« C'était finalement une excellente idée de présenter les deux premiers épisodes en rafale la première semaine, considère- avec le recul Mme Boyer. On savait que c'était les deux plus lourds, les plus durs à regarder, les plus tristes, et qu'après Anne Sophie, surtout, allait commencer à revivre. »

L'Heure bleue: une fin de saison surprenante

On ne pouvait être plus surpris par le dernier épisode de L'Heure bleue, mercredi soir. S'il restait quelques indécis à fidéliser, sûrement qu'ils ont été convaincus de revenir devant leur téléviseur à l'automne. Anne Boyer et Michel d'Astous ont frappé fort pour terminer cette première saison sur un point d'orgue. Les deux auteurs se disent d'ailleurs très satisfaits de la réaction du public.
Au fil des semaines, les personnages se sont révélés et on s'est attachés à eux. Les noeuds se sont défaits et les intrigues se sont construites, si bien qu'une moyenne d'un peu plus de 1 100 000 téléspectateurs ont suivi <i>L'Heure bleue</i>, semaine après semaine.
Si certains téléspectateurs et plusieurs critiques reprochaient aux auteurs un rythme lent, une atmosphère pesante et de trop nombreux flashbacks dans les premiers épisodes, on ne peut plus en dire autant après la première douzaine. Cette première saison s'est en fait avérée un beau crescendo, et on peut dire que l'émission est bien en selle pour quelques saisons de plus.
« Définitivement », confirme Anne Boyer au lendemain de la diffusion du dernier épisode de la saison. « On le savait, nous, où on s'en allait, on avait confiance. Je le disais aux gens : "attendez, vous allez voir !" On dirait parfois que la lenteur est considérée comme un défaut... »
Effectivement, il valait la peine de patienter un peu. Dès la troisième heure, on respirait déjà un peu mieux. « C'était finalement une excellente idée de présenter les deux premiers épisodes en rafale la première semaine, considère, avec le recul, Mme Boyer. On savait que c'était les deux plus lourds, les plus durs à regarder, les plus tristes, et qu'après Anne Sophie, surtout, allait commencer à revivre. »
1,1 million de téléspectateurs
Au fil des semaines, les personnages se sont révélés et on s'est attachés à eux. Les noeuds se sont défaits et les intrigues se sont construites, si bien qu'une moyenne d'un peu plus de 1 100 000 téléspectateurs ont suivi L'Heure bleue, semaine après semaine.
« C'est très bon, reconnaît la coproductrice et auteure. Même si L'Heure bleue a davantage la facture visuelle d'une télésérie et qu'elle est présentée à 21 h plutôt que 20 h [ndlr : heure généralement accolée aux téléromans], il est considéré comme un téléroman et il a le budget d'un téléroman. Mais avec Stéphan Beaudoin à la réalisation et le talent de nos acteurs, ce n'est vraiment pas gênant de se mesurer à une télésérie. »
Il y a peut-être une petite part de chance au niveau des cotes d'écoute, remarquez, puisque le gros canon de Radio-Canada que représentait initialement Votre beau programme avec Véronique Cloutier, présenté au même moment, ne s'est pas avéré à la hauteur de bien des attentes.
« Sans vouloir commenter la qualité du show de Véro, on sait qu'on avait raison de s'inquiéter un peu, juste à cause de la réputation qu'elle a », admet la coproductrice. « D'un autre côté, sans rien lui enlever, la fiction, ça marche très fort au Québec... », ajoute-t-elle aussitôt.
2e... et 3e saison
La première saison de L'Heure bleue vient à peine de prendre fin que l'équipe de production se prépare à entamer le tournage de la deuxième saison. Dès le 30 mars et jusqu'au mois de juin, ils filmeront tantôt à Montréal, tantôt à Cowansville.
Et que nous réservent-ils ? « Beaucoup de choses : il va notamment falloir qu'Anne-Sophie revienne à Cowansville le temps que les choses se replacent, l'Espace Boudrias vivra des difficultés financières et Bernard ne sera pas reposant avec le divorce », laisse entendre Anne Boyer, mentionnant être presque rendue à mi-chemin de l'écriture de la troisième saison (celle qui sera présentée à l'hiver 2018). Le tournage de cette dernière s'effectuera de la mi-août à la mi-novembre, indique-t-elle.