Marc-André Marois

Marc-André Marois: la chance de se faire entendre

Le Joachimien Marc-André Marois se prépare à vivre un bien beau moment de sa jeune carrière d’auteur-compositeur-interprète. Il montera sur la scène de la Maison de la culture de Waterloo, le 21 mars prochain, en première partie de Michel Robichaud.

Lors de la finale locale de Cégep en spectacle, l’an dernier, Marc-André avait remporté la seconde place, mais aussi le Prix de la composition, qui lui donnait le privilège d’ouvrir le spectacle d’un artiste au cours de la saison 2019-2020 dans la salle waterloise.

Chose promise, chose due. À 27 ans, il présentera pour la première fois au public une prestation entièrement forgée de ses compositions. Durant 20 à 30 minutes, il compte offrir « un mélange des choses de la vie quotidienne, sa vision de la vie », dit-il.

« J’ai souvent de la nostalgie face au futur. Je me projette en avant en me demandant comment ce sera, ce qui arriverait si j’avais fait telle ou telle chose... »

Avec sa guitare et sa voix, Marc-André Marois livrera des pans de son univers dans un style populaire québécois. Et parce qu’il a envie que ça bouge, le chanteur sera accompagné de ses complices musiciens du groupe Les Sans-arrêt. « Ce ne sera pas trop intimiste », promet-il.

Pour lui, cette soirée sera tout sauf banale. Il s’y prépare comme s’il allait gagner la coupe Stanley, lance-t-il avec intensité.

« Je me suis toujours donné dans ce que je faisais. Je le vois comme une vitrine pour me faire connaître. On va s’en souvenir durant des années ! »

À l’École de la chanson

On ne peut pas lui reprocher de manquer d’ambitions. Il se voit aisément réussir sur la scène musicale provinciale. « Ça se fait. C’est le travail qui fait la différence et je suis prêt à travailler. »

Le parcours de Marc-André Marois a ceci de particulier qu’il a connu une longue période de flottement, avant de se découvrir un intérêt irrépressible pour la musicothérapie.

Après avoir quitté l’école et occupé mille et un emplois, il a un jour décidé de raccrocher en éducation spécialisée, puis d’étudier la chanson par la suite.

Une fois son diplôme en techniques d’éducation spécialisée du Cégep de Granby en main, il s’est en effet payé « un cadeau » en s’inscrivant, cette année, à l’École nationale de la chanson, hébergée sous le même toit. Onze mois intensifs qu’il savoure à pleines dents et qu’il recommande à tous ceux « qui ont un doute » sur leur place dans le monde de la musique.

« C’est un bon push dans le domaine, ça éclaircit nos questionnements et ça nous incite à mieux nous connaître. Ça m’a vraiment aidé à prendre position. C’est tellement concret et complet. »

Fort de ces outils, l’idée de combiner ses deux passions est aujourd’hui tout à fait possible. Chanter et jouer en aidant les gens le rendraient heureux.

« En fait, j’ai deux plans de vie : un plan A, qui est la musique, et un plan B solide, en éducation spécialisée. Mais j’ai le goût d’aller au bout du plan A. Ce n’est certainement pas en restant dans son sous-sol qu’on va se faire connaître. »

ENVIE D'Y ALLER ?

Qui : Marc-André Marois en première partie de Michel Robichaud

Quand : samedi 21 mars à 20 h

Où : Maison de la culture de Waterloo

Billets : www.ovation.qc.ca