En un peu plus de 30 minutes, avec une aisance toute naturelle et inébranlable, le Granbyen d’origine Miro a présenté en spectacle les chansons de son album En retard sur ma vie, lancé à l’automne dernier, dans un décor idyllique en compagnie de ses musiciens.
En un peu plus de 30 minutes, avec une aisance toute naturelle et inébranlable, le Granbyen d’origine Miro a présenté en spectacle les chansons de son album En retard sur ma vie, lancé à l’automne dernier, dans un décor idyllique en compagnie de ses musiciens.

Miro «au top» du stade olympique

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
Miro était encore sur son nuage lorsqu’il s’est entretenu avec La Voix de l’Est, quelques minutes après la fin de sa prestation «au top» de la tour du stade olympique, jeudi soir. Pour tout dire, il tentait de profiter encore des quelques instants exceptionnels qui se présentaient à lui, premier artiste à se produire du haut de la plus haute tour inclinée du monde, et admirait la vue exceptionnelle qu’offrait le coucher de soleil sur la métropole tout en répondant à nos questions.

«J’ai adoré mon expérience. C’était tellement cool!», a-t-il laissé tomber d’entrée de jeu, en étirant les syllabes de l’adverbe de sa phrase. «Le plus trippant, c’est sans conteste la vue qu’on a d’ici! Je te parle, et je vois Sorel!»

«Je pourrais te dire que je me sens comme le king of the world, mais j’ai été si bien entouré par toute mon équipe que j’ai envie de te dire qu’on est une armée de kings», a-t-il tenu à ajouter.

Éloges

En un peu plus de 30 minutes, avec une aisance toute naturelle et inébranlable, le Granbyen d’origine a présenté en spectacle les chansons de son album En retard sur ma vie, lancé à l’automne dernier, dans un décor idyllique que n’ont pas manqué de souligner plusieurs des quelque 20 000 visiospectateurs qui ont assisté en direct à sa performance, selon son gérant, Alex Artun.

«Qu’on aime la musique ou pas, on s’entend que ce show live là doit gagner un prix à l’ADISQ. C’est assez spectaculaire merci!», a écrit l’un d’eux en commentaire sur Facebook.

«C’est malade! Idée de génie!», «On veut des shows depuis le stade plus souvent avec différents artistes!», «Ton show à l’image de 2020: FOU! Certaines choses n’auraient point existé sans tout ceci. Vive la créativité et la capacité d’adaptation des êtres humains», pouvait-on lire, entre autres, parmi les commentaires.

Miro a interprété I lost my baby, de Jean Leloup, avec sa bonne amie Claudia Bouvette.

À l’auteur-compositeur-interprète de 27 ans se sont joints trois autres artistes et bons amis: la Bromontoise Claudia Bouvette, avec qui il a repris son cover de I lost my baby, de Jean Leloup; Sarahmée, pour qui il a joué du violoncelle sur sa chanson Le cercle se rétrécit; et Franky Fade, avec qui il a partagé Wake up call.

Le tout a été filmé par Rosemarie Records et les drones de LÉO Films, et retransmis sur les plateformes de dizaines de partenaires.

Sans public

L’expérience, aussi magnanime fût-elle, a cependant été privée d’un élément essentiel au spectacle: le public. Mais Miro n’en a pas trop souffert, de son propre aveu. «C’est une formule différente que j’apprécie, dit-il. Devant les caméras, on se sent comme si on tournait un vidéoclip. Je me suis d’ailleurs fait la réflexion pendant la captation.»

«Et puis sans public, c’est moins stressant», ajoute-t-il tout de go.

Le jeune homme est aussi d’avis que les artistes doivent s’habituer à cette formule. «Parce que je ne pense pas que dans le contexte actuel, on a fini de faire des shows virtuels», opine-t-il.

Ceux et celles qui ont manqué sa prestation au sommet de la tour du stade olympique pourront se rattraper le 13 août, alors que Miro sera en spectacle virtuel via les plateformes de 17 diffuseurs faisant partie du Réseau Centre, dont la Maison de la culture de Waterloo et l’organisme Sur la scène Davignon de Cowansville, dans le cadre de la série virtuelle Meilleur en salle. Les billets sont en vente via lepointdevente.com.

Miro est d’avis que les artistes doivent s’habituer à cette formule sans public. «Parce que je ne pense pas que dans le contexte actuel, on a fini de faire des shows virtuels», opine-t-il.