Céline Brodeur

Les autruches de Céline Brodeur continuent de rayonner

Populaires, les autruches de Céline Brodeur ? Les sympathiques volatiles séduisent encore, presque dix ans après leur création. À preuve, l’artiste granbyenne a récemment remporté une médaille d’or en France pour l’une de ses œuvres les mettant en vedette.

La bonne nouvelle lui est venue au début de mois. Mme Brodeur a appris que sa toile Magnum, Opéra et Peluche avait conquis le jury du 50e concours-exposition international du Cercle des artistes peintres et sculpteurs du Québec (CAPSQ) tenu cet automne dans l’historique abbaye de Fontdouce, dans le sud-ouest de la France. 

C’est une mention (3e grand prix) décernée au concours-gala du CASPQ en avril qui a permis à Céline Brodeur d’envoyer une toile de son cru en Europe. Sur place, on retrouvait 78 œuvres de 62 exposants du Québec. 

Céline Brodeur n’a pu traverser l’océan pour y prendre part en personne. Cela ne l’a pas empêchée de mettre la main sur la récompense dans la catégorie ludique. Les membres du jury, composé de personnalités du milieu des arts visuels français, s’attardaient à l’originalité, à la valeur esthétique et à la valeur technique des œuvres soumises.

L'oeuvre gagnante de l'artiste granbyenne.

« C’est unique ce qu’elle fait. Elle ne ressemble à personne. C’est une médaille d’or bien méritée », fait remarquer la présidente fondatrice du CAPSQ, Mireille Forget.

Magnum, Opéra et Peluche montre trois autruches qu’on devine être un papa, une maman et un bébé, avec la touche amusante et colorée qui fait la marque de Céline Brodeur depuis 2010.

On sait qu’elle a l’habitude de baptiser ses sujets. C’est d’ailleurs pour cette raison que toutes ses toiles sont accompagnées d’un certificat d’adoption.

Déjà peintre animalière à l’époque, Mme Brodeur raconte qu’elle aimait beaucoup peindre des yeux. C’est en allant visiter une ferme d’autruches qu’elle est tombée sous le charme de leur allure et de leur regard. 

« De fil en aiguille, elles sont devenues des personnages. Je leur ai donné des expressions. »

Vivant de son art, la peintre crée environ 80 toiles par année et l’intérêt ne semble pas faiblir. En fait, elle fournit difficilement à la demande.

« Les gens en redemandent. Je n’ai pas encore fait le tour. Et j’ajoute toujours quelque chose de nouveau pour pimper mes œuvres », dit celle qui expose à la Galerie Zen de Québec. Sa clientèle provient d’ailleurs de partout dans le monde.

« Je ne m’attendais pas à gagner une médaille d’or décernée par un jury français ! C’est une récompense et une belle reconnaissance dans un parcours. Et pour les collectionneurs, ça peut être intéressant. »