1 Center

3 septembre: San Francisco, Chase Center

4 septembre: Oakland, Oakland Arena

8 septembre: San Diego, Pechanga Arena

10-11 septembre: Los Angeles, STAPLES Center

14 septembre: Glendale, Gila River Arena

17 septembre: Salt Lake City, Vivint Smart Home Arena

19 septembre: Denver, Pepsi Center

22 septembre: Washington, Capital One Arena

24 septembre: Pittsburgh, PPG Paints Arena

Shawn Mendes chantera lors de la soirée des «prix hommage» au TIFF

Musique

Shawn Mendes chantera lors de la soirée des «prix hommage» au TIFF

La Presse Canadienne
TORONTO — La grande vedette canadienne de la pop Shawn Mendes se produira la semaine prochaine au Festival international du film de Toronto (TIFF).

Le gagnant de huit prix Juno doit chanter lors de la soirée des «prix hommage», un gala-bénéfice pour soutenir la programmation annuelle du TIFF.

Les lauréats de ces prix hommage cette année sont l'actrice Kate Winslet, l'acteur Anthony Hopkins, la réalisatrice américaine d'origine chinoise Chloe Zhao, la cinéaste canadienne Mira Nair, le musicien et compositeur afro-américain Terence Blanchard et la réalisatrice mohawk Tracey Deer, de Kahnawake.

Le TIFF s'associe également à la fondation Shawn-Mendes pour présenter un nouveau prix annuel, doté d'une bourse de 10 000 $, remis à un film qui aborde des enjeux de changement social. Le lauréat du prix sera choisi par un jury d'adolescents.

Lors de cette soirée gala, diffusée sur CTV mardi à 20 h, on entendra notamment les hommages de Colin Farrell, Regina King, Olivia Colman et Jodie Foster, ainsi que de la réalisatrice Ava DuVernay.

Université Laval: le Show de la rentrée se réinvente en webdiffusion

Musique

Université Laval: le Show de la rentrée se réinvente en webdiffusion

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Chez un des six bars partenaires ou en pyjama, dans le confort de leur foyer, les étudiants universitaires pourront assister à leur traditionnel Show de la rentrée le 15 septembre, dès 21h. Jérôme 50, Héra Ménard ou encore le duo Monastère célébreront la nouvelle session dans ce spectacle préenregistré sur le campus de l’Université Laval.

Bien que différente, la 19e édition du Show de la rentrée aura bel et bien lieu. Et elle sera tout aussi amusante que les précédentes, assure Marika Robert, vice-présidente des affaires socioculturelles de la CADEUL. «On a vraiment tenté de créer quelque chose de cool et de fun pour la rentrée, même si on a dû redéfinir le concept de l’événement.»

Le spectacle, qui accueille habituellement près de 10 000 personnes sur le campus, sera webdiffusé cette année. «On pense tout de même atteindre un nombre semblable d’étudiants, sinon plus!» affirme d’ailleurs Marika Robert puisque six bars de la région sont partenaires de l’événement. 

Pour l’occasion, le Pub universitaire, le Café Fou Aeliés, L’Ozone, le Pub X, L’Autre cuisine et le Dooly’s Ste-Foy Duplessis s’allient à la CADEUL pour la présentation du spectacle. Ce dernier sera également diffusé sur Facebook ainsi que sur le site du Show de la rentrée le temps de l’événement seulement. Il ne sera pas possible de le réécouter dans les jours qui suivent. 

Préenregistré, le Show de la rentrée mettra en scène plusieurs artistes originaires de la région de Québec qui performeront sur le campus de l’Université Laval, dans des endroits bien connus de la communauté étudiante. En plus de Monastère, de Jérôme 50 et d’Héra Ménard, l’événement, animé par l’humoriste Brian Piton, rassemblera les divers univers musicaux de Ragers, Delazur, Phil G. Smith et Mc12. 

De la pop au country en passant par le rap, le Show de la rentrée est d’ailleurs un bon moment pour «découvrir la culture musicale québécoise», selon la vice-présidente des affaires socioculturelles de la CADEUL, qui rappelle que le traditionnel spectacle est gratuit et présenté non seulement pour la communauté étudiante, mais aussi pour tous les autres citoyens. 

«Réinventer la roue»

Pour la CADEUL, il était capital de reproduire l’événement pour poursuivre la tradition, mais surtout pour bien accueillir les nouveaux. «C’est quand même notre 19e édition! Le Show de la rentrée est important puisqu’il permet de créer un sentiment d’appartenance. D’habitude, pour les étudiants du 1er cycle qui arrivent à l’Université Laval, c’est le premier événement qui leur permet de rencontrer des gens et de briser l’isolement», souligne la jeune femme, qui précise qu’il était nécessaire de le faire malgré tout cette année pour renforcer les liens étudiants étant donné la distance. 

Si l’organisation du spectacle a posé de grands défis à l’équipe de la CADEUL, les semaines à venir sont d’autant plus incertaines alors que plusieurs activités saisonnières sont menacées. 

Malgré tout, l’objectif de Marika Robert, qui planche déjà sur le Show de la rentrée hivernal, est de préserver certaines activités, quitte à les repenser complètement. «On doit vraiment réinventer la roue. Malgré les directives qui changent souvent, on doit arriver à mettre sur pied des événements qui vont chercher les gens, qu’ils soient sur le campus ou hors campus», assure-t-elle, tout en insistant sur la nécessité de ces activités qui permettent aux étudiants de s’aérer l’esprit et de se détendre.