La directrice artistique et le directeur musical de L’Harmonie des saisons, Mélisande­ Corriveau et son conjoint Eric Milnes.

L’Harmonie des saisons interprétera «Le Messie»

Avec ses 17 musiciens, sa douzaine de choristes et ses 4 solistes, «Le Messie» de Haendel est sans conteste le plus gros projet auquel s’est attaquée L’Harmonie­ des saisons depuis qu’elle existe.

« C’est un rêve qui se concrétise, se réjouit Mélisande Corriveau, à 72 heures du premier concert. Dès le début, on voulait s’attaquer à cette œuvre magistrale, mais ça prenait des sous pour lui rendre justice, donc on a dû attendre un peu. »

Il a fallu prendre du galon, se faire connaître, se forger une réputation pour parvenir cette année à aller chercher une subvention « importante » du CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec) ainsi qu’un partenaire majeur, le Festival Classica de Montréal, permettant la mise sur pied de ce concert, explique-t-elle.

Même avec une trentaine d’artistes sur scène, le concert de L’Harmonie des saisons en est un « à équipe réduite », laisse savoir la directrice artistique. Ce qui ne l’empêche pas de promettre une soirée d’excellente qualité. « On sera à la hauteur de n’importe quel concert offert par les plus grands orchestres d’ici », assure-t-elle.

Les choristes embauchés ont souvent collaboré avec l’OSM et ont déjà chanté plusieurs fois de la musique ancienne, dit-elle. L’orchestre baroque a été formé des meilleurs musiciens dans leur domaine — plusieurs jouent sur des instruments d’époque — et les quatre solistes ont une réputation qui n’est plus à faire. Il s’agit de la soprano Hélène Brunet, de l’alto Michael Taylor, du ténor Philippe­ Gagné et du baryton Marc Boucher­. Tout ce beau monde sera dirigé par Eric Milnes, qui jouera également du clavecin.

Les quatre solistes seront la soprano Hélène Brunet, l’alto Michael Taylor, le ténor Philippe Gagné et le baryton Marc Boucher.

Version raccourcie

Le Messie de Haendel est « l’œuvre chorale la plus jouée dans le monde », mentionne Mélisande Corriveau. Composé en 1741, l’oratorio est divisé en trois parties racontant l’histoire du Christ, de sa naissance à sa résurrection. En tout, il dure deux heures et demie, mais comme plusieurs, L’Harmonie des saisons a raccourci son programme pour qu’il se rapproche de la durée normale d’un spectacle, soit une heure et demie.

« On a coupé la partie sombre de l’histoire qui raconte la Passion du Christ, indique-t-elle. On a évidemment gardé toute la première, entourant sa naissance, et la troisième, à propos de sa résurrection, ainsi que quelques bouts de la deuxième, dont le célébrissime Hallelujah. »

Le concert sera présenté à cinq reprises dès jeudi. Il s’arrêtera d’abord à Saint-Lambert et Repentigny avant de faire halte à Granby, samedi après-midi, à l’église Saint-Eugène (rue Laval Sud). « C’est la seule fois qu’on sera dans la région. Ça souligne en même temps les 75 ans de l’église », glisse Mélisande Corriveau.

On peut se procurer des billets en téléphonant au 450-912-0868 poste 101 ou encore via le www.festivalclassica.com. Boucherville puis Saint-Constant recevront également la visite de L’Harmonie des saisons durant le week-end.