Le meilleur et le pire se côtoient chez Georges.

Luc Senay: jouer la dualité

Pour son rôle de Georges, le père du mythomane par qui tout arrive dans le film Menteur, Luc Senay a dû faire preuve de beaucoup de détachement.

C’est que selon les divers rebondissements de l’histoire, le Sheffordois était appelé à jouer tantôt un homme bon et rempli de tendresse, tantôt un salaud de la pire espèce. Une dualité pas toujours évidente à assumer.

«Ici, l’abandon était extrêmement important, parce que malgré la lecture du scénario, quand on le fait, on n’a pas tous les tenants et les aboutissants de l’affaire. Je me suis dit ‘‘Ça va fonctionner parce que c’est Émile et que je lui fais confiance. Suis et ça va bien aller’’. Disons que j’avais une certaine insécurité que j’ai calmée très rapidement», raconte le comédien.

De passer d’un être brutal à un homme très doux lui a causé un peu de difficulté, admet-il. «Je ne voulais pas que ce soit un effet de jeu. À force de le faire et de le refaire, tu finis par tomber dessus. Mais des fois, tu ne sais plus si c’est correct ou pas. Ça prend vraiment un abandon...»

Habitué aux personnages hauts en couleur comme Georges — «C’est l’fun en maudit de jouer ça! lance-t-il —, Luc Senay a quand même envie d’aborder un registre plus sérieux. Son souhait se réalisera bientôt, à travers le rôle de psychiatre qu’il endossera dans un projet de série télé qu’il doit taire pour le moment...