À travers son univers onirique, Zoé Boivin fait émerger la douceur et la légèreté en se plongeant dans un monde floral et imaginaire «aux mille et une possibilités».

L’univers onirique de Zoé Boivin

« Aider les gens à se connecter à leurs rêves pour créer la vie qu’ils veulent vraiment. » Voilà l’intention derrière l’exposition Le Jardin des possibles de l’artiste peintre Zoé Boivin.

À travers son univers onirique, la peintre fait émerger la douceur et la légèreté en se plongeant dans un monde floral et imaginaire « aux mille et une possibilités ».

Elle-même affirme que ses tableaux sont réalisés de façon instinctive et sont foncièrement empreints d’émotions. Autant la couleur, les formes que la composition sont guidées par son intuition.

« Je peins toujours avec de la musique et je me laisse aller sur les notes. Je peins avec mes émotions et je ne pense plus à la technique », dit celle pour qui la peinture abstraite est venue « spontanément ».

Zoé Boivin présente ses créations pour une deuxième fois chez Boréart, alors qu’elle y avait exposé en 2017, cette fois dans le Petit Boréart.

Depuis un an, elle s’est affairée à créer 15 toiles, à commencer par Bourgeon, qui a donné le ton au reste de la série. On pourra entre autres contempler ses tableaux Constellation d’oiseaux, Karma et Regard cosmique. Tous ont pour mission commune de partager l’amour et la lumière sous différents formats (16 par 16 pouces jusqu’à 40 par 60 pouces) et médiums.

Pour la première fois, la murale de 10 par 20 pieds que l’artiste a créée à la demande du Festival Mural sera exposée. On pourra aussi y voir une oeuvre collaborative réalisée avec Marc-Olivier Lamothe.

Avec Le Jardin des possibles, Zoé Boivin fait une corrélation entre l’état d’esprit, soit le jardin, et les pensées qui créent la réalité, soit le possible.

« Chaque œuvre représente un état d’esprit », résume-t-elle.

État méditatif

Ces états d’esprit, elle réussit à les puiser en se plongeant dans un état méditatif lorsqu’elle peint.

Maintenant que son art l’occupe à temps plein, elle dit consacrer sa matinée à la peinture, moment de la journée où son énergie créative est à son plus fort.

« Mais je ne peux pas peindre longtemps non plus, car cet état est difficile à garder sur une longue période. »

Pour le côté musical de ses toiles, Zoé Boivin dit s’inspirer du maître de l’art abstrait Kandinsky, mais aussi de Basquiat pour le côté brut et pur de ses toiles.

Et comme chaque forme d’art nourrit les autres, la peintre a fait interagir ses tableaux avec l’écriture automatique. « Ce sera une expérience immersive. »

Le vernissage de l’exposition se tiendra le 1er décembre de 13 h à 16 h. L’exposition sera ouverte au public du 27 novembre au 20 décembre.

Le 14 décembre, dès 14 h, l’artiste fera une performance en duo avec Charles Cardin-Bourbeau, un danseur contemporain qu’elle a rencontré lors de sa première résidence artistique au Portugal.

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