Gérard Desrochers et son alter ego, Nours, qui apparaît dans chacune de ses toiles.

L'exposition Nours de Gérard Desrochers : comme dans un rêve...

Des poissons qui volent, des pages qui s’envolent, des escaliers en suspension, des tasses dansantes, des nuages... Avec son exposition Nours, le peintre granbyen Gérard Desrochers invite le public dans son univers onirique. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il reste encore quelques jours pour s’y plonger.

Nours, c’est le personnage principal de cette série. Un petit panda qui se glisse dans chacune de ses oeuvres, sans exception, parfois de façon très évidente, parfois plus subtilement, un peu comme s’il s’agissait d’une chasse au trésor.

« Nours est mon alter ego depuis 2015. J’étais au sous-sol du 166 Cowie, près de mon atelier, à la recherche de quelque chose qui manquait à mon inspiration. Quand je l’ai vu, j’ai su. En janvier 2016, l’univers de Nours a pris forme », raconte l’artiste.

Tout en finesse, Nours multiplie les détails et force l’oeil à s’attarder.

Certains verront dans cette collection, présentée à Boréart, une incursion dans un monde parallèle où les objets s’animent. Un peu à l’image d’Alice au pays des merveilles !

« J’ai moi-même un côté enfantin et ludique, alors je voulais créer un sentiment d’émerveillement pour que les adultes disent “wow ! ” comme des enfants. Les gens aiment le mystère, le magique. J’ai rassemblé plusieurs choses qui n’allaient pas nécessairement ensemble. Ça crée un univers à la fois réel et irréel. J’avais envie que le public se fasse “avaler” par mes oeuvres », poursuit M. Desrochers, qui peint depuis sa jeunesse.

Tout en finesse, Nours multiplie les détails et force l’oeil à s’attarder. C’est d’ailleurs l’intention de Gérard Desrochers : obliger les gens à prendre le temps de s’arrêter devant ses oeuvres. « Moi, je ne fais que leur ouvrir la porte vers mon monde. »

Peinte à l’acrylique, en multiples couches alternant entre le noir et blanc et les couleurs pastels, sa série laisse place à la lumière et au mouvement. La troisième dimension est en fait omniprésente dans les oeuvres de Desrochers.

« J’ai une pensée cinématographique, alors c’est facile pour moi de peindre en perspective et de créer du mouvement », assure-t-il.

À bientôt 67 ans, le peintre est visiblement fier de son travail. Oui, admet-il, il a la maîtrise de son art. « Mais je me remets toujours en question, je provoque les choses sans cesse, pour ne pas tomber dans une recette. Pour moi, cette exposition est la suite de ce que j’ai déjà fait et un prélude à la prochaine ! »

ENVIE D'Y ALLER ? 

Quand : jusqu’au dimanche 27 octobre

 : Boréart, 279 Principale à Granby

Entrée libre