Le petit-fils d'Elvis meurt à 27 ans

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Le petit-fils d'Elvis meurt à 27 ans

NEW YORK — Le petit-fils d'Elvis Presley, Benjamin Keough, est mort dimanche à 27 ans, a indiqué à l'AFP le gérant de sa mère, Lisa Marie Presley, confirmant une information du site d'information TMZ.

Le gérant, Roger Widynowski, n'a pas donné d'information sur les causes du décès. Selon TMZ, les premiers éléments d'information indiqueraient qu'il s'agit d'un suicide.

Contacté par l'AFP, le bureau du shérif du comté de Los Angeles, dont dépend la ville de Calabasas où se trouvait Benjamin Keough, n'a pas donné suite.

Sa mère «est complètement effondrée, inconsolable et dévastée, mais elle essaye de tenir bon pour ses jumelles de 11 ans et sa fille aînée, Riley», a écrit le gérant dans une déclaration transmise à l'AFP.

«Elle adorait ce garçon», a-t-il ajouté. «C'était l'amour de sa vie.»

Fuir les projecteurs

Fuyant les projecteurs, Benjamin Keough, seul garçon de la fratrie, n'apparaissait quasiment jamais en public.

Les quelques rares photos publiées de lui témoignaient de sa ressemblance avec son grand-père, légende du rock'n'roll qui a fait entrer ce style dans des millions de foyer.

«Parfois, je suis scotchée quand je le regarde», avait expliqué Lisa Marie Presley à la chaîne CMT à propos de la ressemblance de son fils avec Elvis.

Selon le quotidien britannique Daily Mail, Benjamin Keough aurait reçu en 2009 une offre de 5 millions de dollars pour enregistrer cinq albums.

Mais il n'avait pas, depuis, publié de musique.

Son grand-père, Elvis Presley, est lui-même décédé prématurément, à 42 ans, en 1977.

Le Roi du rock'n'roll a vendu plus d'un milliard de disques dans le monde, dont 146 millions d'albums rien qu'aux États-Unis.

Concert sans distanciation: le maire de Nice veut imposer le masque

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Concert sans distanciation: le maire de Nice veut imposer le masque

NICE — Après un concert à Nice sans grand respect des gestes barrières, le maire de cette ville du sud-est de la France, Christian Estrosi, a annoncé dimanche qu’il imposerait désormais le masque pour les grands événements que sa municipalité organise et demande à l’État de faire de même.

The Avener, une signature française de l’électro mondiale, se produisait samedi soir sur une colline. Le public était lui massé en contrebas sur la promenade des Anglais pour ce spectacle DJ gratuit, organisé par la mairie.

Sur des photos et des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, on voit une foule compacte danser, suscitant des commentaires indignés d’internautes après que le gouvernement a appelé à la vigilance et au port du masque pour «prévenir» tout risque de deuxième vague de la COVID-19 en France.

«Nous regrettons que ces consignes n’aient pas été suffisamment respectées et demandons à l’État de revoir le décret qui régit les grands événements afin d’imposer le port du masque, même à l’extérieur. À #Nice06, il sera désormais obligatoire pour tous nos événements», a écrit Christian Estrosi sur Twitter.

La mairie comme la préfecture assurent que la jauge de 5000 spectateurs n’a jamais été dépassée pour une zone qui, hors-COVID, peut accueillir 36 000 personnes.

Vague de dénonciations: Maybe Watson expulsé d'Alaclair Ensemble

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Vague de dénonciations: Maybe Watson expulsé d'Alaclair Ensemble

Le groupe québécois Alaclair Ensemble a annoncé dimanche après midi l'expulsion d'un de ses membres fondateurs, Maybe Watson, après avoir pris connaissance d'«une histoire inacceptable» à son sujet.

Quelques heures plus tard, le rappeur a annoncé son retrait immédiat de toutes ses activités publiques.

La nature de cette histoire n'a pas été précisée, mais tout semble indiquer qu'elle s'inscrit dans le cadre de la récente vague de dénonciations de violences sexuelles.

«Nous nous dissocions de lui, nous sommes sans mots...», peut-on lire dans une publication parue sur la page Facebook du groupe hip hop, dimanche après-midi.

Une autre statut publié une heure plus tard ajoute que la formation n'était «aucunement au courant» des allégations soulevées avant samedi soir.

Christian Gerhaher, le cri d’alarme d’un baryton discret

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Christian Gerhaher, le cri d’alarme d’un baryton discret

AIX-EN-PROVENCE — S’il n’est pas le plus médiatisé, il est l’un des barytons les plus sollicités au monde. Face à la pandémie, Christian Gerhaher s’inquiète du sort de jeunes artistes, appelant à une révision des contrats pour qu’ils ne deviennent pas des «esclaves culturels».

L’Allemand de 50 ans est bien moins connu que son compatriote Jonas Kaufmann, considéré comme le plus grand ténor de sa génération, mais son emploi de temps, pré-COVID, n’en était pas moins rempli.

Pour une de ses rares apparitions en France, il aurait dû chanter en juillet au festival international d’Aix-en-Provence le rôle titre de l’opéra Wozzeck puis dans un récital. Fin juin, il s’y est quand même rendu malgré l’annulation du festival pour chanter un récital d’Alban Berg et de Franz Schubert qui sera diffusé dimanche en France sur France musique et Arte concert.

Gerhaher est considéré comme le maître actuel du Lied, ce poème germanique mis en musique et chanté par une voix accompagnée généralement d’un piano, un peu le format idéal dans un contexte de distanciation sociale. Il est également tout aussi remarquable dans ses rôles d’opéra.

Après une carrière bâtie avec son complice de toujours le pianiste Gerold Huber — une collaboration exceptionnelle de 32 ans —, il dit ressentir une angoisse de voir la jeune génération construire la sienne à l’heure où les arts ont été grandement fragilisés.

«Trop individualistes»

«Les artistes pigistes sont en grand danger, notamment les plus jeunes», reconnaît-il dans un entretien avec l’AFP.

Selon ce Bavarois qui avait abandonné des études de médecine pour le chant, «certains sont traités comme des esclaves culturels en ce moment; on leur dit “tu n’as pas besoin d’être payé, c’est déjà une énorme chance pour toi de chanter” en ces temps. C’est inacceptable.»

S’il regrette le rendez-vous manqué à Aix, il ne s’apitoie pas sur son sort.

«Je vis bien et pendant le confinement, j’ai eu une sorte d’année sabbatique dont je rêvais depuis longtemps. Ça fait 20 ans que je me sens surbooké et chaque année je me dis, j’arrête (...) mais pour beaucoup d’artistes, ça a été catastrophique», dit ce père de famille.

Il déplore surtout le manque de protection des artistes vulnérables en cas de force majeure. «Il n’y a pas de réglementation, il n’y a pas de syndicat qui nous représente car nous sommes trop individualistes, trop compétitifs.»

S’il participe le temps d’un soir à un concert webdiffusé, il se montre méfiant à l’égard de ce medium «dans l’apparence inoffensif, mais qui pose un vrai problème (...) quand les artistes ne sont pas rémunérés». «Ce n’est pas clair, il n’y a pas encore de loi pour la rémunération.

«Nous ne sommes pas juste des streamers, nous faisons une activité qui requiert beaucoup de talent», affirme le chanteur qui rappelle qu’un récital d’une heure trente minutes est «très physique».

Le baryton, dont chaque récital, à Munich, à Londres ou à New York, est un événement, s’est dit même ouvert à des gestes de solidarité.

«Je n’ai pas des cachets de rêve, mais je suis bien payé. Et si c’est nécessaire de diminuer un peu les gros cachets pour augmenter les cachets de base, je ne pourrai pas dire non», dit celui dont on a dit qu’il formait avec Gerold Huber «le meilleur duo de musique classique» de notre temps.

Étranger au «star system» du monde lyrique et aux réseaux sociaux, le baryton qui déplore la régression de l’éducation musicale même dans son pays, défend son art, devenu rare.

«Oui, c’est une niche et ce n’est pas grave», avance-t-il. Mais pour lui, la pandémie est l’occasion de rappeler que sans les arts, «on serait sans substance».

Les salles de concert toujours dans le pétrin malgré le soutien d’Ottawa

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Les salles de concert toujours dans le pétrin malgré le soutien d’Ottawa

TORONTO — Jeff Cohen veut simplement que sa célèbre Horseshoe Tavern, à Toronto, survive à la pandémie de COVID-19.

Depuis les derniers mois, les rideaux de la scène légendaire qui a accueilli des groupes comme les Rolling Stones et The Police sont fermés, et ses célèbres planchers en damier immortalisés dans le clip Bobcaygeon de Tragically Hip sont vides.

Comme la plupart des petites salles de musique canadiennes, l’avenir est incertain pour la Horseshoe Tavern.

«L’industrie des salles de spectacles en ce moment au Canada est au bord de la faillite», a déclaré Jeff Cohen.

«Nous n’ouvrirons probablement pas avant la fin de cette année - peut-être l’année prochaine ... Nous n’avons aucun revenu à venir. C’est un sombre portrait.»

Avec plusieurs autres propriétaires de salles de concert indépendantes, Jeff Cohen a tenté de faire du bruit pour alerter le gouvernement au sujet des années troublantes à venir pour la scène musicale canadienne dans l’espoir que le gouvernement fédéral prenne plus de mesures.

Il y avait une lueur d’espoir mardi lorsque le ministre du Patrimoine, Steven Guilbeault, a expliqué les détails d’un programme qui permet aux propriétaires de lieux à but lucratif de demander une part du 20 millions de dollars promis pour soutenir le secteur de la musique devant public.

L’argent sera réparti entre de nombreux joueurs de l’industrie, y compris les propriétaires de salles de spectacle, les promoteurs de concerts, les agents de réservation, les gestionnaires et les festivals de musique. Le financement fait partie de la deuxième phase du Fonds d’urgence relatif à la COVID-19 pour l’industrie culturelle de 500 millions de dollars introduits en mai.

Quiconque qui obtient l’approbation recevra une contribution minimale de 5 000 $ qui devrait durer jusqu’à la fin septembre.

Au-delà du secteur de la musique devant public, le gouvernement fédéral a affecté 5 millions de dollars à l’industrie du disque qui sera administrée par Musicaction et FACTOR, qui se spécialisent dans le développement et le soutien des talents musicaux canadiens.

Julien Corriveau : Dans les traces de Morricone

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Julien Corriveau : Dans les traces de Morricone

Julien Corriveau est un grand amateur des westerns spaghetti et surtout, de la musique qui les porte. Tellement qu’il a profité de la pandémie pour signer sa propre trame sonore d’un film imaginaire, The Final Score. Il ne savait pas que ces huit pièces instrumentales nous arriveraient tout juste avant le décès du grand Ennio Morricone, une immense influence pour lui. L’hommage s’en trouve décuplé.

«C’est un peu funeste comme timing. Le destin veut dire quelque chose, mais je ne sais pas c’est quoi!» lance le principal intéressé.

«Ç’a un peu changé le sens de cet album-là, ajoute-t-il. C’était une inspiration et par la force des choses, c’est devenu une sorte d’hommage à cette musique-là. J’espère que les gens qui vont écouter vont y voir une façon de perpétuer cette musique-là dans un contexte actuel.»

Vous le connaissez peut-être comme comique. Avec Les Appendices, il s’est imposé comme compositeur, lui qui a signé les musiques mises de l’avant par le groupe, en plus de camper des personnages délicieusement absurdes (Monsieur Mousteille remporte probablement la palme).

Mais Julien Corriveau est aussi un musicien accompli, qui collectionne les guitares et qui a craqué depuis un bon moment pour la musique des westerns spaghetti. 

«Ça date d’assez longtemps, confirme-t-il. Depuis que je suis assez jeune, je suis un fan des films de Sergio Leone. J’avais en vinyle la trame sonore d’Il était une fois dans l’Ouest. J’ai toujours aimé cette musique-là, justement parce qu’elle est très guitaristique. Le côté nerd en moi aime beaucoup le jeu de western et de cowboys Red Dead Redemption. Je pense que j’ai dû jouer 200 heures. Mais ce qui est cool de ce jeu, au-delà du côté geek, c’est qu’il y a plein de musiques originales inspirées justement de ces trames sonores.»

Une fois le jeu vidéo vidéo terminé, Julien Corriveau s’est senti inspiré et a choisi d’apporter son grain de sel au répertoire, pas si garni, au final. 

«Ce n’est pas comme le reggae, où tu peux en écouter pendant un mois sans arrêter, explique-t-il. Si tu veux écouter de la musique western instrumentale, une fois que tu as fait le tour des trames sonores d’Ennio Morricone et de quelques artistes qui ont fait des projets spéciaux, tu restes un peu sur ta faim. Je me suis dit que j’allais faire un disque pour moi et, idéalement, pour d’autres personnes qui aiment ça aussi.»

Nikki Yanofsky, au naturel

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Nikki Yanofsky, au naturel

Nikki Yanofsky a décidé de faire un pied de nez à tous ses haters. Elle offre à son public un nouvel album assumé, différent et unique. Turn Down the Sound porte la puissance du jazz et la voix solide de la chanteuse à la rencontre du son funky et pop des années 80-90.

Après la sortie de ses derniers albums, la chanteuse canadienne a senti que l’industrie et le public avaient une idée préconçue d’elle et de sa musique. L’image de la jeune fille parfaite, gentille et intelligente lui a longtemps collé à la peau. La chanteuse confesse avoir accordé beaucoup d’importance, dans le passé, au fait de plaire à son entourage, au point d’en faire trop. «À un certain moment dans ma carrière, j’avais l’impression d’être comme une caricature de moi-même», confie-t-elle en entrevue au Soleil.

Pour Turn Down the Sound, Nikki s’est donné la permission de sortir de la boîte dans laquelle l’industrie et elle-même l’avaient enfermée. «Tout n’est pas parfait tout le temps. C’est la première fois que je me sens à l’aise de partager, à travers mes chansons, des expériences tant heureuses que malheureuses. Sur l’album, je parle d’épreuves que j’ai dû traverser, mais aussi de mes sentiments et de ce que je ressens», explique-t-elle.

Nikki présente donc un nouvel album moins léché que les précédents, mais tout aussi sophistiqué et puissant; à l’image de la femme moderne de 26 ans, forte et indépendante, qui assume totalement sa vulnérabilité et le type de musique qu’elle veut faire. Nikki a troqué une pop rose bonbon très festive pour une musique qui se frotte davantage au jazz et au RnB, ancrés à même ses racines. En effet, le grand public l’a, entre autres, découvert lors du Festival international de jazz de Montréal en 2006.

L’ADISQ exclut Dare to Care et Bernard Adamus de ses remises de prix

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L’ADISQ exclut Dare to Care et Bernard Adamus de ses remises de prix

MONTRÉAL — Dans la foulée d’une vague de dénonciations de situations d’abus de pouvoir et de harcèlement sur les réseaux sociaux, qui secoue notamment le milieu de la musique, l’ADISQ a choisi de prendre des mesures, notamment en excluant Dare To Care Records et le chanteur Bernard Adamus de ses remises de prix.

Par communiqué, l’ADISQ précise que «tout travailleur et toute travailleuse et artiste de notre industrie a droit à un environnement de travail sain».

L’organisation a donc choisi de poser «des gestes clairs» afin d’éviter que l’industrie soit entachée par des «agissements répréhensibles» de certains individus.

Ainsi, le conseil d’administration de l’ADISQ a pris de façon unanime la décision «d’exclure l’entreprise Dare To Care Records de son association en raison de faits reprochés à son président et unique actionnaire, Éli Bissonnette, par plusieurs employés et anciens employés».

L’entreprise figure parmi les listes de candidatures dans des catégories industrielles pour le gala de l’ADISQ, mais pour des raisons techniques, son nom ne peut être retiré des listes. Elle ne pourra toutefois récolter de nominations, précise l’ADISQ.

Même situation pour l’artiste Bernard Adamus, qui a publiquement reconnu ses torts après avoir été lui-même la cible d’accusations. Sa candidature se trouve donc exclue de l’ensemble des catégories artistiques des galas.

L’ADISQ précise que son conseil d’administration n’hésitera pas à intervenir de façon similaire au besoin dans le futur.

Série d'inconduites sexuelles présumées: Yann Perreau lâché par son label

Arts et spectacle

Série d'inconduites sexuelles présumées: Yann Perreau lâché par son label

L’étiquette de disque Bonsound se dissocie du chanteur Yann Perreau, au moment où le milieu de la musique montréalais est secoué par une vague d'allégations d'inconduites sexuelles.

Le label montréalais a rompu ses liens avec le chanteur à la suite d’ informations concernant de présumés gestes d’inconduites sexuelles de la part de Yann Perreau.  

Ces informations ont commencé à circuler sur la Toile vendredi matin. 

Le nom du chanteur a notamment été affiché sur le compte Instagram de Victims.Voices.Montreal, qui, à la façon des mouvements «balance ton porc» et #moiaussi, pointe du doigt des célébrités, tout en rapportant des témoignages de victimes présumées.

Bonsound a rapidement réagi en postant sur sa page Facebook un message sans équivoque quant à sa rupture immédiate avec le chanteur de T’embellis ma vie: «Suite aux allégations d’agressions et d’inconduites sexuelles à l’égard de Yann Perreau, Bonsound annonce sa dissociation immédiate d’avec lui», est-il écrit.

Le label montréalais prévient qu’il procédera «de la même façon auprès de tout autre artiste ou collaborateur qui serait visé par de telles allégations».

Les employés de Dare To Care se dissocient d’Eli Bissonnette

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Les employés de Dare To Care se dissocient d’Eli Bissonnette

Pendant que le patron de la compagnie de disques Dare to Care (DTC), Eli Bissonnette, quittait ses fonctions, jeudi, ses employés ont pris la plume pour se dissocier publiquement de lui et de ses agissements, dans la foulée d’allégations d’inconduites sexuelles dirigées notamment vers le musicien Bernard Adamus.

«Nous sommes 25 humains bouleversés qui en ce moment ressentent la honte, la culpabilité, la colère, la tristesse et plein d’autres émotions que nous n’arrivons pas à nommer. Ces émotions sont en lien avec deux individus, soit Bernard Adamus et Eli Bissonnette, qui ont commis des gestes répréhensibles et desquels nous nous dissocions», peut-on lire dans un long statut publié sur la page Facebook de Dare To Care Records et de sa filiale Grosse Boîte.

Affaire Adamus: le patron de Dare To Care s'en va, Cœur de pirate et Les Sœurs Boulay claquent la porte

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Affaire Adamus: le patron de Dare To Care s'en va, Cœur de pirate et Les Sœurs Boulay claquent la porte

La vague de dénonciations lancée en ligne et concernant notamment Bernard Adamus a provoqué un séisme, jeudi, au sein de la maison de disques Dare To Care (DTC). Ciblé par des allégations d’avoir protégé des actes répréhensibles, désavoué par son équipe et par des artistes comme Cœur de pirate et Les Sœurs Boulay, qui ont choisi de quitter le bateau, le patron de la compagnie, Eli Bissonnette, a renoncé «pour une durée indéterminée» à ses fonctions dans l’entreprise qu’il a fondée.

Dans la foulée de dénonciations d’inconduites visant l’auteur-compositeur-interprète Bernard Adamus, sa compagnie de disques, DTC, avait annoncé mercredi qu’elle rompait ses liens professionnels avec lui. Pour plusieurs observateurs, c’était trop peu trop tard. De nombreuses voix se sont levées pour alléguer que certaines agressions avaient été balayées sous le tapis par la compagnie de disques.

L’OSQ revient sur scène

Arts et spectacles

L’OSQ revient sur scène

L’orchestre symphonique de Québec (OSQ) effectuera son retour sur scène post-confinement le 17 juillet! Mais mesures de distanciation obligent, ce concert se déroulera sans public dans la salle. Il sera toutefois diffusé en direct sur les médias sociaux. Un «mini-festival» unira aussi la formation à celles des Violons du Roy les 31 juillet et 1er août.

Le déconfinement progressif des salles de spectacles permet à l’ensemble de présenter une programmation estivale s’étalant sur six semaines par l’entremise de concerts sans public, pour le moment, et de diffusions numériques. Le détail des prestations sera annoncé sous peu.

Une chanson inédite de Rolling Stones avec Jimmy Page

Arts et spectacles

Une chanson inédite de Rolling Stones avec Jimmy Page

Les Rolling Stones lanceront une nouvelle version de leur album de 1973 Goats Head Soup, qui inclura trois pièces inédites, dont une sur laquelle on entendra Jimmy Page, de Led Zeppelin.

Le groupe a annoncé jeudi que l’album, qui paraîtra le 4 septembre, sera offert dans une édition en quatre CD et une autre en version vinyle, incluant 10 pièces bonus.

Trois moments magiques au Festival d'été de Québec

Musique

Trois moments magiques au Festival d'été de Québec

En temps normal, les amateurs de musique auraient convergé vers les plaines d’Abraham en fin de semaine pour renouer avec Imagine Dragons, dont la prestation a été interrompue par l’orage l’an dernier, et Jack Johnson. C’était sans compter sur la pandémie de COVID-19, venue jouer les trouble-fêtes en provoquant l’annulation des grands rendez-vous estivaux, dont le Festival d’été de Québec (FEQ). Tandis que les Plaines et les autres sites du FEQ seront privés de musique cette année, la directrice générale de l’événement, Anne Hudon, et son directeur de la programmation, Louis Bellavance, ont jeté un œil dans le rétroviseur pour cibler trois de leurs coups de cœur des dernières années.

The Rolling Stones, 15 juillet 2015

Il y avait du monde sur les Plaines pour accueillir les Rolling Stones en 2015. Beaucoup de monde. «On n’était pas fort sur la distanciation sociale ce soir-là, observe Louis Bellavance. Ça ne circulait pas, ç’a en devenait inconfortable. Mais ç’a été tout un moment.»

Dénonciations en ligne: Bernard Adamus largué par sa compagnie de disques

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Dénonciations en ligne: Bernard Adamus largué par sa compagnie de disques

Dénoncé sur Instagram pour des comportements inappropriés qu’il aurait eus envers des femmes, l’auteur-compositeur-interprète Bernard Adamus a été largué mercredi par sa maison de disques, Dare To Care, et sa branche Grosse Boîte.

Un message publié en soirée sur les réseaux sociaux de la compagnie a officialisé la rupture professionnelle. «Aux victimes qui ont parlé : nous vous écoutons, nous vous entendons et nous donnons de la valeur à vos témoignages, peut-on y lire. Les valeurs de Dare To Care prônent un environnement sécuritaire et exempt de toute forme de violence ou d’abus. Dare To Care a mis fin à sa relation d’affaires avec Bernard Adamus suite aux dénonciations dont il a fait l’objet. Nous nous engageons à être plus vigilants et proactifs pour nous assurer que tous les gens avec qui nous travaillons respectent ces mêmes valeurs.»

Le FEQ entre optimisme et réalisme

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Le FEQ entre optimisme et réalisme

En temps normal, Québec commencerait ce jeudi le marathon musical annuel du Festival d’été (FEQ). Depuis ses débuts certes plus modestes en 1968, beau temps, mauvais temps, le rendez-vous artistique a ponctué 52 belles saisons dans la capitale sans faillir à la tâche. À cause de la pandémie de COVID-19, la 53e présentation n’aura évidemment pas lieu. Pendant que ses sites sont déserts, la direction de l’événement prépare «avec réalisme» la suite des choses.

Nous attendions la revanche d’Imagine Dragons (dont la prestation est tombée à l’eau après deux chansons l’an dernier) et la grande réunion de Rage Against the Machine. C’était l’occasion d’assister au retour à l’avant-scène d’Alanis Morissette, de recevoir la visite de la sensation Halsey et celle du vétéran Rod Stewart. Comme ses festivaliers, l’équipe du FEQ a dû faire son deuil de tout ça. Tandis que les plaines d’Abraham et ses autres sites demeureront beaucoup plus silencieux que d'habitude dans les prochains jours, on regarde vers l’avenir dans les bureaux de la rue Saint-Joseph… Même si ledit avenir demeure flou.

Accusée de harcèlement, Maripier Morin s’excuse auprès de Safia Nolin

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Accusée de harcèlement, Maripier Morin s’excuse auprès de Safia Nolin

Accusée de «harcèlement» par l’autrice-compositrice-interprète Safia Nolin, l’animatrice Maripier Morin a présenté ses excuses mercredi après-midi sur son compte Instagram.

L’incident remonterait au printemps 2018, dans un bar montréalais. Selon les allégations publiées sur le même réseau social par Safia Nolin, Maripier Morin lui aurait mordu une cuisse en plus de tenir des propos racistes et sexuellement explicites à son endroit.

Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump

Arts et spectacles

Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump

WASHINGTON — Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu’il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l’électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu’il se lance dans la course à la dernière minute et qu’il prendra une décision définitive d’ici un mois.

Agression sexuelle: le trompettiste Ibrahim Maalouf acquitté en appel

Arts et spectacles

Agression sexuelle: le trompettiste Ibrahim Maalouf acquitté en appel

PARIS — Le trompettiste Ibrahim Maalouf, condamné en première instance en France pour l’agression sexuelle d’une stagiaire de 14 ans, a été relaxé mercredi en appel, une décision saluée comme une «victoire» par sa défense, mais qualifiée d’«inique» par les parents de la plaignante.

La cour d’appel de Paris a infirmé le jugement du tribunal de Créteil (à l’est de Paris), qui avait condamné l’artiste franco-libanais, aujourd’hui âgé de 39 ans, à quatre mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende en décembre 2018.

Les festivals indépendants se regroupent

Arts et spectacles

Les festivals indépendants se regroupent

Né dans la foulée de la pandémie, alors que tant d’organisations ont été plongées dans une crise existentielle, incapables de planifier au-delà du jour suivant, le Regroupement des festivals régionaux artistiques indépendants (REFRAIN) ne sera pas que l’affaire d’une saison. Officialisée aujourd’hui, sa création fait miroiter trop d’avantages pour qu’il s’agisse d’une créature éphémère.

Directeur général de La Noce, un événement qui aurait dû être présenté pour une quatrième fois cet été au centre-ville de Chicoutimi, Fred Poulin n’a pas mis de temps à en percevoir les bienfaits. Dès les premiers échanges avec ses collègues oeuvrant dans 15 régions du Québec, il a constaté à quel point leurs réalités se recoupaient.

Trump suit avec attention la candidature de Kanye West 

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Trump suit avec attention la candidature de Kanye West 

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a jugé vendredi «intéressante» l’idée que le rappeur Kanye West puisse être candidat à la Maison Blanche, tout en estimant que l’élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Le rappeur milliardaire de 43 ans, qui a évoqué sa candidature d’un tweet énigmatique, mais n’a aucune structure en place, se lancera-t-il à la dernière minute pour le scrutin du 3 novembre?

Festival international de la chanson de Granby : entièrement virtuel et gratuit

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Festival international de la chanson de Granby : entièrement virtuel et gratuit

Les amateurs de musique ont dû changer leurs habitudes cette année. Le 52e Festival international de la chanson de Granby leur fera aussi vivre une expérience nouvelle et différente de tout ce qu’ils ont connu à ce jour. Présenté du 18 au 29 août prochain, le FICG sera virtuel et gratuit du début à la fin.

L’équipe du festival avait l’habitude de dévoiler en grande pompe sa programmation et les 24 demi-finalistes sélectionnés pour son grand concours musical. Pour cette édition hors de l’ordinaire, c’est par simple communiqué que les nouvelles sont arrivées. 

Bien que plus modeste, l’édition 2020 mettra néanmoins en vedette plus de 80 artistes dans l’un ou l’autre des volets du festival. 

Parmi eux, trois représentants de la région prendront part aux demi-finales : Maxime Lapointe de Granby, BéLi de Saint-Alphonse-de-Granby et Cayenne de Cowansville.

Les participants au Grand concours Hydro-Québec seront en compétition du 18 au 21 août à 19h30, lors des quatre soirées animées par Michel Robichaud et transmises sur tous les réseaux sociaux du FICG.

Comme s’il s’agissait d’une édition régulière, le public sera invité à voter pour son artiste coup de coeur et plusieurs prix seront remis parmi les demi-finalistes. Exceptionnellement, cependant, il n’y aura pas de grande finale. 

«Cette édition du festival est unique. On devait trouver une solution pour offrir une vitrine aux artistes et artisans. C’est notre façon de poursuivre la mission du festival de faire découvrir des artistes de la chanson francophone, leur permettant ainsi de faire rayonner leur art à nouveau», a déclaré Jean François Lippé, le directeur général de l’organisation.

Jamais trop tôt

Le jeune Granbyen Charles-Olivier Deslongchamps participera quant à lui au projet jeunesse pancanadien Jamais trop tôt. Cette importante composante du festival, qui souligne ses dix ans cette année, ne sera pas non plus présentée sous sa forme habituelle.

Au lieu de participer tous ensemble à un grand spectacle au Palace, les jeunes chanteurs de 14 à 17 ans de partout au pays enregistreront en studio, cet été, chacun dans leur région, un album regroupant une sélection de 24 textes de chanson écrits par d’autres jeunes et composés par d’anciens concurrents du FICG. 

Un documentaire couvrant toutes les étapes du programme Jamais trop tôt sera d’ailleurs diffusé le 24 août à 19h30 sur les plateformes numériques du Festival. 

Le projet culminera par un spectacle virtuel animé par Andréanne A. Malette le 26 septembre prochain, avant le lancement de l’album.

Le festival Mémoire et racines dévoile sa programmation virtuelle

Festival virtuel

Le festival Mémoire et racines dévoile sa programmation virtuelle

Le Festival Mémoire et Racines (FMR) a dévoilé mardi 7 juillet la programmation complète des «Veillées FMR», l’initiative de diffusion numérique qui permettra aux amateurs de trad de nourrir leur passion de façon virtuelle.

Du 22 au 26 juillet, ces Veillées se déclineront sur Facebook sous la forme de 22 spectacles et ateliers de musique, de conte et de danse.

Ces spectacles et ateliers virtuels seront diffusés gratuitement de 19 h à 21 h sur la page Facebook de Mémoire et Racines.

Du 22 au 24 juillet, on pourra apprécier les prestations musicales de Stephen Faulkner, Michael Jerome Browne, le Duo Beaudry-Prud’homme, Les Chauffeurs à pieds, Réveillons ! et Gen et Marcus.  

Les 25 et 26 juillet, les Veillées «prendront une tournure plus familiale», au fil de spectacles jeunesse interactifs et d’ateliers d’initiation à la musique, à la danse et aux arts traditionnels. 

Samedi 25 juillet, ce volet familial sera animé par Élise Guay et Martin Aucoin (le conte musical Le violon ensorcelé), le calleur Jean-François Berthiaume, Hélène Clément, Stéphanie Lépine, le trio Les Contes de Normanville, le trio Grosse Isle, le quintette vocal Musique à Bouches et, en soirée, le groupe Les Tireux d’Roches.

Dimanche 26 juillet, place au spectacle interactif On s’amuse à répondre ?  (Mélanie Boucher et Philippe Jetté), aux conteuses Karine Echaquan et Eveline Ménard, à une initiation à la gigue animée par Mélissandre T-B et à un atelier de turlutte donné par Josianne Hébert. 

Les festivités se clôtureront en compagnie de l’artiste métisse Moe Clark, de la Canado-Mexicaine Mamselle Ruiz et du groupe montréalais MAZ et du Yves Lambert Trio !

Les Veillées FMR «seront véritablement éphémères», précisent les organisateurs, en rappelant qu’il s’agira de diffusions en direct, qui ne sont pas destinées à rester affichées sur la plateforme Facebook.

Les différentes prestations seront captées dans les installations du Café culturel de la Chasse-galerie à Lavaltrie. 

Pour en apprendre davantage sur les artistes invités et consulter l’horaire complet des prestations virtuelles, il suffit de visiter le site de Mémoire et racines.

Le chanteur de Kasabian condamné pour avoir frappé sa compagne

Arts et spectacles

Le chanteur de Kasabian condamné pour avoir frappé sa compagne

LONDRES — Le chanteur du groupe de rock anglais Kasabian, Tom Meighan, a été condamné mardi à des travaux d’intérêt général pour avoir violemment agressé sa petite amie, au lendemain de son départ du groupe pour «raisons personnelles».

Un tribunal de Leicester (centre de l’Angleterre) a condamné l’artiste de 39 ans à 200 heures de travaux d’intérêt général, pour une agression commise le 9 avril, pendant le confinement, sur sa petite amie Vikki Ager.

Le festival Musique et Autres Mondes se lance dans le virtuel

Festival virtuel

Le festival Musique et Autres Mondes se lance dans le virtuel

Le festival Musique et Autres Mondes (MAM) propose, à partir de mercredi 8 juillet, une alternative virtuelle à son édition 2020.

Le festival ottavien consacré à la musique de chambre «et plus si affinités» égrènera sur la Toile cent vidéos, au fil de douze jours. 

La moitié d’entre elles seront en français, ont souligné les organisateurs,  qui dévoilaient mardi leur programmation.

Cette édition en ligne réunira notamment la mezzo-soprano Wallis Giunta, le Cirque Fantastic de Montréal, la première danseuse du Ballet national du Canada Sonia Rodriguez, le contrebassiste virtuose Joel Quarrington, le célèbre organiste Matthew Larkin et la chanteuse de jazz Kellylee Evans.

Au détour de ces vidéos, exclusives pour la plupart d’entre elles, on pourra aussi apercevoir le clarinettiste Kimball Sykes, la trompettiste Karen Donnelly, le pianiste Frédéric Lacroix, ainsi que les violonistes Jonathan Crow et Yolanda Bruno. 

Le dalaï lama fête ses 85 ans avec un premier album

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Le dalaï lama fête ses 85 ans avec un premier album

NEW DELHI — «Sagesse», «Compassion», «Courage»... Le dalaï lama a célébré lundi son 85e anniversaire en publiant son premier album, Inner World, où il récite des mantras et enseignements bouddhistes sur fond de musique méditative.

Disponible sur Youtube et les plateformes de musique en ligne, cet album de onze titres, alternant entre le tibétain et l’anglais, est le fruit de cinq ans de travail avec la musicienne néo-zélandaise Junelle Kunin, une disciple qui l’a persuadé de se lancer dans ce projet.

Retour des spectacles au Grand Théâtre

Musique

Retour des spectacles au Grand Théâtre

La musique résonnera de nouveau au Grand Théâtre de Québec dès le 9 juillet, dans le respect des consignes sanitaires, avec le lancement de la série Scène d’ici, qui fera la part belle aux artistes d’ici.

Ce ne sera pas les salles Louis-Fréchette et Octave-Crémazie qui accueilleront les musiciens, mais plutôt le nouvel espace Studio, qui pourra accommoder une quarantaine de spectateurs dans des conditions de distanciation physique. Les prestations, qui ratisseront large dans les genres représentés, auront lieu les jeudis à 20h jusqu’à la fin du mois d’août.

Le compositeur italien Ennio Morricone s’éteint à 91 ans

Musique

Le compositeur italien Ennio Morricone s’éteint à 91 ans

ROME — Auteur de centaines de musiques de film et double oscarisé, le célèbre maestro italien Ennio Morricone, réputé pour les bandes originales des westerns spaghetti, est décédé lundi à l’aube à Rome.

Le compositeur est mort à l’âge de 91 ans dans une clinique de la capitale italienne où il était hospitalisé à la suite d’une chute ayant provoqué une fracture du fémur.

Morricone avait créé plus de 500 musiques pour le cinéma, avec des mélodies aussi légendaires que celle du film Le bon, la brute et le truand (1966).

Ennio Morricone «s’est éteint à l’aube avec le réconfort de la foi», indique un communiqué de l’avocat et ami de la famille Giorgio Assumma.

«Il est resté pleinement lucide et d’une grande dignité jusqu’au dernier moment», ajoute le communiqué.

«Moi, Ennio Morricone, je suis décédé, je l’annonce aux amis proches et à ceux un peu plus lointains. Il y a une seule raison qui me pousse à saluer comme ça et à avoir des funérailles privées: je ne veux déranger personne», a-t-il écrit dans sa nécrologie lue par Me Assumma devant la clinique où le maestro était hospitalisé, selon l’agence AGI.

Hommage unanime

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez rappelle ainsi sur Twitter qu’Ennio Morricone a été l’auteur «de plus de 500 musiques de film dont certaines, comme Cinema Paradiso, considérées comme d’authentiques chefs-d’œuvre».

«Nous nous souviendrons pour toujours et avec une reconnaissance infinie, du génie artistique du maestro Ennio Morricone. Il nous a fait rêver, il nous a émus et fait réfléchir, écrivant des notes inoubliables qui resteront pour toujours dans l’histoire de la musique et du cinéma», a réagi sur Twitter le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

«Adieu maestro et merci pour les émotions que tu nous as offertes», a commenté sur Twitter Roberto Speranza, ministre de la Santé.

L’hommage de la classe politique italienne a été unanime, de la gauche à l’extrême droite et un député a immédiatement proposé de donner son nom à une rue de Rome.

«Ennio Morricone l’empereur de la musique au cinéma, un harmonica, des rythmes, mélodies, instruments inattendus, des trilles, 3 notes faciles à retenir, la prodigalité de ses partitions», a réagi sur Twitter Gilles Jacob, ancien directeur du Festival de cinéma de Cannes.

«Si triste de la disparition de l’immense Ennio Morricone. Le petit Toto de Cinéma Paradiso et tous les amoureux du compositeur sont bouleversés aujourd’hui», a commenté pour sa part le violoniste français Renaud Capuçon.

«Il y a des personnes qui ont la capacité de rendre le monde meilleur parce qu’elles savent créer de la beauté», a commenté pour sa part l’actrice italienne Monica Bellucci.

Concerts importants

Pour ce musicien exigeant, les concerts étaient aussi importants pour pleinement apprécier ses compositions.

«Car au cinéma, on ne peut pas écouter avec attention la musique, il y a les dialogues, les bruits, les effets spéciaux, tout cela distrait le public. Or, la musique doit être écoutée et les concerts permettent au public d’écouter ma musique, seulement ma musique», avait-il expliqué à l’AFP en 2017 dans le studio qu’il a aménagé dans son vaste appartement romain.

Dès l’âge de six ans, Ennio Morricone, né le 10 novembre 1928 à Rome, commence à composer. À dix ans, il s’inscrit au cours de trompette de la prestigieuse Académie nationale Sainte-Cécile à Rome.

Il étudie également la composition, l’orchestration, l’orgue et s’initie à la musique sérielle.

Après avoir débuté par la musique «sérieuse», il commence en 1961 à 33 ans au cinéma avec Mission ultra-secrète de Luciano Salce.

La célébrité arrive avec Pour une poignée de dollars (1964) de Sergio Leone. Sa collaboration fructueuse avec le maître du western spaghetti lui apporte une réputation internationale.

Mais Morricone ne se cantonne pas au western. Ce Romain compose des bandes originales pour des films d’époque comme 1900 ou Vatel, des comédies telles que La cage aux folles et met en musique des films engagés: Sacco et Vanzetti (Here’s to You chanté par Joan Baez), La classe ouvrière va au paradis ou La bataille d’Alger.

Héritage Hallyday: Laeticia annonce un «accord définitif» avec Laura Smet

Arts et spectacles

Héritage Hallyday: Laeticia annonce un «accord définitif» avec Laura Smet

PARIS — Laeticia Hallyday, veuve du chanteur français Johnny Hallyday, a annoncé vendredi avoir trouvé un «accord définitif» avec Laura Smet, sa belle-fille, dans leur bataille judiciaire au long cours autour de l’héritage de la star décédée fin 2017.

«Laeticia a émis le souhait de parvenir à une entente avec les aînés de son mari. Il en va de la paix réclamée par le deuil, comme de la sérénité qui doit habiter chaque famille. Un accord définitif a ainsi été trouvé avec Laura Smet, qui a saisi la main tendue par Laeticia Hallyday», a indiqué dans un communiqué Gilles Gauer, avocat de Mme Hallyday.

Fête du Canada: Patrick Watson se dit victime de censure

Arts et spectacles

Fête du Canada: Patrick Watson se dit victime de censure

MONTRÉAL — L’auteur-compositeur-interprète Patrick Watson déplore avoir été censuré lors du spectacle virtuel de la fête du Canada. L’artiste affirme que Patrimoine canadien a coupé un segment de sa prestation préenregistrée dans laquelle il reconnaissait les droits ancestraux des Peuples autochtones.

Dans un long message publié sur sa page Facebook, le musicien établi à Montréal s’est dit «profondément bouleversé» d’apprendre que sa déclaration d’introduction à sa prestation n’ait pas été diffusée pendant l’émission spéciale qui remplaçait les festivités traditionnelles à Ottawa, en raison de la pandémie.