Jean-Philippe Dion constate avec bonheur que la saison 2018 de La vraie nature s’est «déposée dans la simplicité».

Les beaux dimanches

Pour plusieurs, La vraie nature est comme leur «doudou» du dimanche soir dans laquelle ils se lovent avant de retourner dans la frénésie du lundi. Et ce n’est pas Jean-Philippe Dion qui s’en plaindra.

À la barre de l’émission pour une deuxième saison, l’animateur (et producteur) juge d’ailleurs «fascinant» de voir à quel point le public s’est rapidement attaché à sa proposition hebdomadaire. «C’est un peu comme si c’était leur dernière chance d’être au chalet avant la fin du week-end», glisse-t-il.

Selon lui, La vraie nature vient prouver «que quand tu enlèves le crémage, que tu vas à la racine des gens, le public aime ça». «Les téléspectateurs s’identifient énormément aux invités. Ça suscite beaucoup de réactions. C’est rare de pouvoir aller autant en profondeur à une heure de grande écoute.»

Il l’a souvent répété, cette émission est à son image : près de la nature et friand de rapports authentiques. Dans cette mouture 2018, il se réjouit donc de constater que l’émission s’est «déposée dans la simplicité». «On passe de 24 à 30 heures ensemble. Et on défonce toujours le temps de tournage parce que les invités ont encore le goût de jaser.»

Jean-Philippe Dion jure qu’en arrivant au chalet de Lac-Brome, ses invités n’ont aucune idée de ce qui les attend. Plusieurs sont nerveux... La plupart ne saisissent pas d’emblée ce qui les unit. «Mais plus les discussions avancent, plus ils réalisent qu’ils ont plein de choses en commun. Et la sauce prend.»

Bien sûr, certaines personnalités sont plus discrètes et l’animateur doit «travailler le terrain» un peu plus pour susciter les confidences. «Mais je ne veux pas forcer les choses, je veux qu’ils se sentent bien», dit-il, en ajoutant qu’il n’a pas pour objectif de leur tirer des larmes à tout prix. «C’est une réflexion sur la vie aussi. On remonte dans les souvenirs. Pas toujours besoin de brailler!»

N’empêche, l’émotion est très souvent au rendez-vous. Il mentionne au passage l’histoire touchante de la chanteuse Guylaine Tanguay. Ou l’épisode réunissant Corneille, Sonia Vachon et Jean-Marc Généreux, qui a fait vibrer bien des cordes sensibles.

Trios audacieux

Jean-Philippe Dion constate que pour cette saison 2018-2019, lui et son équipe ont été plus audacieux dans la création des trios d’invités. Ce dimanche, on pourra voir Gregory Charles, Ludivine Reding et Judi Richards. La semaine suivante? Sonia Benezra, Pierre-Yves Lord et Benoit Brière. «Et pour la dernière émission de l’automne, on reçoit Michel Côté, Kevin Parent et Manon Massé. On revient ensuite en février», laisse-t-il savoir.

Parmi les invités de l’hiver, Paul Houde lui a fait grande impression. «J’étais super gêné de rencontrer cette encyclopédie sur deux pattes. Avec des gens comme lui, tu dois maîtriser ton sujet! Paul nous a emmenés observer les étoiles en pleine nuit. C’était magique.»

Le tournage de la saison entière s’est terminé lundi dernier. En comptant tout le travail de recherche en amont, la préparation et l’enregistrement lui-même, le mot «intensité» n’apparaît pas galvaudé. «C’est intense d’aller chercher autant de contenu. D’autant plus que cette année, on va se promener à Lac-Brome avec nos invités. On prend soin d’eux. On veut qu’ils passent du bon temps avec nous.»

Quant à lui, il confie émerger de chaque séance de tournage complètement drainé. «On tourne deux émissions en trois jours. Après, je suis mort. Ça me prend deux jours pour m’en remettre!»

Ça ne l’empêche pas, cependant, de rêver à une troisième saison. Après tout, le concept ne semble pas s’essouffler et le bassin de convives potentiels est loin d’être tari. «On reçoit des artistes, des politiciens, des sportifs... Il y a du monde en masse!»