Le groupe Skullmace, c’est Simon Thibodeau, Éric Gince, Francis Louis-Seize, Stéphane Chayer et Catherine Ranger.

Les grandes ambitions de Skullmace

Avec un nom de groupe comme Skullmace, on devine bien vite qu’ils ne font pas dans la dentelle. Leur dada, c’est plutôt le « old school death trash metal ». Et leur rêve, c’est d’aller au bout d’un concours dans lequel ils sont engagés à fond de train.

« Nous, on ne dit jamais “on va peut-être gagner”, on dit toujours “on va gagner”. On est du monde positif ! », lance le batteur de la formation, Simon Thibodeau, de Granby.

La prestigieuse compétition musicale dont il parle, le Wacken Metal Battle, est bien connue des amateurs de métal. Elle se déroule présentement dans 13 grandes villes du Canada, dont Montréal.

« On a passé deux rondes. Ce samedi, on participe à la finale québécoise. Et si on gagne, on passe à la finale canadienne », ajoute le musicien, qui partage la scène avec deux autres Granbyens : le bassiste Stéphane Chayer et le guitariste Éric Gince. Skullmace est aussi composé de la guitariste Catherine Ranger et du chanteur Francis Louis-Seize, tous deux de la région montréalaise.

Formé en 2013 sous le nom Orphans, puis Orphend, le groupe a évolué au fil des ans, gagnant et perdant certains membres au passage. Depuis 2016, les cinq musiciens actuels ont créé Skullmace et même lancé Rise Above Blood, un album de compositions originales, l’an dernier.

Une victoire nationale pourrait permettre au bruyant « quintette » de représenter le pays à la grande finale internationale du Wacken Metal Battle. Et du même coup, lui fournir un laissez-passer pour le Wacken Open Air (WOA), l’un des plus importants festivals de musique métal sur la planète.

Tenu à Wacken, un petit village du nord de l’Allemagne, le WOA attire chaque année des dizaines de milliers d’adeptes de ce genre musical. Cette année, l’événement aura lieu du 2 au 4 août.

« Certains concours ont parfois l’air arrangés. Pas celui-là. Les quatre juges évaluent la performance, la musique, le look... On joue six chansons durant une demi-heure et on amasse des points », explique Simon Thibodeau.

Tout est possible
Ce dernier sait bien que leur musique intense et leur allure peuvent en faire sourciller certains. Les apparences peuvent pourtant être trompeuses, fait-il remarquer.

« On n’est pas des bad boys ! On a tous de bons emplois, la plupart d’entre nous avons des enfants, et la musique est pour nous un hobby. On fait ça pour le plaisir, mais ça va bien notre affaire ! », lance le technicien chez IBM Bromont, en soulignant que la guitariste du groupe est ingénieure chez Hydro-Québec.

Loisir ou pas, les membres prennent la chose très au sérieux. « On répète, on se prépare, on est excités ! », dit-il.

Car même s’ils font de la musique par pur plaisir et qu’ils sont dans la quarantaine, cela ne les empêche pas de rêver tout éveillés.

« Si on gagne ce concours, notre vie va peut-être changer. Généralement, les gagnants se font signer par une compagnie de disque et font des tournées mondiales. Si on gagne en fin de semaine, tout est possible ! »