Originaire de Saint-Alphonse-de-Granby, la jeune fille de 21 ans baigne dans un univers électro-pop-R&B aux ambiances planantes.
Originaire de Saint-Alphonse-de-Granby, la jeune fille de 21 ans baigne dans un univers électro-pop-R&B aux ambiances planantes.

L’univers électro-pop-R&B de BéLi

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
Pour BéLi, participer au Festival international de la chanson de Granby, c’est signe qu’elle s’affirme de plus en plus comme auteure-compositrice-interprète. C’est aussi pour elle l’occasion de tester tout le travail d’exploration et de création qu’elle a effectué depuis deux ans.

«J’avais besoin de défis. Pis aussi de sortir de ma grotte. Ça fait des mois que je travaille en solitaire dans mon sous-sol. J’ai vraiment hâte de jouer avec des humains, de partager ma musique et d’avoir du fun en gang», disait-elle en entrevue à La Voix de l’Est, lundi.

Originaire de Saint-Alphonse-de-Granby, la jeune fille de 21 ans baigne dans un univers électro-pop-R&B aux ambiances planantes. Ses textes, inspirés de ce qu’elle vit, voit et comprend du monde qui l’entoure, empruntent tantôt un langage familier, tantôt un ton plus poétique qui n’ont rien à voir avec les Rihanna et Britney Spears qu’elle écoutait plus jeune.

Artiste affirmée

Il faut dire qu’Ariane Béliveau, de son vrai nom, a travaillé fort ces dernières années pour façonner son style bien à elle. Elle s’est découvert un intérêt pour la scène musicale il y a à peine plus de deux ans, en assistant aux Labos de l’École nationale de la chanson (ÉNC), à la Maison de la culture de Waterloo.

«Je me suis vue faire partie de cette gang-là, de cet univers-là.»

Malgré un bagage somme toute sommaire en la matière — quelques cours de chant et une participation à Cégeps en spectacle —, elle s’est inscrite à l’ÉNC et a été sélectionnée, pour son plus grand bonheur.

Pendant neuf mois, elle a travaillé d’arrache-pied pour trouver sa place dans le milieu. Diplôme en main, elle a ensuite poursuivi sa route en techniques professionnelles de musique et chanson au Cégep Marie-Victorin.

«J’avais besoin de plus de théorie et de pratique, est-elle consciente. J’ai été chercher de nouveaux outils, de nouvelles idées, et mon son s’est perfectionné.»

Lors de son passage en demi-finale, jeudi, elle nous présentera deux de ses compositions de l’époque de l’ÉNC — dont Bipolaire, qu’elle avait interprétée lors du spectacle de fin d’année de l’institution granbyenne —, ainsi qu’une nouvelle chanson composée dans les derniers mois.

«J’aimerais que les gens rencontrent une artiste avec une certaine affirmation, qu’ils perçoivent à quel point j’ai du fun à faire ça», dit-elle, un enthousiasme certain dans la voix.