Romans et polars: les incontournables de l'été

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Romans et polars: les incontournables de l'été

Il n’y aura pas de saison tranquille cette année dans le monde des livres. Entre les titres du printemps retardés pour cause de pandémie et les sorties de l’été, ça se bouscule sur les rayons des librairies. Que lirons-nous sur le balcon, au parc ou en camping? Nous vous proposons une sélection des incontournables de la saison.

ROMANS

La robe sans corps
Claire Hélie, Les Herbes Rouges, 158 pages

Claire Hélie signe ici un premier roman charmant, aux allures de conte, avec La robe sans corps. L’autrice, originaire de Chicoutimi, y campe l’action. On est en 1963, à Racine, et on y suit les pérégrinations et réflexions sur la vie de la P’tite et de sa meilleure amie, la Grande. Alors que la Révolution tranquille entame sa lente marche, le quotidien de ses habitants est encore ponctué par la messe, le passage de l’abbé pour la dîme et l’égrenage des chapelets. Mais la P’tite, elle, a l’aventure dans le sang et une curiosité dévorante. Au contact du Vieux, un sculpteur, elle verra son monde s’ouvrir et aura envie de délaisser les rituels religieux pour ceux, païens, de l’art et de la création. Véritable ode au pouvoir de l’art, La robe sans corps touche à la magie de l’enfance et aux possibles qu’ouvre l’inventivité. Iris Gagnon-Paradis (La Presse)

Astérix souhaite conquérir les États-Unis

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Astérix souhaite conquérir les États-Unis

NEW YORK — Les Américains adorent depuis longtemps plusieurs produits venant de la France, comme son pain, son fromage et son vin. Mais ils ont obstinément résisté à l'une des plus grandes importations françaises: Astérix.

Le petit héros bagarreur de la populaire série de bandes dessinées est quasi invisible en Amérique, une situation qu'un éditeur américain espère changer.

Sir Patrick Stewart s’apprête à écrire ses mémoires

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Sir Patrick Stewart s’apprête à écrire ses mémoires

NEW YORK — À l’approche de son 80e anniversaire, Sir Patrick Stewart est enfin prêt pour le projet qu’il craignait autrefois d’entreprendre: l’écriture de ses mémoires.

L’acteur primé, connu par plusieurs grâce à son rôle du capitaine Jean-Luc Picard dans Star Trek: The Next Generation, a conclu une entente avec Gallery Books pour un ouvrage qui jettera un «regard révélateur et réconfortant» sur sa vie et son époque, a annoncé l’éditeur, mardi. Le titre et la date de sortie seront déterminés ultérieurement.

Un boxeur gai face à ses fantômes: la vie d’Emile Griffith en BD

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Un boxeur gai face à ses fantômes: la vie d’Emile Griffith en BD

BRUXELLES — Pendant un demi-siècle il est resté «hanté» par ce KO dont son adversaire ne s’est jamais relevé. En quête d’un impossible pardon. À New York en 1962, la vie du boxeur afro-américain homosexuel Emile Griffith a basculé.

L’histoire, restée célèbre dans le monde de la boxe, est racontée dans une bande dessinée sortie ce mois-ci, Knock Out! (éditions Casterman). Elle est signée par l’Allemand Reinhard Kleist, révélé par sa biographie illustrée du chanteur américain Johnny Cash en 2006.

Le 24 mars 1962, au Madison Square Garden de New York, Emile Griffith, né 24 ans plus tôt dans les îles Vierges américaines, dispute pour la troisième fois à Benny Paret le titre de champion du monde des poids welters, conquis une fois puis reperdu face au même boxeur cubain.

Et devant plus de 14 millions de téléspectateurs, les deux athlètes se livrent un des combats les plus brutaux dans l’histoire de ce sport.

Enchaînant directs et uppercuts dans le visage du Cubain, Griffith apparaît survolté. Paret finit par s’écrouler sur le ring, inconscient, au 12e round. Plongé dans le coma, il succombe à l’hôpital deux semaines plus tard, le 3 avril, à 25 ans.

Fidèle au récit historique, la BD de Kleist montre qu’avant le match, à la pesée et devant la presse, Paret a provoqué Griffith en lui lançant des insultes homophobes. Il touchait là un point très sensible puisque ce dernier voulait garder secrète sa vie privée, craignant qu’elle ne mette en péril sa carrière.

Lecture et produits locaux à savourer

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Lecture et produits locaux à savourer

Il fallait y penser : livres et produits locaux à savourer réunis dans un même sac! Alto a pris bonne note du goût de la population de consommer local. Ainsi, l’éditeur de Québec s’est associé avec Alvéole, qui œuvre dans l’apiculture urbaine dans la capitale, et à La Lichée, qui confectionne des produits de caramel, pour offrir des paquets… dans les librairies de la région, évidemment!

Dans le cas d’Un beau désastre de Christine Eddie, on a poussé la logique jusqu’au bout puisque la romancière habite à Québec. Cette petite lueur de Lori Lansens est également offert. Faut-il ajouter que les sacs, ornés d’une illustration de Bordeleau, sont fabriqués à Limoilou?

Des dessins de Franquin et d’Hergé proposés aux enchères

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Des dessins de Franquin et d’Hergé proposés aux enchères

PARIS — L’auteur belge André Franquin (Spirou) sera mis à l’honneur samedi lors d’une vente aux enchères aux côtés d’autres grands noms de la bande dessinée comme Hergé (Tintin), Uderzo (Astérix) ou encore Morris (Lucky Luke).

Au total, plus de 300 lots seront proposés à la vente par la maison Artcurial. Ces enchères étaient initialement prévues le 28 mars, mais ont été repoussées en raison de l’épidémie de la COVID-19.

Un nouveau roman du prix Nobel Kazuo Ishiguro en 2021

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Un nouveau roman du prix Nobel Kazuo Ishiguro en 2021

PARIS — Le premier roman du romancier britannique Kazuo Ishiguro depuis son prix Nobel de littérature en 2017 sortira en 2021, a-t-on appris vendredi auprès de Gallimard.

Intitulé Klara and the sun le livre sera publié en anglais en mars 2021 avant de sortir en français en septembre dans une traduction d’Anne Rabinovitch.

Le nouveau livre de l’auteur des Vestiges du jour racontera l’histoire de Klara, une intelligence artificielle de compagnie terriblement humaine, dont l’existence sera bouleversée par sa rencontre avec un enfant.

Selon son éditeur britannique Faber, le nouveau roman d’Ishiguro est «stupéfiant». «Comme toujours, l’écriture d’Ishiguro parvient à être à la fois passionnante et surprenante, tout en restant cohérente avec l’ensemble de son oeuvre», a estimé l’éditeur.

Couronné par le prix Nobel de littérature en 2017, Kazuo Ishiguro, 66 ans, n’a rien publié depuis 2015.

En lui remettant son prix, l’Académie suédoise estimait que Kazuo Ishiguro «a révélé, dans des romans d’une grande force émotionnelle, l’abîme sous l’illusion que nous avons de notre relation au monde».

Le romancier britannique d’origine japonaise est l’auteur de sept romans : Lumière pâle sur les collines, Un artiste du monde flottant (Whitbread Award 1986), Les vestiges du jour (Booker Prize 1989), L’inconsolé, Quand nous étions orphelins, Auprès de moi toujours et Le géant enfoui.

Il est également l’auteur d’un recueil de nouvelles, Nocturnes.

Ses livres sont traduits en plus de cinquante langues.

Des classiques à lire et à relire

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Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs. Cette semaine: l’identité québécoise.

La rage (1989)
Louis Hamelin

La rage est un roman de l’entre-deux référendums qui traduit, avec force et puissance, le sentiment d’aliénation d’une génération qui se sent sacrifiée, avec une grande liberté de ton. L’œuvre ressemble à un coup de tonnerre dans un ciel bleu, comme peu d’auteurs réussissent du premier coup. On peut évoquer Réjean Ducharme, cité par le narrateur : Laval des avalés. Louis Hamelin s’affirmait déjà comme l’une des plus grandes plumes du Québec — le livre couvert de dithyrambes obtient d’ailleurs le prix du Gouverneur général.

Par l’entremise de Malarmé, une des nombreuses allusions littéraires de La rage, Hamelin évoque le destin d’un Québécois dépossédé par le Canada. L’électron libre squatte les terres de Mirabel expropriées par Ottawa pour la construction de l’aéroport dans les années 1960.

L’alter ego de l’auteur a trouvé refuge dans un chalet abandonné avec comme compagnie les deux chiens du voisin, Bourgeois... Décrocheur lettré et désœuvré, il trompe son ennui en jouant à la machine à boules et au billard au Pulford Lodge. C’est là qu’il rencontre Johnny, tout aussi paumé que lui et souvent défoncé. Le No Future punk n’est pas loin…

Pendant neuf mois, Malarmé va décrire cette rage qui le ronge et se transforme en révolte et en violence. Le lecteur constate qu’Hamelin explore des thèmes qui deviendront récurrents dans les romans subséquents : l’Américanité, les grands espaces et l’amour de la nature.

Ce premier roman démontre sa maîtrise de la narration, qui va sans cesse s’affiner, le même regard aiguisé de la psyché humaine et le même esprit subtil dans le trait, que ce soit pour décrire ses personnages ou la nature sauvage dans laquelle ils évoluent.

Nous l’avons déjà écrit, mais répétons-le : la force de ce romancier brillant réside dans son souffle incomparable. Et dans sa plume agile, surtout son sens des dialogues aiguisé. Il devient presque impossible de poser le livre. Et la rage va gonfler dans les tripes du lecteur... Éric Moreault, Le Soleil

L’auteur Carlos Ruiz Zafon s’éteint à 55 ans

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L’auteur Carlos Ruiz Zafon s’éteint à 55 ans

MADRID — Carlos Ruiz Zafon, l’auteur de L’ombre du vent et l’un des écrivains espagnols les plus populaires de l’histoire, s’est éteint à l’âge de 55 ans.

Son éditeur espagnol, Planeta, a indiqué dans un communiqué diffusé vendredi que Carlos Ruiz Zafon est décédé à Los Angeles. Il n’a pas précisé la cause du décès, mais l’auteur souffrait d’un cancer.

Son éditeur a publié un gazouillis dans lequel figurait une citation de L’ombre du vent, qui a permis à Carlos Ruiz Zafon d’accéder à la renommée internationale: «Chaque livre, chaque tome que tu vois, a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu et ont vécu et ont rêvé avec lui.»

Né à Barcelone en 1964, Carlos Ruiz Zafon a d’abord travaillé en publicité avant de devenir écrivain à temps plein.

Il s’était fait remarquer au début des années 1990 avec la publication du premier tome de la Trilogie de la brume, laquelle comprenait Le Prince de la brume, un roman destiné aux jeunes adultes.

L’ombre du vent, un roman à suspense publié en 2001, est le premier de sa série Le Cimetière des livres oubliés.

Ce roman, dont la toile de fond est Barcelone, raconte l’épopée d’un auteur mystérieux, qui jongle avec la réalité, les éléments fantastiques et l’amour. Il est rapidement devenu un incontournable de la littérature espagnole. Le jeu de l’ange a également connu un succès monstre.

Ses œuvres ont été traduites en plus de 50 langues, selon Planeta, et il a décroché de nombreux prix littéraires.

L’autrice canadienne Anne Carson récompensée d’un prix Princesse des Asturies

Arts et spectacles

L’autrice canadienne Anne Carson récompensée d’un prix Princesse des Asturies

MADRID — L’essayiste et poétesse canadienne Anne Carson, autrice du livre Eros the Bittersweet (Éros le doux-amer) paru en 1986, recevra cette année un prix Princesse des Asturies, l’une des plus prestigieuses distinctions d’Espagne.

Le jury du prix de littérature — l’un des huit décernés chaque année par une fondation du nom de l’héritière du trône d’Espagne — a déclaré jeudi qu’Anne Carson «a atteint un niveau d’intensité et de solvabilité intellectuelle qui la place parmi les écrivains les plus remarquables de l’époque actuelle».

La nièce de Trump va révéler des secrets de famille dans un livre 

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La nièce de Trump va révéler des secrets de famille dans un livre 

NEW YORK — La nièce de Donald Trump s'apprête à publier des mémoires qui braquent «une lumière crue sur la sombre histoire» de la famille du président américain, selon sa maison d'édition.

Écrit par Mary Trump, Too Much and Never Enough: How My Family Created the World's Most Dangerous Man (soit Trop et jamais assez: comment ma famille a créé l'homme le plus dangereux du monde en français), sortira le 28 juillet, a précisé Simon & Schuster.

Décès de l’écrivain Jean Raspail

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Décès de l’écrivain Jean Raspail

PARIS — L’écrivain, Jean Raspail, auteur d’une quarantaine d’ouvrages dont le roman Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, est décédé samedi à quelques jours de son 95e anniversaire, a-t-on appris auprès de son éditeur et de son fils.

Hospitalisé à l’hôpital Henry-Dunant à Paris, l’écrivain, monarchiste et catholique traditionaliste, avait reçu vendredi les derniers sacrements et est «mort paisiblement entouré des siens», a indiqué son fils Quentin à l’AFP.

Front haut, sourcils en bataille, nez impérieux et moustache rousse, élégant et portant beau, cet aventurier à la forte personnalité ressemblait à un personnage de l’écrivain britannique Rudyard Kipling.

Jean Raspail était hospitalisé depuis la fin décembre.

Admiré par les uns, décrié par les autres, l’écrivain se défendait d’être d’extrême droite se définissant comme «royaliste», «homme libre, jamais inféodé à un parti».

Il reconnaissait cependant être bien «ultraréactionnaire», «attaché à l’identité et au terroir» et farouchement opposé au «métissage».

Auteur de plusieurs dizaines de livres, lauréat du Grand prix du roman de l’Académie française (en 1981) pour Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie et du prix du Livre Inter (en 1987) pour Qui se souvient des hommes, il restera comme l’auteur du sulfureux roman Le camp des saints, un livre sans cesse rééditer depuis sa parution en 1973.

Salué comme un «roman-culte» par la mouvance nationaliste, qualifié de «raciste» par les autres, Le camp des saints imagine l’arrivée, une nuit, sur les côtes du sud de la France, de cent navires à bout de souffle chargés d’un million d’immigrants.

Le roman est un des livres de chevet de Steve Bannon, ancien stratège de Donald Trump.

Né en juillet 1925, Jean Raspail a d’abord connu une vie de bourlingueur avant de se consacrer à l’écriture.

Il s’était pris de passion pour la Patagonie, royaume imaginaire dans les terres australes d’Amérique du Sud dont il s’était proclamé «consul général».

En 2019, à 94 ans, il avait publié deux romans : Les Pikkendorff (Albin Michel) et La Miséricorde (Les Equateurs), bref roman inspiré du terrible crime du curé d’Uruffe, dans les années 1950.

Ce meurtre (un jeune prêtre avait assassiné sa maîtresse, enceinte, puis l’enfant qu’elle portait, non sans l’avoir préalablement baptisé) avait scandalisé la France de l’après-guerre.

Jean Raspail avait laissé cet ultime roman inachevé laissant au lecteur le soin de décider si l’auteur d’un tel crime méritait le salut.

Des classiques à lire et à relire

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Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs. Cette semaine: l’identité afro-américaine.

La Case de l’oncle Tom (1852)
Harriet Beecher Stowe

Publié en 1852, La case de l’oncle Tom devient rapidement un des livres fondateurs de la cause anti-esclavagisme. L’Américaine Harriet Beecher Stowe est une abolitionniste de la première heure.

Le roman — qui s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires — cause une véritable onde de choc. L’histoire s’articule autour d’un esclave noir, l’oncle Tom du titre. Plutôt «tolérant» de son état, patient, courageux... Tom incarne le «bon esclave». Autour de lui gravite toute une panoplie de personnages secondaires qui dessinent le portrait de la société du Sud : riches propriétaires terriens (compréhensifs ou sévères, voire carrément sadiques), domestiques (entre liberté et soumission) et esclaves (résignés ou rebelles). Sans oublier les chasseurs d’esclaves en fuite et les contremaîtres zélés.

Depuis les rives du Mississippi jusqu’aux plantations du Kentucky et de La Nouvelle-­Orléans, on suit le parcours de Tom, que ses «patrons», bienveillants, mais endettés, seront contraints de vendre malgré leur grande affection pour lui. Le chemin vers la liberté est long; la perspective d’affranchissement, plus élusive qu’inéluctable.

Pour le lecteur d’aujourd’hui, leurs aventures sont l’occasion de mieux comprendre que les préjugés contre les Noirs se retrouvaient dans les deux camps, y compris dans les États du Nord. 

Nourrie par ses valeurs chrétiennes, Stowe déroule un récit humaniste sur le Mal — l’esclavage — baigné de compassion, de discours moraux sur l’accès à l’éducation et de lectures de la Bible. Dans le Sud des États-Unis, on jugea le roman ridicule et diffamatoire. On lui reprocha son style romanesque «larmoyant»— un sentimentalisme pourtant caractéristique de la «fiction domestique», commune à l’époque. Certes, pour bien faire passer son message égalitariste à une époque ou un tel discours est avant-gardiste, l’auteure ne lésine pas sur les effets mélodramatiques. Reste que son roman fut crucial dans l’éveil des consciences. Yves Bergeras, Le Droit

Jacques Lamontagne: Entre BD et cinéma

Arts et spectacles

Jacques Lamontagne: Entre BD et cinéma

La période de la conquête de l’Ouest s’avère particulièrement riche de noms mythiques qui résonnent encore de nos jours — dont celui de Calamity Jane. La célèbre cow-girl revit ces jours-ci sous la plume de Jacques Lamontagne, dans une BD publiée aux prestigieuses éditions Dupuis (Spirou, les Schtroumpfs et… Lucky Luke!). Le Soleil s’est entretenu avec le dessinateur qui puise son inspiration dans le cinéma.

C’est d’ailleurs le septième art qui a nourri Wild West avec Calamity Jane comme héroïne du premier chapitre. Le bédéiste originaire de Québec avait travaillé avec Thierry Gloris sur les quatre premiers volumes d’Aspic, détectives de l’étrange (2010-2015) avant de céder sa place pour mener à bien d’autres projets. Quand les deux hommes ont rediscuté d’une collaboration, Lamontagne a parlé du Retour de Martin Guerre, film de 1982 avec Gérard Depardieu.

Le dessinateur François Schuiten a passé son confinement sur Mars

Bande dessinée

Le dessinateur François Schuiten a passé son confinement sur Mars

BRUXELLES — Créateur de la série fantastique Les Cités obscures avec son complice Benoît Peeters, le Belge François Schuiten s’est évadé sur la planète Mars grâce au dessin pendant la pandémie de coronavirus.

Lors de cette période qui a créé de «la défiance et de l’irrationnel», il regrette que la culture ne soit pas «descendue dans la rue».

J.K. Rowling révèle avoir été victime de violences conjugales

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J.K. Rowling révèle avoir été victime de violences conjugales

LONDRES — J.K. Rowling, auteure de la saga à succès Harry Potter, a révélé mercredi avoir été victime de violences conjugales et d’agression sexuelle, après avoir été accusée de transphobie.

L’écrivaine britannique a dit dans un long blogue faire ces révélations pour mettre en contexte ses commentaires controversés sur les personnes transgenres.

J.K. Rowling fait face à des critiques pour ses propos sur les transgenres

Livres

J.K. Rowling fait face à des critiques pour ses propos sur les transgenres

LOS ANGELES — L’autrice de Harry Potter J.K. Rowling fait face à de nombreuses critiques après avoir publié sur Twitter une série de messages sur les personnes transgenres.

J.K. Rowling a suscité l’indignation samedi sur Twitter lorsqu’elle a critiqué un article d’opinion publié par le site web Devex, qui a utilisé l’expression «les personnes qui ont leurs menstruations».

La première sélection du Goncourt repoussée au 15 septembre

Arts et spectacles

La première sélection du Goncourt repoussée au 15 septembre

PARIS — La première sélection du Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires du monde francophone, est repoussée au 15 septembre, a annoncé lundi l’académie Goncourt.

«En raison des conditions exceptionnelles de la rentrée littéraire de septembre qui suit des mois de pandémie ayant gravement perturbé les parutions de livres et les ventes en librairies, les académiciens Goncourt ont décidé de reporter au mardi 15 septembre l’annonce de la première sélection du Goncourt 2020 initialement prévue au tout début du mois», a annoncé l’académie dans un communiqué.

Isabel Allende espère que la pandémie marquera la fin du patriarcat

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Isabel Allende espère que la pandémie marquera la fin du patriarcat

MIAMI — Pour Isabel Allende, auteure chilienne à succès, la pandémie actuelle a mis en lumière des inégalités flagrantes, qui nourrissent désormais les manifestations quotidiennes aux États-Unis et à travers le monde.

L’écrivaine de 77 ans, connue pour son roman La Maison aux esprits et sa tradition rigoureuse de débuter une nouvelle œuvre tous les ans le 8 janvier, estime qu’il incombera aux jeunes générations de construire le monde d’après, fondé sur une égalité raciale et de genre.

Des classiques à lire et à relire

Livres

Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs. Cette semaine: les livres qui évoquent les livres.

Les combustibles (1994)
Amélie Nothomb

Quelle est la valeur d’un livre? Quelle importance convient-il de lui accorder, dès lors que la vie est menacée? Telle est la question explorée par Amélie Nothomb dans Les Combustibles. Cette pièce avait fait grande impression au Québec, il y a une vingtaine d’années. 

On pouvait s’imaginer à la place des protagonistes, dans une pièce dominée par une immense bibliothèque. Dehors, la guerre sévit pour un deuxième hiver. Il fait froid partout, même entre quatre murs, et l’ennemi est tout proche, comme le suggère le bruit des canons.

Le maître des lieux est professeur de littérature à l’université. Son assistant, un ancien élève nommé Daniel, l’y a rejoint. Le trio sera bientôt complété par Marina, une étudiante engagée dans une relation avec Daniel. Son appartement a été détruit. Elle gèle, mais apprend que la dernière bûche achève de se consumer. Que faire, alors? Elle propose de glisser des bouquins dans le poêle en fonte. L’idée fait horreur aux deux autres, puis la réalité impose sa loi.

Il faut sacrifier des pages, ce qui crée du mauvais sang, puisque les goûts diffèrent. Des noms d’auteurs — tous inventés — sont agités tels des drapeaux. Ce qui crée le plus de frictions, cependant, c’est l’attitude du professeur. Les écrivains que ses élèves étaient obligés de lire, il ne les aimait pas, tandis que son préféré est un type qu’il a ridiculisé.

Ce que Les Combustibles évoque aussi, en filigrane, c’est le sort de tant d’assiégés, jadis à Sarajevo, aujourd’hui en Syrie. La peur constante. La claustrophobie. Le sentiment que ce supplice abrutissant ne finira jamais. Eux, par contre, n’ont pas le loisir de sacrifier des éditions de luxe pour repousser l’échéance. C’est leur âme qui brûle à petit feu. Daniel Côté, Le Quotidien

Le nouveau roman de J.K. Rowling disponible en français

Arts et spectacles

Le nouveau roman de J.K. Rowling disponible en français

PARIS — Le nouveau roman de J.K. Rowling, autrice à succès de la saga Harry Potter, mis gratuitement en ligne chapitre par chapitre depuis la semaine dernière en anglais, est désormais disponible en français, a-t-on appris jeudi auprès de son porte-parole.

Intitulé The Ickabog, le livre de J.K. Rowling «atteint un public international»: «des traductions sont disponibles en français, italien, allemand, espagnol et portugais brésilien sur www.theickabog.com, des traductions en russe et en chinois simplifié suivront bientôt», a indiqué Mark Hutchinson dans un communiqué adressé à l’AFP.

Des classiques à lire et à relire

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Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs. Cette semaine: l’amitié.

Les cerfs-volants de Kaboul (2003)
Khaled Hosseini

Le décor : Kaboul, dans les années 70. Kaboul et ses parfums épicés, enivrants. Son ciel bariolé de couleurs — celles des cerfs-volants du titre, qui colonisent les hauteurs de la ville l’été, durant les vacances scolaires. Le Kaboul fantasmatique des souvenirs d’enfance.

Mais aussi Kaboul et ses tirs nocturnes. Ses explosions. L’ombre du régime taliban.

Kaboul, sa poussière et ses inégalités sociales... que le roman de Hosseini transcende à travers ses deux protagonistes, Amir et Hassan. Sensiblement du même âge, les deux gamins ont grandi dans la même maisonnée, partagé les mêmes jeux, les mêmes fous rires et les mêmes secrets. 

Ils ne sont pourtant pas frères de sang, mais «frères de lait» : Amir est le fils du chef de famille, un riche homme d’affaires; Hassan est son «serviteur». Malgré leur différence de rang social, leur complicité est à toute épreuve, rappelle Amir, qui, une fois adulte, partage ses souvenirs.

Portrait bouleversant d’une amitié profonde que le destin compliquera, Les cerfs-volants de Kaboul porte aussi les marques des grandes tragédies classiques. Tirant sur les fils de la faiblesse humaine — la bassesse et la bêtise des uns, l’orgueil, la jalousie et la lâcheté des autres — l’implacable premier roman de Khaled Hosseini, Américain francophone d’origine afghane, invite à réfléchir sur le sentiment de honte et de culpabilité. Et, comme chez Wajdi Mouawad, sur la notion de pardon et de rédemption. Yves Bergeras, Le Droit

La romancière Joyce Carol Oates lauréate d’un prestigieux prix

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La romancière Joyce Carol Oates lauréate d’un prestigieux prix

PARIS — L’écrivaine américaine Joyce Carol Oates, dont le nom est régulièrement cité pour le prix Nobel de littérature, a reçu le prestigieux Prix mondial Cino del Duca pour l’ensemble de son œuvre, a-t-on appris lundi auprès de l’Institut de France.

Le prix mondial Cino del Duca, l’un des grands prix des fondations de l’Institut de France, est doté de 200 000 euros (305 000 $).

Des classiques à lire et à relire

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Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs. Cette semaine: l’humour noir.

Les aventures d’Augie March (1953)
Saul Bellow

«Je suis un Américain». C’est par ces mots que Saul Bellow amorce Les aventures d’Augie March, l’œuvre la plus foisonnante de sa carrière. Né à Lachine, l’écrivain a grandi à Chicago, où se déroule ce roman publié en 1953. Le personnage central, son alter ego, est d’autant plus fascinant qu’il ne cesse de se réinventer.

Né au sein d’une famille juive de condition modeste, Augie est le faire-valoir de Simon, son aîné. Plus costaud, plus ambitieux, celui-ci a le chic pour améliorer l’ordinaire du groupe complété par une mère éteinte et une grand-mère querelleuse. Le père étant absent, c’est lui, l’homme de la maison, celui qui déniche du travail, trempe dans différentes combines, en quête de sa version du rêve américain.

À première vue, Augie aussi est facile à cerner. On le sent influençable, prompt à embarquer dans des plans mort-nés. Il participe à un vol qui échoue, fait un peu de prison, se met au service d’un type qui a l’air d’en mener large (juste l’air, évidemment), avant de rebondir dans le rôle d’homme de compagnie au service d’une bourgeoise qui, soulignons-le, ne sollicite pas ses faveurs.

Les années de prospérité défilent, suivies par la Dépression, et Augie demeure constant dans son inconstance. Le voici au Mexique, amoureux d’une fille de bonne famille qui domestique un aigle dans le but de le vendre au prix fort, ce qui donne lieu à des scènes très drôles. Puis, c’est la séparation et pendant que notre héros broie du noir, on lui offre de jouer au touriste avec Trotsky en se faisant passer pour son neveu. Une idée folle pour déjouer les assassins envoyés par Staline. Bien sûr, il accepte.

C’est à petites touches que les qualités d’Augie finissent par ressortir. Sa bonté, sa curiosité, son intelligence. Semée de petites et grandes tragédies, sa quête du bonheur est relatée avec tant d’allant qu’on sourit autant qu’on réfléchit. Les réflexions de Bellow sur la marche de l’humanité jettent un éclairage pertinent sur une période trouble, annonciatrice de troubles plus grands encore. Daniel Côté, Le Quotidien

Naomi Fontaine remporte le Prix littéraire des collégiens

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Naomi Fontaine remporte le Prix littéraire des collégiens

Le confinement dû à la pandémie de COVID-19 n’a pas empêché quelque 800 étudiants de poursuivre leurs débats et de décerner le Prix littéraire des collégiens à Naomi Fontaine pour Shuni: ce que tu dois savoir, Julie.

On a annoncé la récompense jeudi en toute discrétion sur les réseaux sociaux par l’entremise d’une courte vidéo. La résidente d’Uashat, près de Sept-Îles, s’est y dite touchée.

Guillaume Musso, auteur le plus lu pendant le confinement

Livres

Guillaume Musso, auteur le plus lu pendant le confinement

PARIS — Le romancier Guillaume Musso dont le prochain livre, La vie est un roman, est attendu en librairie le 26 mai, a été l’auteur le plus lu durant le confinement, selon une étude réalisée par l’institut GfK pour Livres Hebdo.

«Huit semaines de confinement, les librairies fermées, le marché du livre qui s’effondre. Pourtant les livres se sont vendus, avec en tête la fiction et le format poche», relève mardi le magazine professionnel sur son site Internet.

En tête des ventes, on trouve Guillaume Musso, auteur préféré des Français depuis neuf ans, qui a cartonné avec l’édition de poche de La vie secrète des écrivains (Livre de Poche).

Musso partage le podium avec Michel Bussi qui prend la deuxième place du classement avec J’ai dû rêver trop fort et Aurélie Valognes qui se classe au troisième rang des meilleures ventes avec La cerise sur le gâteau (Livre de Poche).

Michel Bussi réussit l’exploit d’être cité trois fois dans le Top 20. Son dernier roman en grand format, Au soleil redouté (Presses de la cité), publié en février, a été le cinquième livre le plus vendu durant le confinement. L’édition de poche de Tout ce qui est sur terre doit périr (Pocket) est à la 19e place.

Aurélie Valognes est aussi présente plus d’une fois dans le classement. Son dernier roman grand format, Né sous une bonne étoile (Mazarine) se classe à la 7e place des livres les plus vendus durant le confinement.

Côté grands formats, on trouve également Leïla Slimani dont le dernier roman, Le pays des autres (Gallimard) se classe 10e.

Le livre de la lauréate du prix Goncourt est sorti quelques jours avant le confinement et Gallimard a décidé de le remettre en vente à la fin du mois.

Toujours du côté des grands formats, Pierre Lemaitre (Miroir de nos peines, Albin Michel), et Agnès Ledig (Se le dire enfin, Flammarion) ont trouvé leurs lecteurs. Leur roman se classe respectivement à la 13e et 14e place du classement.

Livre le plus vendu en France en 2019, le dernier album d’Astérix, La fille de Vercingétorix a également été beaucoup acheté durant le confinement. L’album des aventures du Gaulois créé par René Goscinny et Albert Uderzo (disparu durant le confinement) est la seule BD du classement des meilleures ventes et occupe la 20e place.

Une nouvelle plate-forme québécoise pour faciliter la lecture en ligne

Arts

Une nouvelle plate-forme québécoise pour faciliter la lecture en ligne

La plateforme numérique Quoilire.ca, a vu le jour, ce mardi 19 mai.

Ce nouvel outil en ligne vise à mieux faire bénéficier le grand public, à distance, de l’expertise des spécialistes en bibliothèques publiques durant la période de confinement. 

Le lecteur curieux pourra y trouver des suggestions de lecture personnalisées.

Afin d’ aider à trouver des livres au goût de chacun, Quoilire.ca propose trois options : des listes de lecture thématiques, des capsules vidéo, ainsi qu’un formulaire en ligne permettant au lecteur de décliner la liste de ses intérêts. 

Ce questionnaire à remplir constitue «l’élément clé de la plateforme», souligne le réseau de bibliothécaires, par voie de communiqué.

Les spécialistes des bibliothèques publiques du Québec s’engagent à envoyer, «dans un délai de trois jours ouvrables, une sélection de 3 livres» correspondant au profil de lecteur qui se dégage de ce questionnaire.

Pour les lecteurs souhaitant avoir «une présentation rapide» de suggestions, Quoilire.ca suggère de recourir aux listes thématiques, dans lesquelles des livres sont préselectionnés non seulement en fonction de leur thème, mais aussi d’autres critères, comme l’âge et le genre de lecture.

La page consacrée aux Capsules vidéo permet de découvrir «des passionnés de lecture» ravis de partager leurs propres suggestions et coups de coeur.

Des classiques à lire et à relire

Livres

Des classiques à lire et à relire

Il y a la lecture de ces livres qu’on repousse sans cesse, mais aussi les «j’aurais donc dû». C’est peut-être un bon moment pour se (re)plonger dans ces classiques. Voici des suggestions préparées par les journalistes des arts de vos quotidiens coopératifs. Cette semaine: l'enfance.

L’avalée des avalés (1966)
Réjean Ducharme

«S’il n’y avait pas d’enfants sur la Terre, il n’y aurait rien de beau», a écrit Réjean Ducharme, une année après la parution de L’avalée des avalés. Ceci explique cela : le mystérieux auteur aura, toute son œuvre, creusé le thème de l’enfance et, plus particulièrement, celui du rejet du monde des adultes.

Les exemples abondent outre ce premier livre, publié chez Gallimard et Prix du gouverneur général en 1966, où Ducharme confie la narration à Bérénice, qui vit son adoration pour son frère Christian. Dans Le nez qui voque (1967), Mille Milles, un ado de 16 ans, raconte son destin et celui de Chateaugué, 14 ans. Ici, ils ne sont pas frère et sœur de sang, mais par osmose. Dans la pièce de théâtre Inès Pérée et Inat Tendu, chef-d’œuvre dramaturgique, liberté et désobéissance guident ces deux adolescents attardés qui parcourent un monde absurde.

Dans L’avalée des avalés, Ducharme exprime cette idée d’innocence de l’enfance, qu’il oppose à la laideur de l’adulte et ses pulsions sexuelles. Une pureté non idéalisée : Bérénice est «vénéneuse».

Dans ce roman d’apprentissage où la narratrice va évoluer au fil du temps jusqu’au début de la vingtaine, notre héroïne sème la zizanie chez ses parents, finit par lasser son oncle qui l’a accueillie et aboutira en Israël, en pleine guerre.

Dès ce premier essai lyrique, Ducharme nous happe par la puissance évocatrice de son écriture, parsemée d’éclairs de génie et de néologismes, partie intégrante et distinctive de son style. Roman remuant, L’avalée des avalés occupe une place mythique au firmament de notre littérature, mais c’est aussi une œuvre vivante et captivante. Éric Moreault, Le Soleil

Le nouveau roman d’Elena Ferrante disponible en français le 9 juin

Arts et spectacles

Le nouveau roman d’Elena Ferrante disponible en français le 9 juin

PARIS — Le nouveau roman de la mystérieuse écrivaine italienne Elena Ferrante, La vie mensongère des adultes, sera disponible en français le 9 juin, a-t-on appris mercredi auprès de son éditeur.

Publié chez Gallimard, La vie mensongère des adultes (La vita bugiarda degli adulti, paru en Italie en novembre) raconte le passage douloureux de l’enfance à l’adolescence d’une jeune narratrice prénommée Giovanna, à Naples, dans les années 1990.

Le Goncourt du premier roman décerné à Maylis Besserie

Livres

Le Goncourt du premier roman décerné à Maylis Besserie

PARIS — Le prix Goncourt du premier roman a été décerné lundi à Maylis Besserie, productrice de radio, pour Le tiers temps, roman imaginant les derniers jours du dramaturge et écrivain irlandais Samuel Beckett.

Le Goncourt de la nouvelle a été attribué à l’écrivaine Anne Serre pour Au cœur d’un été tout en or (Mercure de France), le Goncourt de la biographie au réalisateur et scénariste Thierry Thomas pour Hugo Pratt, trait pour trait (Grasset), et le Goncourt de la poésie au poète et essayiste Michel Deguy pour l’ensemble de son œuvre.