«Un meuble, ça n’a pas besoin d’être plate. Ça fait partie du décor!» se plaît à dire Sophie Gélinas, qui a mis sur pied son entreprise, Recyclé et Distingué, il y a à peine un an et demi.
«Un meuble, ça n’a pas besoin d’être plate. Ça fait partie du décor!» se plaît à dire Sophie Gélinas, qui a mis sur pied son entreprise, Recyclé et Distingué, il y a à peine un an et demi.

Les meubles pas plates de Sophie Gélinas

Si vous voulez faire plaisir à Sophie Gélinas, ne lui proposez pas une virée chez Ikea. Amenez-la plutôt à l’espace du réemploi de l’écocentre. « La plus belle invention depuis la roue ! » le qualifie-t-elle, enthousiaste.

Pour une poignée de dollars, elle y dénichera de merveilleuses trouvailles, des meubles en bois « négligés, fatigués et déglingués dont personne ne veut » qu’elle prendra plaisir à « pimper ». Ou à relooker, si vous préférez.

Depuis un an et demi, la jeune artisane de 27 ans a lancé son entreprise, Recyclé & Distingué (www.facebook.com/Recycleetdistingue). Elle propose toute une panoplie de pièces — véritables œuvres d’art — relookées grâce à plusieurs coups de pinceau, quelques touches de papier peint ou de pochoirs, et de nouveaux accessoires tous plus originaux les uns que les autres.

« Un meuble, ça n’a pas besoin d’être plate. Ça fait partie du décor ! » se plaît-elle d’ailleurs à dire. Et les siens sont loin de l’être. Ses créations, uniques, colorées et éclatées, font d’ailleurs beaucoup jaser. En un peu plus d’un an, la Granbyenne en a réalisé et vendu pas moins de 255 !

La jeune artisane de 27 ans propose toute une panoplie de pièces — véritables œuvres d’art — relookées grâce à plusieurs coups de pinceau, quelques touches de papier peint ou de pochoirs, et de nouveaux accessoires tous plus originaux les uns que les autres.

Une passion de longue date

La passion de Sophie Gélinas pour le « upcycling » ne date pas d’hier. « Je n’ai jamais eu de meubles neufs, affirme-t-elle. Je me rappelle qu’à l’adolescence, avec ma mère, on a hérité de certains meubles de ma grand-mère. On les a décapés et tout... Pour moi, c’était normal. Je pensais que tout le monde faisait ça. »

Encore aujourd’hui, son chez-soi est entièrement meublé de trouvailles dénichées dans les ventes de garage ou les Marketplace et Kijiji de ce monde — « je regarde les petites annonces compulsivement », admet-elle.

De fil en aiguille, l’artisane a réalisé des commandes pour des proches, qui ont mené à d’autres commandes de leurs proches, et le bouche-à-oreille faisant son œuvre, sa petite business a fait boule de neige.

« Les gens me contactent de plus en plus pour que je retape leurs vieux meubles. Ils me donnent souvent carte blanche. Mais j’ai aussi des pièces que j’ai faites et qu’ils peuvent acheter », indique-t-elle.

« C’est l’fun parce que d’autres entrepreneurs commencent à m’appeler aussi », fait-elle savoir.

La jeune artisane de 27 ans propose toute une panoplie de pièces — véritables œuvres d’art — relookées grâce à plusieurs coups de pinceau, quelques touches de papier peint ou de pochoirs, et de nouveaux accessoires tous plus originaux les uns que les autres.

Quelques-unes de ses pièces sont d’ailleurs en vente au restaurant C’est Belge, sur la rue Robinson Sud à Granby, ainsi qu’à l’Atelier Ulric & Associés de Waterloo.

Récemment, Second Design, qui se spécialise dans le design d’intérieur et la rénovation, l’a aussi approchée pour faire affaire avec elle.

La jeune artisane de 27 ans propose toute une panoplie de pièces — véritables œuvres d’art — relookées grâce à plusieurs coups de pinceau, quelques touches de papier peint ou de pochoirs, et de nouveaux accessoires tous plus originaux les uns que les autres.

Des projets et des rêves

Dans ses rêves les plus fous, Sophie Gélinas aimerait pouvoir vivre de son art, elle qui pour l’instant doit garder son boulot de serveuse à l’Attelier Archibald. « J’aimerais peut-être aussi avoir une boutique ayant pignon sur rue un jour. Et peut-être développer une collection Signature en partenariat avec des artistes peintres qui pourraient ajouter leur touche sur mes créations. »

Mais toujours, elle souhaiterait garder son entreprise au niveau local. « Pour respecter le côté écolo de mon affaire. J’utilise des peintures écologiques, je recycle de vieux meubles... De toute façon, la livraison de mes produits n’est pas aussi simple que pour des bijoux ou des savons. Envoyer un buffet à Rimouski, ça fait vite monter la facture du client ! »

Consciente de ce « point faible », elle est néanmoins en train de penser à diverses alternatives. Car les commandes commencent à venir de plus loin que les Cantons-de-l’Est.

Mais ça, c’est un beau problème !

La jeune artisane de 27 ans propose toute une panoplie de pièces — véritables œuvres d’art — relookées grâce à plusieurs coups de pinceau, quelques touches de papier peint ou de pochoirs, et de nouveaux accessoires tous plus originaux les uns que les autres.