Ernst Perdriel et Édith Cambrini ont récememnt eu l'occasion d'exposer à la prestigieuse Ward-Nasse Gallery, dans le quartier Soho à New York.

« Lumineux rayonnement » pour deux artistes

Deux artistes établis à Frelighsburg ont récemment vu un grand rêve devenir réalité. Édith Cambrini et Ernst Perdriel, qui forment un couple dans la vie, ont chacun fourni deux oeuvres dans le cadre d'expositions collectives internationales tenues à la prestigieuse Ward-Nasse Gallery, dans le quartier Soho à New York.
« De mon côté, j'ai soumis mon dossier pour la 10e édition de l'exposition Women in Art (tenue à la mi-mars). Ça s'est passé très rapidement. Deux heures plus tard, on me signifiait que mes oeuvres étaient retenues », raconte la peintre Édith Cambrini.
« Ça signifiait non seulement d'exposer à New York, mais aussi dans un évènement organisé par une commissaire (Leda Maria Prado) qui est vraiment une grande pointure. Et dans une galerie qui a pignon sur rue depuis presque cinq décennies dans le quartier Soho. Ce sont plusieurs belles reconnaissances... et je dirais un lumineux rayonnement ! »
Les toiles de Mme Cambrini appartiennent au courant « expressionnisme abstrait ». L'artiste de 34 ans indique poursuivre une démarche artistique intuitive et instinctive. 
Au bord du Saint-Laurent 
Puisqu'il a acheminé sa candidature tardivement, Ernst Perdriel avoue pour sa part avoir été quelque peu surpris d'obtenir une réponse positive. Deux de ses mosaïques ont néanmoins été sélectionnées pour la toute première édition de l'exposition Men in Art, qui a pris fin samedi.
« J'ai développé le concept en le poussant un peu plus loin. Premièrement en utilisant des matériaux récupérés », précise l'homme de 42 ans. « Dans ce cas-ci, j'ai fait des mosaïques transparentes. J'utilise quelques morceaux de céramique, mais surtout beaucoup de morceaux de verre poli par le temps, que j'ai récupérés sur le bord du fleuve (Saint-Laurent) l'année dernière. J'ai fait tout le long du fleuve, de Montréal jusqu'à la Côte-Nord. »
Ses oeuvres représentent « un univers joyeux, étant inscrites dans un espace-temps onirique », peut-on lire dans le communiqué de presse fourni par le couple. Le couple s'est rendu à New York pour chacun des vernissages. Ils y ont côtoyé des artistes provenant des quatre coins du globe, du Japon au Brésil, en passant notamment par la Pologne.  Leur travail a reçu un accueil favorable, autant auprès de la communauté artistique que des visiteurs. « J'ai même eu à signer mes premiers autographes ! C'est assez surprenant », raconte M. Perdriel. 
« J'ai été particulièrement touchée quand M. Harry Nasse, qui a mis sur pied la galerie, m'a dit tout simplement : "tu devrais venir ici plus souvent" », ajoute sa conjointe. 
Les oeuvres demeureront à la Ward-Nasse Gallery jusqu'en juin, à moins de trouver des acheteurs d'ici là. 
Frelighsburg, terre d'inspiration
S'ils disent avoir apprécié le « côté très effervescent » de New York, Édith Cambrini et Ernst Perdriel ont choisi de s'établir dans un coin beaucoup plus tranquille en février dernier. Et ils ne regrettent pas leur choix. « Frelighsburg est un village bucolique. Un village qui est reconnu pour être l'un des plus beaux au Québec », souligne Mme Cambrini. » « Venant de la campagne, c'est ce dont j'avais besoin. Et étant deux artistes créateurs, c'est aussi ce qui nourrit notre art. »