Si le nom de Maxime Lapointe ne vous est pas inconnu, c’est normal. Le Granbyen a eu un parcours intéressant à <em>La Voix</em> l’hiver dernier, dans l’équipe de Pierre Lapointe.
Si le nom de Maxime Lapointe ne vous est pas inconnu, c’est normal. Le Granbyen a eu un parcours intéressant à <em>La Voix</em> l’hiver dernier, dans l’équipe de Pierre Lapointe.

Maxime Lapointe, «blender québécois»

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
Passez du rock, de la pop, un peu de blues et un soupçon de folk au mélangeur. Ajoutez-y une bonne dose de franc-parler québécois, et vous obtiendrez «du bon Max Lap».

Si le nom de Maxime Lapointe ne vous est pas inconnu, c’est normal. Le Granbyen a eu un parcours intéressant à La Voix l’hiver dernier, dans l’équipe de Pierre Lapointe. Il s’est rendu jusqu’aux duels, où il s’est incliné face à Alex Burger — un demi-finaliste du FICG en 2018, tiens tiens!

«Le positif de tout ça, c’est que ça m’a permis de m’inscrire au Festival, ce qui fait bien mon bonheur parce que je suis un auteur-compositeur à la base», relativise le jeune homme de 20 ans.

Originaire de Chicoutimi, Maxime Lapointe est tombé dans la musique comme Obelix dans la potion magique.

«J’ai toujours été fasciné par les sons que pouvaient produire mes oncles avec leur guitare», se souvient-il.

«À 11-12 ans, j’ai appris mes premiers accords, et écrire mes propres textes s’est en même temps imposé à moi.»

Malgré ce penchant tout naturel pour la chose, il ne s’est jamais dit qu’il voulait vivre de la musique. «C’est un peu prétentieux d’affirmer ça, je trouve. Ça peut bien fonctionner un certain temps, et tout arrêter du jour au lendemain», dit-il, lucide.

«Mais pour l’instant, la vie me ramène toujours sur cette track-là. Ça fait que j’en profite. Je veux créer des moments. Et je veux que les gens trippent avec moi aussi.»

«Verbalisation d’émotions»

Maxime Lapointe s’est inscrit à l’École nationale de la chanson «par jalousie». «J’étais en littérature au cégep, pis j’ai vu LE programme de mes rêves. Faque après un seul cours — éducation physique, je pense —, je me suis désinscrit. Une chance que j’ai été pris à l’École nationale de la chanson!»

Durant son année dans ce qu’il qualifie de «fleuron» à Granby, le jeune auteur-compositeur-interprète a travaillé sa «verbalisation d’émotions», comme il qualifie maintenant ses chansons. «Je ne raconte pas d’histoires. Je parle d’émotions propres à l’humain. Je les mets dans la face du monde, et ils font ensuite leur propre psychanalyse.»

De son passage en demi-finale du FICG, mardi, Maxime Lapointe souhaite que les gens retiennent «ma personnalité fougueuse, qu’ils comprennent ma vibe, qu’ils passent un bon moment».

«Ah! et qu’ils se souviennent au moins d’un titre de chanson.»