On pourra suivre la nouvelle vie montréalaise de Loïc de la Chevrotière dans la série-réalité L’appartement lancée ce jeudi.

Loïc de la Chevrotière: un coloc dans L’appartement

Le Granbyen Loïc de la Chevrotière s’est lancé dans toute une aventure à la fin du mois d’août. Il a emballé ses affaires pour aller vivre à Montréal en compagnie de quatre autres milléniaux. Exit l’anonymat, cependant. C’est sous le regard du public qu’il vivra cette première année loin du nid familial. Bienvenue dans la série-réalité L’appartement, où tous les rêves sont permis.

Et des rêves, il en a. Entrepreneur dans l’âme, il est déjà, à 19 ans, propriétaire de la compagnie de production vidéo Images Corbeau. Pour lui, la prochaine étape était forcément Montréal. L’appel de candidatures pour L’appartement lui a donc fait de l’oeil. Quelques entrevues plus tard, il apprenait que la production l’avait retenu parmi la centaine de jeunes invités en audition.

« J’ai toujours été derrière la caméra, mais quelque chose m’appelait à être devant. Et puis, le fait d’être logé et nourri à Montréal durant un an, c’était une opportunité pour moi. Je voyais un grand potentiel de rencontrer beaucoup de gens et de développer mes affaires. J’ai décidé de faire le saut. »

Installés dans un logement du quartier Mile-End, Loïc et ses colocs Sarah-Maude, Thomas, Pierre-Alexandre et Shadlyne — qui ne connaissaient ni d’Ève ni d’Adam — ont doucement appris à vivre ensemble. « La transition n’a pas été si pire. Mais au final, c’est une belle surprise. On s’entend bien et on est tous motivés. »

À travers cette année, il rêve surtout de grandir professionnellement, mais il n’écarte pas non plus la possibilité de vivre de belles expériences personnelles. Après tout, lance-t-il, « c’est ça la vie d’adulte ».

Dans cette ville « où tout peut arriver », il se sent déjà à l’aise. Assez pour songer à s’y établir pour de bon.

Sous un nouvel angle

Le réalisateur et concepteur de la série, Simon Sachel, explique qu’il avait envie de montrer les jeunes adultes sous un angle nouveau.

« Ça faisait un moment qu’on faisait des émissions avec le même genre de jeunes, ceux qui ont envie de passer à la télé. Ça donnait l’impression qu’ils étaient tous pareils, bronzés, sculptés, en quête de leurs 15 minutes de gloire. Je l’ai fait en masse, mais je pensais à cette autre tranche de jeunes remplis de projets, super tripants, drôles, mais qu’on ne voit pas à la télé. Des jeunes qui avaient envie d’autre chose que gagner un voyage ou une voiture. Surtout qu’entre 18 et 25 ans, il se passe plein d’affaires. »

Selon lui, les cinq candidats retenus avaient à la base un fort désir de partir de la maison pour réaliser leurs ambitions et s’épanouir.

Pas un jeu

Il n’y a ni caméra cachée, ni caméra d’action, ni tournage en continu dans L’appartement. « On filme trois jours par semaine. Le reste du temps, ils font ce qu’ils veulent et n’ont pas à nous en informer. Ils vivent leur vie. Ce n’est pas un jeu, rappelle M. Sachel. L’enjeu est plus important que de gagner 100 000 $ ; c’est de réussir leur vie. »

L’appartement sera diffusé en deux blocs sur la plateforme Club illico. Le premier, composé de dix épisodes de 30 minutes enregistrés de septembre à décembre dernier, débute ce jeudi. La seconde partie de dix autres épisodes, toujours en tournage, devrait être disponible vers la fin de cet hiver. C’est donc dire que l’équipe suit déjà le quintette depuis un bon moment.

Le constat de Simon Sachel ? « Je les trouve inspirants. Je trouve qu’ils ont aussi beaucoup d’humilité à se prêter à cet exercice, car certains ont vécu des échecs durant le tournage. Ils ont beaucoup de maturité. Mais je trouve qu’ils ne communiquent pas beaucoup entre eux. Ils vivent ensemble, mais ils sont un peu seuls en même temps. »

« On a peut-être l’air un peu dans nos affaires, mais on va évoluer », rétorque Loïc. Il admet néanmoins qu’il doit apprendre à mieux équilibrer sa soif de réussite, son côté sérieux et son côté sociable. Mais les trois premiers épisodes qu’il a pu voir ne lui ont pas déplu. « Je me suis regardé et je me suis dit que c’était bien moi, ça ! »