Frédéric Messier de la Maison de la culture de Waterloo.
Frédéric Messier de la Maison de la culture de Waterloo.

Maison de la culture de Waterloo: l’heure d’évaluer les options

Malgré des «enjeux de trésorerie», le directeur général de la Maison de la culture de Waterloo se fait pour sa part rassurant. «Pour l’instant, il n’y a aucune crainte ; on va passer à travers cette crise», affirme Frédéric Messier.

« On a espoir de pouvoir reporter tous les spectacles — c’est notre objectif —, mais l’horizon est tellement rempli d’incertitudes qu’on n’a pas annoncé de dates de report. Plus ça avance, plus on se rend compte que le retour se fera tardivement, alors on attend. »

En plus des spectacles qui s’y tiennent, la Maison de la culture tire également des revenus de la location de ses deux salles. Les mois de mai et juin sont généralement très populaires. L’annulation de toutes les réceptions et événements représente donc des pertes directes. « C’est sûr que la saison des locations en a pris pour son rhume. »

Pour maintenir les dépenses au plus bas, l’établissement a dû mettre à pied ses quatre employés à temps partiel. Seul M. Messier — qui en temps normal est le seul employé à temps plein — demeure en poste.

Ce dernier rappelle qu’un comité local se penche sur les options possibles en vue d’une réouverture partielle. « On a fait le calcul en tenant compte de la distanciation, et on pourrait accueillir entre 45 et 50 spectateurs sur une capacité de 232 places. Ce n’est pas une avenue tellement envisageable à l’heure où on se parle. Du moins pas avec les spectacles qu’on a l’habitude de présenter. »

En moyenne, ajoute le directeur, il faut vendre environ 120 billets pour couvrir le cachet des artistes. Mais au-delà des considérations financières, il pense également aux nombreuses mesures entourant la gestion des foules, et à l’expérience qui, immanquablement, sera « moins excitante » avec un public réduit.

En attendant le retour à la normalité, un projet de diffusion de spectacles en ligne est cependant dans l’air, de concert avec le Réseau Centre, avance Frédéric Messier.

« Les gens ne seront pas prêts à payer cinq fois le prix pour un billet de spectacle. Et pour plusieurs, la peur d’être dans un lieu public pourrait, au début du moins, être plus forte que le désir de retourner dans des salles de spectacles. »

Bref, le gestionnaire croit qu’il serait peut-être plus sage d’attendre avant d’ouvrir que de le faire dans des conditions difficiles, à moins d’avoir un coup de pouce du gouvernement.