Pour l’édition 2018, quatre soirs de grands spectacles « multiartistes » sont prévus au parc Daniel-Johnson.

L’OSM en ville pour le 50e du FICG?

Le patron du Festival de la chanson de Granby a de grandes ambitions pour marquer le demi-siècle de l’événement. Pierre Fortier rêve même de voir débarquer en ville l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM).

De sérieuses rumeurs circulent du moins à ce sujet. L’OSM en spectacle au Palace de Granby... Difficile de trouver plus spectaculaire pour souligner les 50 ans du Festival. Les musiciens devraient accompagner les interprètes les plus marquants de l’histoire du concours. 

Pierre Fortier refuse de confirmer les informations pour l’instant, se limitant à affirmer que « des annonces pourraient suivre en février prochain ». Un point de presse est d’ailleurs prévu pour le 5 février.

Ce qui est certain, c’est que du 15 au 29 août prochain, de nombreux événements se dérouleront à Granby. « On travaille depuis juin dernier à monter une édition mémorable. On n’a pas encore tout ficelé, mais beaucoup d’accent sera mis sur les spectacles extérieurs », indique le directeur général.

Ainsi, on aura droit à quatre soirs de spectacles d’envergure multi-artistes au parc Daniel-Johnson. « Il y aura beaucoup plus de têtes d’affiche que par les années passées. Avec un directeur artistique pour chaque show », promet M. Fortier qui, l’été dernier, avait déjà lancé au vol les noms d’Alex Nevsky, Pierre Lapointe et Klô Pelgag.

L’organisation prévoit notamment ajouter une deuxième scène à l’intention des jeunes de 14 à 25 ans, et modifier « considérablement » le site extérieur pour accueillir un plus grand nombre de spectateurs. Au total, les organisateurs espèrent battre le record de 56 500 personnes atteint en 2016.

La volonté de Pierre Fortier et son équipe est de créer au parc Daniel-Johnson une véritable ambiance de festival de musique extérieur, en proposant une animation enrichie, un salon VIP et une offre alimentaire (nourriture et alcool) beaucoup­ plus alléchante. 

Le plan initial prévoyait également un parcours multimédia au centre-ville de Granby et la présence de vedettes internationales de « street art ». Il semble toutefois que l’organisation ait dû mettre ces projets de côté en cours de route.

« On veut réaliser une édition qui sera à la hauteur de nos capacités et à la hauteur de notre contribution des 50 dernières années à la culture francophone », résume Pierre Fortier. 

Le directeur général du Festival, Pierre Fortier

De gros sous

Car pour arriver à ses fins, le Festival a besoin d’argent. À son budget annuel avoisinant les 2,5 millions, il cherche les 500 000 $ supplémentaires qui lui permettraient de présenter les activités spéciales de 2018. Il lui serait aussi possible de lancer une campagne publicitaire plus étoffée à l’échelle canadienne. 

« On pourrait très bien vivre avec 3 millions de dollars », indique M. Fortier. 

Selon lui, des négociations seraient toujours en cours, notamment avec Tourisme Québec, son principal bailleur de fonds. « Mais il y a des délais hors de notre contrôle », précise le DG.

Des commanditaires privés comme Tim Hortons, Desjardins, Bell et Rouge FM ont déjà confirmé leur participation. « La majorité des partenaires reviennent et de nouveaux vont s’ajouter. »

Selon une entente couvrant la période 2016, 2017, 2018 et 2019, la Ville de Granby fournit pour sa part avec 247 687 $ remis annuellement. 

En plus de ce montant, les élus ont récemment résolu de débloquer une aide supplémentaire de 50 000 $ pour souligner ce 50e anniversaire.