Lors de la visite de La Voix de l’Est dans le parc Miner, vendredi après-midi, les sculpteurs étaient à l’étape de préparer 30 verges de sable d’immenses blocs superposés.

Les sculptures d’animaux inspirent

Le symposium Couleurs urbaines joue cette année à fond la carte Granby est zoo. En plus de sa porte-parole Laurie Marois, qui peint des animaux grands formats, les artistes en charge de réaliser une sculpture de sable s’inspireront des immenses bêtes multicolores qui ont envahi le centre-ville depuis quelques mois pour créer leur œuvre.

C’est ce qu’a expliqué Marie-Eve Fortin, la responsable du trio complété par Stan De Saint-Quentin et Anne-Julie Fortin-Benoît lors de la première journée de l’événement. « On leur fait un clin d’œil. Elles prendront toutes la pose, comme pour faire une photo de famille, et un groupe de suricates leur fera face avec une caméra », laisse-t-elle savoir.

Leur création mesurera entre 5 et 6 pieds de haut par 8 pieds de large et 3 de profond, estime la dame, précisant que c’est, pour eux, une « petite sculpture ».

Lors de la visite de La Voix de l’Est dans le parc Miner, vendredi après-midi, les sculpteurs n’en étaient toutefois qu’à l’étape de préparation de leur matière. À l’aide de grosses boîtes de bois, ils s’affairaient à compacter les 30 verges de sable commandées en d’immenses blocs superposés. « C’est l’étape la moins intéressante, mais la plus importante, fait valoir Marie-Eve Fortin. Il faut que le sable soit saturé d’eau. Pas de la bouette, mais presque. Sinon, il s’effrite, on ne peut le travailler. »

Tout l’art de la sculpture sur sable réside d’ailleurs dans le maintien d’un taux d’humidité idéal, indique la propriétaire de l’entreprise Archi-Pelle, spécialisée dans les sculptures de neige et de sable. « Pour ce faire, on doit l’arroser fréquemment pour ne pas qu’il sèche. Et encore là, on n’est jamais complètement sécure quand on travaille avec ça. C’est vraiment plus sensible que la neige. »

Le trio entend consacrer toute la journée de samedi à la confection de la sculpture et prévoit n’avoir que la finition à faire dimanche, avant la coloration prévue à 15 h.

Cette étape consister à recouvrir leur réalisation d’un vernis composé de colle et d’eau pour la protégée. « Ça crée une espèce de coquille qui conserve l’humidité », explique Mme Fortin. À la demande de la Ville de Granby, de la couleur sera ajoutée au vernis.

La durée de vie de l’œuvre dépendra ensuite de la population. Si personne n’y touche et que la couche protectrice n’est pas abimée, elle peut se conserver assez longtemps, indique Mme Fortin. « J’ai même un immense dragon à Saint-Colomban qui a passé à travers l’hiver », mentionne-t-elle.

Vous voilà avisés !

Programmation
Le 21e symposium Couleurs urbaines se déroule tout le week-end, pour la toute première fois de son histoire dans le parc Miner. Quarante-neuf artistes peintres exposent le long des allées du parc, et un grand chapiteau abrite un encan silencieux. Des musiciens agrémentent l’ambiance au centre.

L’ajout de couleurs sur les trottoirs longeant la rue Principale guide les pas des visiteurs jusqu’au Centre culturel France-Arbour, où il est possible de visiter l’exposition de la porte-parole Laurie Marois chez Boréart ainsi que les ateliers des artistes du GAM et de l’Atelier 19.

Toute la programmation est disponible au couleursurbaines.org.